Marchés financiers : des poches d’exubérance

César Pérez Ruiz
Au 1er trimestre 2021, l’économie américaine poursuit son rebond. Le fonds de relance européen devrait stimuler la croissance. En Chine, la dynamique de croissance pourrait avoir atteint son pic. Comment identifier les opportunités d'investissement malgré les poches d'exubérance ? L'analyse de César Perez Ruiz, responsable des investissements et CIO chez Pictet Wealth Management.
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Marchés financiers : Keynes, Powell et le Bitcoin

Thomas Planell
La valeur du bitcoin s'est envolée depuis 2020. Les cryptomonnaies sont-elles appelées à se normaliser dans l'univers de la finance ? Faut-il les réguler et se méfier de leur volatilité ? Le point avec Thomas Planell, Gérant-analyste chez DNCA.
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Chine : l’Orient Express

Clément Inbona
En pleine relance, la Chine s'impose comme la locomotive de la croissance mondiale. Les investisseurs doivent-ils se tourner vers l'est pour trouver de réelles opportunités ? L'analyse de Clément Inbona, gérant chez La Financière de l'Echiquier (LFDE).
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Particuliers en bourse : le regain d’intérêt se confirme au premier trimestre 2021

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 16 avril sa deuxième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs. Ce document montre que le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions s’est maintenu à un niveau élevé au cours des trois premiers mois de l’année. Le flux régulier de nouveaux investisseurs augmente et les volumes de transaction ont atteint un record.

70 000 nouveaux investisseurs

De début janvier à la fin mars 2021, quelques 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions. Une hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés — sans dépasser le pic de l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail.

Plus de 600 000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 en dehors du quatrième trimestre. Le nombre de nouveaux investisseurs — qui n’ont jamais passé d’ordre de bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018 — s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

18,2 millions de transactions

Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a atteint un niveau record au premier trimestre, à 18,2 millions. Ce chiffre s'inscrit dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020 : plus de 60 millions de transactions enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution qui permet de créer un lien plus direct entre les Français et le développement de nos entreprises, ainsi que de mobiliser nos forces vives pour contribuer au renforcement de leurs fonds propres. Encore faut-il que cette évolution s’inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives. Attention aussi à ne pas céder à la magie du « zéro commission » qui est une illusion », se félicite Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Directive européenne MIF2

Le nombre d’investisseurs particuliers acheteurs d’actions est redevenu légèrement supérieur au nombre de vendeurs d’actions ce trimestre. Le tableau de bord de l’AMF s’appuie sur les données de transactions détaillées fournies par les établissements financiers français et les succursales en France d’établissements de l’Union européenne (UE).

Cette transmission date de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Les prestataires de services d’investissement doivent notamment indiquer la date de naissance de la personne ayant passé un ordre sur un instrument financier, le montant et le « sens » de l’ordre (achat ou vente) ainsi que le type d’instrument financier traité.

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Neutralité carbone : Ivanhoé Cambridge s’engage à l’atteindre en 2040

Ivanhoé Cambridge — filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec— annonce ce mardi 20 avril un programme qui vise à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille international en 2040. Face à l’urgence climatique, et parce que le secteur de l’immobilier et de la construction représente près de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), la société accélère sa stratégie de décarbonation.

La portée de cet engagement concerne les cinq continents sur lesquels Ivanhoé Cambridge détient ses propriétés, en exclusivité ou au travers de partenariats, soit aujourd’hui environ 800 propriétés de classes d’actifs variées : immeubles de bureaux, bâtiments logistiques, centres commerciaux, unités résidentielles et hôtels.

Neutralité carbone

« Notre démarche vient également renforcer la résilience de nos actifs, car les investissements durables seront plus rentables à long terme. En droite ligne avec la mission d’Ivanhoé Cambridge d’avoir un impact positif sur les communautés où nous sommes présents, notre démarche environnementale participera significativement à l’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs », déclare Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge.

Ivanhoé Cambridge agit de manière proactive sur deux fronts : d’une part, les risques physiques provoqués par les changements climatiques ; et d’autre part les risques et opportunités liés à la transition vers une économie bas carbone. La société prend l’engagement d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’ici 2040. En 2025, un premier jalon de réduction de 35 % de l'intensité carbone devrait être atteint par rapport à 2017, avec une réduction de près de 20 % déjà atteinte en 2020.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge augmentera ses investissements sobres en carbone de plus de 6 Mds$ canadiens (4 Mds€) d’ici 2025 par rapport à 2020. Depuis 2017, les investissements sobres en carbone de la société ont déjà progressé de près de 200 %, soit 14,6 Mds$ canadiens (9,73 Mds€) au 31 décembre 2020. Ces bons résultats permettent d’ores et déjà à Ivanhoé Cambridge d’accroître et de diversifier ses financements verts, dont les conditions sont en partie liées à l’intensité carbone de ses actifs.

Enjeux climatiques

La société s'engage à atteindre le zéro-carbone dès 2025 pour tous ses projets de développement. Les équipes travailleront sur la prise en compte du carbone associé à la construction — notamment les matériaux. « Nous visons à ce que la trajectoire carbone de notre portefeuille soit compatible avec l’Accord de Paris. Notre feuille de route combine des stratégies d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable, et d’investissement dans des actifs bas-carbone », indique Stéphane Villemain, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise.

Les principaux leviers seront d’améliorer l’efficacité énergétique de nos principaux actifs, de réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles et d’augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable dans nos propriétés. Les enjeux climatiques sont intégrés dans l’analyse d'investissement d’Ivanhoé Cambridge pour toutes les nouvelles transactions ainsi qu’en gestion d’actifs. Les propriétés bénéficient d’un plan de résilience en lien avec les risques climatiques.

Ivanhoé Cambridge est noté 5 étoiles au sondage GRESB, ce qui place la société dans le top 20 % des participants GRESB à l’échelle mondiale. Avec un score de 89/100 pour son portfolio géré, Ivanhoé Cambridge se place au premier rang du groupe des centres commerciaux en Amérique du Nord pour la deuxième année consécutive. En outre, Ivanhoé Cambridge affiche la note maximaledans l’évaluation GRESB de sa gestion en matière de responsabilité sociale d’entreprise (leadership, politiques et reporting).

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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Chahine Capital – Point Macro avril 2021

Momentum économique, politique monétaire de la BCE, valorisation des actions, dynamique des marchés européens… Chahine Capital présente son analyse « Digital Top Down » pour avril 2021. Quelles tendances se dessinent en Europe ? Allons-nous vers une revalorisation des actions ?
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Cryptomonnaie : Elon Musk a-t-il cassé le bitcoin ?

Wilfrid Galand
Alors que le système financier commence à se les approprier, les cryptomonnaies attirent désormais l’attention des régulateurs nationaux, inquiets d’une concurrence à leur souveraineté financière et de la spéculation en cours. Le point avec Wilfrid Galand, Directeur stratégiste chez Montpensier Finance.
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Capital-investissement : Reed Capital et Vista Investors fusionnent pour devenir EIM Capital

Reed Capital et Vista Investors annoncent ce lundi 19 avril leur fusion pour former EIM Capital — société de capital-investissement spécialisée dans l’accompagnement des entreprises. La nouvelle organisation bénéfice déjà d’un solide historique d’opérations notamment dans les secteurs de l’industrie, de la chimie et des biens de consommation. Elle s’appuie sur ses deux fondateurs, Renaud Delaage et Luigi Chiaraviglio, entourés d’une solide équipe de professionnels internationaux. 

EIM Capital, nouvel acteur européen 

Pression environnementale, digitalisation, ouverture des marchés, changements radicaux et imprévus… L’écosystème des entreprises est en évolution rapide et constante. Dans ce contexte, EIM Capital propose un accompagnement durable aux PME-ETI européennes, qui présentent un potentiel d'optimisation et de transformation. Au-delà de l'investissement financier, les équipes d’EIM Capital réalisent un diagnostic de l’entreprise afin de formaliser et de matérialiser une vision stratégique. 

« La pandémie de Covid-19 et les répercussions qu'elle a eues sur l'économie mondiale ont laissé les  entreprises dans l'incertitude quant à leur avenir. L’objectif d’EIM Capital est de faire croître la valeur financière et stratégique des entreprises que nous accompagnons. C’est pourquoi nous choisissons d’investir largement dans les entreprises de demain et leurs équipes de direction. Nous ambitionnions d’être l’élément de rupture dont elles ont besoin », déclare Renaud Delaage. 

Historique et expertises complémentaires

Les fondateurs Renaud Delaage (Reed Capital) et Luigi Chiaraviglio (Vista Investors) ont déjà investi plus d'1 milliard d'euros de capitaux propres. Ensemble, ils ont ainsi réalisé trois opérations depuis 2019. Spécialisé dans les secteurs de l'industrie, la chimie, et des biens  et services de consommations, le portefeuille d'entreprises d’EIM Capital comprend des PME et des  ETI : fournisseurs d'infrastructures spécialisés dans le matériel destiné à la gestion de l’eau, le mobilier  urbain et l’industrie automobile. 

EIM Capital réunit l’expertise de Reed Capital en matière de gestion opérationnelle des organisations  et la réputation internationale de Vista Investors en matière de rachat et d'acquisition. Renaud Delaage et Luigi Chiaraviglio ont collaboré au fil des ans sur plusieurs d'opérations. Ils  cumulent à eux deux 40 ans d'expérience dans les opérations de capital-investissement.

L'équipe d'EIM Capital opère depuis Paris et le Luxembourg. Elle est soutenue par un large réseau de professionnels et de gestionnaires aux profils internationaux. « Forts de nos expériences passées et de la complémentarité de nos  expertises, nous sommes en mesure d’investir et d’accompagner des PME-ETI européennes en quête d’une vision stratégique qui leur permettra d’atteindre leur plein potentiel », conclut Luigi  Chiaraviglio. 

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Gestion thématique : Sycomore AM lance le fonds Sycomore Global Education

Sycomore Asset Management (Sycomore AM) — société de gestion, spécialisée dans l’investissement sur les entreprises cotées — annonce ce lundi 19 avril étoffer son offre de gestion en investissement socialement responsable (ISR) avec le lancement d'un fonds actions global thématique sur l’éducation, « Sycomore Global Education ». Ce fonds s’appuiera sur la démarche d’investisseur responsable des fonds de Sycomore AM.

La gestion sera assurée par Luca Fasan, récemment arrivé chez Sycomore AM en qualité de gérant-analyste, et par Frédéric Ponchon, associé-gérant chez Sycomore depuis 2005. Les gérants sélectionneront les entreprises qui donnent accès à une éducation de qualité au plus grand nombre et tout au long de la vie, s’inscrivant plus particulièrement dans le quatrième objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies, « Education de qualité ». La sélection s’articulera autour de trois catégories d’entreprises :

  • les fournisseurs de produits et de services d’éducation et de formation ;
  • les facilitateurs qui créent les conditions favorables à l’apprentissage ;
  • les sponsors qui font de la formation de leur parties prenantes un levier de performance économique et de contribution positive à la société.

Accès pour tous à l'éducation

Le secteur de l’éducation est un marché mondial qui pèse aujourd’hui 6 000 milliards de dollars, sa valorisation devrait atteindre les 10 000 milliards de dollars d’ici 2030. Ce marché inclut de nombreux secteurs dans le monde, est aujourd’hui largement sous-apprécié par les investisseurs. Il devrait pourtant être clé dans les années à venir, que ce soit dans la lutte contre les inégalités ou encore le développement durable de nos économies.

La thématique de l’éducation s’appréhende sur toute la durée de vie d’un humain, depuis l’école jusqu’à sa vie d’adulte, à travers la formation continue et même la réorientation vers des métiers en devenir. La technologie jouera d’ailleurs un rôle prépondérant dans l’accès et la qualité de l’éducation pour tous.

Fonds à actions internationales

« Sycomore Global Education » est un fonds actions mondiales, toutes tailles de capitalisation confondues. L’équipe de gestion cherchera notamment à investir sur des valeurs de croissance et de qualité qui se structureront autour de trois catégories d’entreprises :

  • les « fournisseurs » de produits et services d’éducation et de formation : pilier qui sera investi aussi bien dans des écoles ou universités cotées que sur des solutions technologiques éducatives ;
  • les « facilitateurs » qui créent les conditions favorables à l’apprentissage : ce pilier concerne les sociétés qui proposent des services visant à faciliter l’apprentissage, à l’instar du logement et du financement ;
  • les « sponsors » qui font de la formation de leurs parties prenantes un levier de performance économique et de contribution positive à la société : que ce soit dans les pays développés ou dans les pays émergents, les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la formation de leurs collaborateurs ou de leur écosystème (fournisseurs, clients, etc.). Certains pans entiers de l’industrie évoluent, ce qui entraîne des destructions d’anciens emplois et la création de nouveaux — d'où le besoin de nouvelles compétences.

Secteur en pleine croissance

« Si la capitalisation boursière du secteur de l’éducation est aujourd’hui considérablement inférieure à celle du secteur de la santé, autre secteur essentiel à la valorisation du capital humain à la fois public et privé, elle représente un potentiel significatif dans les années à venir. Dans les 12 à 18 prochains moins, nous attendons l’introduction en bourse d’environ 18 licornes, à l’échelle mondiale, soit un total de 64 Mds€, toutes issues du secteur de l’éducation ou en lien direct avec la thématique », affirme Luca Fasan, cogérant du fonds « Sycomore Global Education ».

« La croissance du secteur bénéficie par ailleurs de deux leviers additionnels, à savoir la digitalisation du secteur, tendance structurelle déjà à l’œuvre qui s’est fortement accélérée avec la crise sanitaire, et le développement rapide d’une classe moyenne nombreuse hors des pays développés », ajoute-il. « Sur les dix prochaines années, nous estimons à 1 milliard l’accroissement du nombre d’étudiants en formation initiale principalement en provenance des pays émergents », renchérit Frédéric Ponchon, co-gérant du fonds.

Le fonds « Sycomore Global Education » vient compléter la gamme de fonds thématiques ISR de Sycomore AM, dont les encours s’élèvent désormais à 1,7 Mds€ et parmi lesquels on retrouve notamment Sycomore Happy@Work, Sycomore Eco Solutions, Sycomore Shared Growth, Sycomore Next Generation et Sycomore Sustainable Tech. La totalité des stratégies ISR, dont Sycomore Sélection Responsable, Sycomore Sélection Midcap, Sycomore Francecap et Sycomore Sélection PME, représentent aujourd’hui plus 75 % des encours totaux.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée

SOFIDY — société de gestion, spécialiste indépendant de la pierre-papier —annonce ce mardi 20 avril la nomination d'un responsable commercial de la Gestion Privée. Rattaché au Directeur de l’Epargne, Guillaume Berthiaux (33 ans) aura pour mission de diriger et d’accompagner l’équipe de conseillers en gestion de patrimoine de SOFIDY répartie sur toute la France. Il assurera notamment le développement de l’offre de gestion privée.

« Avec le développement de nos offres de placements immobiliers cotés et non cotés, qui apportent des réponses concrètes et adaptées à une multiplicité de questions patrimoniales, le service de gestion privée de SOFIDY a connu un vrai succès ces dernières années. Nous avons toute confiance dans la grande expertise de Guillaume Berthiaux, et sa capacité à écouter et à répondre aux besoins de notre clientèle privée, pour poursuivre cette dynamique positive », déclare Nicolas van den Hende, Directeur de l’épargne de SOFIDY. 

Focus sur le parcours de Guillaume Berthiaux

SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée
Guillaume Berthiaux

Guillaume Berthiaux est titulaire d'un Master 2 International Business de l'Université Macquarie de Sydney avec une spécialisation en gestion de portefeuille. Il est également titulaire du diplôme « Expert en conseil patrimonial » de l’AUREP.

Guillaume Berthiaux débute sa carrière en 2011 en tant que conseiller en patrimoine financier chez BNP Paribas avant de devenir Directeur d’agence en 2015. En février 2017, il rejoint SOFIDY en tant que conseiller en Gestion Privée, avant d’être promu responsable commercial de la Gestion Privée.

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Climat : CPR AM lance deux nouveaux fonds

CPR Asset Management (CPR AM) — société de gestion d'actifs, filiale à 100 % d'Amundi — annonce ce mercredi 14 avril l'élargissement sa gamme de solutions d’investissement consacrées à la décarbonation de portefeuille. CPR AM annonce le lancement de deux nouveaux fonds :

  • CPR Invest – Climate Action Euro, un fonds ouvert d’actions de la zone euro ;
  • CPR Invest – Climate Bonds Euro, un fonds ouvert de crédit libellé en euro.

Les deux fonds sont disponibles au sein de la SICAV de droit luxembourgeois CPR Invest et actuellement enregistrés en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande, Italie, Pays-Bas, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède. « CPR AM totalise déjà plus d’un milliard d’euros sous gestion climat et réaffirme à présent, et pour les années à venir, son ambition de devenir le partenaire climat des investisseurs », commente Gilles Cutaya, Directeur Général Délégué de CPR AM.

Transition climatique

Ces fonds incluent un objectif de réduction de leurs émissions carbone. Ils sélectionnent, dans tous les secteurs et sur la base des notes fournies par CDP, les entreprises les plus avancées en matière de gestion environnementale. Deux ans après le lancement du fonds d’actions internationales CPR Invest – Climate Action, CPR AM renforce sa collaboration avec CDP dans les principales classes d’actifs.

CPR Invest – Climate Action Euro et CPR Invest – Climate Bonds Euro déclinent sur leurs univers d’investissement respectifs la méthodologie de décarbonation de portefeuille initiée en 2018 au sein du fonds CPR Invest – Climate Action. Ils font suite aux deux fonds, l’un diversifié et l’autre d’actions internationales, lancés en 2020 dans le réseau bancaire LCL. CPR AM offre ainsi une gamme de fonds ouverts sur les principales classes d’actifs : actions, crédit et allocation d’actifs.

CPR AM mettra à disposition à fréquences mensuelle et annuelle les rapports d’impact des fonds, permettant aux investisseurs de suivre l’évolution de plusieurs indicateurs clés (tels que l’empreinte et l’intensité carbone du portefeuille) et d’identifier ainsi de façon tangible la contribution de leurs investissements à la lutte contre le réchauffement climatique.

Méthodologie et notation

Cette méthodologie repose d’abord sur le choix de n’exclure aucun secteur a priori, considérant que chaque effort compte. Objectif, financer tous les contributeurs à la lutte contre le réchauffement climatique, y compris les principaux émetteurs de carbone qui, en repensant leur modèle, peuvent infléchir de façon significative la trajectoire de température. Elle repose ensuite sur le recours aux notes climatiques de CDP, partenaire de CPR AM depuis 2018, qui évaluent sur une échelle de A à D les entreprises selon leur degré de transparence et leur action contre le réchauffement climatique.

Les fonds climat de CPR AM ne retiennent que celles qui, notées A et B, sont les plus avancées en la matière. Ils réintègrent par ailleurs celles qui, notées C, justifient d’un objectif de réduction scientifiquement validé comme conforme à l’Accord de Paris (un science-based target). La sélection CDP permet donc aux équipes de gestion de disposer d’univers d’investissement rassemblant les entreprises les plus vertueuses sur le plan climatique.

« Les investisseurs doivent de toute urgence prendre des mesures plus concrètes et plus efficaces pour aligner leurs portefeuilles sur un monde à 1,5°C. Ces investissements - basés sur les meilleurs scores du CDP et les Science Based Targets - apportent au marché des solutions d'investissement plus crédibles à la crise climatique, fondées sur les meilleures données disponibles. Ils contribueront à financer la transition vers une économie neutre en carbone », commente Laurent Babikian, Directeur des marchés de capitaux de CDP Europe.

Intégration des critères ESG...

A la notation de CDP s’ajoute la prise en compte de critères ESG et d’indicateurs de controverses afin de construire des portefeuilles répondant au triple objectif de surperformance financière, de maîtrise exigeante des risques extra-financiers et de décarbonation.

CPR Invest – Climate Action Euro est un fonds d’actions de tous les secteurs de la zone euro. La définition de son univers éligible (303 titres) exclut 36 % de l’univers initial (entreprises du MSCI EMU notées par le CDP, soit 471 titres). Le fonds est géré par Alexandre Blein, membre de l’équipe Actions Thématiques de CPR AM, également gérant du premier fonds Climate Action depuis son lancement en 2018.

...et univers d'investissement

CPR Invest – Climate Bonds Euro est un fonds de crédit Investment Grade libellé en euro, présent sur tous les secteurs, tous les pays de l’OCDE, ainsi que sur toutes les maturités et séniorités afin de financer au-delà du seul marché des obligations vertes les entreprises qui se distinguent par leur effort de décarbonation dans l’ensemble du spectre crédit.

Son univers éligible (441 émetteurs) exclut 35 % de l’univers de départ (925 émetteurs). Le fonds investit également le segment BB à titre de diversification et de source de rendement additionnel, sans dépassement des limites de risque ni sacrifice de la performance environnementale. Il est géré par Antoine Petit, gérant crédit, et par Julien Levy, Responsable des solutions de trésorerie et crédit.

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Les Tables Rondes du Courrier Financier : Les boutiques françaises, source de diversification

Retrouvez Les Tables Rondes du Courrier Financier dans un nouveau format ! Voici le 1er épisode consacré à la thématique de l'asset management — une émission réalisée en partenariat avec Quantalys et modérée par son Directeur Général, Jean-François Bay.
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