Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

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France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

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Grandes entreprises : les défaillances doivent-elles inquiéter les TPE-PME ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l'assurance-crédit pour les entreprises — a publié le 16 juillet dernier une note d'analyse (en anglais) sur la situation des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 50 M€) à travers le monde, suite à la crise économique liée au coronavirus. D'après Euler Hermes, le nombre de défaillances de grandes entreprises a très significativement augmenté dans le monde au T2 2020.

Décalages d'un secteur à l'autre

Le spécialiste de l’assurance-crédit relève 147 défaillances de grandes entreprises dans le monde au T2 2020, soit 73 cas de plus qu’au T2 2019 (+ 99 %). Le chiffre d’affaires cumulé des grandes entreprises défaillantes au T2 2020 atteint quant à lui, 106,9 Mds€ à l'échelle mondiale, soit une hausse de + 138 % par rapport au T2 2019. La majeure partie de la vague de défaillances n’arrivera qu’au S2 2020 en France et dans le monde, mais pour les grandes entreprises, elle est visiblement déjà arrivée.

« Certains secteurs sont plus directement exposés à la crise Covid-19, et l’ont donc subi bien plus fortement. Mais plus généralement, le choc d’activité lié à la crise a joué — et continue de jouer — un rôle d’accélérateur des fragilités structurelles de bon nombre de grandes entreprises. Et malheureusement, les mesures temporaires de soutien mises en place par les autorités ne sont pas suffisantes pour empêcher leur défaillance », explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles d’Euler Hermes.

Quels secteurs sont les plus affectés ?

La distribution occupe la première place, avec 37 défaillances relevées au T2 2020 (+28 cas par rapport au T2 2019). Suivent les services (24 cas au T2 2020, +17 par rapport au T2 2019), l’automobile (13 cas, +12) et l’énergie (17 cas, +8). Côté régions, les plus affectées par cette tendance sont l’Amérique du Nord (52 cas, +36) et l’Europe de l’Ouest (64 cas, +33). La tendance observée à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans ces secteurs et régions, a-t-elle de quoi faire trembler les TPE et PME ?

« Derrière cette résurgence des défaillances de grandes entreprises se cache le risque d’effet domino. Les plus petits fournisseurs sont souvent dépendants de quelques gros clients, et ils pourraient rapidement être affectés par les difficultés de leurs principaux partenaires commerciaux. Dans un contexte où la trésorerie de très nombreuses entreprises est sous pression, un seul incident de paiement pourrait fragiliser les plus petites structures. De quoi déclencher un scénario de défaillances en chaine, et un nouveau renforcement du risque d’impayés », précise Maxime Lemerle.

Et la France dans tout ça ?

Sur les 147 défaillances de grandes entreprises relevées à l’échelle mondiale au T2 2020, 20 proviennent de France. Une part conséquente (14 % du total), d’autant qu’il s’agit là aussi d’un chiffre en croissance. Euler Hermes relève 16 défaillances de grandes entreprises de plus au T2 2020 qu’au T2 2019. Le chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises défaillantes au T2 2020 est également en croissance : il atteint 4,4 Mds€, contre moins de 650 M€ au T2 2019.

Au niveau sectoriel, la distribution occupe également la première place en France, avec 8 défaillances de grandes entreprises au T2 2020. Suivent les services (7 cas) puis l’automobile (2 cas) et les équipements ménagers (2 cas). Pour rappel, Euler Hermes estime qu’au global, entre 2019 et 2021, les défaillances d’entreprises devraient croître de + 35 % à l’échelle mondiale et de + 25 % en France.

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Partenariat : Société générale et Amundi signent un nouvel accord

La banque Société Générale et Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annoncent ce jeudi 30 juillet avoir signé un nouvel accord de partenariat pour cinq ans. Objectif, poursuivre le développement de leurs relations dans la distribution de produits d’investissement et les activités de Securities Services. Cet accord entrera en vigueur en novembre 2020.

« Nous nous félicitons du renouvellement des accords avec Société Générale, partenaire historique d’Amundi depuis sa création. Le renouvellement de ce partenariat dans ses différentes composantes nous permettra de continuer à contribuer favorablement au développement de l’offre et des services pour la clientèle des réseaux de la Société Générale. Il conforte la position d’Amundi comme partenaire de référence des réseaux Retail en Europe », commente Yves Perrier, Directeur général d'Amundi.

Plus de 10 ans de partenariat

Pour rappel, Société Générale et Amundi ont noué de premiers accords commerciaux relatifs à la distribution en 2009. Ceux-ci ont été renouvelés en 2015, à l'occasion de l’introduction en bourse (en anglais Initial Public Offering, ou IPO) d’Amundi. Lors de cette opération, Société Générale avait cédé la totalité de sa participation dans le groupe.

Amundi demeure le premier partenaire du Groupe Société Générale pour la fourniture de produits d'épargne et d'investissement, à destination de ses réseaux de banque de détail et d'assurances. L’architecture du dispositif sera ouverte à d’autres sociétés de gestion. Dans la continuité de cette relation entre les deux groupes, Société Générale demeurera également l’un des premiers fournisseurs d’Amundi pour les services Titres.

Développer l'activité Retail

« La gestion de l’épargne est un enjeu majeur pour nos clients et le développement durable de nos économies. Ce partenariat constitue ainsi une nouvelle étape dans notre stratégie d’offre de solutions de placement, qui vise à ce que nos réseaux de détail offrent à nos clients une gamme en architecture ouverte, leur permettant d’accéder aux meilleures expertises de gestion en France et à l’international et de répondre à leur demande croissante d’investissement socialement responsable », indique Frédéric Oudéa, Directeur général (DG) de Société Générale.

« Apporter des solutions financières responsables et innovantes est au cœur de notre raison d’être. Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen, et dont Société Générale a contribué à la création, sera un partenaire essentiel de cette proposition de valeur que nous mettrons en œuvre pour nos clients. Par ailleurs, nous continuerons d’accompagner Amundi dans son développement à l’international, via notre gamme complète et modulable de solutions de Securities Services », conclut le DG de Société Générale.

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ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

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PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

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Tourisme : Bruno Le Maire lance les « PGE saison » à partir du 5 août 2020

Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) « saison » — composante centrale du Plan tourisme annoncé par le Gouvernement le 14 mai dernier — sera disponible auprès des réseaux bancaires dès le 5 août prochain. Ce PGE saison capitalise sur toutes les forces du PGE classique : une distribution simple, de proximité, et donc massive.

S'adapter à l'activité saisonnière

Objectif, offrir aux professionnels des conditions plus favorables afin de répondre aux besoins d'une activité saisonnière. Le PGE saison est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée aux mesures sanitaires.

Dans le cas général, le plafond d'un PGE est fixé à 25 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos — ou 2 ans de masse salariale lorsqu’il s’agit d’une entreprise innovante ou de moins d’un an. Le PGE saison permet, pour une même entreprise, de lui substituer un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos. 

Besoins de trésorerie pris en charge

A titre d’exemple, le plafond maximum de PGE pour une entreprise très saisonnière appartenant au secteur de l’hôtellerie — telle qu’un camping, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur 3 mois — passera de 25 % à 80 % de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Les entreprises concernées et leurs banques pourront ainsi ajuster l’apport de financement, afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au recul d’activité.

« Le PGE saison vient renforcer le prêt garanti par l’Etat pour les entreprises et professionnels dont l’activité est saisonnière, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie ou du tourisme. Ces secteurs durement touchés par la crise bénéficieront d’un appui en trésorerie renforcé, adapté à leurs besoins. L’Etat a répondu présent dès le premier jour de la crise ; il continuera d’accompagner les secteurs en difficulté », déclare Bruno Le Maire.

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France : crise sanitaire, le PIB chute de – 13,8 % au deuxième trimestre

La crise sanitaire du coronavirus en 2020 a plongé l'Hexagone dans la crise économique. D'après l'Insee, le PIB français recule de - 13,8 % au deuxième trimestre. Comment de temps la récession va-t-elle durer ? Les investisseurs peuvent-ils s'attendre à un rebond au troisième trimestre ? Les explications du Courrier Financier.
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Technologie : comment les institutionnels français vont-ils financer les entreprises ?

Le 17 juillet 2019, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, ont reçu le rapport « Financer la IVe révolution industrielle - Lever le verrou du financement  des  entreprises technologiques ».

Ce document a été rédigé par Philippe Tibi, président de Pergamon campus et professeur d’économie à l’Ecole polytechnique. Il dresse le constat d’une insuffisante capacité de financement des entreprises technologiques en France au moment de leur accélération industrielle et commerciale.

6 milliards d'euros

Afin de combler cette faille de marché, les investisseurs institutionnels français se sont engagés le 17 septembre 2019, sous l’égide du président de  la  République, à consacrer plus de 5 milliards d’euros au financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022. En janvier dernier, les investisseurs ont annoncé mobiliser 1 milliard d’euros supplémentaire.

Cette décision porte le total de leurs engagements pour cette initiative à plus de 6 milliards d’euros. « La crise sanitaire et économique que nous  traversons (...) démontre l’importance des nouvelles technologies dans la  lutte contre l’épidémie. Elle accélère considérablement la transition numérique d’un grand nombre d’entreprises, contraintes d’adapter leur mode d’organisation et leur façon de travailler », réagit Bruno Le Maire.

« Face au risque de ralentissement des levées de fonds dans les mois qui viennent, notamment auprès de fonds étrangers, il était crucial de poursuivre l’initiative engagée il y a déjà plusieurs mois par le Gouvernement et les investisseurs  institutionnels », déclare Cédric O.

24 fonds sélectionnés

Le comité des investisseurs a examiné le 6 juillet dernier les dossiers des fonds présentés aux mois de mai et juin 2020, annonce le ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet. Les sociétés de gestion devaient démontrer la pertinence de leur offre au regard du cahier des charges.

Dans ce cadre, 24 fonds ont été sélectionnés par les investisseurs et sont donc qualifiés pour l’initiative. Sur le volet « non coté » de l’initiative, les 17 fonds suivants ont répondu aux critères d’éligibilité :

  • « Andera BioDiscovery 6 » ;
  • « Ardian Growth II » ;
  • « BLISCE II » ;
  • « Earlybird Health 2 » ;
  • « Eiffel Essentiel » ;
  • « Five Arrows Growth Capital » ;
  • « Gaïa Growth I » ;
  • « Jolt Capital IV » ;
  • « Lauxera Growth I » ;
  • « LBO France Digital Health I » ;
  • « Quadrille Technologies IV » ;
  • « Seventure Health for Life Capital II » ;
  • « Supernova Ambition Industrie » ;
  • « Techlife Capital I » ;
  • « Tikehau T2 Energy Transition Fund » ;
  • « Tilt Capital Fund I » ;
  • « Truffle Medeor ».

Sur le volet « coté » de l’initiative, les sept fonds suivants ont répondu aux critères d’éligibilité :

  • « BNP Paribas AM Next Tech » ;
  • « Echiquier Artificial Intelligence » ;
  • « Edmond de Rothschild Big Data » ;
  • « Financière Arbevel Pluvalca Disruptive Opportunities » ;
  • « Groupama AM World (R)evolutions » ;
  • « Oddo BHF Artificial Intelligence » ;
  • « Ostrum Global New World ».

Ces fonds viennent s’ajouter aux 9 fonds déjà qualifiés en janvier et en mars derniers. Sous la présidence de Philippe Tibi, le comité des investisseurs  partenaires continuera de se réunir à  intervalles réguliers à compter de septembre prochain, afin d’examiner l’éligibilité des projets d’investissement portés à l’attention de la gouvernance.

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Hôtel de Grenelle : l’Etat lance une consultation pour la conclusion d’un bail emphytéotique

La politique immobilière de l'Etat s'inscrit dans une nouvelle démarche de valorisation de son parc : trouver des alternatives à la cession, pour certains biens dont l’Etat n’a plus l’usage. C’est pourquoi la Direction de l’Immobilier de l’État a organisé un appel à candidatures en vue d’un bail emphytéotique concernant l'Hôtel de Grenelle à Paris (VIIe).

Pour rappel, le bail emphytéotique sera conclu pour une durée de 99 ans moyennant une redevance entièrement capitalisée payable par l'emphytéote en une fois à la signature de l'acte authentique. La date limite de réception des offres est fixée au 20 octobre 2020. Les visites sont prévues du 22 juin au 31 juillet 2020 et du 24 août au 11 septembre 2020, sur à l'adresse suivante : 113grenelle@bluebird-immobilier.com.

A proximité des Invalides

L’Hôtel de Grenelle est un ensemble immobilier de caractère construit au XIXe siècle au cœur du septième arrondissement de Paris, situé aux numéros 111-113 rue de Grenelle et 2 Cité Martignac. Il se compose de 2 bâtiments reliés entre eux :

  • le bâtiment en façade sur la rue de Grenelle, avec passage cocher et aile droite en retour d'équerre sur deux niveaux, élevé sur sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de quatre étages ;
  • le bâtiment sur cour à l’arrière, parallèle au premier bâtiment avec aile en retour d'équerre sur un niveau, élevé sur sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de trois étages.

Les deux constructions d'une surface de plancher totale de 2 774,39 m² sont ordonnées autour d’une cour pavée et d’un jardin arboré en fond de parcelle. L'hôtel de Grenelle se situe dans le quartier des Invalides, un emplacement idéal à proximité de l’Assemblée nationale et de différents ministères et ambassades.

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Pictet Asset Management lance un fonds en actions mondiales sans biais directionnel

Pictet Asset Management (Pictet AM) — spécialiste de la gestion de fortune et d'actifs — annonce ce mardi 4 août élargir son éventail de stratégies total return gérées activement — qui représentent USD 9 milliards d’actifs sous gestion — avec le lancement de « Pictet TR-Aquila ». Il s'agit d'un fonds d'investissement sans biais directionnel, conforme à la directive UCITS (OPCVM) et qui offre une liquidité hebdomadaire.

Le fonds « Pictet TR-Aquila » vise un accroissement à long terme du capital, en maintenant une faible corrélation avec les marchés actions. Il écarte les entreprises fortement tributaires des paramètres macroéconomiques et privilégie des secteurs comme la santé, les TMT (technologies, médias et télécommunications) et la consommation. Il investit essentiellement dans des sociétés américaines et européennes dont les titres sont liquides.

Diversifier avec la multistratégie

Cette stratégie est proposée pour la première fois à des investisseurs externes. Sa gestion est assurée depuis plusieurs années chez Pictet AM par Asim Nurmohamed, avec l’aide d’Alexandre Diogo et de Bharat Garg. Ces trois spécialistes basés à Londres possèdent une expérience approfondie en recherche et analyse. Ils s’appuient sur les importantes ressources de Pictet AM ainsi que sur son infrastructure mondiale.

« Nous nous réjouissons du lancement du fonds Pictet TR-Aquila, qui fait partie de nos produits multistratégies, compte tenu des résultats obtenus depuis 2018 par l’équipe de gestion responsable de cette stratégie, unique en son genre dans l’univers des fonds UCITS et source de diversification pour les investisseurs », déclare Doc Horn, Head of Total Return Equities.

9,5 milliards d'euros d'actifs

Le fonds est autorisé à la distribution dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. « Pictet TR‑Aquila » est le dixième fonds total return lancé par Pictet Asset Management. Il vient compléter une gamme qui représentait au total 9,5 milliards USD d’actifs sous gestion au 30 juin 2020.

Cette gamme comprend déjà les fonds sans biais directionnel Agora (actions européennes), Akari (actions japonaises) et Diversified Alpha (multistratégies), les fonds long/short en actions Corto (Europe), Mandarin (Chine élargie), Atlas (monde), ainsi que les fonds Distressed and Special Situations (event-driven), Kosmos (global fixed income) et Sirius (long/short axé sur les marchés obligataires émergents).

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FCP : EDRAM France fusionne Millesima 2021 et Millesima 2026

Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM) France — Groupe Edmond de Rothschild — a annoncé ce vendredi 31 juillet d'importantes informations concernant ses fonds. Le Conseil d'administration a décidé de procéder à la fusion par voie d’absorption du Fonds commun de placement (FCP) Millesima 2021 dans le FCP Millesima 2026.

L’opération de fusion par voie d’absorption a été agréée par l'Autorité des marchés financiers le 10 juillet 2020. Cette opération sera effective le 4 septembre 2020 sur la valeur liquidative du 3 septembre. Les porteurs de parts en France détiendront alors des parts du FCP Millesima 2026 en échange de leurs parts du FCP Millesima 2021.

Rachat de parts

Cette opération de fusion-absorption interviendra de manière automatique sans démarche du porteur votre part. Elle entraîne un certain nombre de modifications (profil de risque, frais, taux d'intérêts, etc.) qui sont détaillées dans les Lettres aux porteurs mises à disposition des investisseurs.

Dans le cas où cette transformation ne serait pas conforme à leurs souhaits, les porteurs de parts peuvent obtenir sans frais le rachat de leurs parts. Les ordres de souscription et les ordres de rachat seront suspendus à compter du 1er septembre 2020 à 12h30 dans le FCP Millesima 2021.

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Direction de l’immobilier : l’Etat publie son rapport d’activité 2019

Le ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance publie ce mardi 28 juillet le rapport d'activité 2019 de la Direction de l'immobilier de l'Etat. Le patrimoine immobilier de l'Etat est exceptionnel par son ampleur — 97 millions de m2 bâtis, 191 000 bâtiments, 30 500 terrains — et sa diversité. Il comporte des bureaux, locaux d'enseignements, logements, casernes, monuments historiques, campus, espaces naturels, etc.

Sa gestion s’incarne dans la politique immobilière de l’Etat (PIE) pilotée par la direction de l'immobilier de l'Etat (DIE). Son objectif consiste à valoriser, entretenir et adapter ce parc immobilier aux besoins des services publics : maîtrise des dépenses publiques, transition énergétique et performance environnementale du parc, préservation et valorisation du patrimoine immobilier public, aménagement urbain, nouvelle organisation du travail.

Quatre éléments à retenir

Ce rapport d’activité a pour ambition de mieux faire connaître les objectifs de la politique immobilière de l’État (PIE) et de présenter les principales réalisations 2019 de la DIE en collaboration avec les autres ministères. L’année qui vient de s’écouler a été ainsi marquée par plusieurs événements :

  • l’orientation très forte de la PIE en faveur de la transition énergétique qui se matérialise en particulier, par le lancement de 39 projets de rénovation de cités administratives au titre d’un programme d’investissement doté d’un milliard d’euros sur cinq ans ;
  • la création du site internet dédié à la politique immobilière de l’Etat (PIE) et la rénovation du site des cessions de biens immobiliers ;
  • et nombre de chantiers immobiliers et de modernisation de la politique immobilière de l’Etat qui sont présentés dans ce rapport.

La politique immobilière de l’Etat s’inscrit désormais pleinement au cœur de la transformation publique et de la modernisation de l’administration, notamment au travers des réflexions et des expérimentations sur la transformation de l’immobilier face aux  évolutions des modes de travail.

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PME-ETI françaises : LFDE lance le fonds professionnel spécialisé NOVI Coté 2020

Dans le cadre de l’initiative Assureurs – CDC pour contribuer à la reprise de l’économie post crise sanitaire, La Financière de l’Echiquier (LFDE) annonce ce mardi 28 juillet le lancement du fonds « NOVI Coté 2020 ». Il s'agit d'un véhicule d'investissement professionnel spécialisé, dédié au soutien des PME et des ETI françaises. Dans ce cadre, LFDE lève 72M€.

« L'approche responsable, l'intégration exigeante des critères extra-financiers, l'attention portée à la dimension sociale du projet sont des priorités pour notre maison engagée en faveur de l'investissement responsable depuis trois décennies. Le lancement du fonds NOVI Coté 2020 s'inscrit résolument dans notre démarche responsable, ancrée dans le temps long », déclare Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué de LFDE.

Petites et moyennes valeurs

Après « NOVI 1 » lancé en 2015 — pour lequel LFDE gérait la poche cotée —, la société de gestion répond à nouveau à des enjeux collectifs, en concevant ce fonds qui repose sur son expertise historique de sélection de petites et moyennes valeurs. L'expertise ISR de LFDE se traduit dans ce fonds par des exclusions sectorielles renforcées et une approche extra-financière.

L'univers d'investissement de « NOVI Coté 2020 » est centré sur des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d'euros, avec maximum 25 % d'entre elles dont la capitalisation est comprise entre 1 et 2 milliards d'euros. Ces sociétés affichent un chiffre d'affaires (CA) compris entre 10 et 2 000 millions d'euros.

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