Dette émergente : où rechercher du revenu ?

Jean Boivin
Fin 2019, les banques centrales adoptent des politiques monétaires accommodantes afin de limiter le ralentissement de l'économie mondiale, suite aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Dans ce contexte, où trouver du rendement sur les marchés émergents ? Jean Boivin, Responsable Mondial de la Recherche pour le BlackRock Investment Institute, partage son analyse.
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Politiques monétaires : une situation inédite sur les marchés

Jean-Jacques Friedman
L’environnement macroéconomique et géopolitique reste complexe à interpréter, alors que les marchés poursuivent leur rebond sur fond de baisse des taux. Les incertitudes sur la croissance ne peuvent expliquer à elles seules la volte-face des banques centrales. Faut-il y voir un changement de séquence durable dans laquelle les politiques budgétaires s’apprêtent à prendre le relais des politiques monétaires ? Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management, partage son analyse.
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Marchés financiers : dans l’attente du Humphrey-Hawkins

Axel Botte
Cette semaine sur les marchés mondiaux, l'emploi surprend à la hausse aux Etats-Unis. Tandis que le crédit se resserre, les actions européennes bénéficient du repli de l’euro. Alors que Jerome Powell s'apprête à intervenir devant le Congrès américain, à quoi les investisseurs doivent-ils s'attendre ? Axel Botte, Stratégiste chez Ostrum Asset Management, partage son analyse.
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Chine/Etats-Unis : donner du sens à un conflit commercial persistant

Johannes Müller
La Chine et les Etats-Unis ont repris leurs discussions à l'occasion du G20 qui s'est tenu fin juin 2019 au Japon. Avec une guerre commerciale en pause, comment les marchés évaluent-ils le risque politique ? Le taux de change du won coréen par rapport au dollar reste un indicateur à surveiller. Johannes Müller, Responsable de la Recherche Macro chez DWS, partage son analyse.
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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Etats-Unis : quelles perspectives pour le marché actions ?

Gergely Majoros
Les perspectives des actifs financiers américains se résument globalement au ralentissement de la croissance économique, à un faible taux d’inflation et à une banque centrale accommodante. Dans ce contexte, quelle stratégie adopter sur le segment des actions américaines ? Gergely Majoros, Membre du comité d’investissement de Carmignac, partage son analyse.
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Paris : 10e ville la plus chère du monde, d’après une étude CBRE

CBRE — acteur mondial du conseil en immobilier d’entreprise — publie ce mardi 2 juillet une étude (en anglais) sur les prix de l'immobilier résidentiel dans les principales grandes villes du monde. L'enquête montre une nette augmentation des prix depuis 2016. Dans ce classement, Paris arrive en 10e position. La capitale française se classe derrière Hong Kong, Singapour, Shanghai, Vancouver, Shenzhen, Los Angeles, New York, Londres et Pékin.

Source : CBRE

Les raisons du succès de Paris

D’après l'étude, la croissance des prix des logements à Paris s'affiche globalement positive depuis 2016 : elle s’est accélérée en 2017 (+9,1 %) et a continué en 2018, bien que légèrement plus basse (+6,3 %). L’investissement dans les logements neufs destinés à la location est encouragé par des taux d’intérêts exceptionnellement bas, et les avantages fiscaux dus à l’extension de la loi Pinel comme le dispositif Denormandie.

Le Grand Paris attire les investisseurs internationaux. L’amélioration des infrastructures en cours, notamment celle du futur Grand Paris Express — 200 km de lignes ferroviaires qui relieront 68 stations — favorise le développement du marché du résidentiel et les demandes d’investissement. Pour finir, Paris reste une ville attractive grâce à son offre culturelle et gastronomique. A titre d'exemple, elle abrite plus de 600 restaurants étoilés par le guide Michelin.

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Le Libra : vers la disparition des monnaies nationales au profit de monnaies privées ?

Alexandre Hezez
D'après Facebook, sa nouvelle monnaie le Libra doit « favoriser le développement d’une devise et d’une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes ». Faut-il y voir la volonté du réseau social de court-circuiter les monnaies nationales ? Le Libra est-il une cryptomonnaie comme les autres ? Alexandre Hezez, Group Chief Investment Officer de Banque Richelieu, partage son analyse.
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Dhune et ProFIRST lancent le 1er fonds public-privé régional en France

Dhune — programme public-privé sur les maladies neurodégénératives — et l’association ProFIRST ont présenté le 11 juin dernier à Aix-en-Provence le premier fonds public-privé régional en France dédié aux sciences de la vie. Le fonds FIRST concerne la zone Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce véhicule d'investissement — premier du genre en France — envisage de lever plus de 100 M€ auprès d’acteurs publics et privés.

Un fonds opérationnel d'ici fin 2019

FIRST devrait être opérationnel entre fin 2019 et le début 2020. La levée de fonds a déjà débuté. De nombreux partenaires publics et privés de la région — dont le Crédit Agricole Alpes Provence — soutiennent ce projet. FIRST vise 10 à 15 M€ issus des collectivités, et 30 à 40 M€ d’argent privé. Bpifrance — banque publique d'investissement — le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI) — administration française placée sous l'autorité du Premier ministre — et la Banque européenne d’investissement devraient verser un complément.

FIRST renforcera la visibilité internationale du secteur sciences de la Vie. Il favorisera les transferts des technologie de la filière académique vers l’industrie, ainsi que les collaborations scientifiques et financières Public/Privé en région, avec un effet de levier économique important pour les métropoles et les communautés d’agglomération. Ce fonds bénéficiera d’une reconnaissance nationale et internationale.

Financer trois grands secteurs d'activité

FIRST aura pour mission d’accompagner les sociétés les plus prometteuses de la filière santé — en synergie avec les structures performantes déjà en place — afin de permettre leur développement en France, et d’accroître leur compétitivité nationale et internationale en leur assurant un financement de long terme. L'éligibilité des entreprises du secteur à cet investissement de type venture capital s'appuie sur 5 critères majeurs de qualité : qualité de la science, du management, du marché, du business model et du financement. 

Dans une étude de faisabilité avant son lancement, FIRST a identifié trois grands secteurs d'activité où investir : la Biotech, la MedTech et le Diagnostic, la E-santé et la Bio informatique. Ils représentent chacun environ 30 % des financements visés par FIRST. D’autres projets innovants (10 % des financements) ont été identifiés dans les domaines de la cosmétique, du sport, de l’environnement, de la silver économie, du bien-être et de la nutrition. Les besoins en capitaux de ces sociétés s’élèvent à plus de 130M€. La maturité de leurs projets varie : besoins en tours d’amorçage — 150 à 500K€ — recherche de series A et projets plus aboutis.

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La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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Etats-Unis : un indicateur incohérent avec une entrée en récession proche

Julien-Pierre Nouen
La croissance ralentit aux Etats-Unis mais le spectre de la récession reste encore loin. A quels indicateurs se fier pour comprendre l'évolution de ce marché ? Quel sera l'impact de l'endettement des entreprises ? Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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Chine : la peste porcine donne la fièvre au marché international du porc

La peste porcine africaine décime le cheptel de porcs en Chine depuis mi-2018. Pour assurer sa consommation nationale, l'Empire du Milieu se tourne massivement vers l'importation. Résultat, le prix d'achat du porc vivant s'est envolé et les cours de la viande de porc flambent à l'international. Si la situation bénéficie aux éleveurs, en France la filière viande s'inquiète.
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