Marchés financiers : le T2 2021 apportera des réponses sur l’expérimentation américaine

Sebastian Paris-Horvitz
Le trimestre qui vient sera crucial pour les marchés. Les regards seront tournés vers les Etats-Unis afin de trouver les premières réponses à l’expérimentation de « l’économie de surchauffe ». Quelle accélération de l’activité aurons-nous, avec des plans de soutiens considérables pour une économie déjà en reprise avec l’ouverture graduelle de l’ensemble des activités économiques ? L'éclairage de Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM.
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Momentum – Etats-Unis : quelles ambitions pour le plan de relance ?

A l'heure d'une nouvelle guerre froide sous la forme d'une rivalité technologique, le nouveau plan de relance annoncé par Joe Biden n'est que modestement tourné vers la recherche et développement. Comme sous l'administration Trump, les équipes en place à Washington ne parviennent pas encore à se donner les moyens de leurs ambitions technologiques. Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
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Marchés financiers : Evergreen Free

César Pérez Ruiz
Emploi aux Etats-Unis, faillite d'Archegos, le canal de Suez débloqué... Quels événements influencent les marchés financiers cette semaine ?
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Etats-Unis : Joe Biden continue sa croisade pour la croissance

Sebastian Paris-Horvitz
Cette semaine, le plan d’infrastructure du président Biden ne s’est pas traduit par un impact massif sur le marché... Même si les taux longs se sont quelque peu tendus. A plus court terme, le marché restera focalisé sur l’évolution de la reprise économique. Le point avec Sebastian Paris Horvitz, économiste et stratégiste chez LBPAM.
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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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Momentum – Les Etats-Unis et le reste du monde

L’administration Trump a-t-elle réellement amorcé un désengagement des Etats-Unis du reste du monde ? Rien n’est moins sûr. Face à l’émergence de la puissance chinoise, Washington ne renonce pas à son statut de première puissance. La méthode a sans doute évolué, mais après la rencontre d’Anchorage, l’administration Biden va être contrainte de muscler son jeu. Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
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Energies renouvelables : comment l’administration Biden peut-elle aider le secteur ?

Andrew Parry
En 2021, un consensus mondial se dessine en faveur des énergies à faible émission de carbone. Comment l'administration Biden va-t-elle promouvoir les énergies vertes ? Comment le secteur de l'énergie aborde-t-il cette mutation ?
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Etats-Unis : quel avenir pour l’agenda climatique et social de Joe Biden ?

Catherine Macaulay
Alors que la page se tourne sur les élections américaines et que Joe Biden entre en fonction, comment évaluer les perspectives de son programme climatique et social ? L'éclairage de Catherine Macaulay, Analyste en investissement durable chez Schroders.
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Marchés actions : sont-ils trop confiants sur la trajectoire des politiques monétaires ?

Alexandre Baradez
Les marchés actions continuent de miser sur le scénario du soutien monétaire indéfectible des banques centrales. Cette tendance peut-elle se maintenir encore longtemps ? L'éclairage d'Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France.
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SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée

SOFIDY — société de gestion, spécialiste indépendant de la pierre-papier —annonce ce mardi 20 avril la nomination d'un responsable commercial de la Gestion Privée. Rattaché au Directeur de l’Epargne, Guillaume Berthiaux (33 ans) aura pour mission de diriger et d’accompagner l’équipe de conseillers en gestion de patrimoine de SOFIDY répartie sur toute la France. Il assurera notamment le développement de l’offre de gestion privée.

« Avec le développement de nos offres de placements immobiliers cotés et non cotés, qui apportent des réponses concrètes et adaptées à une multiplicité de questions patrimoniales, le service de gestion privée de SOFIDY a connu un vrai succès ces dernières années. Nous avons toute confiance dans la grande expertise de Guillaume Berthiaux, et sa capacité à écouter et à répondre aux besoins de notre clientèle privée, pour poursuivre cette dynamique positive », déclare Nicolas van den Hende, Directeur de l’épargne de SOFIDY. 

Focus sur le parcours de Guillaume Berthiaux

SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée
Guillaume Berthiaux

Guillaume Berthiaux est titulaire d'un Master 2 International Business de l'Université Macquarie de Sydney avec une spécialisation en gestion de portefeuille. Il est également titulaire du diplôme « Expert en conseil patrimonial » de l’AUREP.

Guillaume Berthiaux débute sa carrière en 2011 en tant que conseiller en patrimoine financier chez BNP Paribas avant de devenir Directeur d’agence en 2015. En février 2017, il rejoint SOFIDY en tant que conseiller en Gestion Privée, avant d’être promu responsable commercial de la Gestion Privée.

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Particuliers en bourse : le regain d’intérêt se confirme au premier trimestre 2021

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 16 avril sa deuxième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs. Ce document montre que le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions s’est maintenu à un niveau élevé au cours des trois premiers mois de l’année. Le flux régulier de nouveaux investisseurs augmente et les volumes de transaction ont atteint un record.

70 000 nouveaux investisseurs

De début janvier à la fin mars 2021, quelques 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions. Une hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés — sans dépasser le pic de l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail.

Plus de 600 000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 en dehors du quatrième trimestre. Le nombre de nouveaux investisseurs — qui n’ont jamais passé d’ordre de bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018 — s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

18,2 millions de transactions

Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a atteint un niveau record au premier trimestre, à 18,2 millions. Ce chiffre s'inscrit dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020 : plus de 60 millions de transactions enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution qui permet de créer un lien plus direct entre les Français et le développement de nos entreprises, ainsi que de mobiliser nos forces vives pour contribuer au renforcement de leurs fonds propres. Encore faut-il que cette évolution s’inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives. Attention aussi à ne pas céder à la magie du « zéro commission » qui est une illusion », se félicite Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Directive européenne MIF2

Le nombre d’investisseurs particuliers acheteurs d’actions est redevenu légèrement supérieur au nombre de vendeurs d’actions ce trimestre. Le tableau de bord de l’AMF s’appuie sur les données de transactions détaillées fournies par les établissements financiers français et les succursales en France d’établissements de l’Union européenne (UE).

Cette transmission date de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Les prestataires de services d’investissement doivent notamment indiquer la date de naissance de la personne ayant passé un ordre sur un instrument financier, le montant et le « sens » de l’ordre (achat ou vente) ainsi que le type d’instrument financier traité.

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Momentum – Le grand bond en avant technologique

La Chine se voit freinée dans son élan vers l'autonomie technologique. Dans ce 3e épisode de notre série, nous faisons le point sur l'aspect vital des semiconducteurs dans la course à la suprématie. Les Etats-Unis ont pris conscience de leur avantage. Pékin redoute que l'administration Biden ne baisse pas la garde. Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
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Politique monétaire : communications de la Fed

Hervé Goulletquer
Dans ce contexte de crise sanitaire, la Fed n'a pas eu une communication très claire. Dans son communiqué, la banque centrale semblait évoquer davantage de confiance à court terme. Mais en conférence de presse, Jerome Powell a souligné la nécessité d'un soutien à l'économie. Pendant ce temps, les échanges entre la Chine et les Etats-Unis sont au point mort. Les marchés doivent-ils s'attendre à de nouvelles sources de stress, économiques et politiques ? Le point avec Hervé Goulletquer, Stratégiste chez La Banque Postale Asset Management (LBPAM).
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