Neutralité carbone : Ivanhoé Cambridge s’engage à l’atteindre en 2040

Ivanhoé Cambridge — filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec— annonce ce mardi 20 avril un programme qui vise à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille international en 2040. Face à l’urgence climatique, et parce que le secteur de l’immobilier et de la construction représente près de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), la société accélère sa stratégie de décarbonation.

La portée de cet engagement concerne les cinq continents sur lesquels Ivanhoé Cambridge détient ses propriétés, en exclusivité ou au travers de partenariats, soit aujourd’hui environ 800 propriétés de classes d’actifs variées : immeubles de bureaux, bâtiments logistiques, centres commerciaux, unités résidentielles et hôtels.

Neutralité carbone

« Notre démarche vient également renforcer la résilience de nos actifs, car les investissements durables seront plus rentables à long terme. En droite ligne avec la mission d’Ivanhoé Cambridge d’avoir un impact positif sur les communautés où nous sommes présents, notre démarche environnementale participera significativement à l’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs », déclare Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge.

Ivanhoé Cambridge agit de manière proactive sur deux fronts : d’une part, les risques physiques provoqués par les changements climatiques ; et d’autre part les risques et opportunités liés à la transition vers une économie bas carbone. La société prend l’engagement d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’ici 2040. En 2025, un premier jalon de réduction de 35 % de l'intensité carbone devrait être atteint par rapport à 2017, avec une réduction de près de 20 % déjà atteinte en 2020.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge augmentera ses investissements sobres en carbone de plus de 6 Mds$ canadiens (4 Mds€) d’ici 2025 par rapport à 2020. Depuis 2017, les investissements sobres en carbone de la société ont déjà progressé de près de 200 %, soit 14,6 Mds$ canadiens (9,73 Mds€) au 31 décembre 2020. Ces bons résultats permettent d’ores et déjà à Ivanhoé Cambridge d’accroître et de diversifier ses financements verts, dont les conditions sont en partie liées à l’intensité carbone de ses actifs.

Enjeux climatiques

La société s'engage à atteindre le zéro-carbone dès 2025 pour tous ses projets de développement. Les équipes travailleront sur la prise en compte du carbone associé à la construction — notamment les matériaux. « Nous visons à ce que la trajectoire carbone de notre portefeuille soit compatible avec l’Accord de Paris. Notre feuille de route combine des stratégies d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable, et d’investissement dans des actifs bas-carbone », indique Stéphane Villemain, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise.

Les principaux leviers seront d’améliorer l’efficacité énergétique de nos principaux actifs, de réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles et d’augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable dans nos propriétés. Les enjeux climatiques sont intégrés dans l’analyse d'investissement d’Ivanhoé Cambridge pour toutes les nouvelles transactions ainsi qu’en gestion d’actifs. Les propriétés bénéficient d’un plan de résilience en lien avec les risques climatiques.

Ivanhoé Cambridge est noté 5 étoiles au sondage GRESB, ce qui place la société dans le top 20 % des participants GRESB à l’échelle mondiale. Avec un score de 89/100 pour son portfolio géré, Ivanhoé Cambridge se place au premier rang du groupe des centres commerciaux en Amérique du Nord pour la deuxième année consécutive. En outre, Ivanhoé Cambridge affiche la note maximaledans l’évaluation GRESB de sa gestion en matière de responsabilité sociale d’entreprise (leadership, politiques et reporting).

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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Gestion thématique : Sycomore AM lance le fonds Sycomore Global Education

Sycomore Asset Management (Sycomore AM) — société de gestion, spécialisée dans l’investissement sur les entreprises cotées — annonce ce lundi 19 avril étoffer son offre de gestion en investissement socialement responsable (ISR) avec le lancement d'un fonds actions global thématique sur l’éducation, « Sycomore Global Education ». Ce fonds s’appuiera sur la démarche d’investisseur responsable des fonds de Sycomore AM.

La gestion sera assurée par Luca Fasan, récemment arrivé chez Sycomore AM en qualité de gérant-analyste, et par Frédéric Ponchon, associé-gérant chez Sycomore depuis 2005. Les gérants sélectionneront les entreprises qui donnent accès à une éducation de qualité au plus grand nombre et tout au long de la vie, s’inscrivant plus particulièrement dans le quatrième objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies, « Education de qualité ». La sélection s’articulera autour de trois catégories d’entreprises :

  • les fournisseurs de produits et de services d’éducation et de formation ;
  • les facilitateurs qui créent les conditions favorables à l’apprentissage ;
  • les sponsors qui font de la formation de leur parties prenantes un levier de performance économique et de contribution positive à la société.

Accès pour tous à l'éducation

Le secteur de l’éducation est un marché mondial qui pèse aujourd’hui 6 000 milliards de dollars, sa valorisation devrait atteindre les 10 000 milliards de dollars d’ici 2030. Ce marché inclut de nombreux secteurs dans le monde, est aujourd’hui largement sous-apprécié par les investisseurs. Il devrait pourtant être clé dans les années à venir, que ce soit dans la lutte contre les inégalités ou encore le développement durable de nos économies.

La thématique de l’éducation s’appréhende sur toute la durée de vie d’un humain, depuis l’école jusqu’à sa vie d’adulte, à travers la formation continue et même la réorientation vers des métiers en devenir. La technologie jouera d’ailleurs un rôle prépondérant dans l’accès et la qualité de l’éducation pour tous.

Fonds à actions internationales

« Sycomore Global Education » est un fonds actions mondiales, toutes tailles de capitalisation confondues. L’équipe de gestion cherchera notamment à investir sur des valeurs de croissance et de qualité qui se structureront autour de trois catégories d’entreprises :

  • les « fournisseurs » de produits et services d’éducation et de formation : pilier qui sera investi aussi bien dans des écoles ou universités cotées que sur des solutions technologiques éducatives ;
  • les « facilitateurs » qui créent les conditions favorables à l’apprentissage : ce pilier concerne les sociétés qui proposent des services visant à faciliter l’apprentissage, à l’instar du logement et du financement ;
  • les « sponsors » qui font de la formation de leurs parties prenantes un levier de performance économique et de contribution positive à la société : que ce soit dans les pays développés ou dans les pays émergents, les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la formation de leurs collaborateurs ou de leur écosystème (fournisseurs, clients, etc.). Certains pans entiers de l’industrie évoluent, ce qui entraîne des destructions d’anciens emplois et la création de nouveaux — d'où le besoin de nouvelles compétences.

Secteur en pleine croissance

« Si la capitalisation boursière du secteur de l’éducation est aujourd’hui considérablement inférieure à celle du secteur de la santé, autre secteur essentiel à la valorisation du capital humain à la fois public et privé, elle représente un potentiel significatif dans les années à venir. Dans les 12 à 18 prochains moins, nous attendons l’introduction en bourse d’environ 18 licornes, à l’échelle mondiale, soit un total de 64 Mds€, toutes issues du secteur de l’éducation ou en lien direct avec la thématique », affirme Luca Fasan, cogérant du fonds « Sycomore Global Education ».

« La croissance du secteur bénéficie par ailleurs de deux leviers additionnels, à savoir la digitalisation du secteur, tendance structurelle déjà à l’œuvre qui s’est fortement accélérée avec la crise sanitaire, et le développement rapide d’une classe moyenne nombreuse hors des pays développés », ajoute-il. « Sur les dix prochaines années, nous estimons à 1 milliard l’accroissement du nombre d’étudiants en formation initiale principalement en provenance des pays émergents », renchérit Frédéric Ponchon, co-gérant du fonds.

Le fonds « Sycomore Global Education » vient compléter la gamme de fonds thématiques ISR de Sycomore AM, dont les encours s’élèvent désormais à 1,7 Mds€ et parmi lesquels on retrouve notamment Sycomore Happy@Work, Sycomore Eco Solutions, Sycomore Shared Growth, Sycomore Next Generation et Sycomore Sustainable Tech. La totalité des stratégies ISR, dont Sycomore Sélection Responsable, Sycomore Sélection Midcap, Sycomore Francecap et Sycomore Sélection PME, représentent aujourd’hui plus 75 % des encours totaux.

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Climat : CPR AM lance deux nouveaux fonds

CPR Asset Management (CPR AM) — société de gestion d'actifs, filiale à 100 % d'Amundi — annonce ce mercredi 14 avril l'élargissement sa gamme de solutions d’investissement consacrées à la décarbonation de portefeuille. CPR AM annonce le lancement de deux nouveaux fonds :

  • CPR Invest – Climate Action Euro, un fonds ouvert d’actions de la zone euro ;
  • CPR Invest – Climate Bonds Euro, un fonds ouvert de crédit libellé en euro.

Les deux fonds sont disponibles au sein de la SICAV de droit luxembourgeois CPR Invest et actuellement enregistrés en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande, Italie, Pays-Bas, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède. « CPR AM totalise déjà plus d’un milliard d’euros sous gestion climat et réaffirme à présent, et pour les années à venir, son ambition de devenir le partenaire climat des investisseurs », commente Gilles Cutaya, Directeur Général Délégué de CPR AM.

Transition climatique

Ces fonds incluent un objectif de réduction de leurs émissions carbone. Ils sélectionnent, dans tous les secteurs et sur la base des notes fournies par CDP, les entreprises les plus avancées en matière de gestion environnementale. Deux ans après le lancement du fonds d’actions internationales CPR Invest – Climate Action, CPR AM renforce sa collaboration avec CDP dans les principales classes d’actifs.

CPR Invest – Climate Action Euro et CPR Invest – Climate Bonds Euro déclinent sur leurs univers d’investissement respectifs la méthodologie de décarbonation de portefeuille initiée en 2018 au sein du fonds CPR Invest – Climate Action. Ils font suite aux deux fonds, l’un diversifié et l’autre d’actions internationales, lancés en 2020 dans le réseau bancaire LCL. CPR AM offre ainsi une gamme de fonds ouverts sur les principales classes d’actifs : actions, crédit et allocation d’actifs.

CPR AM mettra à disposition à fréquences mensuelle et annuelle les rapports d’impact des fonds, permettant aux investisseurs de suivre l’évolution de plusieurs indicateurs clés (tels que l’empreinte et l’intensité carbone du portefeuille) et d’identifier ainsi de façon tangible la contribution de leurs investissements à la lutte contre le réchauffement climatique.

Méthodologie et notation

Cette méthodologie repose d’abord sur le choix de n’exclure aucun secteur a priori, considérant que chaque effort compte. Objectif, financer tous les contributeurs à la lutte contre le réchauffement climatique, y compris les principaux émetteurs de carbone qui, en repensant leur modèle, peuvent infléchir de façon significative la trajectoire de température. Elle repose ensuite sur le recours aux notes climatiques de CDP, partenaire de CPR AM depuis 2018, qui évaluent sur une échelle de A à D les entreprises selon leur degré de transparence et leur action contre le réchauffement climatique.

Les fonds climat de CPR AM ne retiennent que celles qui, notées A et B, sont les plus avancées en la matière. Ils réintègrent par ailleurs celles qui, notées C, justifient d’un objectif de réduction scientifiquement validé comme conforme à l’Accord de Paris (un science-based target). La sélection CDP permet donc aux équipes de gestion de disposer d’univers d’investissement rassemblant les entreprises les plus vertueuses sur le plan climatique.

« Les investisseurs doivent de toute urgence prendre des mesures plus concrètes et plus efficaces pour aligner leurs portefeuilles sur un monde à 1,5°C. Ces investissements - basés sur les meilleurs scores du CDP et les Science Based Targets - apportent au marché des solutions d'investissement plus crédibles à la crise climatique, fondées sur les meilleures données disponibles. Ils contribueront à financer la transition vers une économie neutre en carbone », commente Laurent Babikian, Directeur des marchés de capitaux de CDP Europe.

Intégration des critères ESG...

A la notation de CDP s’ajoute la prise en compte de critères ESG et d’indicateurs de controverses afin de construire des portefeuilles répondant au triple objectif de surperformance financière, de maîtrise exigeante des risques extra-financiers et de décarbonation.

CPR Invest – Climate Action Euro est un fonds d’actions de tous les secteurs de la zone euro. La définition de son univers éligible (303 titres) exclut 36 % de l’univers initial (entreprises du MSCI EMU notées par le CDP, soit 471 titres). Le fonds est géré par Alexandre Blein, membre de l’équipe Actions Thématiques de CPR AM, également gérant du premier fonds Climate Action depuis son lancement en 2018.

...et univers d'investissement

CPR Invest – Climate Bonds Euro est un fonds de crédit Investment Grade libellé en euro, présent sur tous les secteurs, tous les pays de l’OCDE, ainsi que sur toutes les maturités et séniorités afin de financer au-delà du seul marché des obligations vertes les entreprises qui se distinguent par leur effort de décarbonation dans l’ensemble du spectre crédit.

Son univers éligible (441 émetteurs) exclut 35 % de l’univers de départ (925 émetteurs). Le fonds investit également le segment BB à titre de diversification et de source de rendement additionnel, sans dépassement des limites de risque ni sacrifice de la performance environnementale. Il est géré par Antoine Petit, gérant crédit, et par Julien Levy, Responsable des solutions de trésorerie et crédit.

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Partenariat : le groupe Horizon et Urba Select créent Horizon Etudes

Le groupe Horizon — spécialiste du financement, de la conception, de la réalisation et de la commercialisation de projets immobiliers — annonce ce lundi 19 avril s'associer avec Urba Select, expert de la collecte et du traitement de datas immobilières. Ensemble, ces deux acteurs annoncent la création d’Horizon Etudes.

Stratégie de développement

Objectif de ce partenariat, réaliser l’étude de marché la plus précise possible, afin d’évaluer au mieux le chiffre d’affaires potentiel d’une opération immobilière. Le groupe Horizon et Urba Select associent leurs expertises afin de proposer des études fiables grâce à des données démographiques, sociologiques, urbaines et immobilières de qualité.

« Forts de nos différentes expériences et de notre connaissance du marché, nous avons additionné nos expertises afin de proposer aux professionnels de l’immobilier des études complètes et novatrices, indispensables à une prise de décision aviséeNotre objectif est de devenir un acteur de référence de l’étude de marché sur le territoire national », explique Morhad Hadji, dirigeant du groupe Horizon.

L'apport des data-sciences

Horizon Études se démarque avec un espace client qui simplifie la recherche. Sa cartographie dynamique qui regroupe l’ensemble des études commandées. Une analyse exhaustive de la captation de prospects — intégrant les flux des populations et les flux d’acheteurs — est fournie dans l’étude. Elle est livrée en moins d’une semaine avec des données analysées et vérifiées par une équipe d’experts formés à l’immobilier résidentiel.

« Horizon Études associe les datas-sciences à l’expertise métier de la commercialisation et nous permet ainsi de proposer les stratégies de positionnement les plus pertinentes en combinant les deux niveaux d’analyse? Nous réfléchissons sans cesse à trouver des indicateurs intelligents et donner du sens à nos données », déclare Clément Vanderperre, fondateur et CTO d’Urba Select. Le Groupe Horizon étoffe ainsi son offre de services.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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Union pour l’Enfance : le fonds Generali Investissement à Impact réalise son premier investissement

Generali Investments — spécialiste européen de la gestion d’actifs, qui regroupe les principales sociétés de gestion du Groupe Generali — annonce ce jeudi 15 avril que son fonds « Generali Investissement à Impact » a choisi l'association l’Union pour l’Enfance pour son premier investissement. Cette organisation assure l’hébergement d’enfants et de jeunes majeurs dans des foyers, des familles d’accueil et des lieux de vie.

L'Union pour l'Enfance apporte également aux familles un soutien social, médico-social, éducatif ou thérapeutique. Réalisée aux côtés d’autres investisseurs, la levée de fonds financera cinq nouveaux projets de l’association : 

  • la création d’une préparation à la sortie de l’aide sociale à l’enfance avant la majorité ;
  • l’accompagnement de 80 mineurs isolés logés à l’hôtel ;
  • la création d’un institut de formation professionnelle ;
  • le renforcement des équipes du siège ;
  • la recherche de fonds auprès de grands comptes. 

Investir 1 million d'euros

Les financeurs ont été convaincus par l’impact positif de la mission de l’Union pour l’Enfance et par la bonne gestion de l’association. Le montant total de la levée de fonds s’élève à 1 million d’euros. Cet engagement résonne fortement à l’heure de la crise sanitaire, qui aggrave la situation des personnes vulnérables et des communautés les plus précaires.

Dans ce contexte, les Français aspirent — par leur consommation et leur épargne — à développer des actions qui répondent aux grands enjeux de la société. Selon une récente étude d’Opinionway, un Français sur deux serait prêt à privilégier un investissement responsable. 57 % expriment même des préoccupations éthiques pour leurs placements et refusent que leur argent finance de mauvaises causes.

Partenariat avec INCO Ventures

Afin de répondre à cette aspiration, Generali France a lancé en novembre 2020 le fonds « Generali Investissement à Impact » — qui soutient la croissance d’entreprises non cotées à fort impact social. Ce fonds a été conçu en partenariat avec INCO Ventures, une société de gestion française, experte du venture capital et pionnière de l’investissement à impact.

Dans cette optique, le fonds investit en fonds propres ou quasi-fonds propres dans des associations ou des entreprises non cotées à fort impact social et au modèle économique viable et éprouvé. A l’instar de l’Union pour l’Enfance, les entreprises ou associations financées par le fonds ont pour ambition d’améliorer la vie des plus vulnérables, et notamment :

  • les familles précaires, notamment en facilitant l’accès de leurs enfants à l’éducation ;
  • les réfugiés, notamment en facilitant leur insertion professionnelle et en soutenant leurs projets entrepreneuriaux.

L'impact en plein essor

« Le marché de l’investissement à impact est en plein essor. Generali est un acteur résolument actif pour permettre à ses clients institutionnels et particuliers d’investir utilement pour le bien commun et pour soutenir les entreprises de l’économie sociale et solidaire », déclare Hugues Aubry, Membre du Comité exécutif de Generali France, en charge du marché de l’épargne et de la gestion de patrimoine.

« Investir dans l’Union pour l’Enfance, c’est marquer clairement la philosophie du fonds Generali Investissement à Impact : faire confiance à des associations ou des entreprises non cotées, économiquement solides qui génèrent un retour financier et un impact social fort, clairement mesuré et avéré. Un investissement qui en appelle bien d’autres, reflets d’une finance au service des acteurs de l’économie de demain, écologique et solidaire », ajoute Nicolas Hazard, Fondateur et Président d’INCO.

Stratégie de développement

Generali Investissement à Impact répond à la dynamique du marché de l’investissement à impact et des fonds solidaires. Son action marque ainsi une nouvelle étape dans sa stratégie d’investissement responsable, en faveur d’une épargne plus inclusive et plus durable. Ce fonds s’inscrit aussi dans la continuité de la démarche ambitieuse de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) engagée depuis 20 ans par le groupe Generali.

Il entre aussi en résonance avec la fondation internationale créée en 2017, The Human Safety Net qui a pour mission d’accompagner les personnes issues de milieux défavorisés (familles fragiles et entrepreneurs réfugiés) afin de leur permettre de transformer leur vie, celle de leur famille et de leur communauté.

Dans un contexte de montée des périls environnementaux, d’accroissement des fractures sociales et des inégalités, Generali Investissement à Impact intensifiera dans les mois à venir ses investissements afin de soutenir en priorité les entreprises qui, au cœur des territoires, changent la donne et rendent notre monde plus inclusif et plus durable. 

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Finance durable : WiSEED lance le premier outil de scoring ESG dédié au financement participatif

WiSEED — plateforme d’investissement participatif — annonce ce mardi 13 avril le lancement d’un outil de scoring ESG. Il concernera tous les projets proposés aux investisseurs, quel que soit le secteur d’activité. La plateforme confirme avec cet outil son positionnement inscrit dans une démarche d’Investissement socialement responsable (ISR).

Mis en place avec le cabinet spécialisé Ethifinance — qui auditera également WiSEED chaque année — cet outil analyse des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Objectif, évaluer la responsabilité des entreprises (RSE) vis-à-vis de l’environnement ainsi que de leurs parties prenantes : salariés, partenaires, sous-traitants et clients.

40 critères d'analyse

Quarante critères transversaux seront évalués pour chaque projet, ainsi que des critères spécifiques propres à chaque secteur (19 critères supplémentaires pour l’immobilier, 17 pour les énergies renouvellables, 6 pour les startups). C’est donc un véritable outil d’aide à la décision qui est proposé aux Wiseeders qui pourront ainsi décider d’investir dans un projet selon les critères auxquels ils sont le plus sensibles.

L’analyse des critères ESG sera accessible grâce à un tableau de bord facilement lisible, permettant aux investisseurs d’évaluer l’impact de l’entreprise ou du projet en cours de collecte. Les dirigeants des sociétés financées sur WiSEED seront invités à compléter chaque année, les données relatives aux critères établis avec Ethifinance. Ce suivi a vocation à montrer l’évolution des impacts positifs du projet sur plusieurs années, afin de sensibiliser les dirigeants à ces enjeux dans la gestion de leur société.

Impact ESG de WiSEED

Les dirigeants de WiSEED ont également soumis l’activité de leur propre société à ce scoring. Les résultats reflètent les engagements pris en matière de politique salariale — un accord d’intéressement a été voté pour WiSEED SA et ses deux filiales, des plans d’attributions gratuites d’actions ont distribuées sur les 3 dernières années et 90 % des collaborateurs sont en contrat à durée indéterminée — et d’égalité homme-femme. La part des femmes membres du comité de direction est de 75 %.

WiSEED a défini trois axes d’amélioration prioritaires en matière d’engagement ESG : la consolidation de la politique de l’entreprise en matière de RSE pour compléter les actions déjà mises en œuvre en matière de bien-être au travail ; la réduction des émissions de CO2 avec une nouvelle politique vis-à-vis des prestataires et fournisseurs ; le renforcement des engagements environnementaux avec une stratégie de long terme co-construite par les salariés et le comité exécutif.

Développement ESG

« Après l’adoption du statut de Société à Mission et le lancement de notre filiale dédiée à la transition énergétique, la création de cet outil de scoring ESG est une grande fierté pour toute l’équipe de WiSEED. C’est une nouvelle étape qui s’inscrit dans la droite ligne de ce qui nous guide depuis notre création : contribuer à financer des projets et des entreprises qui, par leur action, ont un impact positif », se félicite Nicolas Sérès, Président de WiSEED.

« Cet outil leur permettra notamment d’identifier et de sélectionner des projets proposés au financement au regard de critères ESG. Ce partenariat s’inscrit dans le long-terme — EthiFinance procèdera à une revue annuelle de la démarche — ce qui reflète la transition qui s’opère dans le secteur du financement participatif vers des projets plus durables », ajoute Xavier Leroy, Directeur du pôle investisseurs d’Ethifinance.

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Vontobel lance deux fonds obligataires durables

Vontobel — banque de gestion suisse — annonce ce mardi 14 avril étendre sa gamme de fonds obligataires ESG. Le gérant lance deux nouveaux produits, un fonds à impact en obligations vertes et un fonds durable axé sur la dette émergente. Objectif, répondre à la demande croissante des investisseurs pour des solutions offrant des revenus attrayants tout en appliquant une approche durable.

Vontobel Fund - Green Bond

Le « Vontobel Fund - Green Bond » investit dans un univers mondial d’obligations vertes. Il vise les émetteurs qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à des projets environnementaux, avec un impact sur la transition vers une économie bas carbone. Objectif, optimiser sa contribution à l’atténuation du changement climatique et à la protection de l’environnement, avec des revenus réguliers sur un cycle économique complet. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 9 en vertu du règlement européen SFDR.

Avec plus de 40 spécialistes de l’investissement et des facteurs ESG, les gérants de portefeuilles Daniel Karnaus et Anna Holzgang prennent des décisions à forte conviction. Ils se fondent sur une analyse approfondie de la qualité de crédit, des projets obligataires verts, de la valeur relative et des facteurs macroéconomiques. Seules quelques obligations vertes sont éligibles, ce qui se traduit par un portefeuille concentré.

« Le changement climatique constitue un véritable risque financier pour les investisseurs, et les obligations vertes sont un outil efficace pour lutter contre ce phénomènePar ailleurs, l’impact du fonds est mesurable. Selon nos estimations, chaque million d’euros investi dans le fonds correspond à une réduction des émissions de carbone de 492 tonnes de CO2, soit environ 206 voitures en moins sur les routes chaque année », déclare Daniel Karnaus, gérant de portefeuilles.

Vontobel Fund - Sustainable Emerging Markets Debt

Le « Vontobel Fund - Sustainable Emerging Markets Debt » investit principalement dans des émetteurs d’obligations souveraines, quasi souveraines, et d’entreprises qui ont démontré leur capacité à gérer les ressources et les risques ESG. Le processus d'investissement repose sur un modèle de notation ESG interne, qui s'appuie sur une inclusion des titres best-in-class et une exclusion sectorielle. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 8 en vertu du règlement européen SFDR.

Avec neuf analystes des marchés émergents et de trois spécialistes des facteurs ESG, le gérant Sergey Goncharov, cherche à optimiser le niveau de spread pour un degré de risque donné. En utilisant une analyse minutieuse et un modèle d’évaluation exclusif, l’équipe compare le potentiel de risque et de rendement selon différentes qualités d’émetteurs, pays, taux d’intérêt, devises et échéances au sein de l’univers d’investissement. Objectif, identifier les émissions qui offrent la meilleure rémunération.

« En tant qu’investisseur obligataire, l’un des principaux éléments de notre approche est notre relation avec les émetteursLe dialogue est extrêmement important pour combler les manques d’informations, en particulier sur les marchés émergents, où les entreprises et les gouvernements sont parfois moins avancés en termes d’approche ESG. Une simple conversation peut sensibiliser les nouveaux émetteurs et promouvoir l’importance de prendre en compte les risques ESG », précise Sergey Goncharov, gérant de portefeuilles.

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ESG : vote « climat » aux assemblées générales, bilan et tendances

François Lett
En 2021, les actionnaires s'emparent du sujet du réchauffement climatique. En assemblée générale (AG), les investisseurs cherchent de plus en plus à peser sur les stratégies ESG des entreprises. Quel poids la performance climatique va-t-elle prendre dans les résultats des entreprises ? Explications avec François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée

SOFIDY — société de gestion, spécialiste indépendant de la pierre-papier —annonce ce mardi 20 avril la nomination d'un responsable commercial de la Gestion Privée. Rattaché au Directeur de l’Epargne, Guillaume Berthiaux (33 ans) aura pour mission de diriger et d’accompagner l’équipe de conseillers en gestion de patrimoine de SOFIDY répartie sur toute la France. Il assurera notamment le développement de l’offre de gestion privée.

« Avec le développement de nos offres de placements immobiliers cotés et non cotés, qui apportent des réponses concrètes et adaptées à une multiplicité de questions patrimoniales, le service de gestion privée de SOFIDY a connu un vrai succès ces dernières années. Nous avons toute confiance dans la grande expertise de Guillaume Berthiaux, et sa capacité à écouter et à répondre aux besoins de notre clientèle privée, pour poursuivre cette dynamique positive », déclare Nicolas van den Hende, Directeur de l’épargne de SOFIDY. 

Focus sur le parcours de Guillaume Berthiaux

SOFIDY nomme un responsable commercial de la Gestion Privée
Guillaume Berthiaux

Guillaume Berthiaux est titulaire d'un Master 2 International Business de l'Université Macquarie de Sydney avec une spécialisation en gestion de portefeuille. Il est également titulaire du diplôme « Expert en conseil patrimonial » de l’AUREP.

Guillaume Berthiaux débute sa carrière en 2011 en tant que conseiller en patrimoine financier chez BNP Paribas avant de devenir Directeur d’agence en 2015. En février 2017, il rejoint SOFIDY en tant que conseiller en Gestion Privée, avant d’être promu responsable commercial de la Gestion Privée.

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Particuliers en bourse : le regain d’intérêt se confirme au premier trimestre 2021

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 16 avril sa deuxième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs. Ce document montre que le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions s’est maintenu à un niveau élevé au cours des trois premiers mois de l’année. Le flux régulier de nouveaux investisseurs augmente et les volumes de transaction ont atteint un record.

70 000 nouveaux investisseurs

De début janvier à la fin mars 2021, quelques 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions. Une hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés — sans dépasser le pic de l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail.

Plus de 600 000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 en dehors du quatrième trimestre. Le nombre de nouveaux investisseurs — qui n’ont jamais passé d’ordre de bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018 — s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

18,2 millions de transactions

Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a atteint un niveau record au premier trimestre, à 18,2 millions. Ce chiffre s'inscrit dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020 : plus de 60 millions de transactions enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution qui permet de créer un lien plus direct entre les Français et le développement de nos entreprises, ainsi que de mobiliser nos forces vives pour contribuer au renforcement de leurs fonds propres. Encore faut-il que cette évolution s’inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives. Attention aussi à ne pas céder à la magie du « zéro commission » qui est une illusion », se félicite Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Directive européenne MIF2

Le nombre d’investisseurs particuliers acheteurs d’actions est redevenu légèrement supérieur au nombre de vendeurs d’actions ce trimestre. Le tableau de bord de l’AMF s’appuie sur les données de transactions détaillées fournies par les établissements financiers français et les succursales en France d’établissements de l’Union européenne (UE).

Cette transmission date de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Les prestataires de services d’investissement doivent notamment indiquer la date de naissance de la personne ayant passé un ordre sur un instrument financier, le montant et le « sens » de l’ordre (achat ou vente) ainsi que le type d’instrument financier traité.

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Gestion obligataire : comment investir de manière responsable ?

Chris Bowie
L'intérêt des investisseurs va croissant pour les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur gestion d'actifs. Comment les gestionnaires obligataires peuvent-ils investir de manière responsable ? Les explications de Chris Bowie, Portfolio Manager chez 24 AM.
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CAC 40 ESG : l’étoile montante de la bourse ?

Lancé en mars 2021, le nouvel indice d'Euronext surfe sur la vague des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Parfaitement adapté au marché des ETF, pourra-t-il à terme supplanter le traditionnel CAC 40 ?
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