Dette émergente : où rechercher du revenu ?

Jean Boivin
Fin 2019, les banques centrales adoptent des politiques monétaires accommodantes afin de limiter le ralentissement de l'économie mondiale, suite aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Dans ce contexte, où trouver du rendement sur les marchés émergents ? Jean Boivin, Responsable Mondial de la Recherche pour le BlackRock Investment Institute, partage son analyse.
Lire (5 min.)

Blockchain : la tokenisation peut rendre liquides des actifs illiquides

Anne-Sophie Cartray
De nombreuses initiatives économiques reposent désormais sur la blockchain. Cette technologie démontre qu'il est possible de rendre plus accessibles certaines catégories d’actifs illiquides complexes. Quel avantage les investisseurs peuvent-ils tirer de la tokenisation ? Comment cette technologie peut-elle créer de la valeur ? Anne-Sophie Cartray, Executive Director chez ConsenSys Solutions, partage son analyse.
Lire (5 min.)

Politiques monétaires : une situation inédite sur les marchés

Jean-Jacques Friedman
L’environnement macroéconomique et géopolitique reste complexe à interpréter, alors que les marchés poursuivent leur rebond sur fond de baisse des taux. Les incertitudes sur la croissance ne peuvent expliquer à elles seules la volte-face des banques centrales. Faut-il y voir un changement de séquence durable dans laquelle les politiques budgétaires s’apprêtent à prendre le relais des politiques monétaires ? Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management, partage son analyse.
Lire (6 min.)

Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

Lire (3 min.)

France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

Lire (2 min.)

La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

Lire (2 min.)

Economie mondiale : quatre divorces et un enterrement

Igor de Maack
Ces dernières années, l'économie mondiale a connu plusieurs bouleversements majeurs. Les investisseurs restent pourtant confiants sur les marchés actions américains et européens en 2019. Quels sont les mécanismes macroéconomiques à l'œuvre ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA Finance, partage son analyse.
Lire (2 min.)

Etats-Unis : ralentissement du fret ferroviaire

Marcus Poppe
Les volumes de fret ferroviaire aux États-Unis sont en baisse depuis des mois. Ces chiffres montrent la faiblesse générale du secteur industriel, que DWS a décidé de dégrader cette semaine. Quel bilan les investisseurs peuvent-ils tirer de ce secteur ? Marcus Poppe, Gérant Global Equities chez DWS, partage son analyse.
Lire (3 min.)

Le secteur de la chimie annonce-t-il un futur ralentissement économique ?

John Plassard
Le Groupe BASF et la fédération allemande des industries de la chimie (VCI) ont abaissé leurs prévisions pour 2019. Avec les récentes annonces, devons-nous nous attendre à un ralentissement économique ? John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud, partage son analyse.
Lire (5 min.)

BCE : quand politique monétaire et stabilité financière s’opposent

Aude Couderc et Morgan Teisset
Bulle de l'immobilier, explosion de la dette de l'état... En zone euro, les indicateurs économiques sont en berne. Comment politique monétaire et stabilité financière sont-elles devenues antinomiques ? Comment moderniser la politique monétaire européenne ? Morgan Teisset, Consultant senior pour le cabinet Groupe Square, et Aude Couderc, Project Manager chez Vertuo Conseil, partagent leur analyse.
Lire (6 min.)

Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

Lire (3 min.)

ISR : l’AMF publie une synthèse de cinq contrôles thématiques

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 12 juillet une nouvelle synthèse des contrôles courts et thématiques —  intitulés Supervision des Pratiques Opérationnelle et Thématique (SPOT) — qu'elle a réalisés entre septembre 2018 et janvier 2019. L'AMF a examiné les dispositifs d’investissement socialement responsable (ISR) de 5 sociétés de gestion (SGP) ainsi que l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette nouvelle série de contrôles SPOT a donné lieu à l’envoi de lettres de suites.

Objectif, s’assurer que l’information ISR délivrée aux investisseurs est claire, exacte et non trompeuse. L'AMF vérifie également que les éléments communiqués restent conformes au processus d’investissement et de gestion. La finance durable constitue l’un des axes stratégiques retenus par l’AMF dans sa vision #Supervision2022. L’ISR figure parmi les premières thématiques des contrôles SPOT depuis 2018. Par ailleurs, la 3e édition du rapport sur l’ISR dans la gestion collective paraîtra à l’automne 2019.

Obligations des sociétés de gestion

Les obligations professionnelles des sociétés de gestion en portefeuille (SGP) en matière d’ISR reposent essentiellement sur des exigences de reporting à l’égard des investisseurs. Depuis 2011, les SGP sont tenues de publier les modalités de prise en compte dans leur politique d'investissement des critères relatifs au respect d'objectifs ESG.

Le décret d’application de la loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (TECV) —  publié le 31 décembre 2015 —  a marqué une nouvelle étape dans les exigences de reporting ESG, en particulier celle lié au climat. Il précise, selon un plan détaillé, les informations à fournir pour chacun des critères ESG. Au-delà des obligations de reporting, et à l’aune des constats réalisés dans le cadre de contrôles classiques, l’AMF a examiné lors de ses contrôles SPOT :

  • l’organisation du dispositif ISR et les moyens mis en œuvre ;
  • le caractère suffisamment opérationnel des procédures d’investissement et de gestion des risques encadrant le dispositif ISR ;
  • la méthodologie ISR mise en œuvre : données, critères ESG, prise en compte du risque climat, notation des émetteurs, sélection des titres, exclusion de valeurs, politique d’engagement, recours ou non à des fournisseurs externes ;
  • la cohérence du processus d’investissement au regard des procédures internes, au travers d’un test sur un échantillon de 4 à 6 valeurs en portefeuille des fonds gérés par la SGP ;
  • l’information fournie aux investisseurs a priori et a posteriori ;
  • le dispositif de contrôle mis en place sur la thématique ISR.

Méthodologie et processus d’investissement

L’AMF a relevé que les SGP ont toutes adopté une approche homogène de la gestion ISR pour l’ensemble de la gamme de fonds gérés. L’AMF a également noté une diversité des méthodologies mises en œuvre par les SGP. Trois des SGP contrôlées utilisent les données ESG de 4 fournisseurs de données. Parmi les bonnes pratiques observées en matière de méthodologie et de processus d’investissement, l’AMF relève :

  • un dialogue avec les émetteurs mettant l’accent sur les critères ESG annoncés aux clients ;
  • la mise en place d’une piste d’audit formelle et exhaustive du processus d’investissement et de désinvestissement permettant d’assurer une cohérence entre la politique d’investissement, la méthodologie communiquée aux investisseurs et le processus mis en œuvre en pratique.

L’information fournie aux investisseurs

L’information mise à disposition des investisseurs est abondante et très hétérogène d’une SGP à une autre. L’AMF n’a pas relevé de manquement concernant la cohérence entre le processus d’investissement des fonds gérés et l’information communiquée au public. D’une manière générale —  pour l’ensemble des SGP —  l’information communiquée aux porteurs des fonds est cohérente d’un document à l’autre. Toutefois, l’AMF a pu constater que l’information présentée dans un même document est parfois incomplète et peu claire. Parmi les bonnes pratiques, l’AMF relève :

  • la présentation dans les prospectus / DICI des fournisseurs de données utilisées, en s’assurant de la mise à jour éventuelle de l’information fournie ;
  • la précision dans le reporting d’engagement —  document rendant compte de la façon dont la SGP exerce son influence en vue d’une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable dans les marchés financiers —  du périmètre des entreprises concernées par l’engagement, les thèmes de la politique d’engagement et les actions de suivi de cet engagement ;
  • le regroupement dans une rubrique facilement accessible du site internet de la SGP de l’ensemble des documents concernant l’engagement.
Lire (6 min.)

Finance verte : Amundi lance un programme obligataire avec la BEI

Amundi — acteur européen de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 9 juillet la signature d'un partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI) — premier émetteur d'obligations vertes dans l'Union Européenne (UE). Les deux organismes lancent le Green Credit Continuum, un programme d'investissement en obligations vertes. Il devra favoriser le développement du marché de la dette verte au-delà des obligations vertes existantes, afin de soutenir le financement des PME/ETI.

Le marché européen de la finance verte s’est développé ces dernières années, notamment via les émissions d’obligations vertes d’émetteurs souverains, quasi-souverains et de grandes entreprises. De nouveaux instruments de marché sont nécessaires pour financer les efforts en faveur de la transition énergétique, rendre le marché accessibles aux petites entreprises et offrir des rendements supérieurs aux investisseurs.

3 volets dans cet accord

L'accord signé entre Amundi et la BEI lors du forum financier international Paris Europlace 2019 comprend trois volets :

  • La création d’un fonds diversifié, qui investira dans des obligations vertes émises par les entreprises de la catégorie dite à « hauts rendements » (high yield), en dette privée verte et en dette titrisée verte ;
  • La création d'un Comité scientifique d’experts de la finance verte sera créé afin de définir et de promouvoir — pour ces trois marchés — des lignes directrices écologiques conformes aux meilleures pratiques internationales ainsi qu’à la législation issue du plan d’action de la Commission européenne « Financer la croissance durable » ;
  • La mise en place d'un réseau de transactions vertes pour originer les transactions et les projets.

Combler le déficit de financement

Objectif de l'accord, créer plusieurs fonds sur ce modèle, afin d'établir des standards de marché sur ces nouveaux segments de la finance verte. Il vise à lever 1 milliard d’euros à horizon trois ans, dont 60 millions d’euros d’engagement initial de la part de la BEI. « En émettant en 2007 la première obligation verte au monde, dans le cadre de son programme d’obligations « Climat », la BEI a fortement contribué à développer ce marché. Cependant, malgré cette croissance rapide, un important déficit de financement subsiste », commente Ambroise Fayolle, vice-Président de la BEI.

D'après les estimations, l'Europe manquerait de quelques 180 milliards d’euros de financements par an jusqu’en 2030 pour respecter ses engagements climatiques au titre de l’Accord de Paris et financer la transition énergétique qui y est associée. Pour atteindre ce niveau d’investissement, la finance verte doit mobiliser l’ensemble des marchés de capitaux d’emprunt. Dans ce contexte, les observateurs reconnaissent largement le rôle crucial joué par les obligations vertes.

Lire (3 min.)

Gestion d’actifs : renforcer la compétitivité de la Place de Paris

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a présenté ce mardi 9 juillet son Livre blanc sur la compétitivité dans le cadre de l’International Financial Forum de Paris Europlace. Eric Pinon — Président de l’AFG — avait confié la rédaction de ce document à Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management et membre du Comité stratégique de l’AFG. Objectif, faire émerger des propositions donner un nouvel élan à l’industrie française de la gestion d’actifs.

4 axes de propositions

Jean-Pierre Grimaud, Stéphane Janin — Head of Global Regulatory Development, AXA IM — et Eric Sidot — Directeur des Infrastructures de marché, AFG — ont exposé les propositions issues de ces travaux lors d'une session dédiée « French Competitiveness, Paris, the Place to Be! ». S’appuyant sur les précédentes propositions issues du Rapport FROG et du Livre blanc sur la compétitivité de la Place de Paris de 2016, le Livre blanc préconise 40 mesures réparties selon quatre grands axes :

  • Moderniser les infrastructures de marché afin que l’écosystème entourant les acteurs de la gestion d’actifs soit plus dynamique et inventif ;
  • Revoir le cadre juridique et réglementaire, aux niveaux national, européen et international ;
  • Réformer le cadre fiscal et comptable actuel afin de poursuivre les initiatives déjà entreprises qui permettront d’accroître l’attractivité de la France.

Mise en œuvre rapide

L’AFG souhaite lancer immédiatement une nouvelle dynamique pour la Place de Paris. Elle relève que parmi les propositions avancées, 7 d’entre elles pourraient être mises en œuvre très rapidement :

1. Recommander la création au plus vite d’une réglementation européenne pour encadrer les activités sur actifs numériques assimilables à des instruments financiers ;

2. Promouvoir un modèle de Place standardisé de données d’investisseurs non professionnels (le KYC) utile à l’ensemble des acteurs du secteur financier ;

3. Dans le cadre du développement des services qui reposent sur la Blockchain en France et en Europe, promouvoir l’interopérabilité entre les différents acteurs liés à la collecte des ordres de souscription/rachat de parts d’OPC ;

4. Favoriser le développement de fonds « d'accélération » par la mobilisation des parties prenantes : investisseurs institutionnels et individuels, autorités publiques et normalisateurs comptables ;

5. Modifier les règles de la directive MIF II qui touchent le financement de la recherche, en appliquant pour les PME et les sociétés de gestion de petite taille le principe de proportionnalité au régime des « inducements » ;

6. Améliorer la fiscalité applicable aux revenus perçus par les OPC français ;

7. Moderniser le plan comptable des OPC.

Lire (4 min.)