Economie mondiale : quatre divorces et un enterrement

Igor de Maack
Ces dernières années, l'économie mondiale a connu plusieurs bouleversements majeurs. Les investisseurs restent pourtant confiants sur les marchés actions américains et européens en 2019. Quels sont les mécanismes macroéconomiques à l'œuvre ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA Finance, partage son analyse.
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BCE : quand politique monétaire et stabilité financière s’opposent

Aude Couderc et Morgan Teisset
Bulle de l'immobilier, explosion de la dette de l'état... En zone euro, les indicateurs économiques sont en berne. Comment politique monétaire et stabilité financière sont-elles devenues antinomiques ? Comment moderniser la politique monétaire européenne ? Morgan Teisset, Consultant senior pour le cabinet Groupe Square, et Aude Couderc, Project Manager chez Vertuo Conseil, partagent leur analyse.
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Economie mondiale : vers un triple changement de cap en 2019 et 2020 ?

Euler Hermes — société d'assurance-crédit française — a publié le 21 mars dernier son étude intitulée « The Big Switch » (en anglais), qui présente ses prévisions macroéconomiques pour 2019 et 2020. Euler Hermes — marque du groupe Allianz — estime que l’économie internationale va croître de +2,9 % en 2019 et +2,7 % en 2020 (+3,1 % en 2018), et qu’elle connaîtra un triple changement de cap majeur.

Trois changements de cap majeur

  • La Chine devrait devenir le premier moteur de la croissance mondiale, au détriment des Etats-Unis. Euler Hermes prévoit une rapide décélération pour l’économie américaine, dont la croissance passerait de +2,9 % en 2018 à +2,5 % en 2019 et +1,7 % en 2020. Dans le même temps, la croissance chinoise devrait rester relativement résiliente, aux alentours de +6,4 %, grâce à un stimulus budgétaire et monétaire proactif. La Chine sera donc la principale contributrice à la croissance mondiale en 2019 et 2020, en lieu et place des Etats-Unis.
  • La politique monétaire devrait changer d’orientation à l’échelle mondiale. Après une phase généralisée de resserrement monétaire, le déclin de l’inflation pousse les banques centrales à changer leur fusil d’épaule en explorant à nouveau la piste expansionniste. La plupart d’entre elles, dont la FED et la BCE, ont déjà significativement changé de ton dans leur communication, avec une orientation plus accommodante.
  • Cette année, le commerce mondial pourrait également connaître un changement important, avec une réduction de l’incertitude relative aux tractations sino-américaines, qui a coûté -0,45 point à la croissance des échanges internationaux en 2018. Une issue positive aux discussions entre la Chine et les Etats-Unis devrait jouer stabiliser la croissance de l’économie et du commerce mondial.

Bonnes perspectives pour l'Europe et les pays émergents

Dans son étude, Euler Hermes se penche également sur les pays émergents. Ces derniers semblent les mieux positionnés pour profiter de la combinaison des trois changements majeurs définis ci-dessus. Le leader mondial de l’assurance-crédit estime ainsi que les émergents seront les grands gagnants économiques des années 2019 et 2020. Par exemple, la croissance brésilienne devrait accélérer à +2% en 2019 et +2,5 % en 2020 (+1,1 % en 2018).

Le triple changement de cap qui attend l’économie mondiale lors des deux prochaines années est également une bonne nouvelle pour les économies exportatrices, dont les pays européens. Ces derniers ont particulièrement souffert face aux déclarations de guerre commerciale sino-américaine et aux menaces de hausse des taxes américaines sur les importations automobiles. Pour l’Allemagne notamment, qui est tombée en récession industrielle au second semestre 2018, Euler Hermes estime que le pire est désormais passé.

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Les banques centrales peuvent-elles conserver leur indépendance ?

Stewart Robertson
L’indépendance des banques centrales fait figure de condition préalable à la réussite de la politique monétaire. Mais face aux difficultés économiques de ces 10 dernières années et à l’inflation qui n’est plus considérée comme un problème, cette opinion ne fait plus l’unanimité. Stewart Robertson, économiste senior chez Aviva Investors, partage son analyse.
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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Bourse 2019 : les 3 dates marquantes du 1er semestre

Isabelle Mateos y Lago
La Fed va-t-elle marquer une pause dans son rythme trimestriel de hausse des taux ? La réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) des 29 et 30 janvier prochains sera un événement clé du premier trimestre, alors que l’économie américaine approche d’une fin de cycle et que les conditions financières se durcissent.
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2019, simple ralentissement des marchés ou véritable krach ? Natixis, Turgot AM, CPR AM & AFG

Les oiseaux de mauvais augure annoncent un violent retournement de marché pour 2019, qu'en est-il réellement ? Va-t-on assister à un simple ralentissement de la croissance ou à un véritable krach ? Taux, endettement, inflation, croissance, politique monétaire... que disent les indicateurs ?
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Marchés : le soulagement de juillet se poursuivra-t-il en août ?

Vincent Guenzi
Le mois de juillet s’achève dans le calme. Faut-il s’attendre à la tempête ? La multitude des signaux, parfois contradictoires, incite à maintenir l’attitude raisonnablement prudente que nous avions recommandée début juillet.
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Courbe des taux américains : une lecture différente

Isabelle Mateos y Lago
La récente pentification de la courbe des taux américains, après une longue période d’aplatissement, nous rappelle que le spread entre le rendement des bons du Trésor à 2 ans et celui des bons du Trésor à 10 ans reflète bien plus que l’état de l’économie américaine.
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La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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Les marchés émergents sous pression

Tomas Hildebrandt
Les marchés émergents ont été sous pression sur les actions comme les obligataires.
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Immobilier : le marché prêt à repartir après « un trimestre perdu »

La Rédaction
Après une année 2017 exceptionnelle, le marché de l'immobilier a connu début 2018 un net recul. C'est ce que constate le courtier immobilier Immoprêt. Cet intermédiaire, spécialisé dans la prise en charge du processus de prêt, a accusé au premier trimestre une baisse de 30% de son activité.
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