La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Obligations vertes : DWS élargit sa gamme de fonds corporates durables

DWS Group — acteur mondial de la gestion d'actifs pour les institutionnels et clients privés — annonce ce lundi 15 juillet le lancement du véhicule DWS Invest ESG Euro Corporate Bonds. Ce fonds commun de placement durable investit en zone euro sur les obligations corporate investment grade. La gamme contient deux fonds gérés par Karsten Rosenkilde.

L'application des normes minimales de DWS limite le pool de titres disponibles de près de 20 % par rapport à la variante traditionnelle. Aujourd'hui, DWS Group gère un total de neuf fonds obligataires ESG pour un encours de plus de 2 milliards d'euros d'actifs sous gestion.

Stratégie d'investissement ESG

Le fonds DWS Invest ESG Euro Corporate Bonds exclut les secteurs controversés, ainsi que les entreprises qui violent le Pacte mondial des Nations Unies. En outre, la stratégie d'investissement s'appuie sur une approche « best-in-class », axée sur une variété d'indicateurs ESG individuels. Elle se concentre sur la réduction des émissions de CO2.

Joern Wasmund, responsable Fixed Income, DWS, explique l'intégration des critères ESG : « DWS est déterminé à prendre en compte les aspects de durabilité dans la gestion des fonds obligataires. Les critères ESG fournissent un cadre standardisé pour l'identification précoce des risques. Cela permet d'éviter d'importantes pertes de cours et d'offrir aux investisseurs un meilleur rendement ajusté en fonction du risque ».

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BCE : quand politique monétaire et stabilité financière s’opposent

Aude Couderc et Morgan Teisset
Bulle de l'immobilier, explosion de la dette de l'état... En zone euro, les indicateurs économiques sont en berne. Comment politique monétaire et stabilité financière sont-elles devenues antinomiques ? Comment moderniser la politique monétaire européenne ? Morgan Teisset, Consultant senior pour le cabinet Groupe Square, et Aude Couderc, Project Manager chez Vertuo Conseil, partagent leur analyse.
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Finance verte : Amundi lance un programme obligataire avec la BEI

Amundi — acteur européen de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 9 juillet la signature d'un partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI) — premier émetteur d'obligations vertes dans l'Union Européenne (UE). Les deux organismes lancent le Green Credit Continuum, un programme d'investissement en obligations vertes. Il devra favoriser le développement du marché de la dette verte au-delà des obligations vertes existantes, afin de soutenir le financement des PME/ETI.

Le marché européen de la finance verte s’est développé ces dernières années, notamment via les émissions d’obligations vertes d’émetteurs souverains, quasi-souverains et de grandes entreprises. De nouveaux instruments de marché sont nécessaires pour financer les efforts en faveur de la transition énergétique, rendre le marché accessibles aux petites entreprises et offrir des rendements supérieurs aux investisseurs.

3 volets dans cet accord

L'accord signé entre Amundi et la BEI lors du forum financier international Paris Europlace 2019 comprend trois volets :

  • La création d’un fonds diversifié, qui investira dans des obligations vertes émises par les entreprises de la catégorie dite à « hauts rendements » (high yield), en dette privée verte et en dette titrisée verte ;
  • La création d'un Comité scientifique d’experts de la finance verte sera créé afin de définir et de promouvoir — pour ces trois marchés — des lignes directrices écologiques conformes aux meilleures pratiques internationales ainsi qu’à la législation issue du plan d’action de la Commission européenne « Financer la croissance durable » ;
  • La mise en place d'un réseau de transactions vertes pour originer les transactions et les projets.

Combler le déficit de financement

Objectif de l'accord, créer plusieurs fonds sur ce modèle, afin d'établir des standards de marché sur ces nouveaux segments de la finance verte. Il vise à lever 1 milliard d’euros à horizon trois ans, dont 60 millions d’euros d’engagement initial de la part de la BEI. « En émettant en 2007 la première obligation verte au monde, dans le cadre de son programme d’obligations « Climat », la BEI a fortement contribué à développer ce marché. Cependant, malgré cette croissance rapide, un important déficit de financement subsiste », commente Ambroise Fayolle, vice-Président de la BEI.

D'après les estimations, l'Europe manquerait de quelques 180 milliards d’euros de financements par an jusqu’en 2030 pour respecter ses engagements climatiques au titre de l’Accord de Paris et financer la transition énergétique qui y est associée. Pour atteindre ce niveau d’investissement, la finance verte doit mobiliser l’ensemble des marchés de capitaux d’emprunt. Dans ce contexte, les observateurs reconnaissent largement le rôle crucial joué par les obligations vertes.

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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Marchés financiers : dans l’attente du Humphrey-Hawkins

Axel Botte
Cette semaine sur les marchés mondiaux, l'emploi surprend à la hausse aux Etats-Unis. Tandis que le crédit se resserre, les actions européennes bénéficient du repli de l’euro. Alors que Jerome Powell s'apprête à intervenir devant le Congrès américain, à quoi les investisseurs doivent-ils s'attendre ? Axel Botte, Stratégiste chez Ostrum Asset Management, partage son analyse.
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Zone euro : le taux de chômage bientôt au plus bas

Julien-Pierre Nouen
En zone euro, la croissance continue de ralentir en 2019. Cependant, le taux de chômage recule lui aussi, avec de grandes différences d'un pays à l'autre. Quel impact cette tendance va-t-elle avoir sur le coût du travail ? Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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BCE : Christine Lagarde sur le tapis rouge

Cette semaine, l'arrivée de Christine Lagarde à la tête de la BCE rassure les marchés. La Française devrait poursuivre la politique accommodante de Mario Draghi, afin de favoriser la croissance mais aux dépends de l'orthodoxie budgétaire. Avec son profil politique atypique, Christine Lagarde devra relever de nombreux défis.
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Christine Lagarde à la tête de la BCE : changement de personnel, mais pas de politique

Ulrike Kastens
La date avait été fixée à Bruxelles pour des rendez-vous importants en Europe. Christine Lagarde — ancienne directrice du Fonds monétaire international — deviendra donc la nouvelle présidente de la Banque Centrale Européenne. A quels changements les marchés financiers doivent-ils s'attendre ? Ulrike Kastens, économiste chez DWS, partage son analyse.
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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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ISR : l’AMF publie une synthèse de cinq contrôles thématiques

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 12 juillet une nouvelle synthèse des contrôles courts et thématiques —  intitulés Supervision des Pratiques Opérationnelle et Thématique (SPOT) — qu'elle a réalisés entre septembre 2018 et janvier 2019. L'AMF a examiné les dispositifs d’investissement socialement responsable (ISR) de 5 sociétés de gestion (SGP) ainsi que l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette nouvelle série de contrôles SPOT a donné lieu à l’envoi de lettres de suites.

Objectif, s’assurer que l’information ISR délivrée aux investisseurs est claire, exacte et non trompeuse. L'AMF vérifie également que les éléments communiqués restent conformes au processus d’investissement et de gestion. La finance durable constitue l’un des axes stratégiques retenus par l’AMF dans sa vision #Supervision2022. L’ISR figure parmi les premières thématiques des contrôles SPOT depuis 2018. Par ailleurs, la 3e édition du rapport sur l’ISR dans la gestion collective paraîtra à l’automne 2019.

Obligations des sociétés de gestion

Les obligations professionnelles des sociétés de gestion en portefeuille (SGP) en matière d’ISR reposent essentiellement sur des exigences de reporting à l’égard des investisseurs. Depuis 2011, les SGP sont tenues de publier les modalités de prise en compte dans leur politique d'investissement des critères relatifs au respect d'objectifs ESG.

Le décret d’application de la loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (TECV) —  publié le 31 décembre 2015 —  a marqué une nouvelle étape dans les exigences de reporting ESG, en particulier celle lié au climat. Il précise, selon un plan détaillé, les informations à fournir pour chacun des critères ESG. Au-delà des obligations de reporting, et à l’aune des constats réalisés dans le cadre de contrôles classiques, l’AMF a examiné lors de ses contrôles SPOT :

  • l’organisation du dispositif ISR et les moyens mis en œuvre ;
  • le caractère suffisamment opérationnel des procédures d’investissement et de gestion des risques encadrant le dispositif ISR ;
  • la méthodologie ISR mise en œuvre : données, critères ESG, prise en compte du risque climat, notation des émetteurs, sélection des titres, exclusion de valeurs, politique d’engagement, recours ou non à des fournisseurs externes ;
  • la cohérence du processus d’investissement au regard des procédures internes, au travers d’un test sur un échantillon de 4 à 6 valeurs en portefeuille des fonds gérés par la SGP ;
  • l’information fournie aux investisseurs a priori et a posteriori ;
  • le dispositif de contrôle mis en place sur la thématique ISR.

Méthodologie et processus d’investissement

L’AMF a relevé que les SGP ont toutes adopté une approche homogène de la gestion ISR pour l’ensemble de la gamme de fonds gérés. L’AMF a également noté une diversité des méthodologies mises en œuvre par les SGP. Trois des SGP contrôlées utilisent les données ESG de 4 fournisseurs de données. Parmi les bonnes pratiques observées en matière de méthodologie et de processus d’investissement, l’AMF relève :

  • un dialogue avec les émetteurs mettant l’accent sur les critères ESG annoncés aux clients ;
  • la mise en place d’une piste d’audit formelle et exhaustive du processus d’investissement et de désinvestissement permettant d’assurer une cohérence entre la politique d’investissement, la méthodologie communiquée aux investisseurs et le processus mis en œuvre en pratique.

L’information fournie aux investisseurs

L’information mise à disposition des investisseurs est abondante et très hétérogène d’une SGP à une autre. L’AMF n’a pas relevé de manquement concernant la cohérence entre le processus d’investissement des fonds gérés et l’information communiquée au public. D’une manière générale —  pour l’ensemble des SGP —  l’information communiquée aux porteurs des fonds est cohérente d’un document à l’autre. Toutefois, l’AMF a pu constater que l’information présentée dans un même document est parfois incomplète et peu claire. Parmi les bonnes pratiques, l’AMF relève :

  • la présentation dans les prospectus / DICI des fournisseurs de données utilisées, en s’assurant de la mise à jour éventuelle de l’information fournie ;
  • la précision dans le reporting d’engagement —  document rendant compte de la façon dont la SGP exerce son influence en vue d’une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable dans les marchés financiers —  du périmètre des entreprises concernées par l’engagement, les thèmes de la politique d’engagement et les actions de suivi de cet engagement ;
  • le regroupement dans une rubrique facilement accessible du site internet de la SGP de l’ensemble des documents concernant l’engagement.
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ESG : Invesco lance 3 nouveaux ETFs

Invesco — société de gestion d'actifs située à Atlanta — a annoncé ce vendredi 28 juin le lancement de trois nouveaux fonds indiciels, cotés en bourse (ETF) et qui intègrent les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette opération permet à Invesco d'étendre son offre en matière d’investissement durable et responsable.

Indices de référence et exclusion de certains secteurs

Les trois fonds s’appuieront sur la méthodologie développée par MSCI ESG Universal. Elle vise à obtenir une exposition à des entreprises qui présentent un profil ESG en amélioration. Ces ETFs visent à répliquer — à la hausse comme à la baisse — respectivement l’indice MSCI ESG1 pour le Monde, les Etats-Unis et l’Europe :

  • Invesco MSCI World ESG Universal Screened UCITS ETF ;
  • Invesco MSCI USA ESG Universal Screened UCITS ETF ;
  • Invesco MSCI Europe ESG Universal Screened UCITS ETF ;

A cette méthodologie s’ajoutent des exclusions supplémentaires, qui concernent les secteurs de l’armement et du tabac ainsi que les entreprises actives sur les segments des sables bitumeux et du charbon thermique. Ces nouveaux fonds s’adressent aux clients qui souhaitent bénéficier d’une approche ESG tout conservant une exposition aux principaux indices de référence (« indices parents »).

Forte demande pour l'investissement responsable

Thibaud de Cherisey, Directeur du développement des ETF en Europe chez Invesco, présente ces trois nouveaux ETFs comme un « prélude à une gamme de véhicules d’investissement ESG toujours plus importante. La demande pour les produits d’investissement responsable ne cesse d’augmenter et il nous tenait à cœur de mettre à disposition des investisseurs de nouvelles solutions, avec un accès facilité grâce au format ETF et sans avoir à payer de prime pour l’intégration des critères ESG. »

Ces produits exposent l’investisseur à un risque lié aux marchés actions. La valeur des investissements et les revenus qui en découlent peuvent diminuer comme augmenter. Ces produits comportent un risque en capital. Chacun des fonds va investir dans des titres d’émetteurs qui gèrent mieux leur exposition aux risques ESG que leurs pairs. Cette stratégie peut avoir une incidence sur l’exposition à certains émetteurs et impliquer de renoncer à certaines opportunités d’investissement. Le fonds peut avoir un rendement différent de celui d’autres fonds, y compris inférieur à celui d’autres fonds qui n'investissent pas en fonction de la notation ESG.

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Finance durable : vers une régulation européenne de l’information extra-financière des entreprises ?

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a reçu ce vendredi 21 juin le rapport établi par Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables, à l’issue de sa mission sur le développement de l’information extra-financière des entreprises. Le texte s'intitule Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable.

Le document analyse le développement de l’information extra-financière des entreprises — en complément de l’information comptable et financière — pour éclairer les parties prenantes sur leur performance sociale, environnementale et sociétale. Le rapport propose de structurer ce reporting extra-financier au niveau européen, afin de mieux garantir sa fiabilité et sa pertinence, et favoriser les comparaisons.

Développer la finance responsable

Bruno Le Maire déclare : « le développement d’un référentiel de reporting extra financier de haute qualité, fondée sur les meilleures pratiques, est désormais indispensable pour stimuler la performance sociale et environnementale des entreprises et engager notre économie dans un chemin de croissance durable. C’est également la clé du développement d’une finance responsable, pleinement mobilisée en faveur de la transition énergétique. Pour être fructueux, ce chantier doit être engagé au niveau européen. En s’appuyant sur les travaux de Patrick de Cambourg, la France portera des propositions fortes en ce sens en vue la prochaine mandature européenne ».

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