Grandes entreprises : les défaillances doivent-elles inquiéter les TPE-PME ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l'assurance-crédit pour les entreprises — a publié le 16 juillet dernier une note d'analyse (en anglais) sur la situation des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 50 M€) à travers le monde, suite à la crise économique liée au coronavirus. D'après Euler Hermes, le nombre de défaillances de grandes entreprises a très significativement augmenté dans le monde au T2 2020.

Décalages d'un secteur à l'autre

Le spécialiste de l’assurance-crédit relève 147 défaillances de grandes entreprises dans le monde au T2 2020, soit 73 cas de plus qu’au T2 2019 (+ 99 %). Le chiffre d’affaires cumulé des grandes entreprises défaillantes au T2 2020 atteint quant à lui, 106,9 Mds€ à l'échelle mondiale, soit une hausse de + 138 % par rapport au T2 2019. La majeure partie de la vague de défaillances n’arrivera qu’au S2 2020 en France et dans le monde, mais pour les grandes entreprises, elle est visiblement déjà arrivée.

« Certains secteurs sont plus directement exposés à la crise Covid-19, et l’ont donc subi bien plus fortement. Mais plus généralement, le choc d’activité lié à la crise a joué — et continue de jouer — un rôle d’accélérateur des fragilités structurelles de bon nombre de grandes entreprises. Et malheureusement, les mesures temporaires de soutien mises en place par les autorités ne sont pas suffisantes pour empêcher leur défaillance », explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles d’Euler Hermes.

Quels secteurs sont les plus affectés ?

La distribution occupe la première place, avec 37 défaillances relevées au T2 2020 (+28 cas par rapport au T2 2019). Suivent les services (24 cas au T2 2020, +17 par rapport au T2 2019), l’automobile (13 cas, +12) et l’énergie (17 cas, +8). Côté régions, les plus affectées par cette tendance sont l’Amérique du Nord (52 cas, +36) et l’Europe de l’Ouest (64 cas, +33). La tendance observée à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans ces secteurs et régions, a-t-elle de quoi faire trembler les TPE et PME ?

« Derrière cette résurgence des défaillances de grandes entreprises se cache le risque d’effet domino. Les plus petits fournisseurs sont souvent dépendants de quelques gros clients, et ils pourraient rapidement être affectés par les difficultés de leurs principaux partenaires commerciaux. Dans un contexte où la trésorerie de très nombreuses entreprises est sous pression, un seul incident de paiement pourrait fragiliser les plus petites structures. De quoi déclencher un scénario de défaillances en chaine, et un nouveau renforcement du risque d’impayés », précise Maxime Lemerle.

Et la France dans tout ça ?

Sur les 147 défaillances de grandes entreprises relevées à l’échelle mondiale au T2 2020, 20 proviennent de France. Une part conséquente (14 % du total), d’autant qu’il s’agit là aussi d’un chiffre en croissance. Euler Hermes relève 16 défaillances de grandes entreprises de plus au T2 2020 qu’au T2 2019. Le chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises défaillantes au T2 2020 est également en croissance : il atteint 4,4 Mds€, contre moins de 650 M€ au T2 2019.

Au niveau sectoriel, la distribution occupe également la première place en France, avec 8 défaillances de grandes entreprises au T2 2020. Suivent les services (7 cas) puis l’automobile (2 cas) et les équipements ménagers (2 cas). Pour rappel, Euler Hermes estime qu’au global, entre 2019 et 2021, les défaillances d’entreprises devraient croître de + 35 % à l’échelle mondiale et de + 25 % en France.

Lire (4 min.)

Assurance vie : Hedios lance H Performance 32

Hedios Patrimoine — spécialiste des placements structurés — annonce ce vendredi 31 juillet le lancement de H Performance 32. Dans le cadre du contrat d’assurance vie Hedios Life Suravenir, ce placement en gestion passive vise une rémunération de 14 % par an — hors frais liés au cadre d’investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité.

Jusqu'au 30 septembre 2020

Le produit inclut une possibilité de remboursement anticipé automatique tous les ans, dès lors que l'indice de référence « S&P Euro 50 Equal Weight Synthetic 5 % Price » affiche une hausse de 5 % minimum par rapport à son niveau initial. Les rendements des fonds en euros devraient continuer leur baisse en 2020. Une meilleure rémunération passe par une prise de risque.

En l'absence de remboursement anticipé, le capital est protégé au terme de la durée maximale de 12 ans, jusqu'à 30 % de baisse de l'indice de référence. Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au mercredi 30 septembre 2020, avec un montant minimal de 1 000 euros. Les enveloppes étant limitées, la commercialisation peut cesser à tout moment et sans préavis.

Focus sur les Gammes H

En 2009, Hedios créée les Gammes H. Au 31 juillet 2020, le gérant a déjà remboursé 51 supports sur 87. La moyenne de rémunération atteint 8,71 % par an — hors frais liés au cadre d'investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité — pour une durée moyenne de 2 ans. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les supports Gammes H non encore remboursés conservent un risque de
perte en capital en cours de vie et à leur échéance, tout en bénéficiant d'un remboursement du capital à l'échéance en cas de baisse limitée de leur indice de référence. H Performance 32 n’est donc garanti ni en capital ni en cours de vie ni à l’échéance.

Lire (2 min.)

Tourisme : Bruno Le Maire lance les « PGE saison » à partir du 5 août 2020

Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) « saison » — composante centrale du Plan tourisme annoncé par le Gouvernement le 14 mai dernier — sera disponible auprès des réseaux bancaires dès le 5 août prochain. Ce PGE saison capitalise sur toutes les forces du PGE classique : une distribution simple, de proximité, et donc massive.

S'adapter à l'activité saisonnière

Objectif, offrir aux professionnels des conditions plus favorables afin de répondre aux besoins d'une activité saisonnière. Le PGE saison est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée aux mesures sanitaires.

Dans le cas général, le plafond d'un PGE est fixé à 25 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos — ou 2 ans de masse salariale lorsqu’il s’agit d’une entreprise innovante ou de moins d’un an. Le PGE saison permet, pour une même entreprise, de lui substituer un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos. 

Besoins de trésorerie pris en charge

A titre d’exemple, le plafond maximum de PGE pour une entreprise très saisonnière appartenant au secteur de l’hôtellerie — telle qu’un camping, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur 3 mois — passera de 25 % à 80 % de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Les entreprises concernées et leurs banques pourront ainsi ajuster l’apport de financement, afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au recul d’activité.

« Le PGE saison vient renforcer le prêt garanti par l’Etat pour les entreprises et professionnels dont l’activité est saisonnière, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie ou du tourisme. Ces secteurs durement touchés par la crise bénéficieront d’un appui en trésorerie renforcé, adapté à leurs besoins. L’Etat a répondu présent dès le premier jour de la crise ; il continuera d’accompagner les secteurs en difficulté », déclare Bruno Le Maire.

Lire (2 min.)

Assurance vie : faut-il investir dans un contexte de marché volatil ?

Philippe Lauzeral
Il n'est pas évident pour les épargnants de savoir vers quels placements financiers ils peuvent se tourner. La crise sanitaire a rebattu les cartes, et l’avenir incertain n’aide pas à se faire des convictions. Pourquoi le contexte est-il propice à l’ouverture d’un contrat d’assurance vie ou au reversement d’un contrat existant ? Eléments de réponse avec Philippe Lauzeral, Directeur Général Délégué de Stellium.
Lire (4 min.)

ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

Lire (1 min.)

Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

Lire (5 min.)

Courtage en crédit : crise sanitaire, le monde d’après

Plus de deux mois après le déconfinement, Eloa — plateforme collaborative de distribution de crédits et assurances B2B2C — a souhaité comprendre comment les courtiers IOBSP et MIOBSP ont géré la crise sanitaire. La plateforme publie ce jeudi 30 juillet les résultats de sa dernière étude.

Eloa s’est intéressée aux problématiques rencontrées ainsi qu’à leurs conséquences réelles et effectives. L’objectif de cette étude consiste à identifier les nouveaux besoins des courtiers IOBSP et MIOBSP pour appréhender l’évolution future du courtage en crédit.

Métier de courtier, une activité aux multiples services

Une clientèle exigeante, un contexte économique incertain, les courtiers IOBSP et MIOBSP doivent diversifier leur activité. Désormais le cœur de métier des sondés ne repose plus sur un seul et unique service.

Si le crédit immobilier apparaît comme le produit incontournable pour 100 % des sondés, 32 % s’orientent aussi vers le rachat de crédits et 36 % vers la renégociation de crédits.

Mais ce n’est pas tout, parmi les courtiers ayant répondu à l'enquête 72 % proposent des services additionnels, dans 97 % des cas il s’agit de l’assurance emprunteur et dans 35 % des cas du crédit consommation.

Courtiers, comment acquérir de nouveaux prospects

Pour pérenniser et développer leur activité, l’objectif principal des professionnels est d’accroître leur portefeuille clients. Les courtiers n’échappent pas à cette règle et sont 98 % à bénéficier des recommandations de leurs clients pour acquérir de nouveaux prospects.

Mais ils ne s’arrêtent pas là et multiplient les stratégies pour obtenir des leads : 4 % des répondants utilisent la prospection téléphonique, 30 % la prospection terrain, 38 % leur site internet, 9 % l’emailing et 83 % ont recours à un réseau d’apporteurs d’affaires.

Si la taille et la notoriété de la structure auront un impact sur le nombre de dossiers traités, la mise en place de ces différentes actions commerciales influencera le développement de l’entreprise. De ce fait, la quantité moyenne de projets réalisés est assez hétérogène selon les courtiers. Chaque mois, 21 % des sondés traitent en moyenne entre une et cinq demandes, 40 % entre cinq et dix, et 38 % plus de dix.

Baisse d’activité pendant le confinement

Comme on pouvait l’imaginer pendant le confinement la majorité des courtiers (60 %) ont vu leur activité ralentir ou même parfois s’arrêter (30 %). Non sans conséquence puisque 43 % ont connu le chômage partiel et 62 % estiment devoir faire face à des problèmes de trésorerie dans les mois à venir.

Seulement 10 % des répondants sortent du lot et considèrent ne pas avoir été impactés par la crise sanitaire. Cela leur a été bénéfique puisque 74 % d’entre eux ont eu l’opportunité de traiter de nouveaux dossiers. Pendant ces deux mois de confinement, les Français ont eu le temps de se consacrer à leurs projets personnels et ont commencé à entreprendre des démarches.

Relation client et manque d’outils digitaux

Les mesures de distanciation sociale ont obligé les courtiers poursuivant leur activité à repenser leurs interactions. Pour entretenir la relation client, ils n’ont pas eu le choix de renouer avec la relation à distance et mobiliser différents canaux de communication. L’ensemble des sondés affirment avoir eu recours aux emails, 87 % aux rendez-vous téléphoniques, 52 % aux conversations en visio et 19 % aux dossiers papiers.

Nous nous apercevons que seulement 13 % ont pu proposer une véritable expérience digitale à leurs clients, par le biais d’une plateforme intégrée. La transformation digitale des services financiers est en marche, mais il reste encore un long chemin à parcourir. D’ailleurs, le manque d’outils digitaux s’est faire ressentir, puisque 29 % des courtiers ont rencontré des problèmes pour collecter les pièces justificatives et 40 % pour signer ces documents.

Seule la moitié des sondés a eu recours à la signature électronique, un outil qu’ils considèrent aujourd’hui comme indispensable pour gagner en productivité et réactivité. Cependant, ce ne sont pas les seuls freins auxquels ils ont dû faire face pour poursuivre les projets de leurs clients. 36 % des répondants ont eu du mal à accompagner leurs clients et apporter des conseils personnalisés.

Relation entravée entre courtiers et partenaires

Pendant le confinement, cette problématique fut accentuée pour 39 % des courtiers, pour qui la relation avec l’ensemble des partenaires nécessaires au projet de leurs clients (notaires, agents immobiliers, banquiers, etc.) n’a pu être maintenue.

Parmi les 61 % qui ont pu rester en contact avec leurs partenaires, 95 % ont décidé de privilégier les mails et les rendez-vous téléphoniques tandis que 35 % se sont tournés vers la conversation vidéo. Toutefois, 25 % d’entre eux jugent que la relation avec les établissements bancaires n’a pas été efficace. Ils estiment que le manque de réactivité et de disponibilité pour signer des documents a porté préjudice à la poursuite de leur activité.

Cependant, les difficultés connues par les courtiers IOBSP et MIOBSP n’émanent pas seulement des établissements bancaires. 62 % ont rencontré des complications suite à l’arrêt des visites immobilières, 46 % ont ressenti des difficultés pour transmettre les informations liées au dossier d’un client commun, 77 % pour suivre l’évolution de leurs dossiers et 85 % pour signer les actes authentiques.

Arrêt brutal de l’activité pour certains professionnels

Si certains courtiers ont pu continuer à exercer, on peut se demander pourquoi d’autres ont connu un ralentissement de leur activité ou ont été contraints de s’arrêter. Les raisons sont diverses et variées :

  • 57 % de leurs clients ont décidé de stopper ou reporter leur projet ;
  • 14 % des courtiers ont préféré préserver la trésorerie de l’entreprise.

Les sondés ont alors décidé d’optimiser leur temps. 79 % d’entre eux se sont concentrés sur la formation IOB obligatoire et se sont mis à jour dans leurs documents administratifs. Par ailleurs, 14 % ont anticipé la reprise de leur activité en effectuant de la prospection téléphonique.

Crise sanitaire, quel impact sur l’activité des courtiers ?

Face à la crise sanitaire, nombreux sont les courtiers à avoir été confrontés à d’importantes difficultés pour exercer leur activité et prévoient d’utiliser davantage d’outils digitaux. Pour optimiser leur activité, plus de la moitié des répondants estiment devoir se concentrer sur trois éléments clés :

  • La digitalisation de leurs parcours : dépôt de pièces, signature électronique, etc. ;
  • L’amélioration de la collaboration avec leurs réseaux d’apporteurs d’affaires et leurs partenaires bancaires ;
  • La diversification du chiffre d’affaires : assurance habitation, assurance emprunteur, crédit consommation, etc. ;

Face à ce constat, ils sont prêts à modifier leur façon de travailler. Dans les mois à venir, 74 % des répondants envisagent d’utiliser des outils digitaux pour entretenir leur relation client à distance, 83 % pour simplifier le traitement de leurs dossiers et 70 % pour collaborer avec leurs partenaires métiers. Toutefois, le présentiel reste un élément important pour 66 % des courtiers, puisqu’ils n’envisagent pas de réduire les rendez-vous physiques.

Lire (8 min.)

Assurances : Ardian acquiert le courtier Finaxy

Ardian — spécialiste mondial de l'investissement privé — annonce ce jeudi 30 juillet l’acquisition d’une participation majoritaire dans Finaxy, un courtier d'assurance français multi-spécialiste B2B et B2C. L'opération a été réalisée auprès d'Equistone Partners, un acteur majeur du capital-investissement en Europe sur le segment mid-market.

« Sur un secteur que nous connaissons bien, nous avons été convaincus par le positionnement de multi-spécialiste de Finaxy et par son potentiel de croissance organique à travers ses trois métiers. Sous le leadership d’Erick Berville, Finaxy a, en outre, participé avec succès à la consolidation d’un marché encore fragmenté et nous continuerons de soutenir et d’accélérer cette politique de croissances externes à ses côtés », déclare Alexis Lavaillote, Managing Director au sein de l'équipe Ardian Expansion.

Finaxy, stratégie de croissance

Fondé en 2009 sous la direction d’Erick Berville, Finaxy s’est hissé parmi les 10 premiers courtiers d'assurance en France à la suite de l’acquisition d’une participation majoritaire par Equistone en 2014. Positionné sur des produits de niche B2C et sur des expertises métier B2B, le groupe propose une troisième offre dédiée aux assureurs et aux bancassureurs.

Depuis sa création, le groupe connaît une forte croissance organique. Il mène également une stratégie active de croissances externes en France avec 27 acquisitions, dont deux en 2020. Actuellement, Ardian Expansion se concentre sur les entreprises en forte croissance, à la fois organique et par build-ups. Avec le soutien d’Ardian, Finaxy prévoit d’accélérer sa stratégie d’acquisitions et de renforcer sa position de courtier multi-spécialiste. 

Lire (2 min.)

EXCLUSIF / Contrôles fiscaux aux Etats-Unis : les causes et la stratégie à adopter

Marc Trost
Quelles sont les principales causes des contrôles fiscaux aux Etats-Unis ? A quelle fréquence se produisent-ils, et comment anticiper leur déroulement ? Les explications de Marc Trost, co-fondateur et associé d’Orbiss — cabinet d'experts-comptables spécialisés dans la croissance des entreprises aux USA — en exclusivité pour Le Courrier Financier.
Lire (6 min.)

Hôtel de Grenelle : l’Etat lance une consultation pour la conclusion d’un bail emphytéotique

La politique immobilière de l'Etat s'inscrit dans une nouvelle démarche de valorisation de son parc : trouver des alternatives à la cession, pour certains biens dont l’Etat n’a plus l’usage. C’est pourquoi la Direction de l’Immobilier de l’État a organisé un appel à candidatures en vue d’un bail emphytéotique concernant l'Hôtel de Grenelle à Paris (VIIe).

Pour rappel, le bail emphytéotique sera conclu pour une durée de 99 ans moyennant une redevance entièrement capitalisée payable par l'emphytéote en une fois à la signature de l'acte authentique. La date limite de réception des offres est fixée au 20 octobre 2020. Les visites sont prévues du 22 juin au 31 juillet 2020 et du 24 août au 11 septembre 2020, sur à l'adresse suivante : 113grenelle@bluebird-immobilier.com.

A proximité des Invalides

L’Hôtel de Grenelle est un ensemble immobilier de caractère construit au XIXe siècle au cœur du septième arrondissement de Paris, situé aux numéros 111-113 rue de Grenelle et 2 Cité Martignac. Il se compose de 2 bâtiments reliés entre eux :

  • le bâtiment en façade sur la rue de Grenelle, avec passage cocher et aile droite en retour d'équerre sur deux niveaux, élevé sur sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de quatre étages ;
  • le bâtiment sur cour à l’arrière, parallèle au premier bâtiment avec aile en retour d'équerre sur un niveau, élevé sur sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de trois étages.

Les deux constructions d'une surface de plancher totale de 2 774,39 m² sont ordonnées autour d’une cour pavée et d’un jardin arboré en fond de parcelle. L'hôtel de Grenelle se situe dans le quartier des Invalides, un emplacement idéal à proximité de l’Assemblée nationale et de différents ministères et ambassades.

Lire (2 min.)

PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

Lire (3 min.)

France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

Lire (2 min.)

Trésorerie d’entreprises : Covid-19, quel impact sur les délais de paiement ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l’assurance-crédit — publie ce lundi 27 juillet sa dernière étude sur les délais de paiement, les besoins en fonds de roulement (BFR) et les stocks des entreprises. La filiale du groupe Allianz y présente ses prévisions pour la France et à l’échelle mondiale. Le document (en anglais) établit l’impact de l’épidémie Covid-19 sur les trois indicateurs cités ci-dessus, et dresse la liste des secteurs les plus à risque.

Hausse des délais de paiement

L’épidémie Covid-19 met la trésorerie des entreprises sous pression. A l’échelle mondiale, le besoin en financement des entreprises, mesuré par le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), augmentera de cinq jours en 2020 pour s’établit à 74 jours. En valeur, cela représente un BFR de 8 000 Mds USD, soit une hausse de +140 Mds USD par rapport à 2019. Côté français, le BFR des entreprises croîtra en 2020 de trois jours, pour s’établir à 69 jours.

Les délais de paiement, mesurés par l’indicateur Days Sales Outstanding (DSO), augmenteront de deux jours à l’échelle mondiale en 2020, pour s’établir à 66 jours. Ils augmenteront à nouveau de deux jours en 2021, pour s’établir à 68 jours. Une hausse qui intervient alors que les délais de paiement s’étaient assouplis en 2018 et 2019.

D’ici fin 2021, les délais de paiement auront augmenté deux fois plus que lors de la crise financière de 2008, principalement du fait de l’épidémie Covid-19. En France, les délais de paiement croîtront aussi en 2020, de deux jours, et atteindront 72 jours. En France comme dans le monde, le risque d’impayés est élevé.

Quels secteurs en tension ?

Les stocks des entreprises, mesurés par l’indicateur Days Inventory Outstanding (DIO), augmenteront de trois jours à l’échelle mondiale en 2020, après une augmentation déjà constatée en 2019 de un jour. Les stocks des entreprises françaises, quant à eux, augmenteront également cette année d'un jour supplémentaire.

Les transports, l’automobile, le textile et la distribution non-alimentaire demeurent les secteurs les plus à risque sur l’année en cours à l’échelle mondiale. Ils subiront les tensions les plus fortes sur leurs niveaux de liquidités en 2020, avec une rentabilité en recul.

Faute du soutien des banques ou des investisseurs dans les mois à venir, les entreprises de ces secteurs pourraient se retrouver vite démunies. La métallurgie et la construction apparaissent également fragilisées au regard de leur situation de trésorerie déjà serrée. En revanche, les secteurs pharmaceutique et agroalimentaire apparaissent comme les moins exposés.

Lire (3 min.)

Direction de l’immobilier : l’Etat publie son rapport d’activité 2019

Le ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance publie ce mardi 28 juillet le rapport d'activité 2019 de la Direction de l'immobilier de l'Etat. Le patrimoine immobilier de l'Etat est exceptionnel par son ampleur — 97 millions de m2 bâtis, 191 000 bâtiments, 30 500 terrains — et sa diversité. Il comporte des bureaux, locaux d'enseignements, logements, casernes, monuments historiques, campus, espaces naturels, etc.

Sa gestion s’incarne dans la politique immobilière de l’Etat (PIE) pilotée par la direction de l'immobilier de l'Etat (DIE). Son objectif consiste à valoriser, entretenir et adapter ce parc immobilier aux besoins des services publics : maîtrise des dépenses publiques, transition énergétique et performance environnementale du parc, préservation et valorisation du patrimoine immobilier public, aménagement urbain, nouvelle organisation du travail.

Quatre éléments à retenir

Ce rapport d’activité a pour ambition de mieux faire connaître les objectifs de la politique immobilière de l’État (PIE) et de présenter les principales réalisations 2019 de la DIE en collaboration avec les autres ministères. L’année qui vient de s’écouler a été ainsi marquée par plusieurs événements :

  • l’orientation très forte de la PIE en faveur de la transition énergétique qui se matérialise en particulier, par le lancement de 39 projets de rénovation de cités administratives au titre d’un programme d’investissement doté d’un milliard d’euros sur cinq ans ;
  • la création du site internet dédié à la politique immobilière de l’Etat (PIE) et la rénovation du site des cessions de biens immobiliers ;
  • et nombre de chantiers immobiliers et de modernisation de la politique immobilière de l’Etat qui sont présentés dans ce rapport.

La politique immobilière de l’Etat s’inscrit désormais pleinement au cœur de la transformation publique et de la modernisation de l’administration, notamment au travers des réflexions et des expérimentations sur la transformation de l’immobilier face aux  évolutions des modes de travail.

Lire (2 min.)