Risques géopolitique : leur retour en force nourrit l’incertitude des marchés

Laurent Gonon et Mabrouk Chetouane
Dans un contexte de guerre commerciale sino-américaine, les risques géopolitiques pèsent sur les marchés financiers. Dans ce contexte, l'Europe pourra-t-elle tirer son épingle du jeu ? Quelle stratégie d'exposition adopter dans sa gestion d'actifs ? Laurent Gonon, Directeur des gestions chez BFT Investment Managers, et Mabrouk Chetouane, Directeur de la recherche et de la stratégie, partagent leur analyse.
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Pays d’Asie émergente : où en est la croissance ?

Julien-Pierre Nouen
Fin mai 2019, les chiffres officiels montrent un ralentissement de la croissance dans les pays d'Asie émergente. Cette zone subit le contrecoup de la guerre commerciale sino-américaine. Quelles perspectives se dessinent pour les investisseurs ? Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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Obligations vertes : un rôle crucial sur les marchés émergents, d’après un rapport Amundi et IFC

Amundi — premier gestionnaire d'actifs en Europe — et l’International Finance Corporation (IFC) — affilié à la Banque mondiale — publient ce mardi 30 avril leur rapport sur les obligations vertes au sein des marchés émergents. Ce document s'intitule Amundi-IFC Emerging Market Green Bond Report 2018 (en anglais). C'est le premier rapport consacré aux investissements en obligations vertes des marchés émergents. Il présente des informations sur le marché, et des prévisions basées sur des données publiques, toutes deux essentielles pour les émetteurs et les investisseurs.

Changement climatique et opportunités d'investissements

Les marchés émergents sont les régions les plus exposées aux risques liés au changement climatique, mais ils sont confrontés à un défi sans précédent pour décarboner leurs économies tout en maintenant une trajectoire de développement économique durable. Répondre aux besoins de financement nécessaires à la construction de nouvelles infrastructures compatibles avec ces défis nécessite des capitaux venant aussi bien du secteur public que du secteur privé.

Le capital des investisseurs institutionnels privés disponibles aujourd'hui dans les marchés développés est estimé à 147 400 milliards de dollars. Toutefois, le transfert de ces capitaux par le biais d'opportunités d'investissement appropriées dans les marchés émergents reste difficile. Dans les seuls grands centres urbains, les opportunités d'investissement inexploitées sont estimées à 29 000 milliards de dollars d’ici 2030, réparties entre six secteurs clés : déchets, énergies renouvelables, transports publics, eau, véhicules électriques et bâtiments écologiques.

Les obligations vertes restent le meilleur moyen pour les marchés émergents de financer leur croissance durable. Entre 2012 et 2018, les émissions cumulatives d'obligations vertes ont atteint 140 milliards de dollars sur 28 marchés. L’IFC estime que ce chiffre pourrait atteindre entre 210 et 250 milliards de dollars en 2021. Les institutions financières représentent plus de 50 % des émissions d'obligations vertes sur les marchés émergents. Diversifier l'éventail d’émetteurs permettrait d'ouvrir l'usage des obligations vertes aux sociétés non financières privées.

Les obligations vertes dans les économies émergentes

Les premières émissions d'obligations vertes des marchés émergents ont eu lieu en 2012 en Afrique du Sud, mais la croissance mondiale de ce genre d'obligations est tirée par la Chine, la région Asie de l'Est et Pacifique représentant 81 % du marché. Malgré un ralentissement des émissions obligataires mondiales en 2018, l’émission d’obligations vertes dans les marchés émergents a continué à un rythme soutenu — 43 milliards de dollars d'obligations vertes ont été émises, avec des primo-émetteurs enregistrés dans six pays.

Les institutions financières des marchés développés ont représenté 18 % du total des émissions d'obligations vertes. Elles constituent cependant le secteur d'émission le plus important dans les marchés émergents, avec 57 % des émissions cumulées d'obligations vertes, suivies des sociétés non financières (25 %), des agences gouvernementales (14 %), des souverains (2 %) et des municipalités (1 %). Les énergies renouvelables représentent le premier secteur dans les marchés émergents, suivis par les transports à faible émission de carbone, l'eau, les bâtiments écologiques et les déchets.

La taille des émissions d'obligations vertes des marchés émergents varie entre 1,5 million et 4,4 milliards de dollars, avec une taille moyenne de 385 millions. Environ 34 % sont en devise forte et, si l’on exclut la Chine, les émissions obligataires en devise locale représentent 6 % des émissions cumulées d'obligations vertes des pays émergents. Environ la moitié des obligations ont une notation, et parmi celles-ci environ 90 % sont notées « investment grade ».

Quel avenir sur les marchés émergents ?

Alors que le marché des obligations vertes dans les pays émergents a d'abord progressé à un rythme plus lent que dans les pays développés, les marchés émergents ont connu un « rattrapage » notable en termes de part d'émission. Les émissions d'obligations vertes ont représenté environ 2,4 % du total des émissions dans les marchés développés en 2018, alors qu’elles représentent 3 % des émissions d'obligations totales des pays émergents.

Paulo de Bolle, Directeur mondial des Institutions financières de l’IFC, déclare : « Le marché des obligations vertes s'est rapidement développé ces dernières années et les marchés émergents devraient contribuer de plus en plus à cette trajectoire de croissance dans le futur. Dans ce contexte, il est essentiel que les émetteurs et les investisseurs disposent des informations indispensables pour continuer à investir dans les obligations vertes, en particulier dans les économies de marché émergents en pleine croissance ».

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Marchés émergents : des fondamentaux plus solides que ceux des pays développés

Wim-Hein Pals
Depuis son lancement en 1994, le fonds Emerging Markets Equities de Robeco a généré près de 8 % de rendement par an, contre 6 % environ pour son indice de référence. Quels sont les éléments qui favorisent les marchés émergents face aux marchés développés ? Wim-Hein Pals, Responsable de l’équipe Marchés émergents de Robeco, partage son analyse.
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Le Grand Forum du Patrimoine : LFDE reçoit le Grand Prix de la Philanthropie

La Financière de l'Echiquier (LFDE) a reçu le Grand Prix de la Philanthropie — catégorie Sociétés de Gestion — au Grand Forum du Patrimoine (GFP), qui s'est tenu le 11 juin dernier à Paris. Cette récompense est une nouveauté 2019, pour la 3e édition du salon organisé par Gestion de Fortune, Investissement Conseils et Profession CGP.

Monde de la finance et fondations

Le Grand Prix de la Philanthropie met en avant les meilleures collaborations entre mécènes du monde de la finance et fondations. Il récompense l'action de la Fondation Financière de l’Echiquier, créée en 2004. Sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Financière de l’Echiquier agit pour les personnes en difficulté sociale ou professionnelle.

Cette structure — dirigée par Bénédicte Gueugnier — soutient des projets dans trois domaines : l’éducation, l’insertion et la lutte contre la grande exclusion. La Fondation Financière de l’Echiquier est financée par un mécanisme de partage des frais de gestion de trois fonds d’investissement, ainsi que par des dons externes.

Collaborateurs, clients et partenaires

« Cette belle distinction nous encourage à poursuivre notre action de solidarité, qui fédère les collaborateurs de l’entreprise et démontre que finance peut rimer avec bienveillance », déclare Bénédicte Geugnier, Directrice de la Fondation Financière de l’Echiquier.

« Ce prix (...) est la reconnaissance du formidable travail accompli par la Fondation Financière de l’Echiquier comme de l’implication de nos collaborateurs, qui s’engagent sur le terrain en faveur de projets solidaires, mais aussi celle de nos clients et partenaires qui soutiennent notre engagement », ajoute Christophe Mianné, Directeur Général de La Financière de l’Echiquier.

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JLL France annonce 2 nominations dans son service investissement logistique et industriel

JLL France — filiale du groupe JLL — annonce ce jeudi 13 juin deux nominations en interne. JLL France accueille un Responsable de la Business Line Logistique et Industrielle, ainsi qu'un nouveau Directeur Adjoint. Dans le détail, JLL — Jones Lang LaSalle, conseil en immobilier d’entreprise — figure dans le classement Fortune 500. La société américaine revendique chiffre d'affaires de 16,3 milliards de dollars. JLL emploie près de 90 000 collaborateurs dans plus de 80 pays.

Un marché de l'investissement logistique en pleine croissance

Basé à Paris, Simon-Pierre Richard prend ses fonctions au sein du Département Investissement, sous la responsabilité de Vincent Delattre. Il travaillera en étroite collaboration avec Pierre de Montbeillard, nommé Directeur Adjoint. Le service investissement logistique et industriel compte aujourd'hui 4 collaborateurs, et bientôt un cinquième consultant.

Le marché de l'investissement logistique connaît une forte croissance. En 2019, les volumes transactés devraient dépasser le record de 2,7 Mds€ établi l'an dernier. L’équipe gère déjà plus de 960 M€ d’actifs en cours de due diligence, ou sous compromis pour 2019. Ces chiffres confirment l’exceptionnelle attractivité des actifs logistiques et industriels auprès des investisseurs.

Focus sur Simon-Pierre Richard et Pierre de Montbeillard

Simon-Pierre Richard bénéficie de près de 10 ans d’expérience en immobilier logistique et industriel. Il rejoint JLL en 2018, après avoir travaillé pendant 8 ans chez AEW en tant qu’Asset Manager et Directeur d’investissements industriels. Cette expérience lui a notamment permis acquérir pour le compte de différents clients plus de 850 M€ d’actifs.

Pierre de Montbeillard est basé à Lyon. Il a rejoint JLL en 2015, après une expérience de 4 années en expertise. Pierre de Montbeillard affiche une grande expérience, tant sur la vente unitaire d’actifs logistiques que sur la vente de portefeuilles.

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Pays émergents : idi Emerging Markets Partners lance un fonds pour soutenir l’essor des classes moyennes

idi Emerging Markets Partners annonce ce jeudi 11 avril l’ouverture aux souscriptions de son nouveau fonds. Le véhicule « idi EM IV » répond aux exigences réglementaires AIFM. Son objectif consiste à identifier les opportunités d’investissement des marchés émergents dans l’univers du capital-développement. Le fonds vise exclusivement les PME des économies émergentes où la croissance reste favorablement exposée à l'essor de la consommation des classes moyennes.

L'objectif de rendement (TRI) est supérieur à 20 %. L’ouverture aux souscriptions devrait permettre de lever 120 à 150 millions USD d’ici le premier closing, fixé au cours de l’été 2019. La levée de fonds vise un objectif final de 300 millions. Les capitaux seront ensuite déployés sur une période d’investissement de 5 ans.  

Une stratégie très sélective

Depuis 2008, l’équipe d’idi Emerging Markets a développé son savoir-faire en matière d’investissement en private equity sur les marchés émergents. Les gérants déploient leur expertise  — notamment via une présence à Hong Kong — en tenant compte des spécificités socioéconomiques, juridiques et financières de cet univers à fort potentiel de croissance.

La stratégie d’idi EM IV est construite sur une approche d’investissement sélective. Pour être éligibles à l’investissement, les PME devront notamment afficher un chiffre d’affaires de 20 à 200 millions USD et un business-model robuste, orienté vers la consommation domestique des classes moyennes dans des grandes zones émergentes où la population excède généralement 100 millions d’habitants.

A contrario, l’équipe d’idi Emerging Markets exclut les entreprises dont l’activité est dépendante des exportations. Ce positionnement les expose trop significativement à l’environnement international et/ou aux risques de volatilité relatifs aux décisions gouvernementales. Par ailleurs, idi Emerging Markets n’a pas recours aux mécanismes de levier (LBO – Leverage Buy Out), afin de garantir un contrôle étroit des risques et au vu des taux de croissance élevés des sociétés ciblées.

Un fonds à la structure hybride

idi EM IV se distingue par sa structure hybride, puisque 50 % des capacités du fonds seront déployées en investissements directs, selon une démarche de participation active  — présence d’idi Emerging Markets aux Conseils d’Administration  — mais minoritaire  — inférieure à 30 %  — ou en co-investissement, au capital des sociétés. Les 50 % restants seront investis dans des fonds locaux : format fonds de fonds, incluant à la fois des engagements primaires et des transactions secondaires.

Les capitaux seront déployés dans 5 régions à fort potentiel de croissance et bénéficiant d’une large base de consommateurs : la Chine, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Amérique latine. L’équipe d’idi Emerging Markets vise entre 12 et 15 investissements avec un ticket moyen de 20 millions USD.

« Le choix d’une structure de fonds hybride entre investissements directs et indirects, mais aussi le nombre de participations, offrent une grande diversification à idi EM IV. Nous avons conçu cette formule pour répondre aux exigences de rendement et de diversification. idi EM IV propose une bonne complémentarité et décorrélation par rapport à d’autres investissements, notamment en actifs cotés », conclut Julien Kinic, Managing Partner d’idi Emerging Markets. 

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Marchés émergents : l’écart de croissance les favorise

Frédéric Rollin
L'écart de croissance entre marchés développés et émergents offre des perspectives d'investissement intéressantes. Quels facteurs faut-il retenir en ce qui concerne les actions, les obligations et les devises émergentes ? Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, partage son analyse.
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Croissance chinoise : une petite impatience ruine un grand projet

Frédéric Rollin
Le ralentissement de la croissance chinoise préoccupe les marchés. Si le gouvernement de Xi Jinping a mis en place d'énergiques mesures de relance, il n'a pas encore réussi à endiguer la décélération de son économie. Faut-il s'en inquiéter ? Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, partage son analyse.
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Chine : avertissement sur la santé du marché

Jason Pidcock
La Chine lutte contre le ralentissement de sa croissance économique grâce à toute une série de mesures de relance, mais certains éléments incitent à la prudence. Politique américaine d'endiguement, montée en puissance de centres manufacturiers concurrents à bas coûts, diminution de l'excédent du compte courant... Jason Pidcock, Responsable de la stratégie rendement Asie chez Jupiter AM, nous livre son analyse.
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Prélèvement à la source : 70 % des foyers fiscaux déclarent en ligne

Gérald Darmanin — Ministre de l'Action et des Comptes publics — fait le point ce lundi 17 juin sur la campagne de déclaration des revenus, quelques mois après l'instauration du prélèvement à la source. Désormais, 25 millions de foyers fiscaux déclarent leurs revenus en ligne soit près de 70 %.

Ce chiffre sera actualisé d'ici la fin du mois, avec la prise en compte les dépôts des tiers de confiance — experts-comptables, etc. — qui ont jusqu’au 25 juin pour déposer les déclarations dans lesquelles figurent des revenus professionnels.

Généralisation de la déclaration en ligne

En 2019, la déclaration en ligne a été généralisée pour les contribuables qui disposent d’une connexion Internet. L'administration fiscale a mis en place — comme tous les ans — un dispositif d’accompagnement. Les questions posées par les contribuables concernaient majoritairement le prélèvement à la source et le dispositif de « l'année blanche ».

Les Français s'interrogeaient notamment sur la notion de revenus exceptionnels et de crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR). En 2020, près d'une douzaine de millions de contribuables — ceux qui n'ont rien à modifier à leur déclaration préremplie — n'auront plus rien à faire. Cette mesure vise à simplifier les démarches administratives des Français.

Succès du prélèvement à la source

Les Français se sont appropriés le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, se félicite le Ministère de l'Action et des Comptes publics. Les contribuables ont réalisé 5 millions d'opérations sur l'interface « Gérer mon prélèvement à la source », dont près d'1,4 million de modulations de taux.

Plus de 2 millions de déclarations DSN et PASRAU sont déposés chaque mois par les collecteurs de retenue à la source — employeurs, caisses de retraites, etc. — comportant près de 90 millions de données de revenus. Grâce à ce bon fonctionnement, les rentrées fiscales sont conformes aux prévisions.

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Marché des changes : SWIFT soutient l’automatisation

SWIFT — acteur mondial des services de messagerie financière sécurisée — a publié le 12 juin dernier son rapport « The value of standards in the FX markets » (en anglais) pour appeler le secteur du marché des changes à davantage de coopération, dans le but d'accroître son niveau d'automatisation. Le Groupe recommande d'améliorer les standards afin d'écarter les obstacles qui entravent l’échange d’informations. SWIFT espère ainsi aboutir à une automatisation de bout en bout.

Standardiser et automatiser

Le marché des changes compte 180 devises convertibles dans des volumes importants. Son bon fonctionnement exige désormais des niveaux d’automatisation élevés. Pourtant, certains obstacles l’empêchent encore d’optimiser son efficience. Chaque jour, des millions de messages de confirmation sont échangés entre les contreparties. Des divergences dans l’information peuvent causer l’échec de milliers de dénouements. L’évolution des normes sera nécessaire pour suivre le rythme des changements commerciaux, opérationnels et réglementaires qui se produisent sur le marché mondial des changes.

SWIFT appelle le secteur des changes à repérer les points de blocage, les inefficiences et les traitements manuels qui peuvent être éliminés, grâce à une approche commune et à l’augmentation des niveaux d’automatisation. Son rapport suggère de mettre à profit les possibilités offertes par une meilleure harmonisation grâce à la standardisation. La version 2019 des standards SWIFT va faciliter l’automatisation du processus de « matching » qui permet de confirmer une opération de change. Cette amélioration vise à faire gagner du temps et de l’argent en réparation de données.

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Financement des pays d’Afrique en développement : une aubaine pour les pays riches ?

Fatima Kouhli
Ces dernières années ont vu les conditions d’octroi de crédits se resserrer pour les emprunteurs potentiels. Les pays africains échappent cependant à cette règle, et se voient offrir depuis presque 20 ans d’importants crédits par les grandes puissances. La solvabilité de la plupart d’entre eux reste cependant incertaine.
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Marchés émergents : où trouver la croissance en 2019 ?

Anjeza Kadilli
L’Amérique latine est la seule région des marchés émergents qui devrait faire mieux que l’année dernière. Quels sont les pays qui présentent les perspectives les plus solides ?
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