Marchés financiers : des poches d’exubérance

César Pérez Ruiz
Au 1er trimestre 2021, l’économie américaine poursuit son rebond. Le fonds de relance européen devrait stimuler la croissance. En Chine, la dynamique de croissance pourrait avoir atteint son pic. Comment identifier les opportunités d'investissement malgré les poches d'exubérance ? L'analyse de César Perez Ruiz, responsable des investissements et CIO chez Pictet Wealth Management.
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Chahine Capital – Point Macro avril 2021

Momentum économique, politique monétaire de la BCE, valorisation des actions, dynamique des marchés européens… Chahine Capital présente son analyse « Digital Top Down » pour avril 2021. Quelles tendances se dessinent en Europe ? Allons-nous vers une revalorisation des actions ?
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Capital-risque : Cathay Innovation s’associe avec Seaya Ventures

Cathay Innovation — société internationale de capital-risque — annonce ce mercredi 14 avril signer un partenariat stratégique avec Seaya Ventures, société d'investissement espagnole. L’écosystème de Cathay Innovation rassemble investisseurs, startups et grandes entreprises. L'expertise de Seaya Ventures couvre l'Europe du Sud et l'Amérique latine. Ensemble, ils créent une plateforme pour soutenir la croissance des startups.

Stratégie de partenariat

Ce partenariat intervient après plusieurs années de collaboration et six co-investissements dans des sociétés espagnoles telles que Glovo, Savana, Housfy, Coverfy et Wallbox, ainsi que dans la fintech française Alma. Les deux partenaires s'engagent à financer les entreprises technologiques qui ont un impact positif, afin de créer des synergies naturelles.

Seaya comble le manque d'investissement en early stage (avant les Séries A et B ) en Europe du Sud et Cathay Innovation se spécialise dans l'accélération des start-ups en phase d’early growth à l'échelle mondiale. Dans le cadre de ce partenariat, Cathay Innovation prendra une participation minoritaire dans le capital de la société de gestion de Seaya.

Essor de la tech européenne

L'intérêt international des investisseurs et des startups pour l’écosystème technologique européen croît rapidement. Selon Pitchbook, 2020 a été une année record pour l’écosystème européen qui a généré un montant d’opérations de capital-risque de 43 milliards d'euros, dont les deux-tiers provenant d’investissements transfrontaliers.

L'objectif de cette collaboration consiste à renforcer une approche collaborative de l’investissement et de donner aux entrepreneurs un meilleur accès au financement mondial, au savoir-faire et aux partenaires potentiels afin de stimuler la croissance des startups. De plus, ce partenariat permettra à Seaya Ventures d'élargir sa stratégie au-delà de l'Europe du Sud, afin de devenir un investisseur européen de référence en early-stage.

Atouts du capital-risque

« Le paysage des startups en Espagne, comme dans de nombreux autres pays hispanophones, devient de plus en plus global. Comme nous l'avons vu au sein de notre portefeuille, à l’image de Glovo et Wallbox, la région attire davantage d'investissements transfrontaliers à mesure du développement rapide des entreprises sur les marchés mondiaux. Grâce à sa présence internationale et à son écosystème d'entreprises unique tous secteurs confondus, notre partenariat avec Cathay permettra aux startups d'accéder à des financements mondiaux et à des partenaires potentiels, de se développer à l'international et de devenir des leaders européens », déclare Beatriz Gonzalez, Fondatrice et Managing Partner de Seaya Ventures.

« Avec la mondialisation de la technologie, le capital-risque s'est développé partout dans le monde, mais il est encore largement cloisonné par région, ce qui limite le soutien et l'accès aux connaissances que les grandes entreprises peuvent apporter aux startups. C'est précisément la raison pour laquelle nous avons construit notre plateforme mondiale afin d’aider les entrepreneurs du monde entier à croître et à devenir des leaders, que ce soit sur leur marché domestique ou sur la scène mondiale », ajoute Jacky Abitbol, Managing Partner chez Cathay Innovation.

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Distribution de dividendes  : quo vadis ?

Thomas Meier et Christos Sitounis
En 2020, une baisse globale des dividendes d'environ 12 % a été enregistrée par rapport à l'année précédente. D'innombrables entreprises des secteurs cycliques ont même suspendu ou complètement supprimé ces dernières. Le point avec Thomas Meier & Christos Sitounis, Portfolio Managers des fonds MainFirst Global Dividend Stars & MainFirst Euro Value Stars chez Mainfirst AM.
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Partenariat : le groupe Horizon et Urba Select créent Horizon Etudes

Le groupe Horizon — spécialiste du financement, de la conception, de la réalisation et de la commercialisation de projets immobiliers — annonce ce lundi 19 avril s'associer avec Urba Select, expert de la collecte et du traitement de datas immobilières. Ensemble, ces deux acteurs annoncent la création d’Horizon Etudes.

Stratégie de développement

Objectif de ce partenariat, réaliser l’étude de marché la plus précise possible, afin d’évaluer au mieux le chiffre d’affaires potentiel d’une opération immobilière. Le groupe Horizon et Urba Select associent leurs expertises afin de proposer des études fiables grâce à des données démographiques, sociologiques, urbaines et immobilières de qualité.

« Forts de nos différentes expériences et de notre connaissance du marché, nous avons additionné nos expertises afin de proposer aux professionnels de l’immobilier des études complètes et novatrices, indispensables à une prise de décision aviséeNotre objectif est de devenir un acteur de référence de l’étude de marché sur le territoire national », explique Morhad Hadji, dirigeant du groupe Horizon.

L'apport des data-sciences

Horizon Études se démarque avec un espace client qui simplifie la recherche. Sa cartographie dynamique qui regroupe l’ensemble des études commandées. Une analyse exhaustive de la captation de prospects — intégrant les flux des populations et les flux d’acheteurs — est fournie dans l’étude. Elle est livrée en moins d’une semaine avec des données analysées et vérifiées par une équipe d’experts formés à l’immobilier résidentiel.

« Horizon Études associe les datas-sciences à l’expertise métier de la commercialisation et nous permet ainsi de proposer les stratégies de positionnement les plus pertinentes en combinant les deux niveaux d’analyse? Nous réfléchissons sans cesse à trouver des indicateurs intelligents et donner du sens à nos données », déclare Clément Vanderperre, fondateur et CTO d’Urba Select. Le Groupe Horizon étoffe ainsi son offre de services.

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Neutralité carbone : Ivanhoé Cambridge s’engage à l’atteindre en 2040

Ivanhoé Cambridge — filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec— annonce ce mardi 20 avril un programme qui vise à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille international en 2040. Face à l’urgence climatique, et parce que le secteur de l’immobilier et de la construction représente près de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), la société accélère sa stratégie de décarbonation.

La portée de cet engagement concerne les cinq continents sur lesquels Ivanhoé Cambridge détient ses propriétés, en exclusivité ou au travers de partenariats, soit aujourd’hui environ 800 propriétés de classes d’actifs variées : immeubles de bureaux, bâtiments logistiques, centres commerciaux, unités résidentielles et hôtels.

Neutralité carbone

« Notre démarche vient également renforcer la résilience de nos actifs, car les investissements durables seront plus rentables à long terme. En droite ligne avec la mission d’Ivanhoé Cambridge d’avoir un impact positif sur les communautés où nous sommes présents, notre démarche environnementale participera significativement à l’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs », déclare Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge.

Ivanhoé Cambridge agit de manière proactive sur deux fronts : d’une part, les risques physiques provoqués par les changements climatiques ; et d’autre part les risques et opportunités liés à la transition vers une économie bas carbone. La société prend l’engagement d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’ici 2040. En 2025, un premier jalon de réduction de 35 % de l'intensité carbone devrait être atteint par rapport à 2017, avec une réduction de près de 20 % déjà atteinte en 2020.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge augmentera ses investissements sobres en carbone de plus de 6 Mds$ canadiens (4 Mds€) d’ici 2025 par rapport à 2020. Depuis 2017, les investissements sobres en carbone de la société ont déjà progressé de près de 200 %, soit 14,6 Mds$ canadiens (9,73 Mds€) au 31 décembre 2020. Ces bons résultats permettent d’ores et déjà à Ivanhoé Cambridge d’accroître et de diversifier ses financements verts, dont les conditions sont en partie liées à l’intensité carbone de ses actifs.

Enjeux climatiques

La société s'engage à atteindre le zéro-carbone dès 2025 pour tous ses projets de développement. Les équipes travailleront sur la prise en compte du carbone associé à la construction — notamment les matériaux. « Nous visons à ce que la trajectoire carbone de notre portefeuille soit compatible avec l’Accord de Paris. Notre feuille de route combine des stratégies d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable, et d’investissement dans des actifs bas-carbone », indique Stéphane Villemain, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise.

Les principaux leviers seront d’améliorer l’efficacité énergétique de nos principaux actifs, de réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles et d’augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable dans nos propriétés. Les enjeux climatiques sont intégrés dans l’analyse d'investissement d’Ivanhoé Cambridge pour toutes les nouvelles transactions ainsi qu’en gestion d’actifs. Les propriétés bénéficient d’un plan de résilience en lien avec les risques climatiques.

Ivanhoé Cambridge est noté 5 étoiles au sondage GRESB, ce qui place la société dans le top 20 % des participants GRESB à l’échelle mondiale. Avec un score de 89/100 pour son portfolio géré, Ivanhoé Cambridge se place au premier rang du groupe des centres commerciaux en Amérique du Nord pour la deuxième année consécutive. En outre, Ivanhoé Cambridge affiche la note maximaledans l’évaluation GRESB de sa gestion en matière de responsabilité sociale d’entreprise (leadership, politiques et reporting).

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Marchés financiers : des giboulées en avril ?

Thomas Planell
Le printemps 2021 se place sous le signe de la reprise, avec toutefois quelques bourrasques à prévoir. Côté international, quel sera l'impact de la guerre commerciale qui se poursuit entre la Chine et les Etats-Unis ? Quels sont les points de vigilance pour les investisseurs à l'heure des résultats des entreprises ? Thomas Planell, Gérant-analyste chez DNCA.
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Financière Arbevel annonce le closing de son fonds Arbevel Dette Privée PME

Financière Arbevel — société de gestion d'actifs indépendante et entrepreneuriale — annonce ce lundi 12 avril avoir conclu le closing de son fonds « Arbevel Dette Privée PME ». Au terme de la levée de fonds, l’équipe de gestion dispose de 82 millions d’euros provenant d’un large spectre d’investisseurs, notamment institutionnels et Family Offices.

Fonds européen d'investissement

La garantie du Fonds européen d’investissement sur une partie significative des financements octroyés par le fonds constitue un atout majeur — tant pour ses souscripteurs en termes de coût du risque que pour les sociétés qui en bénéficient pour financer un plan ambitieux de développement.

« Fidèles à notre ADN entrepreneurial et à nos convictions, notre ambition est de continuer à accompagner les entreprises dans leurs cycles de développement. Nous sommes fiers d’être soutenus dans cette démarche par le Fonds Européen d’Investissement », ajoute Jean-Baptiste Delabare, président de Financière Arbevel.

Jusqu'à 4 millions d'euros

« Arbevel Dette Privée PME » accompagne la croissance des PME européennes, au travers d’un financement obligataire senior moyen-long-terme — entièrement non dilutif — en complément des crédits bancaires classiques. « Avec Arbevel Dette Privée PME, nous souhaitons proposer un financement de la dette à coût attractif pour les entreprises, sans dilution pour les actionnaires, et qui soit complémentaire des dispositifs de soutien et plans de relance instaurés par les pouvoirs publics », ajoute-il.

Après ce closing, le déploiement des capitaux devrait s’accélérer avec pour cible une trentaine d’investissements à horizon 2023. La taille des financements proposés s'étend de 1 million d’euros à 4 millions d’euros. Les PME éligibles à l’investissement présentent généralement un chiffre d’affaires compris entre 5 et 30 millions d’euros. Au 9 avril 2021, l’équipe de gestion a déjà déployé 20 % du montant total engagé.

Compléter les prêts bancaires

« La tendance structurelle à la désintermédiation bancaire nécessite de rendre accessibles de nouvelles sources de refinancement aux entreprises. A fortiori sur le segment des petites et moyennes entreprises, dont les besoins de financement sont relativement peu couverts par les banques traditionnelles et les fonds de capital investissement », affirme Thibault Prebay, Responsable de la gestion obligataire et de la dette privée.

Pour Alain Godard, directeur général du FEI : « Cet accord avec Financière Arbevel démontre la réelle volonté du FEI de continuer d'améliorer l'accès au financement des PME innovantes en France en soutenant également les prêteurs alternatifs comme les fonds de dettes ou les plateformes de financement qui proposent une source de financement « sur-mesure » et complémentaire aux prêts bancaires ».

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ETF : Amundi rachète Lyxor pour se renforcer sur le marché européen

Cette semaine, la banque Société Générale (SG) est entrée en négociations exclusives avec Amundi en vue de lui céder sa filiale de gestion d'actifs Lyxor. Quelle place Amundi va-t-elle prendre désormais sur le marché des ETF européens ? Peut-elle faire de l'ombre à son concurrent, l'Américain BlackRock ?
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Marchés des changes : jusqu’où ira le dollar ?

Karamo Kaba
En mars 2021, la course contre le virus et pour la vaccination s'accélère. Dans ce contexte, le dollar s'apprécie contre la plupart des monnaies. Jusqu'où le billet vert ira-t-il ? L'éclairage de Karamo Kaba, Directeur de la recherche économique chez Ecofi.
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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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La conjoncture mondiale à l’aube d’une accélération significative de l’activité

Guy Wagner
Les Etats-Unis mettent en place d'importantes mesures de relance publique. En Europe, les indicateurs d’activité se montrent étonnamment robustes. Les banques centrales confirment le maintien de leur politique monétaire fortement expansive, et les marchés actions progressent fortement. Dans ces conditions, comment analyser la conjoncture internationale ? Guy Wagner, CIO chez BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe partagent leur analyse mensuelle, les « Highlights ».
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Marchés financiers : les lois de la contagion

Igor de Maack
Cette semaine, le Groupe Vitalépargne publie sa septième lettre mensuelle d’informations « La Plume ». Cette lettre est rédigée par Igor de Maack, ancien gérant de fonds chez DNCA, qui a rejoint Vitalépargne pour accompagner les Associés Fondateurs dans la gestion de leurs fonds, renforcer la communication financière du Groupe et développer une clientèle Family Office.
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