Brexit : Boris Johnson suspend le Parlement

Cette semaine, le Brexit transforme le Royaume-Uni en champ de bataille politique. Le Premier ministre a obtenu la suspension du Parlement, en vertu de la tradition britannique de la prorogation, qui précède normalement le discours de la reine. Nous dirigeons-nous vers un Brexit sans accord ?
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Marchés financiers : volte-face

Igor de Maack
Guerre commerciale, Brexit ou encore taux d'intérêt des banques centrales... Cet été se prête aux retournements de situation sur les marchés financiers. Dans ce contexte, quelle stratégie d'investissement adapter ? Quel avenir pour les gérants de style « value » ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA Finance, partage son analyse.
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Brexit : vers un troisième report ?

Sébastien Oum
Avec l'arrivée de Boris Johnson au 10 downing street et à un mois du G7 qui se tiendra en France à Biarritz, la perspective d'un troisième report du Brexit devient une hypothèse sérieuse. Comment Europe va-t-elle se réinventer tout en tenant compte des conséquences de ce départ ? Quelles répercussions les PME doivent-elles anticiper ? Les valeurs refuges vont-elles ressurgir sur les marchés ? Les explications de Sébastien Oum, CEO de Ambriva.
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Economie britannique : les prévisions de ralentissement sont-elles exagérées ?

J. Patrick Bradley
L’économie britannique est loin d’être dans l’impasse, mais elle n’est pas au bout de ses peines.
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ESG : J.P. Morgan AM lance un fonds actions émergentes

J.P. Morgan Asset Management (JPMAM) annonce ce mercredi 13 novembre le lancement du fonds JPMorgan Funds – Emerging Markets Sustainable Equity Fund. Objectif, générer une croissance du capital à long terme en investissant de façon durable dans des sociétés des marchés émergents. Il s'agit d'un des premiers fonds actions émergentes durable de l'industrie. La part C du fonds JPM Emerging Markets Sustainable Equity aura un ratio de frais totaux de 1,05 % points de base.

Analyse et sélection ESG

Le fonds sera géré par Amit Mehta et John Citron. Les deux gérants, basés à Londres, font partie de l'équipe JPMAM Global Emerging Markets (GEM) Fundamental Team. L'équipe GEM, dirigée par Austin Forey, intègre l'analyse des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et collabore avec les entreprises depuis plus de 25 ans. En 2018, l'équipe a tenu près de 5 000 réunions avec des entreprises des marchés émergents.

« Nos gérants peuvent combiner notre recherche exclusive avec l'incorporation d'exclusions et une approche « best-in-class » que les investisseurs recherchent. L'investissement durable est essentiel dans les marchés émergents — nous pensons qu'il est tout à fait compatible et indispensable dans une approche d'investissement à long terme qui vise à délivrer de meilleures performances », commente Massimo Greco, directeur fonds EMEA chez J.P. Morgan AM.

Performances sur le long terme 

Le fonds s'appuiera sur une équipe de près de 40 analystes de recherche buy-side et une équipe dédiée à l'investissement durable. Son processus d'investissement permettra d'identifier les sociétés durables qui génèrent les meilleures performances à long terme. Les gérants filtreront l’univers des actions émergentes, de façon à éliminer les industries et les entreprises non durables, sur deux critères distincts : les exclusions fondées sur des normes et des principes, et celles fondées sur nos recherches approfondies.

A partir de cet ensemble restreint de sociétés, les gérants chercheront à identifier et à investir dans des sociétés durables, distinguées comme les meilleures de leur secteur. Le résultat final sera un portefeuille destiné à fournir des résultats positifs en termes d'impact ESG global. Le fonds JPM Emerging Markets Sustainable Equity a été labellisé “Towards Sustainability” par Febelfin en novembre 2019.

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Logement neuf : un marché affecté par le manque d’offre

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) — instance de représentation professionnelle des promoteurs de France en logement et immobilier d'entreprise — publie ce jeudi 14 novembre son observatoire statistique national du 3e trimestre 2019. Ce baromètre des indicateurs avancés en logement dans toutes les régions de France a été lancé en 2010.

Le constat le plus préoccupant concerne les mises en vente de nouveaux programmes immobiliers. Au T3 2019, les promoteurs n’ont mis en vente que 20 000 logements, soit 5 000 de moins qu’au T3 2018. L’offre à la vente de logements neufs baisse donc de 14 % et le stock est inférieur à 9 mois de vente dans plusieurs métropoles majeures (Ile de France, Rennes, Nantes, Strasbourg, Montpellier ou Rennes). 

Les raisons de la baisse de l'offre

Il y avait 60 000 logements en projets début 2018. Il n’y en a plus que 45 000 aujourd’hui. Cette baisse de l’offre a deux explications :

  • la délivrance des permis de construire dans le collectif est en chute libre. En moyenne annuelle, ce sont 40 000 logements collectifs autorisés en permis de moins qu’il y a deux ans. A l’approche des élections municipales, les élus locaux ne souhaitent pas accorder de permis de construire (PC) par crainte de l’impopularité et des recours.
  • Ensuite, lorsque les PC sont délivrés, les coûts de travaux trop élevés, la disponibilité de plus en plus réduite des entreprises du bâtiment ou encore les recours de voisinage, freinent les mises à l’offre de nouveaux logements.

Il en résulte une forte baisse des mises en chantier et une tension sur les prix des logements neufs, qui augmentent en moyenne de 4,7 % au niveau national par rapport au T3 2018. Par ailleurs, les prix dans le secteur de l'immobilier progressent globalement plus vite que l’inflation, notamment du fait de la faiblesse des taux d’intérêt.

Différentes dynamiques de ventes

Face à cette offre contrainte, la demande est globalement stable au T3 2019 par rapport au T3 2018. Si elle baisse de 3 % sur 9 mois, elle reste à un niveau élevé. Cette tendance générale masque des dynamiques différentes selon les marchés. Les ventes aux particuliers (- 4,2 %) sont durablement portées par l’accession à la propriété qui confirme mois après mois sa solidité, quand l’investissement des particuliers fléchit nettement (-7,2 %). 

Tandis que les conditions d’emprunt restent très favorables et que la pierre reste attractive, c’est bien la réduction de l’offre de logements neufs et la hausse des prix qu’elle génère qui conduisent à une baisse des ventes aux particuliers. De leur côté, les ventes en bloc connaissent un fort rebond ce trimestre (+ 22 %) mais restent en baisse sur les neuf premiers mois de l’année (- 4,3 %).

Les ventes aux organismes HLM subissent la réorganisation du secteur, mais les ventes aux opérateurs de logement intermédiaire et aux investisseurs institutionnels commencent à monter en puissance et à prendre le relais. Cette tendance reste à confirmer dans la durée. «  Les contraintes sur l’offre de logements neufs font craindre une nette baisse des ventes et des chantiers en 2020. Le rapport Lagleize arrive à point nommé pour lever les freins à la construction, nous attendons beaucoup de sa mise en œuvre », conclut Alexandra François-Cuxac, Présidente de la FPI France.

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Elections britanniques : juste un intermède avant les négociations autour du Brexit

Alastair Gunn
Le résultat des élections législatives anticipées ne lèvera que très peu d’incertitude, l’épée de Damoclès des négociations concernant la sortie de l’Union Européenne du Royaume-Uni menaçant toujours les marchés. Une majorité suffisante de plus de 50 sièges pour le parti Conservateur pourrait entraîner un bref rally sur les actions britanniques alors que si le Labour l’emportait contrairement aux pronostics, nous pourrions assister à des mouvements beaucoup plus marqués. Mais quoi qu’il en soit, le Brexit restera la principale source d’inquiétude.
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Brexit : les inconnues sont nombreuses

Philippe Ithurbide
Lors du référendum du 23 juin, les Britanniques ont décidé à une large majorité (51,9%, soit plus d'un million de voix d’avance) de voter pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ce vote, qui met fin à 43 années d’appartenance à l’Union européenne, aura des conséquences économiques et politiques, non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Union européenne.
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