Marchés émergents : le discernement et les convictions sont la clé pour naviguer

Xavier Hovasse
La crise du Covid-19 a frappé de plein fouet les actifs émergents. Comment mesurer les retombées de la pandémie ? Comment naviguer sereinement sur les marchés émergents ? L'éclairage de Xavier Hovasse, Responsable Actions Émergentes chez Carmignac.
Lire (4 min.)

Chine : idi Emerging Markets Partners réalise un premier investissement

idi Emerging Markets Partners — société d’investissement agréée AIFM spécialisée en capital-développement dans les marchés émergents — annonce ce jeudi 14 mai un premier investissement en Chine. Après son premier closing le 31 octobre dernier, avec un montant d’engagements collectés de 103 M$, le fonds idi EM IV réalise un premier investissement dans le fonds chinois de Private Equity CMC Capital Partners III.

10 millions de dollars US

idi Emerging Markets Partners a pris un engagement de 10 M$ dans le fonds CMC Capital Partners III (« CMC III »). CMC Capital Partners — société d’investissement fondée en 2010 et basée à Shanghai, Pékin et Hong Kong — assure la gestion du fonds. Doté d’un peu plus de 950 M$, ce véhicule a pour objectif de prendre entre 12 et 15 participations significatives dans des PME des secteurs des nouvelles technologies et nouveaux médias.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’investissement d’idi EM IV : proposer aux investisseurs une exposition sécurisée sur les grandes zones émergentes à travers une stratégie diversifiée de capital-développement, sans recours à de l’endettement et centrée sur les secteurs liés à la consommation des classes moyennes. 

Chine, l'essor des classes moyennes

« Nous partageons avec ce gestionnaire une vision commune quant aux catalyseurs de la transformation économique chinoise : tertiarisation de l’économie, révolution technologique, nouvelles tendances de consommation et nouvelles aspirations pour des produits et services premium, essor du commerce en ligne, etc. » affirme Julien Kinicassocié d’idi Emerging Markets Partners.

« En Chine, comme dans d’autres économies à fort potentiel, le leapfrogging est un phénomène sous-jacent à l’ensemble de ces mutations.  Avec une classe moyenne importante et l’essor fulgurant des technologies, le marché chinois recèle des opportunités d’investissement uniques », ajoute Abderahmane Fodil, associé d’idi Emerging Markets Partners.

Lire (2 min.)

Pays émergents : l’économie s’effondre face au Covid-19

Thuy van Pham
La crise sanitaire se répercute différemment à travers le monde. Quels seront ses impacts sur les économies émergentes ? Comment ces Etats affrontent-ils le ralentissement ? A quels futurs chocs économiques faut-il s'attendre ? Les explications de Thuy Van Pham, économiste Marchés Emergents chez Groupama AM.
Lire (6 min.)

Dette émergente : crise du Covid-19, l’occasion de se souvenir des différentes baisses enregistrées

Barney Goodchild
Le Covid-19 a impacté les marchés financiers mondiaux avec une rapidité et une ampleur telles que les performances de la dette émergente ont chuté à une vitesse inédite depuis la crise financière mondiale. Néanmoins, l’histoire nous a montré que cette classe d’actifs était susceptible de se redresser tout aussi rapidement. Les explications de Barney Goodchild, Spécialiste des investissements chez Aviva Investors.
Lire (6 min.)

L’Observatoire du Financement des Entreprises par le Marché (OFEM) publie son rapport 2019

L'Observatoire du financement des Entreprises par le Marché (OFEM) publie ce lundi 10 août son rapport annuel 2019. Les principales tendances observées en 2019 concernent le recours accru des entreprises aux marchés de dettes, la baisse des introductions en bourse (en anglais Initial Public Offering, IPO) et la croissance du capital investissement.

Par ailleurs, dans un contexte de reprise économique sur fonds de crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, l'OFEM présente également les premiers éléments 2020 concernant le financement des entreprises françaises par les marchés financiers.

Tendances observées en 2019

Dans son rapport 2019 sur les financement des entreprises françaises par les marchés financiers, l'OFEM identifie plusieurs tendances :

  • Poursuite de la croissance du financement des entreprises par les marchés financiers, avec plus de 125 Mds€ levés sur les marchés financiers en 2019, contre 114 Mds€ en 2018. Dans un environnement de taux historiquement bas, les entreprises françaises ont poursuivi leur financement par émission de titres de dette. A la fin de l'année 2019, l'endettement des entreprises françaises par le marché a atteint 620 Mds€ ;
  • Baisse des introductions en bourse et des capitaux propres levés par les entreprises : 8 entreprises françaises ont été introduites en bourse (contre 21 en 2018 et 20 en 2017), ayant levé au total 2,6 Mds€ (dont 2,5 Mds pour FDJ et Verallia en cession de titres) ;
  • Poursuite de la croissance du capital-investissement : en 2019, le capital-investissement a investi — toutes opérations confondues — 12,0 Mds€ dans 1873 entreprises basées en France, contre 11,0 Mds€ dans 1858 entreprises en 2018 ;
  • Rôle majeur des marchés obligataires d'Euronext dans le financement des grandes entreprises : près de 58 Mds€ de capitaux levés, dont 140 millions d'euros levés par des PME-ETI ;
  • L'EuroPP, qui représente la principale source de financement obligataire des PME/ETI a permis de mobiliser 2,2 Mds€ en 2019, dans la moyenne des émissions de ces cinq dernières années.

L'impact du coronavirus

L'année 2020, qui semblait s'inscrire dans une nouvelle dynamique, avec un pipeline de projets d'introduction en bourse, en rupture avec les niveaux observés au cours de ces dernières années, a été brutalement remise en cause par la crise du Covid-19 et l'arrêt de l'économie française ; et plus largement des économies européennes et mondiales. Les entreprises ont été doublement impactées par la crise :

  • Baisse drastique d'activité, et donc de revenus pour l'ensemble des entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d'activité, plus ou moins importante en fonction des secteurs. Le tourisme, l'automobile, l'aéronautique, figurent parmi les plus touchés ;
  • Hausse de leur endettement avec le recours aux mesures de soutien du Gouvernement : PGE (100 Mds€ reçus par 500 000 entreprises, à fin juin), accès aux liquidités de la BCE sur les marchés de taux court, moyen et long terme et report des charges fiscales et sociales. A la fin du premier semestre 2020, l'endettement brut des entreprises en France devrait atteindre 80 % du PIB, les agences de notation anticipant un risque de solvabilité accru des entreprises avec la dégradation de plusieurs signatures investment grade à high yield.

Quelles tendances en 2020 ?

Au final, au premier semestre 2020, poursuite de certaines des tendances constatées en 2019, avec néanmoins quelques ruptures :

  • Sur les marchés actions : nouvelle baisse des introductions en bourse et risque de réduction de la cote parisienne, avec en revanche une amélioration de la liquidité sur les compartiments des small et mid cap, grâce au retour des investisseurs, individuels et institutionnels, sur ces marchés ;
  • Sur les marchés obligataires et le financement par la dette : hausse des émissions et retour de la liquidité, en particulier sur le compartiment high-yield, sur fond d'endettement important des entreprises sur les marchés ;

Dans le contexte post crise du Covid-19, les membres de l'OFEM soulignent le caractère critique pour les entreprises françaises — et notamment pour les PME et ETI — de l'accès aux financements et du renforcement de leurs fonds propres.

Ils accueillent favorablement les propositions des acteurs de la Place financière de Paris, qui visent à permettre aux entreprises d'accéder aux financements qui leur sont nécessaires ; ainsi que celles du High Level Forum européen, qui concernent le renforcement de l'Union des Marchés des Capitaux (UMC) et le financement des entreprises.

Lire (5 min.)

France : quelles réserves nettes de change en juillet 2020 ?

Le Ministère de l’économie et des finances publie ce vendredi 7 août avec la Banque de France une nouvelle note sur le montant des réserves nettes de change de l’Etat à fin juin 2020. Depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros sur la base des cours de change de fin de mois.

Avoirs en hausse

Les avoirs de réserves officiels et autres avoirs en devises s'élèvent à la fin du mois de juillet 2020 à 200 385 M€ (237 415 M$) contre 197 166 M€ (220 787 M$) à la fin du mois de juin 2020, soit une augmentation de 3 219 M€. Comme indiqué ci-dessus, cette hausse intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves en or : 130 697 M€ ;
  • Réserves en devises : 52 882 M€ ;
  • Créances sur le FMI : 15 353 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 453 M€.

Les réserves en or ont augmenté de 7 025 M€. Les réserves en devises  ont diminué de 3 611 M€. Les créances sur le Fonds Monétaire international (FMI) ont diminué de 126 M€ : la position de réserve au FMI a augmenté de 134 M€ et les avoirs en DTS ont diminué de 260 M€. Les autres avoirs de réserve ont diminué de 69 M€.

Lire (2 min.)

Coronavirus : comment s’en sortent les hedge funds sur les marchés émergents ?

L'équipe Lyxor Cross Asset Research
La crise sanitaire partie de Chine a pris une ampleur mondiale. Les actifs émergents connaissent désormais des rendements comparables à ceux des pays développés, mais avec de nombreuses disparités. Quels seront les impacts de la pandémie de coronavirus sur les marchés émergents ? Comment les hedge funds investis sur ce segment peuvent-ils adapter leurs stratégies ? Les équipes Lyxor Cross Asset Research partagent leur analyse hebdomadaire.
Lire (5 min.)

Pays émergents : du mieux sur la croissance

Julien-Pierre Nouen
Fin 2019, la croissance dans les pays émergents reprend quelques couleurs. Le ralentissement constaté au cours des trois premiers semestres de cette année reposait sur de multiples facteurs — globaux et spécifiques — qui devraient avoir moins de poids en 2020. Quelles perspectives macroéconomiques se dessinent pour l'année à venir sur les marchés émergents ?
Lire (2 min.)

Dette émergente : l’alternative à la chute des rendements

Marc Olivier
Dernier bastion de croissance dynamique et de rendements substantiels, les marchés émergents présentent de nombreux atouts pour les investisseurs. Comment dette émergente concentre-t-elle les opportunités, aussi bien dans le compartiment souverain que dans celui des obligations d’entreprises ? Marc Olivier, Directeur Général France de Nordea Asset Management (AM), partage son analyse.
Lire (5 min.)

Natixis Investment Managers annonce le lancement international du fonds Global Emerging Markets Equity

Ce nouveau fonds est domicilié au Luxembourg et est ouvert aux investisseurs institutionnels et particuliers. Il emploie une approche bottom-up pour constituer un portefeuille concentré d’actions émergentes à faible rotation. L’objectif est d’obtenir des rendements excédentaires à long-terme et ajustés au risque.

WCM cherche à identifier des sociétés présentant des fondamentaux attrayants, tels que le rendement élevé ou croissant du capital investi, ou la croissance à long terme des revenus et des bénéfices. WCM cible en particulier les sociétés qui disposent d’avantages concurrentiels établis, soutenus par une forte culture d’entreprise, et qui bénéficient de tendances favorables dans la durée et à l’échelle mondiale.

Le fonds est piloté par l’équipe de gestion WCM Emerging Markets, composée de Mike Trigg, Pete Hunkel, Sanjay Ayer, Mike Tian et Greg Ise, qui assurent chacun les fonctions de gérants de portefeuille et d’analystes
commerciaux. L’équipe s’appuie sur six analystes généralistes internationaux et un analyste dédié à la culture d’entreprise.

La société de gestion californienne WCM, qui gère aujourd’hui 42,6 milliards de dollars d’encours2, a conclu un accord de distribution international avec Natixis Investment Managers en avril 2019. Il s’agira donc du premier fonds de WCM commercialisé à travers la plateforme internationale de Natixis IM, facilitant ainsi l’accès des clients internationaux à cette société basée sur la côte Ouest.

« Nous sommes ravis d’offrir à nos clients l’accès à une expertise en actions de croissance d’une société de gestion à forte conviction, dotée d’un solide track record et d’un processus d’investissement éprouvé », déclare Matt Shafer, Directeur International Distribution Wholesale, Natixis Investment Managers. « Le fonds Global Emerging Markets Equity Fund représente un outil de diversification efficace pour nos aux investisseurs
qui cherchent à constituer des portefeuilles s’adaptant plus facilement aux différentes conditions de marché.
»

Paul Black, Président et Co-Directeur Général de WCM explique : « Grâce à la plateforme de distribution internationale de Natixis Investment Managers, nous sommes aujourd’hui en mesure de mettre notre expertise d’investissement à disposition d’une clientèle bien plus large. Notre approche d'investissement à long terme reposant sur un faible taux de rotation nous permet de déceler des opportunités au sein des marchés émergents, et nous sommes convaincus que les revenus de la classe moyenne émergente continueront de croître. Celle-ci adoptera des tendances de consommation de plus en plus similaires aux pays développés, qui se traduiront notamment par l’exigence de meilleurs soins de santé, d’une technologie plus avancée et de biens de consommation de plus grande qualité. Le fonds Global Emerging Markets Equity permet de tirer parti de ces tendances et des opportunités de croissance des économies en développement. »

Natixis Investment Managers détient 24,9 % du capital de WCM et a conclu un accord de distribution exclusive à long terme. Le fonds est principalement investi dans des actions de sociétés implantées dans les marchés émergents. Les investissements en actions peuvent être sujets à d’importante fluctuations de prix. Le fonds est soumis à des risques spécifiques, notamment liés aux marchés émergents, à la concentration du portefeuille, aux dérivés/à la contrepartie, et aux sociétés à petite capitalisation. L’investisseur s’expose à des risques de pertes en capital.

Lire (3 min.)

Forêt : le GFI France Valley Patrimoine acquiert un nouvel actif en Normandie

France Valley — spécialiste de l'investissement foncier — annonce ce mercredi 5 août une nouvelle acquisition pour le compte de son GFI France Valley Patrimoine. La société de gestion de portefeuille acquiert le Bois du Ballu, situé à 20 kilomètres d'Alençon dans l'Orne (Normandie).

Forêt de capitalisation

Cette forêt couvre une surface de 349 hectares, couverte d'une futaie régulière de feuillus (51 %) et de résineux (49 %), sous un climat océanique à influence continentale. « Le Bois du Ballu est un massif d’exception, situé en Normandie, région où ce type de bien est extrêmement rare », explique Clément Roche, Responsable des acquisitions forestières chez France Valley.

« Les peuplements de feuillus, essentiellement composés de jeunes chênes, sont en phase de capitalisation. Des coupes d’amélioration y ont été et seront menées pour favoriser les plus beaux sujets. Les parcelles sont complétées par des Douglas, Sapins et Epicéas approchant leur optimum économique qu’il conviendra de récolter rapidement », ajoute-il.

Lire (1 min.)

NN Investment Partners recrute un Lead Behavioural Scientist

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs basé aux Pays-Bas — annonce ce jeudi 6 août la nomination de Roeland Dietvorst. Il fera partie de l'équipe d'innovation basée à La Haye et rapportera à Arnoud Diemers, Head of Responsible Investing & Innovation. Roeland Dietvorst a pris ses fonctions le 1er août 2020.

Dans ce cadre, il appliquera ses connaissances en science du comportement et des neurosciences pour mieux comprendre comment le traitement de l'information conduit à la prise de décision, afin de faire avancer le processus de prise de décision d'investissement.

Focus sur le parcours de Roeland Dietvorst

Roeland Dietvorst

En 2005, Roeland Dietvorst obtient une maîtrise en psychologie biologique et cognitive, et depuis 2010, il est titulaire d'un doctorat en neurosciences cognitives de l'Université Erasmus de Rotterdam. Il se spécialise dans la compréhension des biais cognitifs et de la dynamique entre automatique et délibéré processus mentaux.

En 2014, il fonde Alpha.One, une entreprise de stratégie de neurosciences grand public. Dans ce cadre, il réunit une équipe de doctorants en neurosciences et intelligence artificielle pour développer des techniques d'imagerie cérébrale. Objectif, aider à comprendre l'impact des supports marketing, tels que les publicités et les conceptions d'emballage.

Roeland Dietvorst est membre du corps professoral de la Singularity University Benelux. Il donne des conférences sur les neurosciences dans plusieurs écoles de commerce telles que l'INSEAD et l'Universiteit van Amsterdam. Il est régulièrement invité comme conférencier à des événements professionnels.

Lire (2 min.)

Marchés financiers : with or without you

César Pérez Ruiz
Soumis à de nombreuses turbulences géopolitiques, les marchés financiers envoient des signaux contrastés. La hausse des marchés actions va-t-elle se poursuivre ? Quelles positions prendre vis-à-vis des marchés émergents ? César Pérez Ruiz, Responsable des Investissements et CIO chez Pictet Wealth Management, partage son analyse.
Lire (3 min.)

Obligations souveraines : attraits émergents

Roland Gabert
Les obligations souveraines des marchés émergents libellées en euros offrent de plus en plus d'opportunités de diversification du risque de crédit. Quels éléments prendre en compte pour investir sur ce segment de marché ? Quelle stratégie adopter pour diversifier le risque de crédit ? Roland Gabert, Gérant de fonds Obligations des marchés émergents chez DWS, partage son analyse.
Lire (3 min.)