Pays émergents : idi Emerging Markets Partners lance un fonds pour soutenir l’essor des classes moyennes

idi Emerging Markets Partners annonce ce jeudi 11 avril l’ouverture aux souscriptions de son nouveau fonds. Le véhicule « idi EM IV » répond aux exigences réglementaires AIFM. Son objectif consiste à identifier les opportunités d’investissement des marchés émergents dans l’univers du capital-développement. Le fonds vise exclusivement les PME des économies émergentes où la croissance reste favorablement exposée à l'essor de la consommation des classes moyennes.

L'objectif de rendement (TRI) est supérieur à 20 %. L’ouverture aux souscriptions devrait permettre de lever 120 à 150 millions USD d’ici le premier closing, fixé au cours de l’été 2019. La levée de fonds vise un objectif final de 300 millions. Les capitaux seront ensuite déployés sur une période d’investissement de 5 ans.  

Une stratégie très sélective

Depuis 2008, l’équipe d’idi Emerging Markets a développé son savoir-faire en matière d’investissement en private equity sur les marchés émergents. Les gérants déploient leur expertise  — notamment via une présence à Hong Kong — en tenant compte des spécificités socioéconomiques, juridiques et financières de cet univers à fort potentiel de croissance.

La stratégie d’idi EM IV est construite sur une approche d’investissement sélective. Pour être éligibles à l’investissement, les PME devront notamment afficher un chiffre d’affaires de 20 à 200 millions USD et un business-model robuste, orienté vers la consommation domestique des classes moyennes dans des grandes zones émergentes où la population excède généralement 100 millions d’habitants.

A contrario, l’équipe d’idi Emerging Markets exclut les entreprises dont l’activité est dépendante des exportations. Ce positionnement les expose trop significativement à l’environnement international et/ou aux risques de volatilité relatifs aux décisions gouvernementales. Par ailleurs, idi Emerging Markets n’a pas recours aux mécanismes de levier (LBO – Leverage Buy Out), afin de garantir un contrôle étroit des risques et au vu des taux de croissance élevés des sociétés ciblées.

Un fonds à la structure hybride

idi EM IV se distingue par sa structure hybride, puisque 50 % des capacités du fonds seront déployées en investissements directs, selon une démarche de participation active  — présence d’idi Emerging Markets aux Conseils d’Administration  — mais minoritaire  — inférieure à 30 %  — ou en co-investissement, au capital des sociétés. Les 50 % restants seront investis dans des fonds locaux : format fonds de fonds, incluant à la fois des engagements primaires et des transactions secondaires.

Les capitaux seront déployés dans 5 régions à fort potentiel de croissance et bénéficiant d’une large base de consommateurs : la Chine, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Amérique latine. L’équipe d’idi Emerging Markets vise entre 12 et 15 investissements avec un ticket moyen de 20 millions USD.

« Le choix d’une structure de fonds hybride entre investissements directs et indirects, mais aussi le nombre de participations, offrent une grande diversification à idi EM IV. Nous avons conçu cette formule pour répondre aux exigences de rendement et de diversification. idi EM IV propose une bonne complémentarité et décorrélation par rapport à d’autres investissements, notamment en actifs cotés », conclut Julien Kinic, Managing Partner d’idi Emerging Markets. 

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Nord Capital Partenaires et Turenne Capital entrent au capital de Carvivo

La société Carvivo — gestion et traitement de leads automobiles — annonce ce mardi 9 avril une levée de fonds de 1,5 m€ auprès de Nord Capital Partenaires et Turenne Capital, pour une prise de participation minoritaire. Créée en 2016 par Nicolas Bailly — son actuel dirigeant — Carvivo se positionne comme un éditeur logiciel en mode SaaS.

L'entreprise associe une plateforme de contacts multicanal et un outil sécurisé, pour répondre aux besoins des agents et concessionnaires automobiles. Avec sa méthode, Carvivo revendique un passage du taux de transformation de 5 % à 30 %. La société équipe déjà 570 points de vente, et souhaite accélérer la croissance de son activité.

Vers la digitalisation du commerce automobile

Objectif de cette opération, s'imposer dans le secteur de la vente à distance chez les concessionnaires automobiles. Dans un premier temps, Nicolas Bailly souhaite accompagner le déploiement de son outil dans sa version actuelle, sur le marché français et dans d'autres pays européens. La levée de fonds permettra de structurer la jeune entreprise, afin d'élargir à terme les fonctionnalités du logiciel vers un modèle de marketplace.

« Nous avons les moyens d’être acteur de la digitalisation du commerce automobile », déclare Nicolas Bailly, actionnaire principal de Carvivo. « Nous accompagnons un acteur innovant sur un secteur porteur dans le cadre d’une véritable opération de capital développement, ce qui est complètement en adéquation avec la stratégie d’investissement des fonds que nous gérons », conclut Pierre Bon, Chargé d'affaires senior chez Nord Capital Partenaires.

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Vincent Roynel - Le Comptoir Amundi CPR AM : « Le Private Equity dans l'assurance-vie vaut le coup »

A l'occasion de la Convention ANACOFI 2019, Vincent Roynel, Responsable Commercial CGP chez Le Comptoir Amundi CPR AM, nous présente l'actualité de sa structure.

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Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

La Commission Climat de France Invest, Association des Investisseurs pour la Croissance, publie ce vendredi 8 mars son baromètre des investissements réalisés par les acteurs français du capital-investissement dans le secteur des Cleantech en 2018, en collaboration avec le site GreenUnivers et EY.

« En 2018 les professionnels du capital-investissement français ont franchi pour la 1ère fois le cap du milliard d’euros de financement dans les cleantech, dont plus de la moitié dans les énergies renouvelables. Ils seront très certainement à nouveau au rendez-vous pour répondre aux besoins croissants induits par la transition écologique », estime Sophie Paturle, Présidente de la Commission Climat de France Invest.

Évolution des investissements

93 opérations de financement ont été réalisées en 2018 auprès d’entreprises actives dans le secteur de la transition énergétique et environnementale. C'est un record historique depuis le lancement du baromètre en 2009. Les montants connus pour 92 de ces opérations portent pour la première fois au-delà du milliard d’euros les capitaux propres apportés par les professionnels du capital-investissement français. Avec 1,226 milliard d’euros investis en 2018, ils doublent le record de 629 millions d'euros précédemment établi en 2016.

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

Investissements par secteur

Les énergies renouvelables concentrent à elles seules 53 % (646 millions d’euros) des investissements réalisés par le capital-investissement français dans les cleantech en 2018, avec 16 opérations. Ces énergies vertes ont atteint un palier de maturité que traduit l’amélioration très significative de leur coût de production. Il permet désormais de produire un kWh à un prix compétitif pour les plus matures, et qui rencontre une demande croissante de consommateurs. En 2018, les énergéticiens ainsi que les utilities nationaux et régionaux sont montés en puissance.

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

Les marchés boursiers deviennent, aux côtés du capital-investissement français, des sources de financement en capital pour les entreprises de ce secteur. De son côté, le jeune secteur de l’AgTech n’arrive qu’en 5e position en montants investis (91 millions d’euros) sur la même période. Il réalise cependant une très forte percée, avec des investissements multipliés par plus de 4 en un an (21 millions d’euros en 2017).

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

En 2018, les professionnels du capital-développement ont investi 728 millions d’euros, soit 59 % du montant total, au travers de 15 opérations. Ce résultat traduit la forte proportion du financement d’entreprises arrivées à un stade de maturité.


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La FinTech PayLead nomme un Chief Revenue Officer

La FinTech française PayLead — spécialisée dans l'analyse de données bancaires — annonce ce mercredi 17 avril la nomination d'un Chief Revenue Officer dans le cadre de son développement français et européen. Dans ce cadre, Thomas Sevège aura pour mission d'optimiser la stratégie de revenus de l'entreprise et de développer de nouvelles collaborations avec des partenaires bancaires et des retailers.

Ce recrutement doit permettre à PayLead d'amorcer sa phase de scale-up en France et en Europe. « Nous avons des ambitions internationationales pour PayLead et l'arrivée de Thomas dans notre équipe est un véritable atout. Son profil hautement qualifié va soutenir la structuration de l'entreprise et l'installation durable dans notre écosystème », déclare Charles de Gastines, PDG et co-fondateur de PayLead.

Focus sur le parcours de Thomas Sevège

Thomas Sevège a fait carrière dans plusieurs startups à forte croissance. En 2001, il fait partie des premiers collaborateurs de Tradedoubler — solution marketing — et en devient Vice-président Europe de l'Est et du Sud en 2006. En 2008, il rejoint Be On — précédemment Goviral — en qualité de VP EMEA. En septembre 2013, il se voit confier le poste de Président & COO chez Freespee à Londres, plate-forme conversationnelle avant de rejoindre l'équipe de PayLead en tant que Chief Revenue Officer.

« Au cours de ma carrière, j'ai eu l'opportunité de rejoindre des organisations à des moments très particuliers de leur développement. Je suis passionné par les nouveaux challenges et inspiré par les entrepreneurs convaincus des projets qu'ils portent. Lors de mes premiers échanges avec Charles, j'ai réalisé que l'expertise de PayLead annonçait une véritable disruption du marché bancaire et promettait des avancées majeures en matière de connaissance client», commente Thomas Sevège.

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AMF : le médiateur publie son rapport annuel 2018

Marielle Cohen-Branche — médiateur de l’AMF — a présenté ce jeudi 18 avril devant la presse son rapport annuel pour l’année écoulée. L’occasion de rappeler, au-delà des chiffres-clés et de la confirmation de l’efficacité et de l’adhésion des épargnants comme des professionnels, les valeurs structurantes de la Médiation.

Les chiffres de l’année 2018

Comme chaque année, les principaux indicateurs de la Médiation témoignent de sa forte activité :

  • 1438 dossiers reçus (+ 6 %) ;
  • 1408 dossiers traités et clôturés, en stabilité ;
  • 813 dossiers reçus dans le champ de compétence (+ 17 %) ;
  • 523 avis rendus (+ 3 %)
  • 308 établissements concernés : prestataires de services d’investissements majoritairement, mais aussi entreprises de marché, émetteurs, etc.

La fragmentation des secteurs entre finance, banque et assurance demeure complexe pour les usagers. Cette année, près de 44 % des dossiers reçus sont en dehors du champ de compétence du médiateur de l’AMF. Grâce au mode de filtrage du nouveau formulaire du site de l’AMF, seulement 27 % des dossiers saisis ainsi sont non recevables, contre 46 % en 2017. Le courrier postal reste privilégié par 71 % des demandeurs.

A l’instar des années précédentes, les chiffres de 2018 illustrent l’adhésion que remporte la médiation de l’AMF. 93 % des recommandations favorables sont suivies tant par l’épargnant que par le professionnel et en cas de recommandation défavorable pour le demandeur, très rares sont les cas d’insatisfaction (6 %).

Les sujets-phares

  •  Les dossiers relatifs à l’épargne salariale progressent à nouveau : 217 dossiers contre 211 en 2017. Pour rappel, ils n’étaient que 93 en 2014. Les motifs de saisines restent variés mais si les réclamations sur les frais de garde diminuent (de 18 % à 15 %), celles concernant les affectations par défaut augmentent (de 19 % à 26 %). Une problématique liée à la difficile appréhension du PERCO, sujet sur lequel le médiateur porte une attention particulière et formule des recommandations auprès des diverses parties-prenantes. 
  • Après une année de baisse très nette, les dossiers en matière de trading spéculatif sur Forex ou options binaires diminuent toujours : 51 dossiers en 2018 (98 en 2017) impliquant 40 sociétés agréées et 11 non agréées. Dans ce cas, les dossiers sont transmis au procureur de la République. Cette chute prouve l’impact des diverses initiatives françaises (interdiction de la publicité) ou européennes (restriction / interdiction de commercialisation). Cependant, le champ de l’escroquerie se déplace. Après des saisines liées aux diamants d’investissements en 2017, le médiateur a constaté l’émergence de celles liées aux placements en crypto-actifs assortis de perspective de rendement. 35 dossiers cette année, face auxquels la Médiation doit décliner sa compétence puisqu’aucun professionnel ne dispose, à ce jour, d’une offre autorisée.
  • Enfin, les dossiers portant sur les PEA augmentent de 30 %, soit 70 cas contre 53 en 2017. Pour la moitié de ces dossiers, les litiges portent sur des durées anormales de transfert entre deux établissements gestionnaires. Cette difficulté avait conduit le médiateur à formuler des recommandations générales en la matière pour accélérer et fluidifier ces transferts, notamment en cas de titres non cotés au sein de l’enveloppe. Après un avis favorable du Comité consultation du secteur financier en septembre 2018, cette procédure est facilitée. Ce point illustre la mission plus générale de la Médiation de l’AMF : être en mesure, en cas de besoin, de faire bouger des situations et pratiques existantes, voire la législation, en étant force de proposition auprès des instances concernées.

Œuvrer pour une médiation mieux connue

Dans un paysage juridique de plus en plus complexe, où les alternatives à la voie judiciaire se multiplient, il convient de rappeler les valeurs communes des médiateurs de la consommation. Ils sont actuellement les seuls médiateurs amiables régulés et gratuits pour les consommateurs. Leur action repose sur 3 piliers : indépendance, confidentialité et impartialité.

Afin de mieux faire connaître le principe de la médiation, le Journal de Bord — accessible depuis le site internet de l’AMF — propose chaque mois un billet pratique et concret de cas vécu. Son audience progresse de 20 % cette année. Pour la première fois, le rapport annuel reprend sous forme thématique l’ensemble des billets parus depuis le lancement en 2014. Il s'agit d'une base documentaire opérationnelle utile, autant pour les professionnels que pour les particuliers.

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Ardian investit dans Celli, spécialiste de la distribution de boissons

Ardian, acteur mondial de l’investissement privé, annonce ce lundi 11 février la signature d’un accord concernant l’acquisition de 100 % de Celli S.p.A., spécialiste italien de la distribution de boissons. Cette société est actuellement détenue par Consilium, société de gestion spécialisée en private equity, et par la famille Celli. Le top management compte réinvestir aux côtés d’Ardian.

Une forte croissance organique et externe en 2018

Fondée à Rimini (Italie) en 1974, Celli s'est spécialisée dans la conception, la fabrication, les tests et l’installation de systèmes de distribution de boissons pour des marques de bière (notamment Heineken, Carlsberg, Asahi, Moslon Coors et Budweiser) et des marques de soda (notamment Coca-Cola et Pepsi). Le groupe commercialise aussi des distributeurs d’eau, dans l'optique écologique de réduire la consommation de bouteilles en plastique. Avec son large réseau d'assistance technique, Celli veille également à la maintenance courante et à la réparation de ses distributeurs de boissons.

Celli a récemment lancé une plateforme IT, développée en interne, pour gérer les distributeurs installés chez ses clients. Cette initiative vise à amener l’internet des objets dans le monde des distributeurs de boissons. La société compte actuellement plus de 400 employés répartis sur cinq sites de production en Italie et au Royaume Uni. Celli a déclaré un chiffre d’affaires d’environ 110 millions d’euros en 2018, avec une forte croissance organique et externe, grâce à une stratégie d’acquisition d’entreprises clés dans le secteur de la boisson.

Des solutions durables de consommation de boissons

L'investissement d'Ardian devrait permettre à Celli de poursuivre sa croissance, en renforçant sa dimension internationale. Le groupe exporte déjà ses produits dans plus de 100 pays. Mauro Gallavotti, Président Directeur Général du Groupe Celli, a déclaré : « Le chemin parcouru jusqu'à présent avec Consilium a permis de donner une approche managériale à l'entreprise et de dépasser le seuil des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ardian est le partenaire idéal pour les années à venir : nous avons l'opportunité de devenir le leader mondial de l'industrie, à un moment où le monde recherche des solutions durables pour la consommation de boissons. »

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Private Equity : près de 3,4 milliards d’euros levés en 2018 en France

In Extenso Innovation Croissance, activité conseil en innovation du Groupe In Extenso, a publié ce jeudi 7 février les résultats de son troisième Baromètre annuel des Levées de Fonds. Cette étude trimestrielle évalue depuis 2016 le potentiel de création de valeur des entreprises innovantes.

Elle dresse également le profil des startups qui lèvent des fonds en France. Avec près de 3,4 milliards d’euros levés en 2018 sur un total de 591 opérations, les entreprises de la French Tech ont vu leur ticket moyen par tour de table progresser de 21 % sur la période 2016 - 2018.

L’investissement progresse en France en 2018 

La croissance des montants investis en 2018 (+27,6 % des montants levés) s’accompagne d’une augmentation de 20,8 % du nombre de levées par rapport à 2017. Le ticket moyen reste relativement stable en comparaison à 2017 avec 5,7 millions d’euros en 2018 contre 5,4 millions d’euros l’année dernière (+5,6 %).

Cette progression globale en 2018 révèle l’engagement des investisseurs sur des projets à forte valeur ajoutée. La performance de l’année écoulée est portée par des opérations d’envergure dépassant les 100 M€, telles que les 172 M€ investis auprès de la société de jeux vidéo Voodoo, mais également le deal record opéré par Deezer (160 M€) courant de l’été, ou encore le leader français du covoiturage Blablacar qui clôture une opération à hauteur de 101 M€.

Les fonds misent sur le potentiel de croissance des jeunes pousses

Les jeunes pousses ne constituent pas seulement la majorité (55 %) des investissements de manière durable en 2018. Chez ces entreprises de moins de 3 ans d'existence, la performance est boostée cette année par les opérations exemplaires d’Innovafeed, qui lève 55 M€ en deux tours sur la seule année 2018, Dynacure dont la performance (47 M€) vient dynamiser le secteur des biotechs françaises, et la startup spécialiste de la mobilité partagée CityScoot qui opère un premier tour à 40 M€.

Au regard des montants levés, les entreprises âgées de 3 à 5 ans réalisent la plus belle performance sur cette année 2018. Elles lèvent plus d’un milliard d’euros, ce qui représente une progression de 62 % par rapport à 2017. Cette performance bénéficie notamment des levées record de Dataiku  (88 M€), Klaxoon (42,8 M€) et Back Market (41 M€). Toutes trois ont été créées entre 2013 et 2014 et inscrites au top 20 des opérations.

Les investisseurs multiplient les opérations de grande envergure

En 2018, les entreprises du top 20 des opérations ont levé 200 millions d’euros de plus qu’en 2017, avec un ticket moyen de 61,8 millions d’euros qui progresse de 22 % par rapport à l’année dernière. De même, 65 % des opérations du top 20 2018 sont supérieures à 40 millions d’euros contre 50 % en 2017 tandis que le nombre d’opérations supérieures à 50 millions d’euros se stabilise (40 % des levées du top 20 sur les deux années).

Cette observation fait écho à une tendance plus large à l’échelle nationale, avec une augmentation de 25 % par rapport à 2017 du nombre d’opérations supérieures à 20 millions d’euros. Le phénomène gagne progressivement le marché de l’investissement en France. En 2018, ces opérations à plus de 20 M€ étaient 30 % plus nombreuses qu’en 2016. Les opérations de plus de 50 millions d’euros enregistraient de leur côté une hausse de 40 %.

« Le nombre croissant d’opérations à gros montants montre que les investisseurs misent de plus en plus sur l’accélération, donnant aux start-up les moyens de se développer, pour accéder plus facilement au stade de scale-up » commente Patricia Braun, Présidente Associée d’In Extenso Innovation Croissance. 

La France n'a pas encore rattrapé ses voisins anglais et allemands, mais « le marché tend à suivre la dynamique européenne avec des signes prometteurs sur cette année 2018 inédite » ajoute-elle. Par ailleurs, les observateurs notent une concentration durable des opérations dont les tickets sont inférieurs à 5 millions d’euros (77 % des opérations en 2018), dont le nombre augmente de 23 % en 2018 par rapport à 2017.

Les projets de plateformes et de e-commerce toujours plus attractifs

La performance du secteur Internet & Services atteint de nouveaux records en 2018. Avec 1,5 milliard d’euros pour 269 opérations, les montants levés par les entreprises du digital augmentent de 34 % tandis que le nombre de levées progresse de 41,5 % en comparaison à 2017.

Le secteur est particulièrement dynamisé par des opérations de taille qui font s’envoler les résultats des projets de plateforme – +61,6 % des montants levés entre 2017 et 2018 – qui comptent 3 des plus cinq plus gros deals de l’année (DeezerBlablacarEvaneos) mais également les entreprises du e-commerce dont les montants levés augmentent de 63,6 %, notamment grâce aux belles opérations deRecommerce Solutions (50 millions d’euros), Klaxoon ou Back Market. A noter que le ticket moyen des opérations réalisées par des projets de e-commerce a progressé de 142 % depuis 2016.

Ticket moyen en progression, multiplication des opérations d’envergure, confiance des investisseurs dans les projets à fort potentiel de croissance, le dynamisme des écosystèmes français comme européen place 2018 sous le signe d’une année record.

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Vessoa Private Equity nomme un nouveau Directeur Général

Olivier Muraire

Vessoa Private Equity annonce ce lundi 28 janvier la nomination d'Olivier Muraire au poste de Directeur Général. Olivier Muraire est diplômé du centre des Hautes Etudes d’Assurances (CHEA) en 1991. Il est également titulaire d’une maîtrise de Gestion de l’Université Paris IX Dauphine et d’un doctorat en Gestion de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.

Une longue carrière dans le secteur des assurances

Olivier Muraire a commencé sa carrière en 1980 au sein de la Société d’expertise Gélis et Ruèche. En 1986, il devient Directeur de la Société Générale de Courtage d’Assurance (AON) en France et en Espagne, puis rejoint la compagnie Commercial Union Assurance du groupe AVIVA, en 1992, au poste de Directeur technique IARD. Il en est nommé Directeur Général en 1998 jusqu’à sa cession à Groupama en mai 2002.

Il a ensuite été concomitamment Directeur Général du Groupement Temporaire d’Assurance Médicale (GTAM), et de la compagnie ACE European Group en France. En 2008, il nommé Directeur Général France & Europe du sud chez Liberty. Depuis 2018, Olivier Muraire est associé Gérant d’OMC Luxembourg Conseil en Stratégie et Développement pour le secteur de l’assurance en Europe.

Focus sur Vessoa Private Equity

Vessoa Private Equity est une SAS d’investissement dans des entreprises avec une activité à forte récurrence. Elle a débuté son activité en juillet 2010. Vessoa Private Equity intervient dans les secteurs de l’Education, de la santé, de la distribution d’assurance et des services informatiques et de gestion en mode SAS. Les investissements sont destinés à accélérer la croissance des entreprises.

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L'invité - Dominique Gaillard, France Invest : Le capital-investissement signe un TRI 10% sur 15 ans

Comment trouver des ressources pour financer les PME du territoire ? Comment accroître les montants investis dans le capital-investissement ? Dominique Gaillard, Président de France Invest (ex-AFIC) est l'invité du Courrier Financier.
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Swiss Life Asset Managers France cède les actifs de son premier fonds santé

Swiss Life Asset Managers (AM) France annonce ce jeudi 18 avril la cession des actifs de son premier club deal santé, créé en 2012 à destination d’investisseurs institutionnels français. Cet OPCI Professionnel était spécialisé dans les murs d’EHPAD — Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes — d'établissements SSR — Soins de Suite et de Réadaptation — et de cliniques PSY — cliniques psychiatriques — avec l'acquisition de plus de 200 M€ d'actifs.

Le portefeuille comporte 14 actifs — 9 EHPAD, 4 établissement SSR et 1 établissement psy — soit près de 1 500 lits. Icade Santé s’est porté acquéreur de 12 d’entre eux et Primonial REIM des 2 EHPAD situés à Paris et en région parisienne. Plus de 80 % du portefeuille se compose d’établissements achetés en VEFA. Le solde a été acquis neuf ou rénové.

Orienter sa stratégie vers les résidences seniors

Swiss Life AM France a fait partie des pionniers qui se sont intéressés au secteur de la santé. L'asset manager a ainsi pu acquérir ce portefeuille dans de bonnes conditions. Le marché de la santé et les actifs visés par ce fonds présentaient en 2012 un effet ciseaux, lié à une sous-capacité importante face à une hausse de la demande pour ce type de structures en raison du vieillissement de la population.

Depuis, le marché de la santé est devenu très porteur. Swiss Life AM France a choisi d'anticiper une liquidation probable de ce véhicule courant 2019. Cette décision valide la stratégie d’acquisition mise en place lors du lancement du fonds, qui ciblait la qualité de l’opérateur mais également les emplacements et les qualités techniques des actifs. Swiss Life AM France va continuer d'investir dans le secteur du grand âge, en s'orientant notamment vers les résidences seniors en Europe.

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Assurance vie : Althos Patrimoine lance une offre de droit luxembourgeois

Althos Patrimoine — spécialiste du conseil en gestion privée — annonce ce jeudi 18 avril le lancement d'une offre d’assurance vie luxembourgeoise. Ce produit destiné à une clientèle haut-de-gamme est accessible à partir de 100 000 euros sans frais d'entrée.

Cette offre permet aux investisseurs d’accéder à des véhicules réservés aux institutionnels et de bénéficier d’une sécurité renforcée sur leur capital, « tout en étant investis dans des actifs décorrélés et des actifs de rendement », précise Maxime Defasy, responsable des investissements chez Althos Patrimoine.

Diversification des actifs

Cette offre donne accès à la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie du marché luxembourgeois. Les investisseurs choisissent parmi une douzaine de contrats, sélectionnés auprès des principaux acteurs du secteur : Allianz, Lombard International, Swiss Life, Generali, Bâloise Assurances ou encore AG2R La Mondiale.

Les épargnants ont accès aux parts institutionnelles des OPCVM traditionnels, ainsi qu'à des classes d’actifs de diversification réservées aux institutionnels. Ils peuvent investir une partie de leur capital en capital-investissement, en immobilier ou encore en dette privée.

Protection de l'épargne

Les investisseurs bénéficient d'une sécurité renforcée, connue sous l’appellation « triangle de sécurité ». Ce type de contrat offre des garanties supplémentaires en termes de protection de l’épargne. En France, en cas de faillite de la compagnie d’assurance, l’épargne est garantie dans la limite de 70 000 euros par assuré et par contrat.

Le Luxembourg n'impose pas ce type de limite. Les actifs sont conservés auprès d’une banque dépositaire. Enfin, l’épargnant bénéficie d’un statut de créancier de premier rang, ce qui le rend prioritaire en cas de faillite de la compagnie d’assurance.

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123 IM - Xavier Anthonioz : Construire une plateforme d'opportunités dédiée aux CGP

Après avoir fondé son expertise sur le Private Equity et la co-promotion immobilière, 123 IM inaugure une nouvelle thématique : le sport, avec un fonds dédié aux infrastructures sportives, aux équipements, au e-sport et à la santé.
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CPR AM - Vincent Roynel : Miser sur les mégatendances, le private equity et la disruption

CPR AM continue de capitaliser sur ses récents succès : les technologies disruptives, qui ont drainé pas moins de 1,2 milliards d'euros de collecte en moins de deux ans, et les mégatendances.
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