Stéphane Vonthron - J.P. Morgan AM : « Se préparer à une augmentation chronique de la volatilité »

Courbe des taux, restrictions budgétaires des Etats, dégradation de diverses statistiques macroéconomiques... J.P. Morgan estime que nous touchons en 2019 aux limites du cycle économique, ce qui signifie qu'il faut se préparer à une volatilité accrue des marchés.
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Marchés financiers : pourquoi les actions chinoises décollent

Depuis début 2019, les marchés actions chinois affichent des performances records. Les actions A chinoises sont portées par les mesures de relance dynamiques imposées par le gouvernement chinois. Les investisseurs reprennent confiance, et misent sur la résolution du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.
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Croissance chinoise : une petite impatience ruine un grand projet

Frédéric Rollin
Le ralentissement de la croissance chinoise préoccupe les marchés. Si le gouvernement de Xi Jinping a mis en place d'énergiques mesures de relance, il n'a pas encore réussi à endiguer la décélération de son économie. Faut-il s'en inquiéter ? Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, partage son analyse.
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Neuberger Berman crée un fonds UCITS Long Short Equity et le confie à Steve Eisman

Neuberger Berman, société de gestion indépendante détenue par ses salariés, lance ce mardi 5 mars au format UCITS le Neuberger Berman Absolute Alpha Fund, un fonds Long Short Equity géré par l'investisseur Steve Eisman et son équipe. Le fonds est un nouveau compartiment de la sicav UCITS Neuberger Berman Investment Funds plc domicilié en Irlande.

Neuberger Berman Absolute Alpha Fund est une stratégie Long Short Equity gérée selon une approche fondamentale. L'équipe de gestion cherche à générer de l'alpha aussi bien dans les positions longues que dans les positions courtes du portefeuille. Aux côtés de Steve Eisman, l'équipe cherchera à explorer les opportunités — aussi bien positives que négatives — générées par les changements et les disruptions au sein de divers secteurs, sociétés ou équipes de direction.

Une stratégie de rendement Long Short Equity déjà existante

L'équipe va mettre en place un processus d'analyse et de construction de portefeuille en quatre étapes, qui repose principalement sur une couverture des systèmes financiers. Il permet d’évaluer les données clés comme les spreads de crédit et leur qualité, qui, selon l'équipe, sont essentiels pour repérer des indicateurs avancés de stress économiques généralisés.

Neuberger Berman Absolute Alpha Fund n'a pas pour objectif d'être constamment neutre par rapport au marché. Le fonds pourra prendre un biais directionnel positif ou négatif via son exposition nette. Ce taux devrait se situer entre 65 % en position acheteuse nette et -20 % en position vendeuse nette.

Le fonds s'appuiera sur une stratégie Long Short Equity déjà existante, gérée par Steve Eisman et lancée le 1er novembre 2016. Depuis sa création jusqu'à fin décembre 2018, la stratégie a dégagé un rendement net de 11,42 %, en USD, contre seulement 1,27 % pour l'indice HFRX Equity Hedge Index.

Mettre l'accent sur des capitaux propres à long terme

« Nous pensons qu'il est important de réévaluer les structures de rémunération, en mettant l'accent sur le rendement des capitaux propres à long terme plutôt que sur le volume. Il est également crucial de comprendre les risques sous-jacents. » explique Steve Eisman, devenu célèbre pour s’être positionné du bon côté au moment de l'effondrement des marchés il y a plus d'une décennie.

En plus de leur expertise, les gérants tirent parti des connaissances et des ressources du département de recherche en actions internationales de Neuberger Berman, composé de 41 professionnels de l’investissement. Cette équipe organise plus de 2 000 réunions d'entreprise par an. Elle couvre ainsi un large univers, ce qui permet aux gérants de disposer d'un éventail d’idées variées à exploiter au sein de cette stratégie.

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LFDE annonce la nomination de deux Directeurs Généraux Délégués

La Financière de l’Echiquier (LFDE) annonce ce mardi 23 avril la nominations de deux nouveaux  Directeurs Généraux Délégués, effective à partir du 19 avril 2019. Olivier de Berranger (53 ans) — Directeur de la Gestion d’actifs — et Bertrand Merveille (38 ans) — Directeur de la Gestion privée — succèdent à Christian Gueugnier — co-fondateur de LFDE — qui reste néanmoins administrateur.

« La décision du conseil d’administration de nommer deux experts de LFDE au poste de Directeur Général Délégué s’inscrit dans la continuité tout en améliorant encore la gouvernance de l’entreprise », déclare Christophe Mianné, Directeur Général de LFDE.

Focus sur le parcours d’Olivier de Berranger

Olivier de Berranger

Olivier de Berranger est diplômé d’HEC. Au cours de sa carrière, il occupe notamment des postes de trader et de Responsable de desk trading au Crédit Lyonnais puis chez Calyon. Il devient ensuite Responsable du pôle Capital Markets chez First Finance. Il rejoint la LFDE en 2007 comme Gérant obligataire avant de devenir Directeur de l’expertise taux et diversifiés.

A partir du 1er octobre 2017, Olivier de Berranger occupe les fonctions de Directeur de la Gestion d’actifs de LFDE et de membre du comité de direction. En plus de sa récente nomination, Olivier de Berranger reste gérant d’Echiquier ARTY et d’Echiquier Crédit Europe.

Focus sur le parcours de Bertrand Merveille

Bertrand Merveille

Bertrand Merveille est titulaire d'un Master Droit et Economie des marchés financiers de l’université de Caen. Il débute son parcours professionnel en 2003 au sein de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Il rejoint LFDE en 2011, en qualité de Responsable de la Conformité et du Contrôle Interne. En 2016, Bertrand Merveille accède au poste de Directeur de la Gestion privée et membre du Comité de direction.

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Immobilier de bureaux : PERIAL AM achète un immeuble à Aix-en-Provence

PERIAL Asset Management (AM) — spécialiste de la gestion d'actifs immobiliers — annonce ce mardi 23 avril s'être porté acquéreur auprès d’une foncière privée d’un immeuble mixte — bureaux et commerces — situé dans le centre-ville d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Cette transaction s'est conclue pour un montant de 22 M€ au bénéfice de la SCPI PFO gérée par PERIAL AM.

L'immeuble CENTRAIX acquis par PERIAL AM à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Un rendement net initial de 6,75 %

L'immeuble CENTRAIX développe 9 350 m² répartis sur un rez-de-chaussée, 3 étages et 4 niveaux de sous-sol à usage de parking. Son classement ERP 2e catégorie et sa localisation confèrent à ce bâtiment une forte attractivité. L’actif est loué à 100 % à 10 locataires dont SUPER U, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, un centre de formation aux métiers du numérique et le département des Bouches-du-Rhône.

 « Cet investissement dégage un rendement net initial de 6,75 %. Il illustre la capacité de notre équipe investissement à identifier des actifs de qualité en région, dotés d’un très bon rapport rendement / risque », précise Yann Guivarc’h, Directeur Général de PERIAL AM. l’étude Oudot & Associés et le vendeur par l’Etude Feraud et Voglimacci ont accompagné PERIAL AM dans cette transaction. L'opération a été réalisée par l’intermédiaire de ARP.

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Au-delà du Brexit : investir en Europe dans un contexte politique à haut risque

Tawhid Ali
Passe d’arme budgétaire entre l’Italie et la Commission européenne, manifestations des gilets jaunes en France... Les troubles politiques en Europe se font de plus en plus bruyants. Est-ce une raison pour bouder les actions européennes ? Tawhid Ali, responsable de la stratégie actions européennes chez AllianceBernstein, nous livre son analyse.
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La banque d’affaires Morgan Stanley double ses avoirs en or

La banque d’affaires Morgan Stanley détient 9'723'073 titres du fonds SPDR Gold Trust, le plus gros fonds d’or physique du monde, d'après les chiffres de fin d’année du gendarme de la bourse américaine (SEC). La banque a doublé sa position au dernier trimestre. Aux derniers cours connus, cette position se valorise plus de 1,1 milliard de dollars.

Une progression de +4% en euros en début d'année

Dans sa note de conjoncture de fin d’année, la 4e banque d’affaires mondiale avait annoncé qu’elle « considèrerait, dans les portefeuilles qu’elle gère pour ses clients, l’ajout d’exposition aux actifs réels, tels que l’or ». Il semble qu’elle soit passée de la parole aux actes.

Cette information qui vient conforter l'analyse du Comptoir National de l'or, société française spécialisée dans le négoce de métaux précieux. Dans une note publiée ce jeudi 21 février, Le Comptoir National de l'Or se dit optimiste quant aux performances du métal jaune pour 2019. L’or affiche une belle progression de +4% en euros et 2,6% en dollars en ce début d'année (cours en date du 13/02).

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Brexit : investir sur le marché « ininvestissable » du Royaume-Uni

James Clunie
Le Brexit a incontestablement causé confusion et incertitude, au point d'effrayer les investisseurs internationaux. James Clunie, Responsable de la stratégie Absolute Return chez Jupiter AM, soutient qu'il y a encore des opportunités, tant à la vente qu'à l’achat, sur un marché qui a été largement éclipsé par la dimension politique.
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Devises et cryptomonnaies : quelles opportunités d’investissement en 2019 ?

Sandy Campart
Sandy Campart, directeur de l'IUP BFA-IAE Caen et co-auteur de « Risques de taux d’intérêt et de change » aux Editions Afnor, se penche sur les opportunités d'investissement en 2019 sur les marchés des devises et des cryptomonnaies.
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Foncia Groupe nomme la Présidente de sa filiale Foncia Croissance

Foncia Groupe annonce cette semaine la nomination en interne d'une nouvelle Présidente pour sa filiale

Foncia Groupe — spécialiste de l'immobilier — annonce ce mardi 23 avril la nomination en interne d'une Présidente pour sa filiale Foncia Croissance, dédiée au secteur du neuf. Krystel Bruneau (48 ans) endosse cette fonction en plus de son poste actuel — Présidente au sein de Foncia Property Management — qu’elle occupe depuis 2018. Elle rapporte désormais directement à Philippe Salle, président de Foncia Groupe.

Dans le cadre de cette promotion, Krystel Bruneau devient aussi membre du comité de direction de l’administration de biens et du Management Committee du Groupe. Elle aura pour mission de poursuivre le développement du Groupe en gestion de patrimoine — tant en BtoB qu’en BtoC — et de promouvoir les programmes neufs auprès des clients désireux d’investir dans une solution globale et sécurisée.

Focus sur le parcours de Krystel Bruneau

Krystel Bruneau est diplômée d’un master 2 en finance d’entreprise à l’université Evry-Val d’Essonne. Elle a réalisé l’ensemble de sa carrière dans le secteur de l’immobilier, dans l’univers de la gestion locative. Krystel Bruneau débute son parcours au sein de Foncia Groupe en 1996. Dès 2001, elle y occupe successivement les postes de Directrice et Attachée de Direction en gestion locative.

En 2011, Krystel Bruneau devient Directrice de patrimoine de Ammonitia, SAS spécialisée dans la gestion d’immobilier résidentiel neuf en France. En 2016, elle prend la direction de Foncia Property management dont elle est nommée Présidente deux ans après. Depuis 2018, elle travaille en tant que Présidente au sein de Foncia Property Management.

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ISR : Nordea AM privilégie les produits climat qui offrent déjà un intérêt économique

La méga tendance du changement climatique et de la protection de l’environnement offre aujourd'hui de réelles opportunités d’investissement. Nordea AM — gestionnaire d'actifs — annonce ce jeudi 18 avril son intention de privilégier les entreprises qui proposent des produits « verts » déjà opérationnels. Objectif, concilier développement durable et performances financières, sans entraîner les investisseurs dans des innovations hasardeuses.

« C’est une approche qui repose avant tout sur l’idée que les entreprises qui vont le plus profiter de la croissance de l’économie durable, au cours des prochaines années, sont celles qui proposent déjà des solutions existantes, sans attendre des innovations technologiques spectaculaires », explique Henning Padberg, co-gérant du fonds Nordea 1 – Global Climate and Environment. Ce fonds existe depuis 2008, ce qui lui permet d'afficher le plus long historique de performance dans cette thématique.

Gérer les ressources existantes

Investir dans des sociétés qui luttent contre le changement climatique permet une exposition à des secteurs très différents. Nordea AM distingue trois thèmes d’investissement : les optimisateurs concentrés sur la gestion efficiente des ressources, les innovateurs qui opèrent dans le secteur des énergies alternatives et enfin les adaptateurs dont l’objectif est la protection de l’environnement et la sauvegarde de la biodiversité.

La gestion efficiente des ressources existantes — les optimisateurs — concerne parfois des entreprises peu visibles, avec une grande diversité de secteurs qui va de l'agriculture « intelligente » aux fabricants d’équipement à basse consommation d’énergie ou de matériaux de construction dédiés à l'isolation thermique. « Ce thème combine l’intérêt économique et financier avec la réduction des émissions de carbone et la diminution de la consommation d’énergie », précise Henning Padberg.

Energies renouvelables et contraintes réglementaires

De leur côté, les entreprises qui sont actives dans le secteur des énergies renouvelables — les innovateurs — bénéficient d’une forte visibilité mais également de perspectives économiques attractives. L’énergie solaire et l’éolien vont continuer d’accroître leurs parts de marchés au cours des prochaines années. A long terme, l’électricité deviendra la première forme d’énergie utilisée, mettant fin à l’ère du pétrole et du charbon.

Enfin, les sociétés les plus actives dans la protection de l’environnement et la sauvegarde de la biodiversité — les adaptateurs — prennent notamment en compte la contrainte réglementaire. Anticiper les coûts futurs induits par des externalités négatives importe tout autant que de résoudre les problèmes existants, pour réaliser un investissement intéressant.

Des opportunités encore sous-exploitées

L’univers d’investissement du fonds compte environ 1 200 entreprises qui peuvent s’inscrire dans l’un de ces trois thèmes d’investissement. Leur capitalisation boursière cumulée dépasse les 6 000 milliards d’euros. « Les entreprises évoluant autour des thématiques du changement climatique et de la protection de l’environnement restent encore mal comprises par les investisseurs et délaissées par les analystes », relève Henning Padberg. 

Les opportunités s'avèrent pourtant nombreuses pour les investisseurs avertis. « Citons à titre d’exemple Infineon (industrie des semi-conducteurs), Kerry (ingrédients naturels, produits éco-responsables) ou Vestas (fabrication d’éoliennes) », précise le co-gérant du fonds Nordea 1 – Global Climate and Environment. Dans cet univers économique encore sous-estimé, Nordea AM entend prendre une position stratégique.

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Quo vadis, les marchés actions ?

Yves Ceelen
Yves Ceelen, directeur de la gestion institutionnelle, revient sur les principales méthodes d’évaluation des marchés actions et partage ses vues quant aux perspectives de cette classe d'actifs à moyen et long terme.
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Immobilier d’entreprise : BNP Paribas analyse le marché de l’investissement en France

Après une année 2017 record, 2018 reste très dynamique pour le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise en Europe, avec un volume total de 264 Md € engagés. Au Royaume-Uni, le marché s’inscrit à la baisse depuis le pic de 2015, avec un peu plus de 66 Md € investis, en retrait de 10 % par rapport à l’année dernière. Avec 61,5 Md €, l’Allemagne conserve sa deuxième place et enregistre son meilleur résultat de tous les temps. En dépit de prévisions de croissance plus faibles que prévu, le pays ne montre aucun signe d’essoufflement. Malgré un certain ralentissement de son économie, le marché français de l’investissement affiche un niveau historique avec près de 33 Md € sur l’ensemble de l’année 2018.

Source : BNP Paribas Real Estate - Février 2019

Le bureau reste l’actif privilégié en France

En France, le bureau reste toujours très largement majoritaire et atteint cette année un niveau record avec 23 Md € engagés sur l’ensemble de l’année 2018. Avec un volume global en hausse de 15 % sur un an, les montants engagés sur le marché des bureaux franciliens représentent quasiment 20 Md € dépassant de près de 2 Md € le précédent record de 2007. Alors que les opérations de moins de 100 M € sont relativement stables depuis 2011, les très grosses opérations unitaires (plus de 400 millions d’euros) ont été très importantes en 2018 (11 cette année contre 4 en moyenne long terme).

« Concernant les stratégies d’investissement, l’appétit pour les actifs non-core prend de plus en plus d’importance, représentant plus de 40 % des volumes investis cette année. Si les investisseurs français dominent encore le marché en 2018 avec 63 % des volumes investis, il existe une accélération des investissements étrangers et une diversification de sources de capitaux » explique Olivier Ambrosiali, Directeur Général Adjoint, en charge du pôle Vente de BNP Paribas Real Estate Transaction France. Concernant la localisation géographique, Paris intra muros reste la destination privilégiée des investisseurs avec 9,5 Md € engagés. De son côté, si les taux « Prime » dans Paris hors QCA et en 1ère Couronne ont respectivement atteint 3,25 % et 3,80 %, la tendance générale en 2018 est à la confirmation de la stabilisation des taux à des niveaux bas.

Source : BNP Paribas Real Estate - Février 2019

Du côté des régions, l’année 2018 a été exceptionnelle pour les bureaux avec plus de 3 milliards d’euros engagés (+33 % par rapport à 2017). Avec plus d’un milliard d’euros engagé, Lyon reste le premier marché régional. Lille conforte sa seconde place avec plus de 500 millions d’euros investis et confirme sa forte croissance grâce au développement de nouveaux projets. Ces progressions s’expliquent notamment par la belle dynamique sur le marché des VEFA avec près d’un milliard d’euros en 2018. Cette augmentation trouve son engouement dans le fait que les investisseurs souhaitent se positionner sur des immeubles labellisés répondant aux nouvelles normes.

Le développement du coworking n’est pas nouveau mais se confirme. Coté utilisateurs, le marché a vécu une évolution extrêmement importante en 2018, en progression de 27 % par rapport à l’année dernière. Côté investisseurs, seulement deux transactions sont à signaler en 2018. Néanmoins, au regard des nombreuses prises à bail recensées, l’année 2019 sera sans aucun doute beaucoup plus dynamique en termes de volumes investis avec la finalisation de nombreuses opérations.

Dynamisme des investissements en commerce et logistique

Il s’agit d’une progression de 10 % par rapport à 2017. Le centre-ville parisien représente à lui seul un quart des volumes investis. En région, on note le grand retour des portefeuilles de Sale and Leaseback. Du côté des taux de rendement « prime », ils se sont une nouvelle fois contractés en 2018 sur le segment « high street » avec quelques références à 2,50 %, voire inférieures si les transactions permettent une création de valeur à moyen terme. En centre commercial, compte tenu du peu de références, la stabilité des taux « prime » est donc assez relative. Les Retails Parks de dernière génération restent stables, autour des 4,5 %.

Avec près de 2,5 milliards d’euros investis, le marché de l’investissement logistique en France a connu une année 2018 très dynamique. Huit opérations de plus de 100 millions d’euros sont à recenser. Depuis plusieurs années, on assiste à une prédominance des fonds nord-américains à des profils Core + /Value Added. Néanmoins, avec près d’un quart des volumes investis, les fonds allemands, à la recherche d’actifs « Core », ont été bien présents en 2018. Enfin, les « Pure Players » français, se sont davantage concentrés sur les actifs unitaires très bien placés autour des deux grandes métropoles françaises, à savoir Paris et Lyon. Avec près de 15 % de croissance des ventes en ligne en Europe, le e-commerce est également l’un des principaux facteurs de croissance de l’immobilier logistique. Dans ces conditions, le taux « prime » en logistique, continue de se compresser et s’établit désormais à 4,75 % fin 2018.

Intérêt marqué pour l'investissement résidentiel et hôtelier

Le marché résidentiel confirme sa bonne dynamique dans l’ancien avec 956 000 transactions réalisées sur l’ensemble de l’année 2018, soit un niveau très largement au-dessus de la moyenne des 20 dernières années (773 000 transactions). Côté prix, ils continuent de progresser, en atteste la hausse de 3 % sur l’ensemble de la France. Par secteurs géographiques, Paris arrive en tête avec une progression de 6,2 %. En régions, la progression est plus modérée avec une hausse moyenne de 2,7 % sur un an. Cette dynamique positive participe au retour des investisseurs institutionnels sur le marché.

De son côté, le marché de l’investissement hôtelier affiche une forte reprise avec un volume d’investissement qui a presque doublé pour atteindre 1,6 Md € en 2018 contre seulement 800 millions d’euros en 2017. Les derniers évènements ne sont pas venus perturber la bonne dynamique… Les hôtels du territoire national affichaient fin novembre un revenu par chambre disponible en nette augmentation (+7,7 % par rapport à 2017). Malgré une relative disparité selon les catégories d’hôtels, le luxe surperforme avec une hausse de près de 10 % sur un an.

Perspectives

Pour 2019, la contrainte d’offre d’actifs à arbitrer persistera avec en particulier une difficulté de réemploi du capital et les problématiques de durée de détention suite à d’importantes acquisitions réalisées depuis 5 ans. « Au total, nous tablons cette année sur des volumes investis en immobilier d’entreprise de l’ordre de 30 milliards d’euros, en consolidation par rapport au pic historique de l’an passé. Cette tendance pourrait être commune aux marchés britanniques et allemands. Dans l’environnement international actuel, l’immobilier français conservera toute son attractivité, avec de nouvelles opportunités de gains en capital à aller chercher » conclut Laurent Boucher, Président de BNP Paribas Real Estate Advisory France.

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