France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

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Covid-19 : les marchés européens face à de nouvelles contaminations

Johannes Müller
La situation actuelle des marchés actions européens ressemble à s’y méprendre à ce qui s'est passé en Asie après l'épidémie de SRAS. Cette situation pourrait-elle être une bénédiction ? L'éclairage de Johannes Müller, Responsable de la Recherche Macro chez DWS.
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Carl Auffret – DNCA Finance : sociétés de croissance, « l’Europe du Nord est un écosystème idéal »

Dans un contexte de crise sanitaire liée au coronavirus, l'Europe du Nord présente des opportunités d'investissement en actions cotées. Quel est le processus de gestion du fonds DNCA Invest Norden Europe ? Quelles sont ses perspectives en 2020, malgré la crise économique ?
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Momentum – Union européenne : fin de règne pour Angela Merkel

Angela Merkel clôture par une avancée fédéraliste de la construction européenne. Les pays du Sud récoltent une aide pluriannuelle, quand les « frugaux » s'en tirent avec une réduction de leur contribution au budget européen. Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
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ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

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Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

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Mégane Pasquini – Kirao AM : crise sanitaire, « Kirao Multicaps Alpha est un fonds qui a très bien résisté »

La crise sanitaire continue de secouer les marchés financiers. Comment se comportent les actions zone euro ? Comment adapter sa gestion de portefeuille ? Kirao Asset Management (AM) revient sur sa stratégie d'investissement, et présente ses actualités pour la rentrée 2020.
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Label ISR : la Place de Paris représente plus de 150 milliards d’euros d’actifs sous gestion

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, se félicite ce mercredi 29 juillet de l'appropriation par la Place de Paris du label Investissement Socialement Responsable (ISR), « qui suscite l’adhésion d’un nombre croissant d’épargnants et de professionnels du secteur financier ». Lancé en 2016, ce label permet aux épargnants de donner plus de sens à leur épargne.

Evolution du Label ISR

Le label ISR incite également les entreprises à développer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Représentant aujourd’hui plus de 395 fonds, pour un total de plus de 150 milliards d’euros d’encours, le label ISR est devenu la référence incontournable sur la place de Paris pour promouvoir la finance durable et responsable.

Sur proposition du comité du label ISR, le cahier des charges du label a fait l’objet de plusieurs améliorations : renforcer la transparence et le suivi des performances ESG, élargir le périmètre du label aux fonds professionnels, mandats, et au secteur de l’investissement immobilier. Le nouveau référentiel publié le 23 juillet entrera en vigueur le 23 octobre 2020.

Renforcer la finance verte

Bruno Le Maire a demandé à l’Inspection générale des finances de procéder à l’évaluation du label et de son organisation, afin de tirer le bilan de ces trois premières années d’existence. Les résultats de cette réflexion contribueront à construire la feuille de route pour les prochaines années.

« Nous devons conforter la place du label ISR dans le paysage de l’épargne individuelle en France et en Europe et assurer qu’il continue à répondre aux attentes des épargnants et de la société, en faveur d’une finance plus responsable d’un point de vue social et environnemental », conclut le ministre.

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Taxonomie européenne : Foncière INEA structure avec LCL le premier Green loan du secteur immobilier

Foncière INEA — société d’investissement immobilier cotée (SIIC), spécialiste de l’immobilier de bureaux neufs en régions — annonce ce mardi 28 juillet la signature du premier « Green Loan » dans le secteur de l’immobilier, qui porte les ambitions de la taxonomie européenne.

Ce crédit syndiqué de 105 M€ a été arrangé par LCL et souscrit par un pool de 7 banques (LCL, Crédit Agricole Nord de France, Crédit Agricole Centre Est, Caisse d’Epargne Rhône Alpes, Arkea, Banque Populaire Rives de Paris et Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire). Sur le plan juridique, le pool bancaire a été conseillé par le cabinet Cards Avocats.

Respecter la taxonomie européenne

Il s’agit d’une structuration innovante comprenant :

  • un Green loan (conforme aux Green Loan Principles) dédié au financement de l’acquisition d’immeubles de bureaux neufs en régions ayant un impact positif en termes énergétiques et d’émission carbone ;
  • un mécanisme de réduction de la marge appliquée par les banques dans le cas d’atteinte de performances énergétiques et carbone en ligne avec les ambitions de la taxonomie européenne. Foncière INEA a d’ores et déjà ciblé dans son portefeuille d’opérations en cours de construction plusieurs immeubles de bureaux qui seront livrés sur les deux prochaines années et qui pourraient atteindre ces critères, notamment le respect du label E+C-.

Ces deux éléments sont certifiés par Vigeo Eiris à la mise en place du financement. Grâce à cette opération, Foncière INEA renforce ses ressources financières dans le cadre de sa stratégie de croissance, et marque son engagement pour limiter les effets du changement climatique.

Lutter contre le réchauffement climatique

« Cette opération d’un montant significatif va nous permettre de financer un pipeline d’acquisitions de bureaux neufs situés en régions et répondant aux meilleurs standards en termes de performance environnementale et de neutralité carbone. Il nous paraît essentiel de nous inscrire dans la lignée de la taxonomie européenne, qui vise à créer le nouveau cadre de référence en matière de lutte contre le réchauffement climatique », déclare Philippe Rosio, Président-Directeur général de Foncière INEA.

« Après avoir accompagné Foncière INEA dans l’émission de son premier Green Bond il y a deux ans, nous sommes aujourd’hui très heureux, au travers de ce Green Loan, de faire preuve de nos engagements renforcés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec Foncière INEA, nous partagerons pleinement la conviction que l’immobilier et la finance peuvent agir ensemble pour le climat au travers d’une action responsable, innovante et exigeante », ajoute Olivier Nicolas, Directeur Entreprises, Institutionnels et Gestion de Fortune de LCL.

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Relance verte : un plan historique de l’Union européenne

Cesare Vitali
L'Europe a signé un accord historique avec son plan de relance post Covid-19. Quelle place tiennent les objectifs climatiques dans ce dispositif d'aide ? La zone économique européenne atteindra-t-elle la neutralité carbone ? L'éclairage de Cesare Vitali, Responsable ISR chez Ecofi Investissements.
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PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

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Grandes entreprises : les défaillances doivent-elles inquiéter les TPE-PME ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l'assurance-crédit pour les entreprises — a publié le 16 juillet dernier une note d'analyse (en anglais) sur la situation des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 50 M€) à travers le monde, suite à la crise économique liée au coronavirus. D'après Euler Hermes, le nombre de défaillances de grandes entreprises a très significativement augmenté dans le monde au T2 2020.

Décalages d'un secteur à l'autre

Le spécialiste de l’assurance-crédit relève 147 défaillances de grandes entreprises dans le monde au T2 2020, soit 73 cas de plus qu’au T2 2019 (+ 99 %). Le chiffre d’affaires cumulé des grandes entreprises défaillantes au T2 2020 atteint quant à lui, 106,9 Mds€ à l'échelle mondiale, soit une hausse de + 138 % par rapport au T2 2019. La majeure partie de la vague de défaillances n’arrivera qu’au S2 2020 en France et dans le monde, mais pour les grandes entreprises, elle est visiblement déjà arrivée.

« Certains secteurs sont plus directement exposés à la crise Covid-19, et l’ont donc subi bien plus fortement. Mais plus généralement, le choc d’activité lié à la crise a joué — et continue de jouer — un rôle d’accélérateur des fragilités structurelles de bon nombre de grandes entreprises. Et malheureusement, les mesures temporaires de soutien mises en place par les autorités ne sont pas suffisantes pour empêcher leur défaillance », explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles d’Euler Hermes.

Quels secteurs sont les plus affectés ?

La distribution occupe la première place, avec 37 défaillances relevées au T2 2020 (+28 cas par rapport au T2 2019). Suivent les services (24 cas au T2 2020, +17 par rapport au T2 2019), l’automobile (13 cas, +12) et l’énergie (17 cas, +8). Côté régions, les plus affectées par cette tendance sont l’Amérique du Nord (52 cas, +36) et l’Europe de l’Ouest (64 cas, +33). La tendance observée à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans ces secteurs et régions, a-t-elle de quoi faire trembler les TPE et PME ?

« Derrière cette résurgence des défaillances de grandes entreprises se cache le risque d’effet domino. Les plus petits fournisseurs sont souvent dépendants de quelques gros clients, et ils pourraient rapidement être affectés par les difficultés de leurs principaux partenaires commerciaux. Dans un contexte où la trésorerie de très nombreuses entreprises est sous pression, un seul incident de paiement pourrait fragiliser les plus petites structures. De quoi déclencher un scénario de défaillances en chaine, et un nouveau renforcement du risque d’impayés », précise Maxime Lemerle.

Et la France dans tout ça ?

Sur les 147 défaillances de grandes entreprises relevées à l’échelle mondiale au T2 2020, 20 proviennent de France. Une part conséquente (14 % du total), d’autant qu’il s’agit là aussi d’un chiffre en croissance. Euler Hermes relève 16 défaillances de grandes entreprises de plus au T2 2020 qu’au T2 2019. Le chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises défaillantes au T2 2020 est également en croissance : il atteint 4,4 Mds€, contre moins de 650 M€ au T2 2019.

Au niveau sectoriel, la distribution occupe également la première place en France, avec 8 défaillances de grandes entreprises au T2 2020. Suivent les services (7 cas) puis l’automobile (2 cas) et les équipements ménagers (2 cas). Pour rappel, Euler Hermes estime qu’au global, entre 2019 et 2021, les défaillances d’entreprises devraient croître de + 35 % à l’échelle mondiale et de + 25 % en France.

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Dividendes : l’ACPR incite à ne pas en verser jusqu’au 1er janvier 2021

Face au Covid-19, le Comité européen du risque systémique (en anglais European systemic risk board, ou ESRB) a adopté ce lundi 27 juillet une recommandation pour les institutions financières : établissements de crédit et sociétés de financement, entreprises d’investissement, contreparties centrales, organismes d’assurance et de réassurance.

Objectif, que ces dernières s’abstiennent jusqu’au 1er janvier 2021 de verser des dividendes à leurs actionnaires, de racheter des actions ou d’octroyer de nouvelles rémunérations variables aux principaux preneurs de risque en leur sein. Ceci afin de préserver leurs fonds propres et leur capacité à pleinement soutenir l’économie réelle durant la crise.

Continuité des recommandations

Lors de sa séance du 8 juillet 2020, le Collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a décidé de se conformer à cette recommandation, qui s’inscrit dans la continuité de ses précédentes communications du 30 mars et du 3 avril derniers sur les distributions de dividendes.

L’ensemble des institutions précitées soumises au contrôle de l’ACPR sont donc appelées à suivre la recommandation de l’ESRB. En ce qui concerne les banques directement sous le contrôle de la Banque centrale européenne (BCE), cette dernière a publié dans le même sens un communiqué de presse le 28 juillet 2020.

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Relance : c’est en tombant que l’Europe apprend

Olivier de Berranger
Après d'intenses tractations, l'Union Européenne (UE) s'est engagée sur un plan de relance de 750 milliards d'euros. Comment cette décision renforce-t-elle la solidarité budgétaire de la zone ? Quelles conséquences sur les marchés financiers ? Les explications d'Olivier de Berranger, Directeur de la gestion d'actifs et Directeur Général Délégué chez LFDE.
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