Gestion thématique : technologie, l’IA est dans le pré

Rolando Grandi
Le développement de l'intelligence artificielle (IA) et la robotique favorisent l'émergence d'une agriculture de précision. Face aux défis climatiques et écologiques à venir, ce marché se révèle d'une très grande vitalité. Quelles perspectives s'ouvrent pour l'agriculture connectée 4.0 ? Comment organiser son stock picking pour investir dans l'IA ? Rolando Grandi, Gérant actions internationales chez La Financière de L’Echiquier (LFDE), partage son analyse.
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Alpha League Table 2020 : La Financière de l’Echiquier remporte la première place

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion détenue à 100 % du groupe Primonial — annonce ce vendredi 15 mai avoir remporté la première place de l'Alpha League Table 2020. LFDE était également arrivée en tête de classement en 2019.

Elaboré par SIX, il récompense les sociétés de gestion pour la capacité de leur gestions Actions à générer de l'alpha — la performance ajustée du risque — et pour la persistance de la surperformance. Ce classement compare 330 gestionnaires. LFDE y affiche l'alpha moyen le plus élevé à 4,26 %, loin devant la deuxième position (2,2 %).

Pertinence de la gestion active

Parmi les 8 meilleurs fonds actions Europe du classement, 5 sont gérés par LFDE. Les meilleurs résultats du Top 10 émanent de fonds de petites et moyennes valeurs, avec en tête UFF Valeurs PME (8,66 %) géré par LFDE, et Echiquier Entrepreneurs (6,39 %). Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe est quant à lui le plus grand contributeur à l'alpha moyen (5,14 %).

Echiquier Positive Impact Europe et Echiquier World Equity Growth ont également délivré des performances particulièrement distinctives. « La persistance de la performance délivrée à nos clients, même lors des phases de stress des marchés, souligne la qualité du stock-picking de l'équipe de gestion et démontre la pertinence de la gestion active », déclare Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d'actifs de LFDE.

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ISR, Impact & Performance : LFDE revient sur les sources de résilience face à la crise

Face à la crise sanitaire, l'investissement socialement responsable (ISR) préserve ses performances. Pour illustrer le potentiel des critères extra-financiers, la Financière de l'Echiquier (LFDE) publie une mise à jour de son étude « ISR & Performance » et le 2e rapport d'impact d'Echiquier Positive Impact Europe. Comment l'investissement à impact est-il devenu « la nouvelle frontière de l'ISR » ? Plus d'explications avec Le Courrier Financier.
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Semaines historiques sur les marchés financiers

Alexis Bienvenu
Les marchés financiers ont connu de fortes hausses la semaine dernière, signe d'un retour d'optimisme du côté des investisseurs. Comment expliquer ce phénomène, en pleine crise sanitaire ? Quelle attitude adopter pour les gérants qui disposent de liquidités ? Le flash marché d'Alexis Bienvenu, Gérant de portefeuille chez LFDE.
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Impôts des entreprises : Gérald Darmanin adapte le paiement des acomptes

Gérald Darmanin — ministre de l'Action et des Comptes publics — annonce ce vendredi 29 mai l'adaptation des modalités de paiement des acomptes d'impôt sur les sociétés (IS) et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dans le contexte de reprise progressive de l'activité.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'État a mis en place plusieurs mesures de soutien aux entreprises : de nombreux reports d'échéances — tant fiscales que sociales — ont déjà été accordés aux mois de mars et d'avril. S’agissant des impôts, l'ensemble des mesures de soutien représente déjà un effort de 8,1 Mds€ pour l'État.

Moduler ses accomptes

Afin d'accompagner les entreprises dans la reprise progressive de leur activité, les mesures de soutien s’adaptent. L'Etat assouplit notamment les modalités de paiement des acomptes d’IS et de CVAE. Les entreprises peuvent désormais étaler le versement de leurs acomptes d'IS et de CVAE en fonction du résultat prévisionnel de l'exercice. Les marges d'erreur tolérées peuvent aussi être augmentées.

De plus, le paiement des acomptes de juin d'IS et de CVAE, lorsqu'ils sont calculés en fonction des résultats 2019 (dépôt de la liasse fiscale décalé au 30 juin), est reporté du 15 juin au 30 juin, afin que chaque entreprise soit en capacité d'évaluer correctement son acompte. L'ensemble des entreprises qui ont reporté leur acompte d'IS de mars 2020 au 15 juin 2020 bénéficieront d’une dispense de versement de l'acompte de juin et une régularisation sur l'échéance suivante.

Responsabilité des entreprises

Comme c'est déjà le cas pour l'ensemble des mesures de soutien en trésorerie des entreprises, ces nouvelles facultés sont soumises, pour les grandes entreprises — entreprise ou groupe ayant au moins 5 000 salariés ou un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 Md€ — au respect de leurs engagements de responsabilité, non-versement de dividendes notamment.

Enfin, le report de 3 mois des échéances de taxe sur les salaires reste possible pour les entreprises en difficulté financière du fait de la crise, jusques et y compris à l'échéance de juin 2020 : pour cela, les entreprises sont invitées à utiliser le formulaire de demande mis en place dans le cadre de la crise sanitaire.

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Irlande : Amundi obtient le statut de Super Management Company

Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annonce ce jeudi 28 mai que la Banque Centrale d'Irlande a confirmé son statut de « Super » Management Company (Super ManCo) en Irlande. Cette décision complète une série d'autorisations, notamment en matière de gestion de portefeuilles et de conseil en investissement. Amundi s'appuie désormais sur ses quatre principaux hubs pour les services d'hébergement de fonds répondant aux directives UCITS et AIFM : la France, le Luxembourg, l'Autriche et l'Irlande.

OPCVM et fonds alternatifs

Objectif, accompagner le lancement et la maintenance d'OPCVM et de fonds alternatifs. Avec des implantations significatives au Luxembourg et en Irlande — deux principaux pays de domiciliation de fonds transfrontaliers — ainsi que dans tous les principaux centres d'investissement européens, le gérant dispose d'une gamme qui va de la structuration des fonds au marketing et à la distribution, en passant par le soutien opérationnel.

Amundi prend en charge la gouvernance et l'administration des fonds d’investissement hébergés, des activités essentielles pour assurer une supervision efficace des activités déléguées : plateforme juridique et technologique robuste et évolutive, solutions externalisées modulaires reposant sur une large gamme de véhicules de fonds traditionnels et alternatifs, et une expertise dans la plupart des classes d'actifs.

Développer Amundi Services

Ce statut de « Super » Management Company en Irlande bénéficiera à Amundi Services, l'une des lignes métier d'Amundi. Sa mission consiste à fournir une prise en charge complète en matière de gestion de portefeuilles, de conformité et de gestion des risques aux gestionnaires d'actifs tiers à une clientèle de distributeurs et d'investisseurs institutionnels.

Guillaume Lesage, Directeur du pôle Opérations, Services et Technologie d’Amundi précise : « Avec une équipe de plus de 350 professionnels en Irlande, ce nouveau statut permettra à Amundi d'offrir à ses clients la substance opérationnelle, l'expertise et les niveaux de service dont ils ont besoin pour soutenir leur activité. C'est également une nouvelle étape dans le développement d'Amundi Services qui peut intégrer cette nouvelle capacité de Super ManCo en Irlande, le deuxième plus grand domicile de fonds en Europe, dans sa gamme de services et son offre d’hébergement de fonds. »

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Primonial nomme une Directrice Générale Déléguée en charge de l’Asset Management et Directrice Générale de LFDE

Le Groupe Primonial — spécialiste de la gestion financière en architecture ouverte, propriétaire à 100 % de La Financière de l'Echiquier — annonce ce mercredi 8 avril la nomination d'une Directrice Générale Déléguée en charge de l’Asset Management ; qui occupera également les fonctions de Directrice Générale de La Financière de l’Echiquier (LFDE).

Consolider Primonial et LFDE

Dans ce cadre, Bettina Ducat aura notamment pour mission d’accélérer l’internationalisation de la marque LFDE. Elle devra ainsi intensifier la conception et le développement de « solutions financières innovantes », afin de consolider le positionnement de Primonial en tant que spécialiste indépendant européen de la gestion d’actifs.

Bettina Ducat travaillera en étroite collaboration avec Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué de LFDE en charge des gestions, et Bertrand Merveille, Directeur Général Délégué en charge du développement Retail. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet 2020 et reportera à Stéphane Vidal, Président du groupe Primonial et Président du conseil d’administration de La Financière de l’Echiquier.

Focus sur le parcours de Bettina Ducat

Primonial nomme une Directrice Générale Déléguée en charge de l’Asset Management et Directrice Générale de LFDE
Bettina Ducat

Diplômée de l'EM Lyon, Bettina Ducat débute sa carrière en 2001 en tant que consultante en stratégie pour Accenture. En 2006, elle rejoint AXA Investment Managers en tant que responsable commerciale pour les institutions financières et les assureurs au sein de l'équipe distribution. En 2009, elle devient responsable de l’ensemble de l'équipe.

Début 2012, Bettina Ducat est nommée responsable de la Distribution pour la région France, Europe du Sud et Moyen-Orient. En 2014, elle devient responsable mondiale du développement des produits et des segments clients Distribution et Institutionnels. En 2018, Bettina Ducat rejoint le Management Board. Elle prend la direction de la Distribution Monde au sein d’AXA IM en janvier 2019.

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Gestion durable : vous avez dit réduction ?

Coline Pavot
Face à la transition climatique, la finance durable propose différents leviers d'impact. Innovation technologique, compensation ou encore réduction des émissions de CO2... Les solutions économiques pour maximiser son impact positif sur l'environnement ne manquent pas.
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LFDE fait évoluer la gestion du fonds actions Echiquier Agressor

La Financière de l’Echiquier (LFDE) — société de gestion rachetée à 100 % par Primonial — annonce ce vendredi 6 mars l'évolution de la gestion de son fonds historique, Echiquier Agressor. Après plusieurs années de taux bas, et dans un marché de plus en plus polarisé par style et par taille de capitalisation, un changement s'impose.

Lancé en 1991, Echiquier Agressor repose sur une gestion contrariante et opportuniste, qui investit en actions européennes de tous styles et de toutes capitalisations. Cette approche a longtemps été un vecteur de performance, mais s’est révélée moins efficace dans le contexte de marché actuel. Echiquier Agressor enregistre néanmoins une performance annualisée de 10,4 % depuis sa création, contre 5,0 % pour son indice de référence.

Nouvelle stratégie pour le fonds

Désormais, LFDE va s’appuyer sur ses pôles d’expertise reconnus en actions — sur les grandes capitalisations croissance et value, et les petites et moyennes valeurs européennes — pour mettre en œuvre une gestion qui reposera sur une sélection des plus fortes convictions des gérants de Major, Agenor, Value, Positive Impact Europe et World Equity Growth notamment.

La gestion sera pilotée à compter du 23 mars prochain par Olivier de Berranger, Directeur de la gestion d’actifs, accompagné de Louis Porrini, analyste actions senior, et de l’ensemble des gérants senior de La Financière de l’Echiquier. Frédéric Buzaré a souhaité quitter la société afin de poursuivre un projet professionnel différent.

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Investissement à impact : LFDE s’engage pour auprès du GIIN

La Financière de l’Échiquier (LFDE) — société de gestion rachetée à 100 % par Primonial — annonce ce vendredi 28 février son adhésion au Global Impact Investing Network (GIIN), première initiative mondiale consacrée à l'investissement à impact. Le GIIN cherche à renforcer la transparence, les méthodologies et l'échelle de l'investissement à impact.

Investissement à impact

Chaque année, le GIIN Investor Forum réunit des investisseurs du monde entier et les personnalités de l’écosystème de la finance de l’impact positif afin de développer ce marché et d’échanger les bonnes pratiques. En 2017, LFDE avait été l’une des premières sociétés de gestion françaises à lancer une solution d’impact.

Il s'agit du placement « Echiquier Positive Impact Europe », dont le processus de sélection des entreprises cotées est adossé aux Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU. LFDE publie chaque année le rapport d'impact de cette SICAV labellisée ISR, afin d'évaluer l'impact réel de l'investissement sur les Hommes et la planète.

La nouvelle frontière de l'ISR

« L’impact est à nos yeux la nouvelle frontière de l’ISR. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé un fonds d’impact, qui démontre qu’investir de façon intentionnelle dans des entreprises ayant un impact social et/ou environnemental mesurable, génère aussi une performance financière », déclare Sonia Fasolo, gérante ISR chez LFDE

« L’adhésion de LFDE au GIIN est naturelle. Elle marque notre volonté de partager nos réflexions et de nourrir nos pratiques d'investissement à impact pour faire progresser l’impact positif des marchés cotés sur l’économie réelle », commente Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’actifs.

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ESG : DWS adopte une nouvelle approche

DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés —annonce ce mercredi 27 mai renforcer ses pratiques de gestion. La société introduit « Smart Integration » une approche pionnière de l'intégration des facteurs ESG qui va au-delà des normes déjà existantes. Développée avant la crise du Covid-19, elle devrait prendre encore plus d'importance à mesure que les retombées de la pandémie renforcent la nécessité de reconstruire l'économie de manière responsable et durable.

Ce nouveau process s'appliquera dans un premier temps à environ un cinquième de l'ensemble des actifs gérés par DWS, en ciblant plus particulièrement les fonds non axés sur l'ESG. Au cours de l'année, le processus « d'intégration intelligente » sera étendu pour assurer une plus grande intégration des questions ESG dans la plateforme d'investissement plus large de DWS.  

L'ESG, un outil fiduciaire puissant

DWS utilisera son logiciel ESG pour tirer profit des meilleures données de recherche et l'intelligence artificielle afin d'identifier les risques potentiels des portefeuilles — principalement les entreprises présentant des risques élevés de transition climatique et celles qui violent les normes internationales.

L'utilisation de cette analyse permettra à DWS d'agir de manière proactive et d'engager les entreprises les plus exposées au risque, non seulement pour aider les clients à constituer des portefeuilles d'investissement plus responsables, mais aussi pour s'assurer que l'entreprise assume sa responsabilité de contribuer à une économie, une société et un environnement plus durables pour l'avenir.

« Le dialogue avec les entreprises sur leur engagement est l'outil le plus puissant dont nous disposons en tant que gestionnaire d'actifs pour avoir un impact positif sur les pratiques ESG. Je suis fier qu'avec l'introduction de « Smart Integration » DWS ait créé sa taxonomie globale propre pour exercer son influence », déclare Asoka Woehrmann, directeur général de DWS.

Vers une approche plus sophistiquée

L'approche de « Smart Integration » est ambitieuse, avec des normes de durabilité plus élevées dans la gestion des investissements ainsi que dans les entreprises dans lesquelles DWS investit, marquant un progrès significatif par rapport à l'approche descendante des exclusions sectorielles. En pratique, les analystes et les gestionnaires de portefeuille de DWS appliqueront « l’intégration intelligente » via un processus axé sur une recherche solide, une expertise professionnelle et un engagement fort :

  • Utilisation du moteur ESG pour identifier et analyser objectivement les émetteurs dans tous les secteurs présentant des risques élevés pour la transition climatique et/ou violant les normes internationales de durabilité ;
  • Classement des entreprises identifiées en fonction de leur exposition aux risques les plus élevés, au lieu d'exclure des secteurs entiers ;
  • Intégration de cette analyse des risques dans les décisions d'investissement conseillées par des experts internes ;
  • Engagement auprès des entreprises à haut risque, notamment grâce à un dialogue régulier avec la direction générale pour proposer des pistes d'amélioration ;
  • Exclusion des entreprises de l'univers d'investissement de DWS en dernier recours.

Cette « intégration intelligente » sera mise en œuvre pour les FCP gérés dans le cadre de stratégies d'investissement liquides domiciliés dans la région EMEA. Eviter les entreprises présentant un risque excessif pour la transition climatique pourra également jouer sur la décarbonisation des portefeuilles actifs de DWS. De quoi assurer de meilleurs rendements, ajustés aux risques pour les investisseurs. Les entreprises qui ne prennent pas en compte les critères ESG ont plus de chances de s’exposer à des risques financiers ou des risques réputationnels.

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Gestion obligataire : Invesco publie sa troisième étude mondiale

Invesco — société mondiale de gestion d’actifs, basée à Atlanta — a publié le 18 mai dernier les résultats (en anglais) de sa troisième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire. L'étude a été menée auprès auprès de 159 CIO et détenteurs d'actifs obligataires en Amérique du Nord, dans la région EMEA et dans la région Asie-Pacifique (APAC).

Leurs encours combinés s'élèvent à 20 000 milliards de dollars au 31 décembre 2019. Les répondants exerçaient au sein de fonds de pension, de fonds souverains, de sociétés d’assurance, de banques privées, de sociétés de gestion de fonds diversifiés, de multi-gestionnaires et de concepteurs de modèles.

Dette émergente

L'étude constate une nouvelle année d'intérêt croissant pour la dette émergente (EMD). Un momentum solide, des rendements relativement attractifs et une diversification renforcée ont conduit les investisseurs à augmenter leur exposition au secteur. 72 % des investisseurs ont désormais une allocation en dette émergente contre 49 % dans l'étude de 2018, soit une augmentation de 47 %.

Cette augmentation a été menée par les investisseurs des régions EMEA et APAC : 80 % et 89 % d’entre eux ayant respectivement une allocation en EMD, contre seulement 51 % en Amérique du Nord. De plus, parmi les investisseurs ayant investi en EMD, l'allocation moyenne est beaucoup plus élevée en Asie-Pacifique (APAC) (7,2 %) et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) (6,5 %) qu'en Amérique du Nord (3,6 %).

Compenser de faibles rendements

La spécialisation est aussi en hausse, notamment chez les investisseurs attirés par les rendements. Il privilégient des allocations ajustées à chaque pays (63 %). 42 % des investisseurs gérant une allocation EMD sont intéressés par la Chine, pour ses avantages en matière de diversification et de moindre obstacles à l'investissement : 62 % des investisseurs estiment que l'accès est moins difficile qu'il y a deux ans.

Les perspectives de rendements relativement élevés sur la dette émergente sont perçues comme particulièrement attrayantes par les assureurs. Les assureurs sont plus susceptibles d'investir sur les marchés obligataires émergents (71 % y sont exposés). C'est le rendement plutôt que la diversification qui les y attirent  (71 % se disent principalement motivés par le rendement, contre 59 % en moyenne).

Comment éviter les risques

Pour de nombreuses compagnies d'assurance devant faire face à des objectifs de rendements et un cadre réglementaire exigeant sur la solvabilité, la dette émergente en devises fortes s'est avérée un choix prisé. La faiblesse des rendements a poussé les assureurs à réviser leur spectre des risques acceptables pour faire face à leurs engagements futurs.

Autre défi, la règlementation Solvency II incite les assureurs à détenir des actifs plus liquides et moins risqués pour bénéficier de charges de capital moindres. Les deux tiers des assureurs s'inquiètent donc de leur capacité à générer les rendements prévus sans augmenter de façon significative le risque d'investissement. 37 % d'entre eux affirment rencontrer des difficultés à se conformer aux exigences réglementaires en fonds propres.

Pour les assureurs, les prêts bancaires et les prêts directs offrent une opportunité de générer des rendements supplémentaires à long terme grâce à une prime d'illiquidité, tout en exerçant un contrôle et en restant dans les limites de solvabilité. Pour les assureurs peu enclins à prendre des risques, la dette immobilière s'est avérée un moyen intéressant d'augmenter les rendements sans prendre trop de risques supplémentaires, grâce à la relative facilité de recouvrement.

L'ESG consolide sa présence

Les investisseurs obligataires ont fortement amplifié leur intégration des critères ESG : 80 % des investisseurs de la région EMEA et 69 % de ceux de la région APAC prennent ainsi en compte les facteurs ESG dans leurs portefeuilles obligataires, contre respectivement 51 % et 38 % en 2018.

Au sein de ces portefeuilles, les investisseurs de la zone EMEA ont la plus forte proportion d'investissements ESG, avec 34 % contre 22 % en Amérique du Nord et 19 % pour la région APAC. Les investisseurs nord-américains ont été les moins enthousiastes à l'égard des critères ESG, avec seulement 56 % d'entre eux les intégrant dans leurs portefeuilles.

Intégration ESG et rendements

L'époque où les investisseurs considéraient l'adoption des principes ESG comme un obstacle à la performance des investissements est révolue. Seuls 3 % des personnes interrogées dans le cadre de notre enquête sont encore de cet avis, alors que la moitié considèrent l'évaluation des risques ESG des émetteurs comme un outil important pour améliorer leurs rendements. 

Les émetteurs qui ne tiennent pas compte des préoccupations environnementales et de gouvernance risquent des coûts d'emprunt et de refinancement plus élevés. 54% des répondants pensent que l'analyse ESG peut libérer de la valeur cachée dans l’obligataire. 50 % des investisseurs soulignent l'amélioration du rendement comme un facteur clé en faveur de l'intégration de l'ESG dans leurs portefeuilles obligataires. Les investisseurs de la région EMEA sont les plus positifs.

52 % déclarent que l'intégration des critères ESG dans leurs portefeuilles obligataires contribue aux rendements. Seuls 2 % y voient un inconvénient. Les investisseurs de la région EMEA sont aussi les plus optimistes sur l'avenir des normes ESG, 34 % d'entre eux estimant que ces considérations auront une « influence beaucoup plus importante » dans trois ans. Seuls 15 % d’entre eux estimant que les questions ESG n’auront pas plus de poids dans trois ans qu'elles n’en ont actuellement, soit la proportion la plus faible.

Paradoxe de la liquidité

A la fin du dernier cycle haussier, les propriétaires d'actifs ont étendu leurs allocations aux catégories d'actifs non liquides. Pourtant, 51% d’entre eux ont exprimé des inquiétudes concernant la liquidité du marché obligataire, incertains de la façon dont les marchés obligataires se comporteraient pendant des périodes plus difficiles, par exemple l'introduction de réglementations telles que la loi Dodd-Frank ou le retrait des teneurs de marché traditionnels qui a suivi la crise financière mondiale.

Ces préoccupations sur la liquidité ont entrainé un intérêt accru pour les stratégies qui peuvent contribuer à améliorer la liquidité et à réduire le risque, telles que la négociation de blocs directement entre clients via les ETF (utilisés par 59 % des investisseurs), la négociation de portefeuilles de crédit (utilisée par 30 % d’entre eux) et une plus large adoption de stratégies à échéance fixe (56 %).

Turbulences de marchés

Les investisseurs obligataires faisaient preuve d’une aversion croissante pour le risque avant même la crise du Covid-19 qui s’est déclarée au premier trimestre 2020. Près de la moitié (43 %) des répondants pensaient au moment de l’enquête que la fin du cycle haussier adviendrait dans un an ou moins, le consensus étant en faveur d'un atterrissage en douceur. 23 % identifiaient alors une bulle sur le marché obligataire, tandis que 29 % seulement craignaient un effondrement majeur des prix des obligations.

Les politiques des banques centrales ont conduit à des rendements faibles voire négatifs, poussant certains investisseurs à prendre des risques supplémentaires pour soutenir les rendements et atteindre leurs objectifs. L’étude montre un marché en proie à la peur : la peur de perdre, mais aussi la peur de louper des opportunités. Malgré un certain regain d’appétit pour le risque en fin de cycle, la confluence des préoccupations concernant la fin du cycle et les craintes de guerre commerciale s’est traduite par des portefeuilles relativement bien protégés contre le choc pandémique actuel.  

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ISR : La Financière de l’Echiquier rejoint Climate Action 100+

La Financière de l’Échiquier (LFDE) — société de gestion rachetée à 100 % par Primonial — annonce ce mercredi 5 janvier qu'elle rejoint l’initiative Climate Action 100+. C'est la première coalition d’investisseurs mondiaux à l’origine d’engagements collaboratifs avec les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) du monde.

« La gestion d’actifs a un rôle essentiel à jouer en orientant les capitaux vers les entreprises qui préparent le monde de demain. En anticipant les risques de transition et les risques physiques liés au changement climatique auxquelles elles pourraient être exposées, les entreprises assurent leur pérennité et leurs performances futures », commente Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’actifs.

Démarche responsable

Cette initiative réunit à ce jour 410 investisseurs (41 000 Mds$ d’actifs sous gestion) engagés dans un dialogue direct avec 160 entreprises, qui représentent 80 % des émissions industrielles mondiales. Climate Action+ a notamment été lancée avec le soutien des Principes pour l’Investissement Responsable (UN PRI), auxquels LFDE adhère depuis 2008.

Climate Action 100+ incite les entreprises à réduire leurs émissions en phase avec les objectifs de l’Accord de Paris, à améliorer leur gouvernance climatique et à accroître la transparence de leur reporting climatique. « Le changement climatique est une source de risques pour les entreprises, notamment pour les plus émettrices. Les inciter à s’engager en faveur du climat est au cœur de notre responsabilité d’investisseurs », conclut Sonia Fasolo, gérante ISR.

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Réactions en chaîne

Sonia Fasolo
Quel rapport entre un oignon, la pluie et la paix ? A priori aucun. Si les effets du changement climatique sont visibles dans notre quotidien, ses conséquences sociales le sont moins… ou presque ! La flambée du prix des oignons en Inde – plus 500% depuis le début de l’année ! – qui a fait la une du Financial Times, illustre bien la mécanique des réactions en chaîne.
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