Economie mondiale : vers un triple changement de cap en 2019 et 2020 ?

Euler Hermes — société d'assurance-crédit française — a publié le 21 mars dernier son étude intitulée « The Big Switch » (en anglais), qui présente ses prévisions macroéconomiques pour 2019 et 2020. Euler Hermes — marque du groupe Allianz — estime que l’économie internationale va croître de +2,9 % en 2019 et +2,7 % en 2020 (+3,1 % en 2018), et qu’elle connaîtra un triple changement de cap majeur.

Trois changements de cap majeur

  • La Chine devrait devenir le premier moteur de la croissance mondiale, au détriment des Etats-Unis. Euler Hermes prévoit une rapide décélération pour l’économie américaine, dont la croissance passerait de +2,9 % en 2018 à +2,5 % en 2019 et +1,7 % en 2020. Dans le même temps, la croissance chinoise devrait rester relativement résiliente, aux alentours de +6,4 %, grâce à un stimulus budgétaire et monétaire proactif. La Chine sera donc la principale contributrice à la croissance mondiale en 2019 et 2020, en lieu et place des Etats-Unis.
  • La politique monétaire devrait changer d’orientation à l’échelle mondiale. Après une phase généralisée de resserrement monétaire, le déclin de l’inflation pousse les banques centrales à changer leur fusil d’épaule en explorant à nouveau la piste expansionniste. La plupart d’entre elles, dont la FED et la BCE, ont déjà significativement changé de ton dans leur communication, avec une orientation plus accommodante.
  • Cette année, le commerce mondial pourrait également connaître un changement important, avec une réduction de l’incertitude relative aux tractations sino-américaines, qui a coûté -0,45 point à la croissance des échanges internationaux en 2018. Une issue positive aux discussions entre la Chine et les Etats-Unis devrait jouer stabiliser la croissance de l’économie et du commerce mondial.

Bonnes perspectives pour l'Europe et les pays émergents

Dans son étude, Euler Hermes se penche également sur les pays émergents. Ces derniers semblent les mieux positionnés pour profiter de la combinaison des trois changements majeurs définis ci-dessus. Le leader mondial de l’assurance-crédit estime ainsi que les émergents seront les grands gagnants économiques des années 2019 et 2020. Par exemple, la croissance brésilienne devrait accélérer à +2% en 2019 et +2,5 % en 2020 (+1,1 % en 2018).

Le triple changement de cap qui attend l’économie mondiale lors des deux prochaines années est également une bonne nouvelle pour les économies exportatrices, dont les pays européens. Ces derniers ont particulièrement souffert face aux déclarations de guerre commerciale sino-américaine et aux menaces de hausse des taxes américaines sur les importations automobiles. Pour l’Allemagne notamment, qui est tombée en récession industrielle au second semestre 2018, Euler Hermes estime que le pire est désormais passé.

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Les banques centrales peuvent-elles conserver leur indépendance ?

Stewart Robertson
L’indépendance des banques centrales fait figure de condition préalable à la réussite de la politique monétaire. Mais face aux difficultés économiques de ces 10 dernières années et à l’inflation qui n’est plus considérée comme un problème, cette opinion ne fait plus l’unanimité. Stewart Robertson, économiste senior chez Aviva Investors, partage son analyse.
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Bourse 2019 : les 3 dates marquantes du 1er semestre

Isabelle Mateos y Lago
La Fed va-t-elle marquer une pause dans son rythme trimestriel de hausse des taux ? La réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) des 29 et 30 janvier prochains sera un événement clé du premier trimestre, alors que l’économie américaine approche d’une fin de cycle et que les conditions financières se durcissent.
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2019, simple ralentissement des marchés ou véritable krach ? Natixis, Turgot AM, CPR AM & AFG

Les oiseaux de mauvais augure annoncent un violent retournement de marché pour 2019, qu'en est-il réellement ? Va-t-on assister à un simple ralentissement de la croissance ou à un véritable krach ? Taux, endettement, inflation, croissance, politique monétaire... que disent les indicateurs ?
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Loi PACTE : le Conseil constitutionnel donne sa validation

Bruno Le Maire — Ministre de l'Économie et des Finances — s'est félicité ce jeudi 16 mai de la décision du Conseil constitutionnel, qui a confirmé la conformité à la Constitution de la loi pour la croissance et la transformation des entreprises. La loi PACTE sera promulguée d’ici au 24 mai 2019. En revanche, le Conseil constitutionnel a censuré certaines dispositions qui n’avaient pas leur place dans la loi PACTE au regard des règles d’amendements de l’article 45 de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel a validé le délai de 5 ans accordé aux PME pour se mettre en conformité avec les nouvelles obligations, résultant du franchissement d’un seuil d’effectif. Cette mesure doit faciliter la croissance des PME françaises. Le Conseil constitutionnel a également validé la privatisation de la société Aéroports de Paris et celle de la Française des Jeux. Ces décisions confirment les analyses juridiques du Gouvernement.

Les changements portés par la loi PACTE

Bruno Le Maire déclare : « La loi PACTE est une nouvelle étape dans la transformation économique du pays. Elle met en œuvre les orientations du président de la République en faveur de la croissance, de l’innovation et d’un plus juste partage de la valeur ». La loi PACTE ouvre une nouvelle étape dans la transformation économique du pays :

  • le financement des entreprises et le développement des innovations sont renforcés par le développement d’outils de financement en fonds propres et de long terme, la réforme de l’épargne-retraite, par la création du fonds pour l’innovation et l’industrie et par une réforme d’ampleur du cadre de la propriété intellectuelle ;
  • la place des entreprises dans la société est repensée, par la modification du Code civil, une meilleure association des salariés à la vie et à la réussite de l’entreprise et une refondation du rôle de l’Etat actionnaire.
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Les A-Notations, par Anacofi Services : Urban Premium

Les A-Notations, par Anacofi Services : Urban Premium
Source : Anacofi Services

URBAN PREMIUM est une société de gestion agréée par l’AMF en 2010. Elle est spécialisée dans « l’immobilier ancien, résidentiel et commercial de centre-ville ». La société a été agréée pour la gestion de FIA (soumis partiellement à la directive AIFM).

Elle est également habilitée pour la gestion de mandats ainsi que pour le conseil en investissement immobilier (grille d’agrément AMF). Elle a créé un agent lié — URBAN Investissement — pour la commercialisation de son offre.

Cette offre est constituée de SCPI de défiscalisation : Pinel, déficit foncier, Malraux. En 2017, la société d’investissement Bridgepoint a pris une part majoritaire au capital de cette SAS.

Les principales données bilancielles (source Infogreffe) attestent d’une progression de la société sur la période 2015-2017. L’équipe commerciale, composée de 3 collaborateurs est en charge du développement et de la relation partenaires.

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Marchés : le soulagement de juillet se poursuivra-t-il en août ?

Vincent Guenzi
Le mois de juillet s’achève dans le calme. Faut-il s’attendre à la tempête ? La multitude des signaux, parfois contradictoires, incite à maintenir l’attitude raisonnablement prudente que nous avions recommandée début juillet.
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Courbe des taux américains : une lecture différente

Isabelle Mateos y Lago
La récente pentification de la courbe des taux américains, après une longue période d’aplatissement, nous rappelle que le spread entre le rendement des bons du Trésor à 2 ans et celui des bons du Trésor à 10 ans reflète bien plus que l’état de l’économie américaine.
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Les marchés émergents sous pression

Tomas Hildebrandt
Les marchés émergents ont été sous pression sur les actions comme les obligataires.
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Immobilier : le marché prêt à repartir après « un trimestre perdu »

La Rédaction
Après une année 2017 exceptionnelle, le marché de l'immobilier a connu début 2018 un net recul. C'est ce que constate le courtier immobilier Immoprêt. Cet intermédiaire, spécialisé dans la prise en charge du processus de prêt, a accusé au premier trimestre une baisse de 30% de son activité.
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Business Angels : Audencia et Sowefund lancent une académie de formation

Bien investir n’est pas inné, et dans ce domaine, apprendre de ses erreurs peut coûter cher. Audencia Business School et la plateforme d’investissement Sowefund — spécialiste des startups françaises — annoncent ce jeudi 16 mai la création de l’Académie des Business Angels. La première formation professionnelle dédiée à cette thématique aura lieu les 28 et 29 juin 2019. Le programme « Business Angels : Les fondamentaux ? » vise à transformer ses élèves en Business Angels avertis.

Le programme sera piloté par Benjamin Le Pendeven, co-directeur de la Chaire et professeur en financement de l’innovation et entrepreneuriat, avec l’intervention de Benjamin Wattinne, co-fondateur et Directeur Général de Sowefund. Des témoignages d’avocats et de différents professionnels du secteur agrémenteront également la formation, qui sera déclinée en plusieurs modules.

Apprendre à investir en capital dans des startups

Un Business Angel est un particulier qui soutient financièrement les jeunes entreprises, souvent par passion, mais aussi dans l’espoir de réaliser des plus-values conséquentes en repérant les futures pépites dès leur naissance. La formation « Business Angels : Les fondamentaux ? » permet de comprendre l’écosystème du financement de l’innovation et de développer les compétences nécessaire pour investir en capital dans les startups.

Au sein de la chaire « Finance pour l’innovation » créée en avril 2018 par Audencia — dont Sowefund est partenaire — cette formation permettra d’aborder les éléments fondamentaux de l’activité de Business Angel, de l’analyse à l’aspect juridique jusqu’au suivi de l’investissement, avec un contenu au plus près des acteurs du terrain, en capitalisant sur le savoir-faire et l’expérience académique et pratique des différents intervenants.

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Blockchain : la finance confirme son intérêt pour les « security tokens »

L’Association Française de la Gestion Financière (AFG), l’Association française des marchés financiers (AMAFI), l’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) et la French Digital Asset Association (FD2A), publient ce jeudi 16 mai un rapport sur les « security tokens » (en anglais) c'est-à-dire en français les « jetons financiers assimilables à des instruments financiers ». Ce rapport synthétise les retours à un questionnaire diffusé en février 2019 en partenariat avec Gide 255, PwC, ConsenSys et Woorton.

Objectif, mesurer l’appétence du marché pour ce type d’actifs numériques et évaluer les attentes des professionnels. Plus de dix ans après la création de la première blockchain (Bitcoin), le recours à ce type de protocole informatique continue de faire naître de nouvelles applications. Le domaine bancaire et financier n’y fait pas exception. Parmi les cas d’usage, le recours à des « security tokens » est de plus en plus évoqué.

Un besoin de clarifier la réglementation applicable

Le rapport publié s'appuie sur un volume significatif de réponses obtenues au questionnaire diffusé (148 réponses reçues). Elles proviennent d'acteurs spécialisés dans la blockchain, ou bien issus de secteurs multiples, dont le domaine bancaire et financier traditionnel. Elles confirment l'intérêt des professionnels de la finance pour développer des activités variées autour des jetons financiers, dont l'émission de titres et la fourniture de services.

Dans le détail, 96 répondants affirment leur intérêt pour les « security tokens ». Le recours aux « security tokens » fait encore face à différents enjeux. En particulier, des clarifications sur les exigences réglementaires et juridiques applicables et leurs mises en œuvre sont jugées nécessaires pour 82 % des répondants à cette question. Les répondants confirment ainsi l'intuition à l'origine de cette initiative, et le besoin de poursuivre les travaux initiés récemment en la matière au niveau européen.

Régulateurs et marchés se penchent sur la question

Les régulateurs prudentiels et des marchés financiers s’intéressent d'ailleurs de près à cette question. L'Union européenne et certains de ses États membres semblent même vouloir se positionner sur ce terrain porteur et construire les bases juridiques nécessaires à son développement. Il était donc essentiel d’interroger les parties prenantes du marché sur les « security tokens », les opportunités qu’ils offrent, ainsi que les limites à leur développement.

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Marchés : quelles perspectives pour le second semestre ?

Mabrouk Chetouane
Les marchés boursiers ont connu un premier semestre agité, marqué par l’augmentation de la volatilité, le retour du risque politique et l’apparition de nouvelles tensions commerciales. À quoi faut-il désormais s’attendre pour le second semestre ?
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La politique monétaire américaine reste assez accommodante

Les taux réels de la Fed ont peu évolué malgré 7 hausses de taux.
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