L’AMF dévoile ses priorités pour 2020

Ce mercredi 8 janvier, Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a dévoilé les priorités d’actions et de supervision du régulateur pour 2020, à l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse. L’AMF se mobilise pour des marchés financiers plus efficaces, mieux intégrés et plus attractifs. Evolution des marchés, financement de l'économie, intégration européenne... L’année 2019 s’est révélée contrastée.

En comparaison, la nouvelle année sera toute aussi complexe. 2020 verra la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). « Au-delà de la déclinaison des divers régimes de pays tiers au cas spécifique du Royaume Uni, il est essentiel que le Brexit nous conduise à revisiter notre propre réglementation financière afin de rendre notre système financier plus efficace, mieux intégré et plus attractif », insiste Robert Ophèle.

Financer l'économie réelle

« La progression remarquable des indices en 2019, à l’image de la hausse de plus de 30 % du CAC 40 GR, ne doit pas faire illusion. Elle s’accompagne d’un désengagement inédit vis-à-vis du financement par émission d’actions cotées. Pour la première fois depuis les 30 ans que couvrent les statistiques de la BCE, le flux net annuel d’actions cotées dans la zone euro aura ainsi été négatif. Les entreprises profitent des taux bas et elles s’endettent », souligne Robert Ophèle. Elles financent ainsi leur développement et rachètent leurs actions.

Le président de l’AMF constate également la primauté de l’immobilier et des placements sans risque et liquides, en ce qui concerne l’allocation de l’épargne des ménages. Dans la perspective de rendements réels négatifs, cette tendance souligne « le besoin d’accompagner une réorientation de l’épargne vers des produits plus directement orientés vers le financement de l’économie réelle, plus risqués et/ou plus moins liquides ».

Priorités d’actions

C’est dans cette perspective que l’AMF a élaboré ses priorités d’actions pour 2020, troisième année de sa stratégie #Supervision 2022. L’Autorité a défini cinq domaines prioritaires, pour lesquels elle s’est fixée des objectifs :

  • L’attractivité des marchés financiers à la fois en matière de financement des entreprises et d’allocation de l’épargne : à l’occasion de la révision de plusieurs textes européens, l’AMF entend promouvoir une règlementation plus simple et proportionnée pour l’organisation des marchés financiers. Elle souhaite également contribuer à l’appropriation des nouveaux dispositifs français ou européen d’épargne retraite et le développement de l’épargne salariale ;
  • Le cadre réglementaire et la supervision de la gestion d’actifs avec l’objectif de soutenir une architecture plus claire et une plus grande convergence de la réglementation en Europe, de rester engagé dans les travaux relatifs à l’analyse des risques de ce secteur et la poursuite au niveau national du renforcement des dispositifs de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ;
  • La transition vers une finance durable en contribuant à la définition d’un cadre permettant d’allier qualité et comparabilité de l’information extra-financière des sociétés cotées, une plus grande lisibilité des approches ESG dans la gestion d’actifs tout en mettant en œuvre le suivi des engagements des acteurs de la place financière de Paris en faveur du climat, conjointement avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ;
  • La compétitivité des places européennes dans le numérique en soutenant la construction d’un cadre européen favorable à l’innovation tout en préservant la confiance des épargnants vis-à-vis des offres d’investissement en intensifiant la lutte contre les escroqueries financières.

Parallèlement, l’AMF entend poursuivre sa transformation avec notamment la digitalisation de ses processus et l’utilisation de la donnée. En 2020, les données de reporting sur les opérations de financement sur titre (obligations prévues par le règlement SFTR) seront ainsi intégrées dans ICY, l’outil de surveillance développé par l’AMF. Après de premières expérimentations réussies, l’AMF va également déployer un nouvel outil de détection des sites frauduleux basé sur l’intelligence artificielle : la lutte contre les arnaques et plus généralement la protection de l’épargne demeurent en effet une priorité majeure de l’Autorité.

Priorités de supervision

Depuis 2018, l’AMF publie en début d’année ses priorités de supervision pour l’année. Cette année, elle a retenu parmi ses priorités thématiques de suivi et de contrôle :

Concernant les sociétés de gestion :

  • Délégation du contrôle permanent ;
  • Gestion du risque de liquidité ;
  • Octroi de prêts ;
  • Cybersécurité ;
  • Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Concernant les intermédiaires de marché :

  • Reporting, transparence post-négociation, meilleure exécution dans le cadre des textes européens sur les marchés financiers (MIF2) ;
  • Contrats de liquidité ;
  • Fourniture de services transfrontières ;
  • Transition des indices de référence.

Acteurs de la commercialisation :

  • Gouvernance des produits dans le cadre de MIF2 ;
  • Mise en œuvre des exigences d’adéquation au profil du client des services ou produits d’investissement telles que définies par MIF2 ;
  • Supervision des CIF.
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Chine : Amundi va créer une société de gestion avec BOC Wealth Management

Amundi — premier gestionnaire d’actifs européen — et BOC Wealth Management — filiale de Bank of China — ont annoncé le 20 décembre dernier avoir reçu l'accord de la China Banking and Insurance Regulatory Commission pour créer une société commune de gestion d'actifs. Le lancement doit intervenir dans le courant du deuxième semestre 2020.

Se développer en Chine

Objectif, se développer sur le marché national chinois. Amundi en sera l'actionnaire majoritaire, afin d'accélérer sa stratégie de développement en Chine. La société commune tirera parti des canaux de distribution de Bank of China Wealth Management, afin de répondre aux besoins des investisseurs institutionnels et particuliers.

Ce projet et ce partenariat « permettront à Amundi d'ajouter un nouveau pilier à sa stratégie de développement en Chine et de bénéficier de relations commerciales fortes avec l'une des premières banques en Chine », précise Yves Perrier, Directeur Général d'Amundi.

Amundi actionnaire majoritaire

Bank of China a répondu aux exigences règlementaires afin de mettre en œuvre la décision des autorités chinoises, en particulier les 11 mesures proposées par le Comité de développement de la stabilité financière du Conseil d'État et qui visent à ouvrir davantage le secteur financier.

« Bank of China est la première société commune dans laquelle un actionnaire étranger détient une participation majoritaire. Cela démontre pleinement que l’ouverture accélérée du marché financier chinois accompagne les évolutions du marché mondial », commente Liange Liu, Président de Bank of China.

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L’AMF identifie les enjeux d’une communication extra-financière réussie

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 14 novembre dernier son nouveau rapport sur la responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées. A cette occasion, le régulateur a mené une analyse sur les premières déclarations de performance extra-financière (DPEF) de 24 sociétés cotées françaises. Pour mieux les guider dans cette démarche vers une économie plus durable, l'AMF détaille les enjeux clés de ce reporting extra-financier.

Finance durable, l'axe de transition

Dans sa stratégie 2018-2022, l’AMF a fait de la finance durable un axe prioritaire pour accompagner le système financier dans sa transition. La qualité des données environnementales et sociales — et donc de l’information extra-financière des sociétés cotées — constitue un préalable à une telle avancée. Elle est indispensable à la décision des investisseurs et au suivi, par ces derniers, de leur politique d’engagement. 

Pour la quatrième édition de son rapport sur la responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées, l’AMF s’est ainsi fixée pour objectif d’accompagner les entreprises dans l’élaboration de leurs futures déclarations de performance extra-financière. Dans le cadre de leur rapport de gestion pour l’exercice 2018, les entreprises doivent pour la première fois cette année élaborer cette déclaration. 

5 enjeux de communication

L’AMF a passé en revue l’information fournie dans la section dédiée à cette déclaration dans leur document de référence par un échantillon de 19 sociétés — qui appartiennent à l’indice CAC 40 — et de 5 sociétés du SBF 120. Dans cet exemple, l’AMF détaille les enjeux d’une communication extra-financière de qualité, que sont :

  • la structure, la concision et la cohérence d’ensemble de cette déclaration ;
  • le respect des dispositions légales concernant le périmètre de reporting, élargi le cas échéant pour prendre en compte les spécificités du modèle d’affaires ;
  • l’information sur le processus d’identification des enjeux et risques extra-financiers, et sur l’horizon de temps auquel ces risques peuvent se matérialiser, ainsi que leurs impacts éventuels ;
  • le choix d’indicateurs clés de performance pertinents et justifiés pour illustrer les politiques mises en place ;
  • la détermination d’objectifs pour mesurer les progrès réalisés dans le cadre des politiques mises en place.

Réflexion pour le cadre européen

Le rapport se penche également sur l'analyse de l’information extra-financière disponible chez plusieurs émetteurs européens du même secteur, afin de constater dans quelle mesure une convergence des pratiques s’opère. Le rapport consacre un chapitre à une comparaison internationale réalisée sur le secteur pétrolier. Les 9 constats issus de cette étude dessinent des pistes de réflexion pour l’avenir du reporting extra-financier, comme par exemple la nécessité d’encourager, au niveau européen, une meilleure harmonisation des méthodologies sous-jacentes aux indicateurs de performance extra-financiers.

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Arnaques financières : mobilisation générale pour protéger l’épargnant

Trois ans après une première mobilisation contre les offres d’investissement ou de crédit frauduleuses, le Parquet de Paris, l’AMF et l’ACPR dressent un nouvel état des lieux. Les trois institutions lancent cette semaine une campagne de prévention à destination des épargnants. Tour d'horizon avec Le Courrier Financier.
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Le groupe Advenis nomme un directeur des opérations

Le groupe Advenis — spécialisé dans la gestion d’actifs immobiliers et financiers — annonce ce mercredi 15 janvier la nomination d'un directeur des opérations. Dans ce cadre, Romain Lourtioux (32 ans) devient responsable de la coordination des différentes filiales du groupe Advenis, et de l’élaboration et du suivi des feuilles de route par fonction/métier, en accord avec les axes stratégiques de l’entreprise.

Il pilote également la conduite de projets transverses tels que les acquisitions, partenariats, etc. En outre, Romain Lourtioux intervient pour le compte de la filiale Advenis Gestion Privée, où il apporte son soutien à la définition des orientations stratégiques et organisationnelles. Il est aussi responsable des produits et des partenariats.

Focus sur le parcours de Romain Lourtioux

Romain Lourtioux est titulaire d’un diplôme d’Ingénieur généraliste de l’ICAM de Nantes et d’un mastère spécialisé Strategy & Management of International Business de l’ESSEC Business School. Il possède plus de 7 ans d’expérience dans le domaine de la construction et de l’immobilier. Entre 2011 et 2017, il travaille comme responsable commercial Grand Ouest, puis directeur des partenariats Grand Ouest de PERL.

Pendant cette période, il pilote le développement commercial de la région Grand-Ouest. Il assume également la réorganisation interne de la région, en vue d’optimiser son efficacité commerciale. En 2018, il contribue au développement de la start-up OCUS où il est en charge du développement de la Business unit « Promotion & Immobilier ».

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Foncia Pierre Gestion est rachetée par BlackFin Capital Partners

Foncia Pierre Gestion — spécialiste de la gestion des SCPI — annonce ce jeudi 16 janvier prendre son indépendance du groupe Foncia. La société de gestion accélère sa stratégie de croissance avec le soutien du fonds de capital-développement BlackFin Capital Partners. Le groupe Foncia détenait 100 % de la société jusqu'à l'acquisition par BlackFin. Basée à Paris, l'équipe de Foncia Pierre Gestion compte 28 professionnels expérimentés.

Créée en 1964, Foncia Pierre Gestion dispose d'une expertise reconnue en asset management et property management. Elle détient le record de la plus ancienne société de gestion de SCPI. Foncia Pierre Gestion gère 5 SCPI pour une capitalisation de près de 1,2 Md€. Ces fonds sont détenus par près de 19 000 associés, avec près de 500 actifs immobiliers sous gestion (bureaux, commerces, hôtels) qui représentant une surface de près de 450 000 m2.

Renforcement des équipes

Ce changement d’actionnaire permet à Foncia Pierre Gestion d’accéder à un portefeuille de clients institutionnels plus large, de développer son réseau de distribution — conseillers en gestion de patrimoine, banques privées, sites Internet spécialisés — et de renforcer la visibilité de son offre. Foncia Pierre Gestion souhaite fortement accélérer son développement.

Dans ce but, la taille des équipes notamment commerciales et marketing seront renforcées. « Proximité, réactivité, ces principes que nous partageons avec BlackFin Capital Partners sont les piliers de la relation de confiance que nous avons su créer avec nos investisseurs depuis plus de 30 ans », déclare Danielle François Brazier, directrice générale de Foncia Pierre Gestion.

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Marchés financiers : l’AMF veut renforcer la compétitivité de l’Europe

Au sortir des élections européennes et alors que le Parlement et la Commission vont entamer une nouvelle mandature, l’AMF souhaite contribuer à l’agenda 2020-2024. Le régulateur a publié le 6 juin dernier des pistes de réflexion face au renforcement des marchés de capitaux à 27, à l’attractivité et à la compétitivité de l’Europe et aux transitions numériques et environnementales.

Ces dix dernières années, l’Europe a accompli de nombreuses avancées pour renforcer la solidité de ses marchés de capitaux. L’AMF constate que le socle commun de régulation et de supervision a progressé. Néanmoins certaines limites apparaissent. Par exemple, la volonté politique freine une plus grande intégration, ou encore la réglementation croule sous les détails. Le régulateur veut tendre vers des marchés financiers européens plus efficaces, et renforcer la compétitivité de l’Europe.

Une Europe financière forte à l'international

L'AMF préconise notamment de concrétiser les ambitions européennes en matière de finance durable — réorienter les flux financiers pour soutenir la transition énergétique, environnementale, et sociale — et de mettre en place une stratégie digitale européenne pour les services financiers. Objectif, soutenir la compétitivité de l’Europe sans menacer la stabilité du secteur financier et le bon fonctionnement des marchés.

Il est également proposé de revoir les régimes encadrant les relations de l’Europe avec les pays tiers dans les différents textes sur les services financiers. Ces axes de travail dans leur ensemble doivent donner un nouveau souffle à l’Union des marchés de capitaux, et répondre aux besoins de développement des entreprises.

Tenir compte des effets du Brexit

L’AMF met en avant des propositions pragmatiques pour favoriser une plus grande convergence dans la supervision des acteurs. Cette stratégie permettra de mettre en place un cadre de travail commun, dans un paysage européen transformé par la sortie du Royaume-Uni de l’Union et la co-existence de plusieurs centres financiers. L’AMF veut améliorer la qualité de la norme européenne, notamment sa capacité à évoluer dans un environnement qui change rapidement.

Elle propose une série d’ajustements de textes existants pour en renforcer la lisibilité, simplifier et le cas échéant corriger des dispositions qui s’avèrent inadaptées. Elle suggère notamment de repenser l’architecture des textes sur la gestion d’actifs. A l’occasion de la revue de la directive AIFM, l'AMF propose de définir un socle commun de règles pour les acteurs de la gestion d’actifs, plus clair et harmonisé.

Par ailleurs, elle affirme son soutien pour une simplification du règlement PRIIPs pour une meilleure information des épargnants. Elle s’exprime également en faveur d’une revue ciblée de la directive MIF2 pour revoir certaines dispositions au vu des constats faits, et prendre en compte les effets de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Enfin, le régulateur appelle de ses vœux une revue des exigences de reportings afin d’éviter duplications et incohérences.

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Innovation : l’AMF et l’Israël Securities Authority signent un accord de coopération

Le président de l’Autorité française des marchés financiers (AMF) — Robert Ophèle — et la présidente du régulateur israélien — Anat Guetta — ont signé ce mardi 14 mai à Sydney (Australie) un accord de coopération, à l’occasion de la conférence annuelle de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV). Cette opération permettra de renforcer l’innovation, la protection des investisseurs et la compétitivité sur leurs marchés respectifs.

Blockchain, cryptoactifs et intelligence artificielle...

L’AMF et l’Israel Securities Authority (ISA) peuvent désormais échanger des informations sur les tendances en matière d’innovation et de FinTech sur leurs marchés respectifs. Les deux autorités pourront également aborder ensemble les enjeux réglementaires liés à la Blockchain, aux crypto-actifs, à l’intelligence artificielle ou encore à l’utilisation de la donnée et au développement du conseil automatisé.

Les deux régulateurs souhaitent accompagner les sociétés innovantes dans leur développement à l’international, sur la réglementation des deux pays et les statuts indispensables. Pour dialoguer avec les porteurs de projets et les FinTech en amont de leur développement ou en phase de pré-autorisation, chacune des deux autorités s’appuiera sur une équipe dédiée. En juillet 2018, l’ISA a créé un Hub Innovation FinTech. De son côté, l’AMF a lancé en mai 2016 sa division FinTech, Innovation et Compétitivité.

Accompagner les startups innovantes à l'international

« Ces trois dernières années, l’AMF a montré son attachement à accompagner l’innovation financière et à renforcer la compétitivité de la place financière de Paris. Ce nouvel accord signé avec l’Israel Securities Authority s’inscrit dans cette démarche, en cherchant à faciliter le développement des FinTech françaises à l’international », déclare Robert Ophèle, Président de l’AMF.

« L'accord avec la France qui promeut une approche innovante en matière de réglementation est une nouvelle étape qui offrira à l’ISA et aux sociétés israéliennes une perspective internationale sur les dernières tendances et opportunités et favorisera la croissance de la FinTech en Israël et dans le monde », ajoute Anat Guetta, présidente de l’ISA.

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Brexit, Bitcoin et Finance durable : l’AMF présente son rapport 2018

L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié ce mardi 7 mai son rapport d'activité 2018. A cette occasion, son Président Robert Ophèle a évoqué les priorités pour la prochaine mandature européenne, du point de vue du régulateur. Il est également revenu sur les nouvelles responsabilités confiées à l’AMF dans le cadre du projet de loi PACTE.

Des mesures financières pour anticiper le Brexit

2018 fut d'abord l’année de mise en pratique pour les établissements financiers comme pour le régulateur de textes européens structurants, comme le nouveau cadre des marchés d’instruments financiers. C’est aussi une année au contexte particulier, celui d’une mobilisation dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les équipes ont travaillé pour permettre aux établissements de se préparer au mieux en prenant en compte l’ensemble des scénarios possibles.

Les autorités nationales et européennes ont également veillé à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les effets d’un Brexit sans accord. « Par-delà ses conséquences immédiates, le Brexit, avec la sortie du périmètre de l’Union de son principal centre financier, interpelle en profon­deur l’Europe sur son projet en matière d’Union des marchés de capitaux », selon Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Une conviction européenne forte

En 2018, les activités de l’AMF à l’international ont été nourries par une conviction européenne profonde, la nécessité d’une convergence renforcée de la supervision dans l’Union. L’AMF a soutenu une réforme ambitieuse des autorités européennes de supervision, dont l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais). Ce projet donnait aussi l’occasion à l’Europe de parler d’une seule voix vis-à-vis des pays tiers. L’AMF a également appuyé l’importance d’un plus grand rôle confié à l’ESMA en matière de supervision des chambres de compensation dans la cadre de la réforme d’un règlement européen EMIR.

Les avancées obtenues restent limitées, en raison des résistances très fortes exprimées dans la plupart des Etats membres contre toute tentative de renforcement de l’intégration européenne. Pour l’AMF, la prochaine mandature européenne devra être l’occasion de formuler des propositions concrètes et réalistes pour favoriser le développement des marchés de capitaux de l’Union à 27. Tandis que l’AMF finalise ses propositions, Robert Ophèle a souligné quatre priorités à traiter au niveau européen :

  • Mettre en place une stratégie digitale pour les services financiers ;
  • Concrétiser l’ambition en matière de finance durable ;
  • Revisiter l’architecture des textes sur la gestion d’actifs ;
  • Rendre plus efficace l’information des épargnants.

Accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’an passé, l’AMF a poursuivi son ambition d’accompagner l’innovation. Après une année 2017 de rencontres des porteurs de projets et d’étude des levées de fonds via émission de jetons — Initial Coin Offering ou ICO — l’AMF a remis ses conclusions en février 2018 sur le cadre règlementaire approprié pour ces opérations. Ces travaux ont très largement nourri le projet de loi Pacte qui a été adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril dernier. Cette réforme crée notamment un visa optionnel pour les émissions et un agrément optionnel pour les prestataires de services sur actifs numérique.

Les services de conservation et d’achat/vente de crypto-actifs contre monnaie ayant cours légal devront faire l’objet d’un enregistrement obligatoire, au titre des règles de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Une fois le texte promulgué, il reviendra à l’AMF de le mettre en œuvre. Le texte de loi dotera par ailleurs l’AMF de nouveaux outils pour protéger les investisseurs. Le démarchage sera ainsi interdit pour toute émission de jetons et à tout prestataire n’ayant pas reçu le visa ou l’agrément de l’autorité. L’AMF pourra également demander le blocage de l’accès aux sites internet frauduleux.

S’engager pour une finance durable

Axe fort de son plan stratégique 2018-2022, le régulateur a dévoilé à l’automne dernier sa feuille de route en matière de finance durable. Dès 2018, les équipes ont organisé au niveau français le suivi de la mise en œuvre de l’article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte, et la montée en compétences sur les sujets de reporting extra-financier. Au niveau européen, l'AMF s'est investi pour réfléchir aux modalités d’intégration des critères ESG dans la gestion des risques, les stratégies d’investissements et les préférences des clients.

En 2019, l’AMF publiera son troisième rapport sur l’investissement socialement responsable dans la gestion collective. A cet égard, avec la loi PACTE, ses missions s'étendent. Le régulateur doit désormais veiller à la qualité de l’infor­mation fournie par les sociétés de gestion sur leur stratégie en matière de finance durable. Le régulateur publiera également ses constats et recommandations en ce qui concerne l’information en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées.

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Marchés financiers : l’AMF renforce sa coopération avec le régulateur chinois

A l’occasion de la visite officielle du président Xi Jinping en France, l’AMF annonce ce vendredi 29 mars la signature d’un nouvel accord avec le régulateur chinois, afin de promouvoir l’innovation dans les services financiers en France et en Chine.

Cet accord bilatéral permettra par exemple à l’AMF et à la China Securities Regulatory Commission (CSRC) d’échanger des informations sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), des techniques big data ou encore sur le développement du conseil automatisé et de la blockchain.

Promouvoir l'innovation dans les services financiers

L’accord permettra également un dialogue sur les enjeux réglementaires de ces innovations et les réponses apportées dans les deux juridictions. Les deux autorités pourront ainsi offrir dans les deux pays un accompagnement réglementaire aux porteurs de projets innovants, afin de les aider dans leur développement international.

Ces deux dernières années, l’AMF s’est attachée à établir des relations de confiance avec un certain nombre de ses homologues. Objectif, promouvoir l’innovation dans les services financiers. L'AMF a ainsi signé des accords de coopération avec les autorités de Singapour, d’Abu Dhabi, de provinces du Canada, du Japon et de l’Ile Maurice.

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Capital-investissement : Vatel Capital primé par Gestion de Fortune

Vatel Capital — société de gestion indépendante — annonce ce mercredi 15 janvier avoir été récompensée lors du 27e Palmarès des Fournisseurs organisé par le magazine Gestion de Fortune. Agréée par l'AMF, Vatel Capital investit dans les PME cotées et non cotées. La société de gestion revendique plus de 450 M€ d’actifs sous encours.

Elle investit dans des entreprises de nombreux secteurs : santé, énergies renouvelables, services aux entreprises et internet notamment. Vatel Capital propose également une offre financière sur les actifs tangibles tels que la forêt, les terres agricoles et les énergies renouvelables.

Focus sur le palmarès de Vatel Capital

Vatel Capital a obtenu la 2e place dans la catégorie Capital-investissement, suite à une enquête quantitative et qualitative menée auprès de 4 500 conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) répartis sur toute la France. Le travail des gérants est régulièrement récompensé :

  • En mars 2017, Vatel Capital a été élu 3e société préférée des CGPI dans la catégorie « Capital-Investissement » du journal Investissements Conseils ;
  • En janvier 2016 et 2017, Vatel Capital a été noté 4 étoiles par Gestion de Fortune pour sa qualité de service ;
  • En 2015 et en 2018 le FCP Vatel Flexible a obtenu le Lipper Fund Award ;
  • En 2011, Vatel Capital a été élue société de gestion de portefeuille la plus dynamique, dans la catégorie « non coté » des Tremplins Morningstar.
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Amiral Gestion recrute un Responsable Institutionnels et Grands comptes

Amiral Gestion —  société de gestion indépendante — annonce ce mercredi 15 janvier la nomination d'un nouveau Responsable Institutionnels et Grands comptes. Fin décembre 2019, la société revendiquait 3,9 Mds€ d'encours sous gestion. Basé à Paris, Ugo Emrinian (32 ans) travaillera en collaboration avec Benjamin Biard, Directeur du développement et Pierre-Antoine Door, Responsable Institutionnels et Grands comptes. Il poursuivra les développements auprès des clients institutionnels et grands comptes.

Ugo Emrinian supervisera également le développement commercial sur le marché italien, où la gamme Sextant est disponible depuis 2019. Ce recrutement s'inscrit dans la stratégie de développement d’Amiral Gestion. « L'international est un axe de développement sur lequel nous avons beaucoup d'ambition. L'expérience d'Ugo sur le marché italien nous sera précieuse », précise Benjamin Biard, Directeur du développement chez Amiral Gestion.

Focus sur le parcours d'Ugo Emrinian

Ugo Emrinian possède un Master en Finance de Marchés de l’INSEEC Business School de Paris. Après une première expérience d'Assistant trader chez Natixis, il développe une expertise de plus de 10 ans dans le développement commercial des grands comptes et institutionnels en France et en Italie. En 2010, il rejoint l'équipe commerciale institutionnelle de Swiss Life Asset Management. En 2015, Ugo Emrinian intègre Metropole Gestion. Il y est nommé Directeur commercial adjoint en 2019.   

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Le secteur financier peut-il encore se passer des « Regtechs » ?

Nicolas Kling
La digitalisation en BFI et plus largement dans le secteur bancaire a vu naître les « Regtechs »(Regulatory Technologies) qui ont pour but d’alléger les lourdeurs administratives des institutions financières dans le domaine de la conformité et du pilotage des risques.
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L’AMF publie son Rapport annuel 2016

Retour sur l’action du régulateur en 2016

Introduite par la loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite « Sapin 2 », l’interdiction de la publicité par voie électronique pour les contrats financiers les plus risqués (options binaires, contracts for difference et contrats portant sur le marché des changes) constitue une arme supplémentaire pour combattre les dérives. Autre disposition prévue dans le cadre de cette loi : la nouvelle réglementation visant à encadrer les biens divers. Désormais, l’AMF voit ses pouvoirs en la matière étendus et exerce un contrôle a priori sur des offres de placements variés. Tout intermédiaire en biens divers devra justifier d’un large socle de garanties en matière de compétence, d’expérience et d’information pour être autorisé à commercialiser ce type de placements. L’AMF a poursuivi ses travaux avec la Direction générale du Trésor en vue de la transposition de la directive et du règlement européens Marchés d’instruments financiers. Dans cette perspective, le régulateur a poursuivi ses actions de pédagogie à destination des professionnels et échangé avec la place sur le sujet du financement de l’analyse financière dans le contexte de la mise en place des dispositions prévues par MIF 2. En février 2016, elle a lancé, avec l’Association française de la gestion financière, un groupe de place (FROG) pour renforcer la visibilité à l’international des fonds domiciliés en France et, en conséquence, le rôle de centre financier de la place de Paris. À l’été 2016, elle a créé une division FinTech, Innovation et Compétitivité et a lancé un forum de dialogue avec les acteurs concernés. L’an passé, les services de l’AMF ont mené à leur terme 39 contrôles parmi les professionnels régulés (hors contrôles de masse) et finalisé 71 enquêtes, dont 47 menées dans le cadre d’une assistance portée à des autorités étrangères. De son côté, la Commission des sanctions a rendu 16 décisions. Sur l’exercice 2016, l’AMF a enregistré un résultat net de -1,97 million d’euros, après une perte de 13,57 millions d’euros au titre de 2015.

Les enjeux pour l’avenir

Depuis le début de l’année, l’AMF a poursuivi ses efforts en faveur de la protection de l’épargne et en faveur de marchés européens plus sûrs et transparents. Elle reste ainsi mobilisée sur les travaux de transposition du nouveau cadre des marchés financiers (MIF 2), du règlement PRIIPs sur l’information précontractuelle et l’accompagnement des professionnels vers leur mise en œuvre, en janvier 2018. Parallèlement, de nouveaux chantiers européens s’ouvrent alors que la Commission européenne a proposé des pistes de réforme du règlement européen EMIR sur les produits dérivés et un bilan du fonctionnement des trois autorités européennes de supervision. L’AMF a publié, le mois dernier, deux papiers de position sur ses priorités dans le cadre de la révision du règlement EMIR sur les dérivés. Elle milite pour que cette revue soit l’occasion d’une réforme du régime d’équivalence des infrastructures de marché établis hors de l’Union européenne. Une régulation européenne renforcée, passant par une convergence de la supervision, constitue un élément important d’une Union des marchés de capitaux. À cet égard, l’AMF, dans sa réponse à la consultation de la Commission européenne sur la revue des autorités européennes de supervision, a avancé plusieurs pistes d’amélioration du fonctionnement de l’ESMA (gouvernance, financement et pouvoirs). L’AMF milite ainsi pour que l’agence européenne se voit confier un rôle plus important non seulement sur les questions d’équivalence mais également dans l’élaboration des règlements et directives. S’agissant d’accompagner l’innovation, l’AMF a rencontré de nombreux porteurs de projets ces derniers mois. C’est cette expérience qui a nourri sa réponse à la consultation de la Commission européenne sur les FinTech. Si à ce stade, les innovations apportées ne remettent pas en cause les règles européennes, des modèles économiques juxtaposant plusieurs types de services financiers se développent, obligeant les acteurs à obtenir plusieurs agréments souvent domestiques. Dans ce contexte, l’AMF appelle à une réflexion sur la création d’un statut européen, faisant l’objet d’un passeport européen, qui pourrait s’appliquer à certaines plateformes.    
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