Gestion thématique : technologie, l’IA est dans le pré

Rolando Grandi
Le développement de l'intelligence artificielle (IA) et la robotique favorisent l'émergence d'une agriculture de précision. Face aux défis climatiques et écologiques à venir, ce marché se révèle d'une très grande vitalité. Quelles perspectives s'ouvrent pour l'agriculture connectée 4.0 ? Comment organiser son stock picking pour investir dans l'IA ? Rolando Grandi, Gérant actions internationales chez La Financière de L’Echiquier (LFDE), partage son analyse.
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Crise sanitaire : Altares ouvre un accès gratuit à son outil de gestion du risque

Dans le contexte de la crise sanitaire, les entreprises sont confrontées à une crise économique d’une envergure sans précédent. Altares  — spécialiste de la Data Intelligence — annonce ce jeudi 2 avril l'ouverture d'un accès gratuit à son outil de gestion du risque client « intuiz+ », valable jusqu’au 30 juin 2020. Objectif, aider les entreprises à traiter le risque de défauts de paiements et à sécuriser leur trésorerie pour maintenir leur activité.

« La crise inédite que nous traversons plonge les entreprises dans l’incertitude. Plus que jamais, pour assurer la poursuite de leurs activités, elles ont besoin d’informations fiables sur la santé financière et comptable de leurs clients. C’est pour les accompagner au mieux dans cette période difficile et les aider à limiter les répercussions économiques de la crise que nous avons décidé de leur donner à toutes, quelle que soit leur taille, un accès gratuit à notre outil intuiz+ », note Frédéric Barth, directeur général d’Altares France.

Prendre en mains l'outil intuiz+

La plateforme en ligne intuiz+ permet d’extraire des informations exhaustives et en temps réel sur la santé économique de 20 millions d’entreprises. Les utilisateurs peuvent ainsi recueillir des informations clés pour piloter leurs relations avec leurs clients, prestataires, fournisseurs et potentiels nouveaux partenaires :  

  • Données « risques » : score de défaillance et niveau de risque, retard moyen de paiement ;
  • Données financières disponibles : bilans, comptes de résultats, analyse financière ;
  • Données légales : évènements de la vie légale des entreprises et les procédures collectives ;
  • Informations sur les dirigeants et liens capitalistiques : actionnaires, participations directes et indirectes.

L'outil intuiz+ est désormais en accès libre sur simple inscription. Pour en profiter, l'utilisateur doit remplir un formulaire. Il recevra ensuite un e-mail de confirmation d’inscription avec les identifiants à utiliser pour se connecter. Pour faciliter la prise en main d’intuiz+, des formations gratuites sont disponibles en ligne L’offre comprend l’accès à des webinaires de formation à l’outil. La consommation est limitée à 500 entreprises (SIREN).

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Coronavirus : l’intelligence artificielle sur le front

Rolando Grandi
La crise sanitaire a remis sur le devant de la scène l'importance stratégique de la technologie. Quel rôle l'intelligence artificielle peut-elle jouer dans la lutte contre le coronavirus ? Comment identifier les entreprises prometteuses ? Les explications de Rolando Grandi, Gérant d’Echiquier Artificial Intelligence chez LFDE.
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Trésorerie d’entreprise : Sidetrade ouvre un accès gratuit à sa plateforme d’IA

Sidetrade — plateforme d’Intelligence Artificielle (IA) dédiée à l’accélération du revenu et du cashflow des entreprises — annonce ce mardi 31 mars ouvrir gratuitement sa plateforme d’IA, afin de répondre à l’appel du Secrétaire d’Etat chargé du Numérique. Face à la crise sanitaire, les PME bénéficieront de la même technologie que les grands comptes pour gagner la bataille des délais de paiement. Elles auront accès librement à l'offre « CashControl » pour contrôler et sécuriser leur cash jusqu'au 30 juin 2020.

Réaction des pouvoir publics

Le ministère de l’Economie et des Finances et la Banque de France avaient annoncé le 23 mars dernier la mise en place d’un comité de crise sur les délais de paiement, qui se dégradent avec la chute d’activité économique. Rattaché à ce comité, Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises au ministère de l’Économie et des Finances, est revenu sur les enjeux de la maîtrise du crédit interentreprises, le 26 mars dernier sur France Info. Il constatait une « flambée » sans précédent de plaintes pour non-respect des délais de paiement avec comme premières victimes les PME et TPE.

« Les pouvoirs publics ont raison de placer les payeurs, en particulier les grandes entreprises, devant leurs responsabilités. Après s’être focalisées sur leur capacité à assurer la continuité de leurs activités vis-à-vis de leurs clients, de nombreuses sociétés vont jouer leur survie dans les semaines à venir en tentant de se faire payer par ces mêmes clients. Nous nous devions d’agir à leur côté en cette période inédite en leur mettant à disposition notre technologie d’IA », réagit Olivier Novasque, PDG de Sidetrade.

La bataille des délais de paiement

Sidetrade a adapté sa technologie d’IA dédiée aux grands comptes pour l’offrir aux PME. Accessible en ligne, l'offre « CashControl » est ouverte gratuitement jusqu’au 30 juin 2020 à toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 8 M€ et 500 M€. L’offre inclut exceptionnellement l’envoi dématérialisé et en illimité de lettres de relance interactives aux débiteurs, la mise à disposition d’échéanciers de paiement automatiques et collaboratifs pour gérer les cas difficiles. Le système repose sur la puissance d’algorithmes de machine learning.

Cet effort s’inscrit dans la nécessité pour les PME de maîtriser le crédit-interentreprises en numérisant leur processus de recouvrement de bout en bout. A travers « CashControl », l’IA de Sidetrade, Aimie, adapte en permanence les stratégies de relance en fonction de l’évolution des comportements de chaque payeur. Elle exécute sans intervention humaine certaines actions de relance dématérialisée. Avec « CashControl », Sidetrade espère donner une arme supplémentaire aux PME/PMI dans la guerre économique qui s’annonce.

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Impôts des entreprises : Gérald Darmanin adapte le paiement des acomptes

Gérald Darmanin — ministre de l'Action et des Comptes publics — annonce ce vendredi 29 mai l'adaptation des modalités de paiement des acomptes d'impôt sur les sociétés (IS) et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dans le contexte de reprise progressive de l'activité.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'État a mis en place plusieurs mesures de soutien aux entreprises : de nombreux reports d'échéances — tant fiscales que sociales — ont déjà été accordés aux mois de mars et d'avril. S’agissant des impôts, l'ensemble des mesures de soutien représente déjà un effort de 8,1 Mds€ pour l'État.

Moduler ses accomptes

Afin d'accompagner les entreprises dans la reprise progressive de leur activité, les mesures de soutien s’adaptent. L'Etat assouplit notamment les modalités de paiement des acomptes d’IS et de CVAE. Les entreprises peuvent désormais étaler le versement de leurs acomptes d'IS et de CVAE en fonction du résultat prévisionnel de l'exercice. Les marges d'erreur tolérées peuvent aussi être augmentées.

De plus, le paiement des acomptes de juin d'IS et de CVAE, lorsqu'ils sont calculés en fonction des résultats 2019 (dépôt de la liasse fiscale décalé au 30 juin), est reporté du 15 juin au 30 juin, afin que chaque entreprise soit en capacité d'évaluer correctement son acompte. L'ensemble des entreprises qui ont reporté leur acompte d'IS de mars 2020 au 15 juin 2020 bénéficieront d’une dispense de versement de l'acompte de juin et une régularisation sur l'échéance suivante.

Responsabilité des entreprises

Comme c'est déjà le cas pour l'ensemble des mesures de soutien en trésorerie des entreprises, ces nouvelles facultés sont soumises, pour les grandes entreprises — entreprise ou groupe ayant au moins 5 000 salariés ou un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 Md€ — au respect de leurs engagements de responsabilité, non-versement de dividendes notamment.

Enfin, le report de 3 mois des échéances de taxe sur les salaires reste possible pour les entreprises en difficulté financière du fait de la crise, jusques et y compris à l'échéance de juin 2020 : pour cela, les entreprises sont invitées à utiliser le formulaire de demande mis en place dans le cadre de la crise sanitaire.

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Irlande : Amundi obtient le statut de Super Management Company

Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annonce ce jeudi 28 mai que la Banque Centrale d'Irlande a confirmé son statut de « Super » Management Company (Super ManCo) en Irlande. Cette décision complète une série d'autorisations, notamment en matière de gestion de portefeuilles et de conseil en investissement. Amundi s'appuie désormais sur ses quatre principaux hubs pour les services d'hébergement de fonds répondant aux directives UCITS et AIFM : la France, le Luxembourg, l'Autriche et l'Irlande.

OPCVM et fonds alternatifs

Objectif, accompagner le lancement et la maintenance d'OPCVM et de fonds alternatifs. Avec des implantations significatives au Luxembourg et en Irlande — deux principaux pays de domiciliation de fonds transfrontaliers — ainsi que dans tous les principaux centres d'investissement européens, le gérant dispose d'une gamme qui va de la structuration des fonds au marketing et à la distribution, en passant par le soutien opérationnel.

Amundi prend en charge la gouvernance et l'administration des fonds d’investissement hébergés, des activités essentielles pour assurer une supervision efficace des activités déléguées : plateforme juridique et technologique robuste et évolutive, solutions externalisées modulaires reposant sur une large gamme de véhicules de fonds traditionnels et alternatifs, et une expertise dans la plupart des classes d'actifs.

Développer Amundi Services

Ce statut de « Super » Management Company en Irlande bénéficiera à Amundi Services, l'une des lignes métier d'Amundi. Sa mission consiste à fournir une prise en charge complète en matière de gestion de portefeuilles, de conformité et de gestion des risques aux gestionnaires d'actifs tiers à une clientèle de distributeurs et d'investisseurs institutionnels.

Guillaume Lesage, Directeur du pôle Opérations, Services et Technologie d’Amundi précise : « Avec une équipe de plus de 350 professionnels en Irlande, ce nouveau statut permettra à Amundi d'offrir à ses clients la substance opérationnelle, l'expertise et les niveaux de service dont ils ont besoin pour soutenir leur activité. C'est également une nouvelle étape dans le développement d'Amundi Services qui peut intégrer cette nouvelle capacité de Super ManCo en Irlande, le deuxième plus grand domicile de fonds en Europe, dans sa gamme de services et son offre d’hébergement de fonds. »

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2020 : les enjeux de l’IA pour les experts comptables

Thomas Bourgeois
Les cabinets comptables sont-ils prêts à affronter 2020 ? Juste avant la grande échéance de clôture des comptes — entre février et avril — il est primordial pour leurs experts d'être prêts pour ce rendez-vous. Les cabinets s'équipent massivement de solutions numériques pour optimiser leurs pratiques. Parmi elles, celles qui reposent sur l'IA pourraient bien leur permettre de nourrir, pour 2020, de nouvelles et plus grandes ambitions…
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IA : Smart Speakers – La voix de son maître

Rolando Grandi
Parmi les objets les plus populaires de ces dernières fêtes de Noël, les enceintes connectées révèlent les tendances d’un marché en plein essor. Un nouvel eldorado pour les investisseurs en intelligence artificielle (IA) ? Quelle part de marché ce segment de la tech est-il appelé à prendre dans les années à venir ?
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IA : DWS prend une participation dans Arabesque AI

Le groupe DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés — annonce ce jeudi 9 janvier l'acquisition d'une participation minoritaire de 24,9 % dans Arabesque AI. Cette société basée au Royaume-Uni est dédiée à l'utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) dans la gestion de portefeuille et la finance. Arabesque AI prévoit l'évolution des cours actions grâce à son moteur IA propriétaire. Cet outil combine big data, machine learning et technologies informatiques de haut-niveau.

Exploiter le potentiel de l'IA

Les deux parties souhaite maintenir la confidentialité sur le prix de la transaction et les autres détails financiers. La clôture de la transaction a déjà eu lieu. Ce partenariat reposera sur le développement continu du moteur d'IA. Il combinera l'expertise de DWS en matière d'investissement avec les capacités d'Arabesque AI en machine learning et calcul haute performance. Les deux parties vont créer un groupe de travail d'experts pour une collaboration continue.

Cette coopération concernera exclusivement de nouveaux projets. DWS va ainsi renforcer son expertise en IA et accélérer sa digitalisation, comme annoncé lors du dernier Investor Update de DWS début décembre 2019. « Le partenariat stratégique avec Arabesque AI est la prochaine étape vers la numérisation de DWS. Il renforcera clairement nos capacités numériques et notre savoir-faire en matière d’IA. Nous serons en mesure d'exploiter à notre avantage la technologie de rupture au sein de l’industrie de la gestion d’actifs », déclare Asoka Woehrmann, Directeur Général de DWS.

Vers un développement de l'ESG

A l'avenir, « le moteur d'IA délivrera des signaux innovants qui nous aideront à identifier des sources d’alpha, et nous permettra de prendre des décisions plus intelligentes », précise le DG de DWS. « L'intelligence artificielle façonne la gestion d'actifs mondiale de plus en plus vite, les investisseurs explorant toujours plus la manière d'exploiter la puissance de la technologie AI dans le but d’obtenir un avantage concurrentiel », ajoute Yasin Rosowsky, Co-Directeur Général d'Arabesque AI.

« L'IA va transformer la gestion de portefeuille. Elle a aussi le potentiel de favoriser l'intégration de l'ESG sur les marchés mondiaux », anticipe Yasin Rosowsky. En 2019, DWS a acquis une participation minoritaire dans Arabesque S-Ray GmbH — fournisseur de données ESG — et a conclu également un partenariat stratégique pour le développement de nouveaux produits et services de données ESG. Avec cette série d'investissements, DWS poursuit le renforcement de ses capacités ESG et numériques, comme annoncé lors de l'Assemblée générale (AG) annuelle de l'année dernière.

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Chine : beaucoup de pépites de l’IA encore à découvrir

Tobias Rommel
L'interlligence artificielle (IA) représente un secteur technologique en pleine expansion. Si les Etats-Unis restent encore en tête, la Chine les talonne de près. Comment appréhender le marché chinois ? Pourquoi les investisseurs thématiques devraient-ils garder un œil sur ce segment ? Tobias Rommel, gérant du fonds DWS Invest Artificial Intelligence, partage son analyse.
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ESG : DWS adopte une nouvelle approche

DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés —annonce ce mercredi 27 mai renforcer ses pratiques de gestion. La société introduit « Smart Integration » une approche pionnière de l'intégration des facteurs ESG qui va au-delà des normes déjà existantes. Développée avant la crise du Covid-19, elle devrait prendre encore plus d'importance à mesure que les retombées de la pandémie renforcent la nécessité de reconstruire l'économie de manière responsable et durable.

Ce nouveau process s'appliquera dans un premier temps à environ un cinquième de l'ensemble des actifs gérés par DWS, en ciblant plus particulièrement les fonds non axés sur l'ESG. Au cours de l'année, le processus « d'intégration intelligente » sera étendu pour assurer une plus grande intégration des questions ESG dans la plateforme d'investissement plus large de DWS.  

L'ESG, un outil fiduciaire puissant

DWS utilisera son logiciel ESG pour tirer profit des meilleures données de recherche et l'intelligence artificielle afin d'identifier les risques potentiels des portefeuilles — principalement les entreprises présentant des risques élevés de transition climatique et celles qui violent les normes internationales.

L'utilisation de cette analyse permettra à DWS d'agir de manière proactive et d'engager les entreprises les plus exposées au risque, non seulement pour aider les clients à constituer des portefeuilles d'investissement plus responsables, mais aussi pour s'assurer que l'entreprise assume sa responsabilité de contribuer à une économie, une société et un environnement plus durables pour l'avenir.

« Le dialogue avec les entreprises sur leur engagement est l'outil le plus puissant dont nous disposons en tant que gestionnaire d'actifs pour avoir un impact positif sur les pratiques ESG. Je suis fier qu'avec l'introduction de « Smart Integration » DWS ait créé sa taxonomie globale propre pour exercer son influence », déclare Asoka Woehrmann, directeur général de DWS.

Vers une approche plus sophistiquée

L'approche de « Smart Integration » est ambitieuse, avec des normes de durabilité plus élevées dans la gestion des investissements ainsi que dans les entreprises dans lesquelles DWS investit, marquant un progrès significatif par rapport à l'approche descendante des exclusions sectorielles. En pratique, les analystes et les gestionnaires de portefeuille de DWS appliqueront « l’intégration intelligente » via un processus axé sur une recherche solide, une expertise professionnelle et un engagement fort :

  • Utilisation du moteur ESG pour identifier et analyser objectivement les émetteurs dans tous les secteurs présentant des risques élevés pour la transition climatique et/ou violant les normes internationales de durabilité ;
  • Classement des entreprises identifiées en fonction de leur exposition aux risques les plus élevés, au lieu d'exclure des secteurs entiers ;
  • Intégration de cette analyse des risques dans les décisions d'investissement conseillées par des experts internes ;
  • Engagement auprès des entreprises à haut risque, notamment grâce à un dialogue régulier avec la direction générale pour proposer des pistes d'amélioration ;
  • Exclusion des entreprises de l'univers d'investissement de DWS en dernier recours.

Cette « intégration intelligente » sera mise en œuvre pour les FCP gérés dans le cadre de stratégies d'investissement liquides domiciliés dans la région EMEA. Eviter les entreprises présentant un risque excessif pour la transition climatique pourra également jouer sur la décarbonisation des portefeuilles actifs de DWS. De quoi assurer de meilleurs rendements, ajustés aux risques pour les investisseurs. Les entreprises qui ne prennent pas en compte les critères ESG ont plus de chances de s’exposer à des risques financiers ou des risques réputationnels.

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Gestion obligataire : Invesco publie sa troisième étude mondiale

Invesco — société mondiale de gestion d’actifs, basée à Atlanta — a publié le 18 mai dernier les résultats (en anglais) de sa troisième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire. L'étude a été menée auprès auprès de 159 CIO et détenteurs d'actifs obligataires en Amérique du Nord, dans la région EMEA et dans la région Asie-Pacifique (APAC).

Leurs encours combinés s'élèvent à 20 000 milliards de dollars au 31 décembre 2019. Les répondants exerçaient au sein de fonds de pension, de fonds souverains, de sociétés d’assurance, de banques privées, de sociétés de gestion de fonds diversifiés, de multi-gestionnaires et de concepteurs de modèles.

Dette émergente

L'étude constate une nouvelle année d'intérêt croissant pour la dette émergente (EMD). Un momentum solide, des rendements relativement attractifs et une diversification renforcée ont conduit les investisseurs à augmenter leur exposition au secteur. 72 % des investisseurs ont désormais une allocation en dette émergente contre 49 % dans l'étude de 2018, soit une augmentation de 47 %.

Cette augmentation a été menée par les investisseurs des régions EMEA et APAC : 80 % et 89 % d’entre eux ayant respectivement une allocation en EMD, contre seulement 51 % en Amérique du Nord. De plus, parmi les investisseurs ayant investi en EMD, l'allocation moyenne est beaucoup plus élevée en Asie-Pacifique (APAC) (7,2 %) et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) (6,5 %) qu'en Amérique du Nord (3,6 %).

Compenser de faibles rendements

La spécialisation est aussi en hausse, notamment chez les investisseurs attirés par les rendements. Il privilégient des allocations ajustées à chaque pays (63 %). 42 % des investisseurs gérant une allocation EMD sont intéressés par la Chine, pour ses avantages en matière de diversification et de moindre obstacles à l'investissement : 62 % des investisseurs estiment que l'accès est moins difficile qu'il y a deux ans.

Les perspectives de rendements relativement élevés sur la dette émergente sont perçues comme particulièrement attrayantes par les assureurs. Les assureurs sont plus susceptibles d'investir sur les marchés obligataires émergents (71 % y sont exposés). C'est le rendement plutôt que la diversification qui les y attirent  (71 % se disent principalement motivés par le rendement, contre 59 % en moyenne).

Comment éviter les risques

Pour de nombreuses compagnies d'assurance devant faire face à des objectifs de rendements et un cadre réglementaire exigeant sur la solvabilité, la dette émergente en devises fortes s'est avérée un choix prisé. La faiblesse des rendements a poussé les assureurs à réviser leur spectre des risques acceptables pour faire face à leurs engagements futurs.

Autre défi, la règlementation Solvency II incite les assureurs à détenir des actifs plus liquides et moins risqués pour bénéficier de charges de capital moindres. Les deux tiers des assureurs s'inquiètent donc de leur capacité à générer les rendements prévus sans augmenter de façon significative le risque d'investissement. 37 % d'entre eux affirment rencontrer des difficultés à se conformer aux exigences réglementaires en fonds propres.

Pour les assureurs, les prêts bancaires et les prêts directs offrent une opportunité de générer des rendements supplémentaires à long terme grâce à une prime d'illiquidité, tout en exerçant un contrôle et en restant dans les limites de solvabilité. Pour les assureurs peu enclins à prendre des risques, la dette immobilière s'est avérée un moyen intéressant d'augmenter les rendements sans prendre trop de risques supplémentaires, grâce à la relative facilité de recouvrement.

L'ESG consolide sa présence

Les investisseurs obligataires ont fortement amplifié leur intégration des critères ESG : 80 % des investisseurs de la région EMEA et 69 % de ceux de la région APAC prennent ainsi en compte les facteurs ESG dans leurs portefeuilles obligataires, contre respectivement 51 % et 38 % en 2018.

Au sein de ces portefeuilles, les investisseurs de la zone EMEA ont la plus forte proportion d'investissements ESG, avec 34 % contre 22 % en Amérique du Nord et 19 % pour la région APAC. Les investisseurs nord-américains ont été les moins enthousiastes à l'égard des critères ESG, avec seulement 56 % d'entre eux les intégrant dans leurs portefeuilles.

Intégration ESG et rendements

L'époque où les investisseurs considéraient l'adoption des principes ESG comme un obstacle à la performance des investissements est révolue. Seuls 3 % des personnes interrogées dans le cadre de notre enquête sont encore de cet avis, alors que la moitié considèrent l'évaluation des risques ESG des émetteurs comme un outil important pour améliorer leurs rendements. 

Les émetteurs qui ne tiennent pas compte des préoccupations environnementales et de gouvernance risquent des coûts d'emprunt et de refinancement plus élevés. 54% des répondants pensent que l'analyse ESG peut libérer de la valeur cachée dans l’obligataire. 50 % des investisseurs soulignent l'amélioration du rendement comme un facteur clé en faveur de l'intégration de l'ESG dans leurs portefeuilles obligataires. Les investisseurs de la région EMEA sont les plus positifs.

52 % déclarent que l'intégration des critères ESG dans leurs portefeuilles obligataires contribue aux rendements. Seuls 2 % y voient un inconvénient. Les investisseurs de la région EMEA sont aussi les plus optimistes sur l'avenir des normes ESG, 34 % d'entre eux estimant que ces considérations auront une « influence beaucoup plus importante » dans trois ans. Seuls 15 % d’entre eux estimant que les questions ESG n’auront pas plus de poids dans trois ans qu'elles n’en ont actuellement, soit la proportion la plus faible.

Paradoxe de la liquidité

A la fin du dernier cycle haussier, les propriétaires d'actifs ont étendu leurs allocations aux catégories d'actifs non liquides. Pourtant, 51% d’entre eux ont exprimé des inquiétudes concernant la liquidité du marché obligataire, incertains de la façon dont les marchés obligataires se comporteraient pendant des périodes plus difficiles, par exemple l'introduction de réglementations telles que la loi Dodd-Frank ou le retrait des teneurs de marché traditionnels qui a suivi la crise financière mondiale.

Ces préoccupations sur la liquidité ont entrainé un intérêt accru pour les stratégies qui peuvent contribuer à améliorer la liquidité et à réduire le risque, telles que la négociation de blocs directement entre clients via les ETF (utilisés par 59 % des investisseurs), la négociation de portefeuilles de crédit (utilisée par 30 % d’entre eux) et une plus large adoption de stratégies à échéance fixe (56 %).

Turbulences de marchés

Les investisseurs obligataires faisaient preuve d’une aversion croissante pour le risque avant même la crise du Covid-19 qui s’est déclarée au premier trimestre 2020. Près de la moitié (43 %) des répondants pensaient au moment de l’enquête que la fin du cycle haussier adviendrait dans un an ou moins, le consensus étant en faveur d'un atterrissage en douceur. 23 % identifiaient alors une bulle sur le marché obligataire, tandis que 29 % seulement craignaient un effondrement majeur des prix des obligations.

Les politiques des banques centrales ont conduit à des rendements faibles voire négatifs, poussant certains investisseurs à prendre des risques supplémentaires pour soutenir les rendements et atteindre leurs objectifs. L’étude montre un marché en proie à la peur : la peur de perdre, mais aussi la peur de louper des opportunités. Malgré un certain regain d’appétit pour le risque en fin de cycle, la confluence des préoccupations concernant la fin du cycle et les craintes de guerre commerciale s’est traduite par des portefeuilles relativement bien protégés contre le choc pandémique actuel.  

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Intelligence artificielle : cybersanté, la nouvelle frontière

Rolando Grandi
Dans l'univers de l'intelligence artificielle (IA), la santé représente un nouveau champ de possibles. Biotechnologie, e-thérapie, épidémiologie, robotique chirurgicale, prothèses intelligentes, pharmacovigilance... Quelles avancées concrète l'IA promet-elle dans dans le domaine de l'e-santé ? Quel est le poids économique de ce marché en devenir ?
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Machine learning : J.P. Morgan AM lance un fonds thématique Actions Europe

J.P. Morgan Asset Management (JPMAM) annonce ce jeudi 14 novembre le lancement en Europe du JPMorgan Funds - Thematics - Genetic Therapies, le premier fonds en gestion active de JPMAM qui associe les capacités de machine learning aux convictions de nos spécialistes actions. Ce nouveau fonds s'appuie sur les recherches menées par le Chief Investment Office (CIO) d'UBS Global Wealth Management dans le cadre de sa stratégie d’investissements à long terme. UBS assurera la distribution initiale.

Le fonds sera co-géré par Yazann Romahi, Berkan Sesen et Aijaz Hussein. Cette équipe fait partie du groupe Quantitative Beta Strategies (QBS) de JPMAM. Spécialiste de la gestion quantitative de portefeuille et du développement de solutions technologiques innovantes basées sur le machine learning, l’équipe est notamment composée de plusieurs membres titulaires d'un doctorat en intelligence artificielle.

L'équipe de gestion sera assistée par cinq analystes spécialistes du secteur de la santé avec une expérience moyenne de 19 ans. De plus, les gérants pourront faire appel à l'expertise de l'ensemble de la communauté des analystes actions de JPMAM, composée de 51 spécialistes sectoriels.

Focus sur les thérapies géniques

Les thérapies géniques pourraient être la percée technologique la plus importante de notre génération dans le domaine de la médecine. Ces traitements ont le potentiel de guérir les patients atteints de maladies héréditaires graves, en modifiant l'information génétique et en attaquant ainsi les causes sous-jacentes de la maladie. J.P. Morgan AM estime être actuellement à un point d'inflexion important avec le passage des tests cliniques à la distribution commerciale.

Ce développement devrait générer des taux de croissance forts pour les sociétés du secteur, et pourrait s'avérer disruptif pour les sociétés pharmaceutiques établies si de nouvelles applications plus larges de ces technologies sont découvertes. Le fonds « Genetic Therapies » de JPMAM offre aux investisseurs la possibilité d'obtenir une exposition diversifiée à ce nouveau thème, et aide à se couvrir contre un risque de disruption pour les portefeuilles existants investis dans le secteur santé.

Le fonds a été conçu pour combiner la force et la large couverture du moteur thématique exclusif de JPMAM - ThemeBot - avec les capacités de gestion de portefeuille et de recherche de la plateforme actions mondiales de JPMAM. ThemeBot permet d'identifier efficacement les titres exposés à une gamme de thèmes d'investissement, y compris les thérapies géniques.

Le rôle du ThemeBot

Fondé sur le traitement du langage, ThemeBot examinera plus de 10 000 titres à travers le monde, et par l’analyse rapide de centaines de millions de sources de données, comprenant des articles d'actualité, des profils de sociétés, des notes de recherche et des documents réglementaires, permettra d’identifier les titres les plus exposés au thème choisi et ainsi de constituer un portefeuille pertinent, prenant en compte la liquidité, la capitalisation boursière et la rentabilité.

L'ensemble de la capitalisation boursière sera pris en compte pour que le portefeuille offre une exposition diversifiée aux pionniers innovants mais aussi aux acteurs établis de la santé. ThemeBot s'assure en continu de la pertinence des titres inclus en portefeuille sur la base de mesures aussi bien textuelles que financières.

Une fois que ThemeBot aura sélectionné les actions qu'il juge les plus pertinentes pour le thème des thérapies géniques, l'équipe QBS travaillera en collaboration avec des analystes expérimentés de l’équipe de gestion sur les actions mondiales de JPMAM pour examiner et valider les résultats issus du ThemeBot, afin que seuls les titres les plus pertinents pour le thème soient intégrés au portefeuille.

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