Assurance vie : au-delà des polémiques, 2019 une année en or

Philippe Crevel
La fin de l'année 2019 a été chahutée pour l'assurance vie, notamment en raison des craintes autour de l'avenir des fonds en euros. Le bilan reste cependant très positif. Quels sont les éléments ont entraîné ce résultat ? Le phénomène peut-il se prolonger en 2020 ? Philippe Crevel, président du Cercle de l'épargne, partage son analyse.
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Assurance vie : Boursorama confie 3 mandats de gestion ISR à Sycomore AM

Boursorama — banque en ligne filiale de la Société Générale — annonce ce jeudi 23 janvier le lancement de trois nouveaux mandats de gestion 100 % ISR dans son offre d'assurance vie. La banque signe un partenariat avec la société de gestion Sycomore AM, qui assure le pilotage de ces mandats. Dans ce cadre, Boursorama ouvre aussi l'accès à de nouveaux supports d’investissements en immobilier (OPCI et SCPI) et aux actions du CAC40.

Le contrat Boursorama Vie compte plus de 200 000 adhérents. Ce produit bénéficie de son modèle d’adhésion 100 % en ligne sans frais d'entrée, mais également de la variété des supports proposés : unités de compte (UC), mandats de gestion pilotée et fonds en euros. Face à un environnement de taux bas et une baisse tendancielle des rendements sur les fonds Euros, les épargnants peuvent diversifier leurs investissements.

Trois nouveaux mandats ISR

Sycomore AM est un des pionniers en France de l’Investissement Socialement Responsable (ISR). La société de gestion a signé en 2010 des PRI de l'ONU. Elle est aussi membre du Groupement Climate Change 100+ et de l’Institutional Investors on Climate Change (IIGCC). Depuis des années, Sycomore AM applique des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour sélectionner ses investissements.

Dans le cadre de la nouvelle Gestion Pilotée de Boursorama Vie, Sycomore AM s’engage à ce que 100 % des fonds sélectionnés au sein des 3 nouveaux mandats (défensif, équilibré et dynamique) bénéficient du Label ISR (321 fonds éligibles à date). La société entend ainsi poursuivre l’objectif de développer une économie durable et inclusive, tout en générant une création de valeur pérenne pour l’ensemble des parties prenantes.

L'immobilier pour diversifier

Boursorama élargit sa gamme de supports d’investissements, afin d'offrir à ses clients davantage d'opportunités de diversification. Désormais, le contrat Boursorama Vie donne notamment accès à 2 nouveaux OPCI (Sofidy Pierre Europe et Swiss Life Dynapierre), toujours accessibles 100 % en ligne. C'est aussi le cas de la SCPI Multimmo. D'ici quelques semaines, Boursorama Vie ouvrira l'accès aux actions du CAC40 à partir de 500€ d’investissement.

Les clients adhérents au contrat Boursorama Vie disposeront ainsi d’une gamme complète de plus de 400 supports répondants aux grandes thématiques d’investissement disponibles 100 % en ligne. La liste complète contiendra 327 OPC, 37 ETF, actions du CAC40, 3 OPCI et 2 fonds euros.

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Epargne retraite : une préoccupation pour 71 % des Français

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mercredi 22 janvier les résultats de son étude annuelle sur les attitudes et opinions des épargnants à l'égard des placements. Cette troisième édition du baromètre de l’épargne et de l’investissement, issue d’une enquête menée en septembre-octobre 2019 par l’institut Audirep auprès d’un échantillon de 1 200 personnes représentatif de la population française.

Il en ressort que l’épargne retraite constitue l’une des priorités des Français qui mettent de l’argent de côté. L’immobilier est privilégié, l’intérêt pour les placements en actions reste limité :

  • 71 % des Français interrogés placent parmi leurs priorités d’épargne l’objectif de « disposer d’un capital en vue de la retraite, pour avoir suffisamment d’argent tout au long de votre retraite » et 38 % la qualifient de « préoccupation forte ». La première préoccupation reste de « faire face à d’éventuelles dépenses imprévues » ;
  • 53 % des actifs déclarent mettre de l’argent de côté en préparation de la retraite, contre 48 % en 2017. Seulement un actif sur cinq (21 %) le fait régulièrement (dont 86 % tous les mois) ;
  • 70 % des Français qui ne mettent jamais ou quasiment jamais d’argent de côté pour la retraite précisent ne pas le faire « par contrainte, faute de moyens suffisants ». Seuls 26 % le font par choix personnel.

Le montant moyen épargné par les Français en préparation de leur retraite s’élève à 2 300 euros par an, soit 100 euros de plus que l’année précédente.

L’immobilier, placement préféré des Français

La moitié des actifs pensent que leur épargne ne sera pas suffisante pour la retraite, tandis que 23 % considèrent qu’elle sera « suffisante », une proportion en hausse (19 % en 2018). Cependant, près d’un actif sur deux (48 %) reconnaît n’avoir « aucune idée du montant d’épargne nécessaire » pour constituer un complément de revenus suffisant pour sa retraite.

Interrogés sur le placement considéré comme « le plus adapté pour placer son épargne sur le long terme, à 15-20 ans, pour la retraite par exemple », les Français répondent en premier lieu l’immobilier, puis l’épargne salariale et l’assurance vie en euros. Les placements investis en Bourse — actions, obligations, fonds, etc. — recueillent une bonne note (entre 7 et 10 sur 10) auprès de 29 % des personnes sondées.

D'une façon générale, la confiance dans les placements en actions a baissé entre 2018 et 2019 (respectivement de 21 % à 27 %), comme le montre la nouvelle édition de la Lettre de l’observatoire de l’épargne publiée le même jour. Seul un Français sur cinq ( c'est-à-dire 19 % en 2019) envisage un investissement en actions dans les 12 prochains mois. 

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Livret A au plus bas : les clés pour diversifier ses placements

Laurent Schwartz
Le recul du taux de rémunération du Livret A en 2020 incite les épargnants français à diversifier leur patrimoine financier. Quels actifs privilégier pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? Dans quelle mesure l'investissement dans l'or est-il pertinent ? Les explications de Laurent Schwartz, Directeur de Comptoir National de l'Or.
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Economie bas-carbone : Sanso IS signe un partenariat avec EcoTree

Sanso Investment Solutions (IS) — société de gestion — annonce ce vendredi 24 janvier un partenariat stratégique avec la startup EcoTree, qui est spécialisée dans le renouvellement et la gestion durable des forêts françaises. Objectif de cet accord, proposer aux clients de contribuer à des puits carbone à travers leurs investissements.

Le lancement de cette offre s’inscrit dans la politique ISR globale de Sanso IS. Pour mémoire, cette politique a pour objectif d’accompagner les clients — notamment institutionnels — dans le cadre de leurs obligations qui découlent de la loi sur la transition énergétique (article 173-VI) et sur les engagements pris lors de l’Accord de Paris, afin de contenir le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2 °C ».

Une démarche en trois étapes

L’urgence climatique impose d’utiliser l’ensemble des outils disponibles. Dans ce contexte, la démarche de Sanso IS se résume en 3 points :

  • Le calcul des émissions de gaz à effet de serre des portefeuilles gérés ;
  • La recherche de réduction de ces émissions ;
  • Le financement de la transition grâce à l’acquisition de crédits carbone et le développement de projets de contribution à des puits carbone (réduction d’émissions ou séquestration de carbone).

L'empreinte carbone de l'épargne

Sanso IS s’appuiera sur l’expertise forestière d’EcoTree, qui consiste à récompenser la conscience éco-responsable à travers des solutions innovantes d’investissement dans la plantation d’arbres en France. Ces projets forestiers se référeront à une méthodes approuvée par le ministère de la Transition écologique et solidaire afin de bénéficier à terme du Label bas-Carbone.

Ils feront également l’objet d’une vérification par un tiers indépendant (Bureau Veritas). Sanso IS propose par l’intermédiaire d’EcoTree de contribuer à la création de puits carbone équivalents à tout ou partie des émissions de CO2 calculées pour les fonds de sa gamme. Sanso IS offre ainsi à ses clients une solution clé en main et locale pour limiter l’empreinte carbone générée par leur épargne.

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CBRE Design & Project nomme un Directeur Général

CBRE — spécialiste mondial du conseil en immobilier d’entreprise — annonce ce mercredi 22 janvier la nomination d'un Directeur Général de CBRE Design & Project. Thibaud Bourdon (39 ans) occupera ce poste aux côtés de Norbert Pulin, Directeur Général. Ensemble, ils développeront et piloteront l’activité de Design & Project. Avec cette nomination, CBRE renforce son activité de montage, conception et réalisation de projets.

Thibaud Bourdon sera notamment chargé de développer l’activité de Design & Project auprès des investisseurs, sur leurs opérations de développement, redéveloppement, conversion et acquisition. Il aura déploiera également l’activité de Design & Project sur les secteurs de la logistique, du résidentiel et du commerce. Il supervisera les activités de conseil, de project management et du digital de Design & Project.

Focus sur le parcours de Thibaud Bourdon

CBRE Design & Project nomme un Directeur Général
Thibaud Bourdon

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris, Thibaud Bourdon est MRICS. En 2003, il débute sa carrière en tant que chef de projets au sein de la Shopping Center Company (SCC). Chez Altarea Cogedim, il dirige pendant 10 ans les projets de création de centres commerciaux et de bureaux, en tant que responsable puis directeur de programmes. En 2011, il devient asset manager.

En 2015, il rejoint CBRE en tant que Directeur du développement de CBRE Project. Il prend ensuite la direction du département Conseil de CBRE Design & Project puis d’en être nommé Directeur général adjoint en 2019. L’équipe Design & Project de CBRE compte aujourd’hui 115 collaborateurs, et intervient chaque année sur plus de 350 projets.

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2019 : la belle année du Livret A malgré une chute en décembre

Philippe Crevel
Le succès du Livret A ne s'est pas démenti en 2019. Malgré une chute en décembre dernier, ce produit d'épargne très populaire chez les Français enregistre une belle année de collecte. Les explications de Philippe Crevel, président du Cercle de l'épargne.
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PERO : Aviva France lance son plan d’épargne retraite entreprise obligatoire

L'assureur Aviva France annonce ce mardi 22 janvier le lancement de son plan d'épargne retraite entreprise obligatoire (PERO) Aviva Retraite Plurielle Entreprise. Ce produit d’épargne retraite collective est disponible pour l'ensemble ses clients professionnels depuis le 17 janvier 2020. D'après le sondage Aviva France/Deloitte publié en novembre dernier, 63 % des Français se disent préoccupés par leur niveau de revenus une fois à la retraite.

« Plus de 50 % des Français se déclarent intéressés par des placements sur des supports d’investissements socialement responsables. En tant qu’acteur majeur de l’assurance et de la retraite privée en France, il est de notre rôle de leur permettre de disposer de solutions pérennes et durables », déclare Arthur Chabrol, Directeur Général Délégué d’Aviva France et Directeur de l’Expertise Technique Vie.

3 modes de gestion financière

Le PERO s'adresse à l’ensemble des salariés d’une entreprise, ou encore à une ou plusieurs catégories de salariés. Il a vocation à remplacer les régimes de retraite supplémentaires à cotisations définie et s’adresse à toute entreprise ayant au moins 1 salarié ou un mandataire social. Il offre aux épargnants un supplément de pension pour leur retraite et vient compléter le produit d’épargne retraite individuelle (PERIN). Pour ce produit, Aviva France propose 3 modes de gestion financière : 

  • La Gestion Évolutive, mode de gestion préconisé par les pouvoirs publics dans le cadre de la loi PACTE, pour sécuriser automatiquement l’épargne à l’approche de la retraite ;
  • La Gestion Sous Mandat, pour déléguer le pilotage de l’épargne et bénéficier d’une gestion active conseillée soit par Aviva Investors France avec une version ISR de la Gestion Sous Mandat, soit par Rothschild & Co Asset Management Europe ;
  • La Gestion Libre permettant l’accès à plus de 80 supports dont ceux de la gamme Aviva Vie Solutions Durables, pour une gestion autonome de l’épargne.

Aviva Retraite Plurielle Entreprise propose dès l’adhésion des arbitrages gratuits et illimités, ainsi qu’un fractionnement mensuel via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) à compter d’avril 2020. « Après le lancement de notre PER individuel en novembre dernier, qui compte dorénavant plus de 10 000 affaires nouvelles, nous proposons aujourd’hui avec nos distributeurs un produit PERO qui va au-delà des dispositions prévues par la loi PACTE avec l’intégration d’une large gamme de supports disposant du label Investissement Socialement Responsable (ISR). », conclut Arthur Chabrol.

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Livret A : baisse du taux à 0,5 % et changement de paradigme

Philippe Crevel
Le Gouvernement a décidé d’abaisser le taux du Livret A de 0,75 % à 0,5 % ce qui constitue un nouveau plus bas historique. Après deux années de gel, cette diminution est la conséquence de l’application de la nouvelle formule instituée en 2018. Elle s’inscrit dans une volonté de normalisation du Livret A et dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas.
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Assurance vie : Suravenir lance des mandats d’arbitrage thématiques

Suravenir —  filiale d’assurance vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa — annonce ce mardi 14 janvier enrichir son contrat d’assurance vie grand public destiné aux clients des réseaux bancaires du Crédit Mutuel Arkéa. NaviG’Options inclut une gamme thématique de mandats d’arbitrage au sein de sa gestion déléguée. Cette offre est disponible dans les agences des Fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-Ouest.

Deux modes de gestion

Le contrat d'assurance vie NaviG’Options permet aux clients de profiter d’un service de gestion déléguée et d’une gestion autonome. Le service de gestion déléguée consiste à déléguer la gestion de son épargne à des experts à partir de seulement 300 euros investis, sans frais de versement. La gestion déléguée propose désormais 2 gammes de gestion déléguée :

  • la gamme générique, gérée par Federal Finance ;
  • la nouvelle gamme thématique, gérée par Federal Finance Gestion, Primonial REIM ou Yomoni AM selon le profil choisi.

La gestion autonome permet de choisir les supports d’investissement du contrat, avec des opportunités de supports à commercialisation limitée.

3 profils en gestion déléguée

La nouvelle gamme thématique propose 3 profils, qui se positionnent sur une échelle de risque. L’indice sur cette échelle est l’Indicateur Synthétique de Risque et de Performance (ou SRRI), indice basé de façon standard sur la volatilité sur 5 ans des fonds investis au sein des profils. Il est compris entre 1 (risque le moins élevé) et 7 (risque le plus élevé). Le client opte ainsi pour le thème qui reflète ses convictions d’investissement.

  • Conviction Développement Durable (société de gestion : Federal Finance Gestion) : ce profil vise prend en compte des critères de développement durable et vise à financer une économie responsable, à maîtriser l’exposition aux risques grâce à la prise en compte de critères Environnement, Sociétaux et de Gouvernance (ESG) dans la sélection de fonds et à combiner recherche de performance et sélection d’actifs responsables. Echelle de risque : 1 à 4
  • Conviction Immobilier (société de gestion : Primonial REIM) : ce profil Conviction Immobilier propose une exposition diversifiée aux marchés immobiliers français et européens. Il vise à délivrer une performance régulière issue principalement des revenus immobiliers, en contrepartie d’un risque de liquidité suivi par la société de gestion. Echelle de risque : 2 à 4
  • Conviction Pays Emergents (société de gestion : Yomoni AM) : ce profil Conviction Pays Emergents offre une exposition à la thématique du développement des économies des pays émergents. Il vise à bénéficier d’une grande diversification à la fois internationale (toutes zones émergentes) et par classe d’actifs (actions et obligations), qui permet de limiter le niveau de risque global. Echelle de risque : 4 à 6

« Cette nouvelle gamme thématique rend concret l’investissement des clients et donne ainsi du sens à leur épargne. Je suis plus que jamais convaincu que la gestion déléguée fera le succès de l’assurance vie de demain », déclare Bernard Le Bras, Président du Directoire de Suravenir.

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2020 : les investisseurs affichent leur optimisme, d’après une enquête UBS

UBS Global Wealth Management (GWM) — filiale d'UBS, société de services financiers — publie ce vendredi 24 janvier sa nouvelle enquête trimestrielle sur la confiance des investisseurs. Ceux-ci ont une vision plus optimiste en ce début 2020. En effet, le niveau des liquidités décline et les inquiétudes suscitées par la situation politique nationale sont moins prégnantes.

L'enquête a été menée entre le 19 décembre et le 12 janvier derniers, auprès de plus de 4 800 investisseurs dotés d'un patrimoine d’une valeur minimale de 1 million de dollars américains (USD) ou affichant un chiffre d'affaires d'au moins 250 000 USD et employant au moins un salarié autre qu’eux-mêmes sur 19 marchés.

Optimismes régionaux

Selon cette enquête, 67 % des personnes interrogées se disent optimistes quant à l'économie de leur région, contre 61 % lors de celle réalisée trois mois auparavant. 60 % expriment leur optimisme concernant l'économie mondiale, contre 53 % auparavant.

65 % se montrent optimistes à l’égard des marchés boursiers de leur région (contre 56 %). Le niveau des liquidités passe de 27 % des portefeuilles à 25 %. En France, l'allocation en espèces est à un niveau plus bas comparé aux autres régions. Seuls 16 % des portefeuilles français sont en espèces, comparé à 30 % en Asie et 21 % aux États-Unis.

Après les performances de l'an dernier, les investisseurs ont des attentes élevées pour 2020. 94 % prévoient des performances positives et 44 % tablent sur des rendements à deux chiffres. Cette évolution fait suite à une année durant laquelle seules 5 % des personnes interrogées ont enregistré des performances négatives et 53 % des performances à deux chiffres.

Après l'accord commercial

C'est aux États-Unis que la confiance a le plus progressé. 68% des Américains interrogés se déclarent optimistes quant à l'économie de leur propre région, contre 55 % lors de l'enquête précédente. 64% expriment leur optimisme en ce qui concerne les marchés boursiers de leur région, contre 50 % trois mois auparavant.

Les investisseurs asiatiques affichent aussi une plus grande confiance. Ils enregistrent la deuxième meilleure progression.  Ils sont les plus optimistes dans l'ensemble. Plus de 70 % d'entre eux se disent confiants à la fois vis-à-vis de leur propre économie et des marchés boursiers. L'amélioration aux États-Unis et en Asie suit l'apaisement des tensions sino-américaines. Les investisseurs se sont enthousiasmés à l'égard des marchés émergents.

43 % citent la croissance des marchés émergents comme motif d'optimisme pour les marchés actions, ce qui en fait le facteur le plus souvent cité. 42 % citent la politique de leur pays parmi leurs principales préoccupations, contre 47 % lors de l'enquête précédente. Pour autant, 67 % des entrepreneurs anticipent un niveau de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine au moins identique ces 5 prochaines années.

Quid du portefeuille d'UBS GWM ?

Le moral des investisseurs s'est avéré conforme au positionnement actuel du portefeuille d'UBS GWM. Le Centre des investissements d'UBS GWM opte pour une surpondération des actions en général — et des actions des marchés émergents en particulier — ainsi que pour une surpondération de la Chine parmi les actions des marchés émergents.

« Quasiment tous les investisseurs ont fait état de performances positives de leurs portefeuilles en 2019 et continué d'exprimer de fortes attentes pour 2020. L'optimisme à l'égard de l'économie et du marché boursier continue de grandir, mais les événements géopolitiques pourraient venir le tempérer à tout moment », déclare Paula Polito, vice-président de la division UBS Global Wealth Management.

Ces zones plus optimistes...

Les préoccupations relatives à la politique intérieure restent les plus vives aux États-Unis, où 55 % des personnes interrogées les considèrent comme une question majeure. Néanmoins, l'optimisme des entrepreneurs et des investisseurs s'est nettement amélioré. 75 % des entrepreneurs américains se disent optimistes quant à l'économie de leur région, 37 % d’entre eux ayant l’intention de recruter, contre 31 % il y a trois mois.

En Europe, l'optimisme des investisseurs a également rebondi début 2020. 57 % font preuve d’optimisme vis-à-vis du marché boursier de leur région, contre 50 % lors de l'enquête précédente. La proportion des optimistes sur les perspectives de l'économie régionale passe de 56 % à 58 %, et de 67 % à 72 % pour les entrepreneurs. À l'instar des États-Unis, les Européens placent la politique de leur pays au premier rang de leurs préoccupations (42 %).

Le regain d'optimisme des investisseurs asiatiques se retrouve chez les entrepreneurs. 72 % des entrepreneurs asiatiques se disent optimistes à l'égard de leur région, contre 68 % précédemment. 37 % prévoient d'embaucher, contre 32 % auparavant. Leurs principales préoccupations sont liées à l'inflation : hausse des coûts de la main-d'œuvre et du coût des matériaux. En revanche, pour les investisseurs asiatiques, la principale préoccupation reste le conflit commercial mondial.

...et ces zones plus prudentes

Plus prudente, la majorité des investisseurs suisses (58 %) se montre toutefois optimiste vis-à-vis des marchés locaux (60 % lors de l'enquête précédente). Le pourcentage d'entrepreneurs optimistes sur les perspectives économiques de leur région passe de 54 % à 58 %, même si la part de ceux qui envisagent de recruter est passée de 44 % à 42 %. La principale préoccupation des investisseurs suisses est la hausse des coûts liés à la santé, quand celle des entrepreneurs suisses est la réglementation.

Les investisseurs d'Amérique latine sont plus prudents depuis l'enquête précédente, la situation économique continuant à se dégrader, en particulier en Argentine. 60 % d'entre eux expriment leur optimisme à l'égard des marchés boursiers de leur région, mais ce chiffre est en baisse par rapport aux 64 % enregistrés il y a trois mois. Néanmoins, le pourcentage d'entrepreneurs envisageant de recruter est passé de 31 % à 38 %, ce qui correspond à la moyenne mondiale.

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Marché obligataire : Bpifrance entre sur le marché sterling

Bpifrance — organisme français de financement et de développement des entreprises — annonce avoir réalisé ce jeudi 23 janvier une réalisé le 23 janvier 2020 une émission obligataire de 250 millions de livres sterling de maturité juillet 2022, avec un coupon de 0,75 %. Il s’agit de la première opération de Bpifrance dans cette devise. L'opération répond à une très forte attente des investisseurs, notamment de banques centrales.

La transaction — notée Aa2 par Moody’s et AA par Fitch — a été réalisée par Bpifrance Financement qui bénéficie de la garantie de l’EPIC Bpifrance. NatWest Markets a été mandaté par Bpifrance en tant que chef de file. Cette opération a permis à l'institution d’emprunter sur une maturité courte, une option inaccessible sur le marché euro à cause des taux. Après couverture, l'opération contribue à abaisser le prix moyen du panier de ressources.

Reconnaissance à l'international

La transaction a été très largement sursouscrite. Bpifrance a élargi son panel d’investisseurs internationaux : environ 34 % de la transaction a été placée au Royaume-Uni, 28 % dans les pays nordiques, 24 % au Moyen-Orient et en Afrique et 10 % en Asie. En termes de répartition par type d’investisseur, la signature Bpifrance profite d’une forte base de banques centrales et institutions officielles (42 %) et de gestionnaires d’actifs (31 %).

Ce succès témoigne de la reconnaissance à l’international de la signature Bpifrance. La banque d'investissement publique est parvenue à susciter une demande soutenue sur un marché de niche. Elle a également atteint des niveaux de financement similaires au marché euro. Bpifrance a clôturé son émission à un spread de 39 bps au-dessus du Gilt, ce qui correspond à un spread de 26,5 bps au-dessus du rendement de l’OAT interpolée.

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Crédit : retour des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis

Christian Scherrmann
Ces derniers mois, nous observons certaines tendances inquiétantes dans les taux de défaillance relatifs aux prêts liés aux cartes de crédit. Comment comprendre ce retour en force des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis ? Faut-il y voir les germes d'une prochaine crise des subprimes ? Christian Scherrmann, économiste pour les États-Unis chez DWS, partage son analyse.
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Assurance vie : 2020 sera l’année du capital-investissement

Bertrand Tourmente
Après une année 2019 marquée par des performances sur les marchés actions, les épargnants vont devoir se montrer plus sélectifs et optimiser la diversification de leurs placements. Le maintien des taux d’intérêts à des niveaux historiquement bas, voire négatifs, milite pour rester à l’écart des produits obligataires. A l’inverse, la récente Loi PACTE devrait permettre au non-coté de prendre une place croissante dans l’assurance vie des Français. Tour d’horizon des placements à privilégier et à éviter en 2020.
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