Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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ESG : Evli s’associe à Blue Associates pour distribuer ses stratégies en France

Evli — société de gestion scandinave basée en Finlande — annonce ce mardi 28 mai la conclusion d'un partenariat de distribution avec le TPM Blue Associates, afin de commercialiser ses stratégies en France. D'après les derniers chiffres publiés le 31 mars 2019, Evli dispose aujourd'hui de plus de 8,1 milliards d'euros d'actifs sous gestion. 80 % d'entre eux sont des fonds institutionnels. Ce nouveau partenariat permet à Evli de cibler une clientèle de plus en plus large et internationale.

« Nous étudions le marché français depuis quelques années. Aujourd’hui nous pensons que les conditions sont réunies pour accentuer nos efforts de distribution à destination des investisseurs institutionnels français, qui recherchent une gestion sous contrainte ESG active et performante », explique Petter von Bonsdorff, Directeur du Développement International d'Evli Fund Management Company Ltd.

Attractivité des obligations nordiques

« Dans un contexte de taux d’intérêt faibles, les obligations nordiques semblent attractives. Le savoir-faire d’Evli en gestion obligataire nous paraît particulièrement utile pour diversifier les portefeuilles des investisseurs professionnels français. Par ailleurs, la gestion actions d’Evli possède des spécificités qui ont attiré notre attention », commentent les deux fondateurs de Blue Associates, Christian de Bausset et Denis Chasteauneuf.

Blue Associates — société de « Third Party Marketing » — a été créée en 2018. Développée par deux professionnels de la Gestion d’Actifs, elle combine plus de 50 ans d’expérience dans la promotion d’investissements en France, en Belgique, au Luxembourg et à Monaco. Blue Associates vise à aider les gestionnaires d’actifs à développer et à servir leur base de clientèle en France et en Europe, auprès de clients professionnels.

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Turgot Oblig Plus n’avait plus de Rallye en portefeuille

Turgot Asset Management (AM) — société de gestion française pour le compte de clients privés et institutionnels — rappelle ce lundi 27 mai 2019 que son fonds Turgot Oblig Plus n’est plus investi sur les obligations de la société Rallye depuis juin 2018. La société s'est appuyée sur son processus de gestion des risques, pour échapper aux conséquences négatives de la volatilité des titres Rallye.

Une approche patrimoniale dans la gestion du risque

Le fonds avait détenu précédemment le titre Rallye 4,371 % 01/23/2023. Cet émetteur non noté — au « shadow rating » haut rendement — était présent à moins de 1 % en portefeuille. Lorsque les mauvaises nouvelles ont commencé à s’accumuler, les titres Rallye ont commencé au printemps 2018 à être particulièrement volatils. Le process de gestion du risque avait orienté le fonds à vendre ce titre, malgré une perte déjà significative.

Cette approche patrimoniale a permis un an plus tard d’éviter de plus lourdes difficultés. Cette gestion du risque permet au fonds Turgot Oblig Plus de n’avoir connu aucun défaut jusqu'à présent. Des obligations d’autres émetteurs avaient déjà été vendues, comme celles d’Abengoa ou de Portugal Telecom. Plus récemment, les obligations émises par Intralot ont aussi été vendues avant leur forte chute.

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Obligations corporate nordiques : Evli lance un nouveau fonds

Evli Fund Management Company — société de gestion scandinave — annonce ce mardi 21 mai le lancement du Evli Nordic 2023 Target Maturity Fund. Ce véhicule rend accessible l’investissement sur les obligations corporate nordiques dans un format à échéance. Le fonds court jusqu'à fin 2023, avec une commercialisation autorisée en France, en Finlande, en Suède, en Allemagne, en Espagne et en Italie. Il vise un rendement annuel de 3 % net de frais avec une faible exposition au risque.

D'après ses derniers chiffres publiés le 31 mars 2019, Evli gère aujourd'hui plus de 8,1 milliards d'euros d'actifs sous gestion. La société de gestion affiche 20 ans d'expérience en investissement sur le marché des obligations corporate européennes et nordiques. Ses produits s'adressent en priorité à des investisseurs institutionnels. Dans cette gamme, Evli Nordic 2023 Target Maturity Fund investira dans des obligations notées Investment Grade et High Yield ainsi que dans des obligations corporate non notées. L'indicateur synthétique de risque et de rendement (SRRI) est de niveau deux.

Une démarche ESG de longue date

La gestion est assurée par Jani Kurppa et Juhamatti Pukka, tous deux notés AAA par Citywire. Le processus d'investissement crédit d'Evli se fonde sur la recherche des meilleurs profils risque/rendement. La société applique une approche analytique fondée sur les flux de trésorerie des crédits individuels. Elle se concentre sur la qualité réelle du crédit plutôt que sur les notations officielles. Dans ce cadre, elle combine différents segments obligataires lorsque cela est possible.

Sa démarche Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG) est établie de longue date sur les marchés nordiques. Elle s'intègre totalement au fonds Evli Nordic 2023 Target Maturity ainsi qu’à l’ensemble de l’analyse crédit d’Evli. De nombreux enjeux ESG affectent directement la qualité crédit des entreprises, et par conséquent la solvabilité de l'émetteur. Pour aider les investisseurs à y voir plus clair, Evli publie également un rapport trimestriel dédié à l’ESG à leur intention.

Spécificités du marché obligataire nordique

Les obligations corporate nordiques offrent un profil risque/rendement intéressant dans un environnement politique et économique très stable. Le marché des obligations corporate nordiques compte près de 500 sociétés émettrices et pèse environ 225 milliards d'euros, soit à peu près la même taille que le marché européen High Yield. Environ 54 % des émetteurs et 29 % des volumes relèvent du « non noté », ce qui représente respectivement 262 émetteurs et 65 milliards d'euros en volume. Les pays nordiques abritent l'un des plus grands viviers d'Europe pour les émetteurs non notés.

Les obligations nordiques non notées offrent des rendements supérieurs d'environ 50 à 150 points de base par rapport aux obligations de sociétés européennes notées de façon officielle, avec un niveau de risque similaire. La majorité des obligations nordiques non notées sont détenues par des institutionnels locaux. Il sont plutôt orientés « buy and hold », c'est-à-dire qu'ils achètent et conservent leurs titres, ce qui induit de très faibles niveaux de volatilité relative. La diversification ainsi produite peut améliorer les paramètres rendement/risque des portefeuilles obligataires paneuropéens.

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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Obligations corporate nordiques : un profil rendement/risque très attractif

Evli — société de gestion indépendante finlandaise — publie ce jeudi 16 mai 2019 une note très positive sur le profil rendement/risque des obligations corporate nordiques. Forte de son expertise sur ce marché, Evli revient sur les caractéristiques de ce segment obligataire. Evli Fund Management Company cible notamment les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG dans une perspective long-terme.

D'après ses derniers chiffres publiés en mars 2019, la société gère au total de 11,9 milliards d'euros d'encours pour le compte de ses clients. Les fonds propres du groupe Evli s'élèvent à 65,6 millions d'euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,8 %. La société compte plus de 250 employés. Les parts B d'Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki.

Une multitude d'opportunités d'investissement

Les obligations corporate nordiques offrent un profil de rendement attractif combiné à une volatilité moindre dans un environnement politique et économique stable. Le marché des obligations corporate nordiques est composé de près de 500 sociétés émettrices, soit à peu près le même nombre que sur le marché européen High Yield, et pèse environ 225 milliards d'euros. Environ 54 % des émetteurs et 29 % des volumes relèvent du non notés, ce qui représente respectivement 262 émetteurs et 65 milliards d'euros en volume.

Les pays nordiques abritent l'un des plus grands viviers d'Europe pour les émetteurs non notés, offrant une multitude d'opportunités d'investissement. De plus, les obligations nordiques non notées offrent des rendements d'environ 50 à 150 points de base par rapport aux obligations de sociétés européennes notées de façon officielle tout en présentant un niveau de risque similaire. Bien que considéré comme plus risqué, le marché des obligations nordiques est parfois moins affecté lorsque d'autres marchés européens sont dans la tourmente comme en novembre dernier.

Une majorité d'investisseurs institutionnels locaux

Cette surperformance peut être créditée au fait que les obligations nordiques ont des maturités plus courtes et les entreprises sont en bonne santé financière. Autre facteur important, les ETFs — qui ont tendance à avoir une base d'investisseurs très cycliques — ne sont pas présents dans les pays nordiques. Le marché des obligations nordiques dispose donc d’une base d'investisseurs plus stable.

La majorité des obligations nordiques non notées sont détenues par des institutionnels locaux. Il s'agit plutôt d'investisseurs « buy and hold », qui achètent et conservent leurs titres, ce qui engendre de très faibles niveaux de volatilité relative sur ce marché. L'effet de diversification produit par une allocation qui intègre les obligations corporate nordiques peut-il améliorer les paramètres rendement/risque des portefeuilles obligataires paneuropéens.

Une connaissance approfondie de l’univers est nécessaire

Pour investir sur ce marché sans indice de référence — et où la majorité des titres ne sont pas notés — et éviter les mauvaises surprises, l’expertise locale est nécessaire. « Le travail ne s’arrête pas à la seule sélection de la bonne obligation. Il est nécessaire d’avoir une bonne allocation ainsi qu’une pondération bien équilibrée, ce qui n’est possible qu’avec de solides compétences et de l’expérience », souligne Petter von Bornsdoff, Directeur du Développement Business International d’Evli.

Evli investit depuis plus de 20 ans sur le marché obligataire — avec le lancement en 1999 du fonds Evli Corporate Bond — et dispose d’une bonne connaissance des entreprises locales qui composent le marché des obligations corporate nordiques. Evli cherche les meilleurs profils rendement/risques en s'appuyant sur la qualité du crédit plutôt que sur la composition des indices. « Le track record est important ici, car les chiffres ne peuvent pas mentir. Cela permet aussi d’établir un climat de confiance, un élément précieux sur un tel marché où presque tout en dépend », conclut Petter von Bonsdorff.

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Marchés obligataires : profiter de l’effet yoyo des corporate bonds

Per Wehrmann
En pleine guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, les marchés actions oscillent entre coups de pression et gestes d'apaisement des deux géants. Est-ce le moment de se tourner vers les marchés obligataires ? Quelle stratégie les investisseurs doivent-ils adopter pour trouver de la performance ? Per Wehrmann, responsable High Yield pour l'Europe chez DWS, partage son analyse.
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Obligations vertes : un rôle crucial sur les marchés émergents, d’après un rapport Amundi et IFC

Amundi — premier gestionnaire d'actifs en Europe — et l’International Finance Corporation (IFC) — affilié à la Banque mondiale — publient ce mardi 30 avril leur rapport sur les obligations vertes au sein des marchés émergents. Ce document s'intitule Amundi-IFC Emerging Market Green Bond Report 2018 (en anglais). C'est le premier rapport consacré aux investissements en obligations vertes des marchés émergents. Il présente des informations sur le marché, et des prévisions basées sur des données publiques, toutes deux essentielles pour les émetteurs et les investisseurs.

Changement climatique et opportunités d'investissements

Les marchés émergents sont les régions les plus exposées aux risques liés au changement climatique, mais ils sont confrontés à un défi sans précédent pour décarboner leurs économies tout en maintenant une trajectoire de développement économique durable. Répondre aux besoins de financement nécessaires à la construction de nouvelles infrastructures compatibles avec ces défis nécessite des capitaux venant aussi bien du secteur public que du secteur privé.

Le capital des investisseurs institutionnels privés disponibles aujourd'hui dans les marchés développés est estimé à 147 400 milliards de dollars. Toutefois, le transfert de ces capitaux par le biais d'opportunités d'investissement appropriées dans les marchés émergents reste difficile. Dans les seuls grands centres urbains, les opportunités d'investissement inexploitées sont estimées à 29 000 milliards de dollars d’ici 2030, réparties entre six secteurs clés : déchets, énergies renouvelables, transports publics, eau, véhicules électriques et bâtiments écologiques.

Les obligations vertes restent le meilleur moyen pour les marchés émergents de financer leur croissance durable. Entre 2012 et 2018, les émissions cumulatives d'obligations vertes ont atteint 140 milliards de dollars sur 28 marchés. L’IFC estime que ce chiffre pourrait atteindre entre 210 et 250 milliards de dollars en 2021. Les institutions financières représentent plus de 50 % des émissions d'obligations vertes sur les marchés émergents. Diversifier l'éventail d’émetteurs permettrait d'ouvrir l'usage des obligations vertes aux sociétés non financières privées.

Les obligations vertes dans les économies émergentes

Les premières émissions d'obligations vertes des marchés émergents ont eu lieu en 2012 en Afrique du Sud, mais la croissance mondiale de ce genre d'obligations est tirée par la Chine, la région Asie de l'Est et Pacifique représentant 81 % du marché. Malgré un ralentissement des émissions obligataires mondiales en 2018, l’émission d’obligations vertes dans les marchés émergents a continué à un rythme soutenu — 43 milliards de dollars d'obligations vertes ont été émises, avec des primo-émetteurs enregistrés dans six pays.

Les institutions financières des marchés développés ont représenté 18 % du total des émissions d'obligations vertes. Elles constituent cependant le secteur d'émission le plus important dans les marchés émergents, avec 57 % des émissions cumulées d'obligations vertes, suivies des sociétés non financières (25 %), des agences gouvernementales (14 %), des souverains (2 %) et des municipalités (1 %). Les énergies renouvelables représentent le premier secteur dans les marchés émergents, suivis par les transports à faible émission de carbone, l'eau, les bâtiments écologiques et les déchets.

La taille des émissions d'obligations vertes des marchés émergents varie entre 1,5 million et 4,4 milliards de dollars, avec une taille moyenne de 385 millions. Environ 34 % sont en devise forte et, si l’on exclut la Chine, les émissions obligataires en devise locale représentent 6 % des émissions cumulées d'obligations vertes des pays émergents. Environ la moitié des obligations ont une notation, et parmi celles-ci environ 90 % sont notées « investment grade ».

Quel avenir sur les marchés émergents ?

Alors que le marché des obligations vertes dans les pays émergents a d'abord progressé à un rythme plus lent que dans les pays développés, les marchés émergents ont connu un « rattrapage » notable en termes de part d'émission. Les émissions d'obligations vertes ont représenté environ 2,4 % du total des émissions dans les marchés développés en 2018, alors qu’elles représentent 3 % des émissions d'obligations totales des pays émergents.

Paulo de Bolle, Directeur mondial des Institutions financières de l’IFC, déclare : « Le marché des obligations vertes s'est rapidement développé ces dernières années et les marchés émergents devraient contribuer de plus en plus à cette trajectoire de croissance dans le futur. Dans ce contexte, il est essentiel que les émetteurs et les investisseurs disposent des informations indispensables pour continuer à investir dans les obligations vertes, en particulier dans les économies de marché émergents en pleine croissance ».

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Allemagne : quel est l’intérêt de détenir des obligations d’État sans rendement ?

Johannes Müller
Les rendements des Bunds allemands à 10 ans sont tombés à zéro. Pourquoi garder dans son portefeuille des obligations d'Etat qui ne rapportent plus rien ? Investissements buy-and-hold, effets de prix et diversification... Johannes Muller, Responsable de la Recherche Macro chez DWS, partage son analyse.
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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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ISR : l’AMF publie une synthèse de cinq contrôles thématiques

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 12 juillet une nouvelle synthèse des contrôles courts et thématiques —  intitulés Supervision des Pratiques Opérationnelle et Thématique (SPOT) — qu'elle a réalisés entre septembre 2018 et janvier 2019. L'AMF a examiné les dispositifs d’investissement socialement responsable (ISR) de 5 sociétés de gestion (SGP) ainsi que l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette nouvelle série de contrôles SPOT a donné lieu à l’envoi de lettres de suites.

Objectif, s’assurer que l’information ISR délivrée aux investisseurs est claire, exacte et non trompeuse. L'AMF vérifie également que les éléments communiqués restent conformes au processus d’investissement et de gestion. La finance durable constitue l’un des axes stratégiques retenus par l’AMF dans sa vision #Supervision2022. L’ISR figure parmi les premières thématiques des contrôles SPOT depuis 2018. Par ailleurs, la 3e édition du rapport sur l’ISR dans la gestion collective paraîtra à l’automne 2019.

Obligations des sociétés de gestion

Les obligations professionnelles des sociétés de gestion en portefeuille (SGP) en matière d’ISR reposent essentiellement sur des exigences de reporting à l’égard des investisseurs. Depuis 2011, les SGP sont tenues de publier les modalités de prise en compte dans leur politique d'investissement des critères relatifs au respect d'objectifs ESG.

Le décret d’application de la loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (TECV) —  publié le 31 décembre 2015 —  a marqué une nouvelle étape dans les exigences de reporting ESG, en particulier celle lié au climat. Il précise, selon un plan détaillé, les informations à fournir pour chacun des critères ESG. Au-delà des obligations de reporting, et à l’aune des constats réalisés dans le cadre de contrôles classiques, l’AMF a examiné lors de ses contrôles SPOT :

  • l’organisation du dispositif ISR et les moyens mis en œuvre ;
  • le caractère suffisamment opérationnel des procédures d’investissement et de gestion des risques encadrant le dispositif ISR ;
  • la méthodologie ISR mise en œuvre : données, critères ESG, prise en compte du risque climat, notation des émetteurs, sélection des titres, exclusion de valeurs, politique d’engagement, recours ou non à des fournisseurs externes ;
  • la cohérence du processus d’investissement au regard des procédures internes, au travers d’un test sur un échantillon de 4 à 6 valeurs en portefeuille des fonds gérés par la SGP ;
  • l’information fournie aux investisseurs a priori et a posteriori ;
  • le dispositif de contrôle mis en place sur la thématique ISR.

Méthodologie et processus d’investissement

L’AMF a relevé que les SGP ont toutes adopté une approche homogène de la gestion ISR pour l’ensemble de la gamme de fonds gérés. L’AMF a également noté une diversité des méthodologies mises en œuvre par les SGP. Trois des SGP contrôlées utilisent les données ESG de 4 fournisseurs de données. Parmi les bonnes pratiques observées en matière de méthodologie et de processus d’investissement, l’AMF relève :

  • un dialogue avec les émetteurs mettant l’accent sur les critères ESG annoncés aux clients ;
  • la mise en place d’une piste d’audit formelle et exhaustive du processus d’investissement et de désinvestissement permettant d’assurer une cohérence entre la politique d’investissement, la méthodologie communiquée aux investisseurs et le processus mis en œuvre en pratique.

L’information fournie aux investisseurs

L’information mise à disposition des investisseurs est abondante et très hétérogène d’une SGP à une autre. L’AMF n’a pas relevé de manquement concernant la cohérence entre le processus d’investissement des fonds gérés et l’information communiquée au public. D’une manière générale —  pour l’ensemble des SGP —  l’information communiquée aux porteurs des fonds est cohérente d’un document à l’autre. Toutefois, l’AMF a pu constater que l’information présentée dans un même document est parfois incomplète et peu claire. Parmi les bonnes pratiques, l’AMF relève :

  • la présentation dans les prospectus / DICI des fournisseurs de données utilisées, en s’assurant de la mise à jour éventuelle de l’information fournie ;
  • la précision dans le reporting d’engagement —  document rendant compte de la façon dont la SGP exerce son influence en vue d’une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable dans les marchés financiers —  du périmètre des entreprises concernées par l’engagement, les thèmes de la politique d’engagement et les actions de suivi de cet engagement ;
  • le regroupement dans une rubrique facilement accessible du site internet de la SGP de l’ensemble des documents concernant l’engagement.
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ISR : NN Investment Partners lance un fonds obligations vertes courte duration

NN Investment Partners (NN IP) annonce ce lundi 1er avril le lancement d’un fonds obligations vertes courte duration, prénommé NN (L) Green Bond Short Duration. Disponible sur plusieurs marchés, il vient compléter la gamme obligations vertes existante de NN IP et appliquera la même stratégie que le fonds NN (L) Green Bond, avec une duration de 2 ans.

Les fonds obligations vertes aujourd’hui disponibles sur le marché sont sensibles aux taux d’intérêts pendant au moins cinq ans, ce qui rend le positionnement du nouveau fonds de NN IP assez unique. Compte tenu de sa plus courte duration, il conviendra parfaitement aux investisseurs qui cherchent à protéger leur portefeuille des hausses de taux d’intérêts, tout en continuant à lutter activement contre le changement climatique.

Le bon moment pour investir dans les obligations vertes

Les recettes des obligations vertes servent à financer les projets nouveaux ou existants qui ont un impact positif significatif sur l’environnement, en remplissant par exemple les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Nous estimons que c’est le bon moment pour investir dans les obligations vertes, compte tenu de l’environnement de marché actuel.

Les taux d’intérêts en Europe sont proches de leur plus bas historique en cinq ans et les spreads des obligations vertes libellées en euro sont relativement élevés par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. Ainsi, les investisseurs ont selon nous tout intérêt à augmenter leur exposition aux fonds obligations vertes.

Réduire l'empreinte carbone sans sacrifier liquidité et rendements

Bram Bos, Lead Portfolio Manager Green Bonds chez NN Investment Partners, déclare : « Les investisseurs ne subissent aucun coût supplémentaire en investissant dans les obligations vertes. Les intégrer à leur allocation d’actifs leur permet en effet de réduire l’empreinte carbone de leur portefeuille obligataire, de bénéficier d’une plus grande transparence et d’investir dans des sociétés dont la gouvernance est meilleure, sans pour autant sacrifier la liquidité et les rendements. »

NN IP n’est pas loin de franchir le seuil du milliard d’euros d’actifs sous gestion dans cette classe d’actifs en moins de trois ans. Le fonds NN (L) Green Bond a en effet enregistré une forte croissance de son rendement durant cette période. Il est classé dans le premier décile des fonds obligations vertes et a surperformé son benchmark de 0,6 % en annualisé depuis son lancement. C'est-à-dire 2,32 % pour le fonds obligations vertes contre 1,65 % pour le benchmark, à fin février 2019.

Une SICAV de droit luxembourgeois

Dans la phase actuelle du cycle, ce fonds obligations vertes courte duration s'adresse aux investisseurs qui veulent se protéger des hausses de taux d’intérêt tout en bénéficiant de spreads attractifs. Cette thématique devrait bientôt se retrouver sous le feu des projecteur, quand les Nations Unies publieront en septembre 2019 les progrès réalisés vis-à-vis des ODD à date lors de la 4e édition de leur Forum politique de haut niveau.

Les fonds NN (L) Green Bond and NN (L) Green Bond Short Duration sont des sous-fonds de NN (L) (SICAV), domicilié au Luxembourg. NN (L) (SICAV) est dûment autorisé par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) au Luxembourg. Certaines parts du sous-fonds sont enregistrées au Luxembourg, en France, au Danemark, en Suède, en Norvège, en Finlande, en Belgique, au Royaume-Uni, en Italie et aux Pays-Bas.

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ETF : UniCredit et Axiom AI lancent le premier fonds global investi sur les obligations « CoCo »

UniCredit — via sa filiale Structured Invest S.A — et Axiom Alternative Investments (AI) annoncent ce mardi 19 mars le lancement de l’ETF UC AXI Global CoCo Bonds UCITS. Ce premier ETF mondial négocié en bourse (FNB) offre une exposition globale et réelle au marché des obligations Contingente Convertible, dites « CoCos ».

Le fonds a été développé et lancé en coopération avec Axiom AI — société de gestion indépendante, spécialiste du secteur financier — qui compte 1,2 milliard d’euros d'actifs sous gestion, et dispose de professionnels de l'investissement basés à Londres et à Paris. Depuis plus de 10 ans, la société gère des fonds investis sur des instruments financiers émis par des banques et des compagnies d’assurance.

Accéder à l'ensemble du marché des obligations « CoCo »

Le fonds sera coté sur la bourse allemande (le Xetra), sous le ticker CCNV. Il s’agit du premier ETF à offrir aux investisseurs un accès à l’ensemble du marché des obligations « CoCo » en incluant les instruments de capital Additional Tier 1 (AT1) et Restricted Tier 1 (RT1).

« Les investisseurs qui peuvent dorénavant avoir une exposition pondérée en fonction de la valeur de marché sur ces instruments de façon simple et économiquement efficiente tout en bénéficiant d'une structure UCIT », explique Laurent Dupeyron, Managing Director, chez UniCredit.

Un indice de référence spécifique

Le fonds suivra la performance de l'indice Solactive AXI Liquid Contingent Capital Global Market TR– EUR hedged (ticker bloomberg SOLAXICC). Ce premier indice de référence est couvert contre le risque de devises, et pondéré en fonction de la valeur de marché.

L’indice SOLAXICC a été conçu pour offrir l'exposition la plus large et la plus liquide à l’univers des « CoCos » émises par des émetteurs notés Investment Grade (en dette senior). Il s'agit de l’indice de référence le plus important en termes de capitalisation boursière, avec 141 milliards d’euros. Il reflète la performance d’obligations AT1 et RT1 libellées en EUR et en USD.

Des rendements particulièrement attractifs

Les obligations de type Contingent Convertible sont capables de générer des rendements particulièrement attractifs par rapport aux obligations d'entreprise à haut rendement, plus stables que les actions bancaires tout en bénéficiant d’une meilleure qualité de crédit. Leur notation moyenne est de BB contre BB- respectivement.

« Les récents résultats des tests de résistance effectués sur les banques européennes, montrent des niveaux de capital supérieurs à 3 % au-dessus du seuil de conversion, malgré des hypothèses de scenario historiquement sévères. De plus, la dynamique actuelle de rehaussement des notes de crédit des banques européennes par les agences de notation constitue un signal très positif pour la classe d'actifs », ajoute David Benamou, Associé-gérant chez Axiom AI

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