Finance durable : le Cleantech Forum Europe 2020 se tiendra au Luxembourg

Ce mercredi 22 mai, le Luxembourg a été choisi pour accueillir le Cleantech Forum Europe 2020. L’annonce officielle a eu lieu lors du dîner de gala du Cleantech Forum Europe 2019, qui se tenait à Stockholm en Suède. Organisé depuis 2005 par le Cleantech Group, cet événement dédié aux technologies propres attire investisseurs-clés, agences gouvernementales, entreprises, PME et startups. Il attire des délégués de 30 pays différents. Des forums similaires se tiennent chaque année en Asie et aux États-Unis.

La ville de Luxembourg accueillera le 16e Cleantech Forum Europe. Outre son engagement dans le développement durable et l'économie circulaire, « c'est un hub de premier plan pour la finance verte et pour les fonds d’investissement, et l’hôte de deux institutions essentielles au financement de l'économie européenne de l'innovation : la Banque européenne d'investissement et le Fonds européen d'investissement », déclare Richard Youngman, CEO de Cleantech Group.

Développement d'un pôle financier durable

La place financière du Luxembourg est devenue un moteur de la finance durable, un enjeu-clé pour le secteur des cleantech. L’agence de développement de la place financière Luxembourg for Finance apportera sa contribution sur ce sujet, à travers l'organisation d'un « dîner des investisseurs » pour faciliter les échanges entre participants et experts. Le Forum permet de découvrir des projets « qui contribueront à réduire le réchauffement planétaire et à en atténuer les effets. Le développement et la production de ces projets nécessitent des capitaux considérables », explique Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance.

Cet événement va contribuer au rayonnement du Luxembourg dans l'univers de la finance responsable. « En tant que pionnier de la levée de fonds pour des projets verts et durables, le Luxembourg considère ce Forum comme une occasion précieuse de rassembler différentes communautés pour faire avancer notre promesse envers les générations futures. L'expertise et le cadre que le Luxembourg a mis en place dans le domaine de la finance seront essentiels pour façonner l'avenir de la durabilité », conclut-il.

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Changement climatique : les PRI publient un guide en français pour les investisseurs

Comment associer action pour le climat, économie inclusive et développement durable ? Pour répondre à cette problématique, le programme « Investir dans une Transition Juste » a publié dès 2018 son guide à destination des investisseurs. Ce document est disponible en ligne en français depuis ce mardi 14 mars 2019. Il présente les leviers d’action durables — conformes à l'Accord de Paris de 2015 — aux investisseurs qui désirent soutenir une « transition juste » dans leurs pratiques opérationnelles.

Soutenir la transition vers une économie bas-carbone

« Investir dans une Transition Juste » est placée sous l’égide du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment de la London School of Economics and Political Science (LSE) et de l’Initiative for Responsible Investment de la Harvard Kennedy School. L'initiative est menée en partenariat avec les PRI et la Confédération syndicale internationale (CSI). Elle est financée par les PRI, la Friends Provident Foundation au Royaume-Uni et la Surdna Foundation aux États-Unis.

Dans un avenir proche, investir dans une transition juste devrait être le meilleur moyen de gérer les risques et opportunités stratégiques. « Le monde entame sa transition vers une économie bas-carbone. Les investisseurs devront regarder au-delà des problèmes environnementaux physiques et prendre en compte les aspects sociaux vis-à-vis des travailleurs et leurs communautés, qui seront touchées par l’abandon des industries à forte intensité de carbone », déclare Fiona Reynolds, Directrice Générale des PRI.

Amundi renforce le volet social de ses critères ESG

Les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) — en collaboration avec Amundi — ont organisé ce mardi 14 mai un petit-déjeuner à l'occasion du lancement de la version française du guide. Sharan Burrow, Secrétaire Générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), commente : « Investir dans une réponse au changement climatique qui génère des emplois de qualité et assure un potentiel de renouveau dans les communautés les plus vulnérables est bon pour l’économie et juste pour la société. La CSI appelle tous les fonds de pension gérant le capital des travailleurs à signer la déclaration des investisseurs internationaux. »

Stanislas Pottier, Directeur de l’Investissement responsable d’Amundi, déclare : « L’initiative Investir dans une Transition Juste porte un sujet essentiel. Les piliers E (environnement) et G (gouvernance) ont en effet bénéficié de plus d’attention de la part de la communauté financière que le pilier S (social) au cours des dernières années. Nous souhaitons que s’opère un rééquilibrage nécessaire en faveur des sujets sociaux. C’est pourquoi, en 2019, Amundi a introduit dans sa politique de vote des exigences simultanées en matière d’égalité sociale et de lutte contre le changement climatique.»

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Brexit, Bitcoin et Finance durable : l’AMF présente son rapport 2018

L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié ce mardi 7 mai son rapport d'activité 2018. A cette occasion, son Président Robert Ophèle a évoqué les priorités pour la prochaine mandature européenne, du point de vue du régulateur. Il est également revenu sur les nouvelles responsabilités confiées à l’AMF dans le cadre du projet de loi PACTE.

Des mesures financières pour anticiper le Brexit

2018 fut d'abord l’année de mise en pratique pour les établissements financiers comme pour le régulateur de textes européens structurants, comme le nouveau cadre des marchés d’instruments financiers. C’est aussi une année au contexte particulier, celui d’une mobilisation dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les équipes ont travaillé pour permettre aux établissements de se préparer au mieux en prenant en compte l’ensemble des scénarios possibles.

Les autorités nationales et européennes ont également veillé à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les effets d’un Brexit sans accord. « Par-delà ses conséquences immédiates, le Brexit, avec la sortie du périmètre de l’Union de son principal centre financier, interpelle en profon­deur l’Europe sur son projet en matière d’Union des marchés de capitaux », selon Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Une conviction européenne forte

En 2018, les activités de l’AMF à l’international ont été nourries par une conviction européenne profonde, la nécessité d’une convergence renforcée de la supervision dans l’Union. L’AMF a soutenu une réforme ambitieuse des autorités européennes de supervision, dont l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais). Ce projet donnait aussi l’occasion à l’Europe de parler d’une seule voix vis-à-vis des pays tiers. L’AMF a également appuyé l’importance d’un plus grand rôle confié à l’ESMA en matière de supervision des chambres de compensation dans la cadre de la réforme d’un règlement européen EMIR.

Les avancées obtenues restent limitées, en raison des résistances très fortes exprimées dans la plupart des Etats membres contre toute tentative de renforcement de l’intégration européenne. Pour l’AMF, la prochaine mandature européenne devra être l’occasion de formuler des propositions concrètes et réalistes pour favoriser le développement des marchés de capitaux de l’Union à 27. Tandis que l’AMF finalise ses propositions, Robert Ophèle a souligné quatre priorités à traiter au niveau européen :

  • Mettre en place une stratégie digitale pour les services financiers ;
  • Concrétiser l’ambition en matière de finance durable ;
  • Revisiter l’architecture des textes sur la gestion d’actifs ;
  • Rendre plus efficace l’information des épargnants.

Accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’an passé, l’AMF a poursuivi son ambition d’accompagner l’innovation. Après une année 2017 de rencontres des porteurs de projets et d’étude des levées de fonds via émission de jetons — Initial Coin Offering ou ICO — l’AMF a remis ses conclusions en février 2018 sur le cadre règlementaire approprié pour ces opérations. Ces travaux ont très largement nourri le projet de loi Pacte qui a été adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril dernier. Cette réforme crée notamment un visa optionnel pour les émissions et un agrément optionnel pour les prestataires de services sur actifs numérique.

Les services de conservation et d’achat/vente de crypto-actifs contre monnaie ayant cours légal devront faire l’objet d’un enregistrement obligatoire, au titre des règles de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Une fois le texte promulgué, il reviendra à l’AMF de le mettre en œuvre. Le texte de loi dotera par ailleurs l’AMF de nouveaux outils pour protéger les investisseurs. Le démarchage sera ainsi interdit pour toute émission de jetons et à tout prestataire n’ayant pas reçu le visa ou l’agrément de l’autorité. L’AMF pourra également demander le blocage de l’accès aux sites internet frauduleux.

S’engager pour une finance durable

Axe fort de son plan stratégique 2018-2022, le régulateur a dévoilé à l’automne dernier sa feuille de route en matière de finance durable. Dès 2018, les équipes ont organisé au niveau français le suivi de la mise en œuvre de l’article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte, et la montée en compétences sur les sujets de reporting extra-financier. Au niveau européen, l'AMF s'est investi pour réfléchir aux modalités d’intégration des critères ESG dans la gestion des risques, les stratégies d’investissements et les préférences des clients.

En 2019, l’AMF publiera son troisième rapport sur l’investissement socialement responsable dans la gestion collective. A cet égard, avec la loi PACTE, ses missions s'étendent. Le régulateur doit désormais veiller à la qualité de l’infor­mation fournie par les sociétés de gestion sur leur stratégie en matière de finance durable. Le régulateur publiera également ses constats et recommandations en ce qui concerne l’information en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées.

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ISR : le groupe OFI place la finance responsable au cœur de sa stratégie

Ce jeudi 14 mars, le Groupe OFI publie le bilan 2018 de son positionnement dans le secteur de la finance responsable. Le Groupe annonce une collecte nette de 2,9 milliards d’euros, essentiellement sur le non coté. Spécialiste français de la gestion ISR, OFI AM déploie un process de suivi du risque climatique sur l’ensemble des gestions cotées. Le Groupe met aussi en place une politique charbon pour l’ensemble de ses fonds ouverts.

Les 3/4 des encours gérés au sein du Groupe OFI intègrent les enjeux de la finance responsable. Cette thématique constitue un axe stratégique prioritaire et transverse. A ce titre, OFI AM a reçu la note « A+ » décernée par les Principles for Responsible Investment (PRI) des Nations Unies. Les performances de l'offre dédiée OFI Responsible Solutions (OFI RS) ont su résister dans un contexte difficile. La quasi-totalité des fonds OFI AM ouverts classés 1er quartile sur l’année 2018 entrent dans la gamme OFI RS.

Institutionnels et clientèle individuelle intermédiée

En 2018, les investisseurs institutionnels restent le socle de la clientèle historique du Groupe, qui témoigne aussi d’un fort dynamisme dans le développement de son activité destinée à la clientèle individuelle intermédiée. Dans le déploiement de sa stratégie multicanale à destination de ce segment, le Groupe OFI a ainsi pris une participation dans Finaveo Partenaires à hauteur de 33 %. Elle vient s’ajouter à sa prise de participation dans le Groupe Crystal en 2017.

Pour répondre aux enjeux réglementaires, OFI AM a déployé auprès de plusieurs partenaires assureurs une offre de gestion pilotée. La collecte 2018 en gestion collective sur les actifs cotés bénéficie d’une forte contribution de ce segment de clientèle. Ce dynamisme se traduit par une hausse des encours, qui s’élèvent à 2,1 milliards d’euros à fin 2018.

Vers un nouveau plan stratégique à horizon 2021-2023

Le Groupe OFI se tourne aussi vers l'international. Le développement commercial en Europe figure parmi les priorités d’OFI AM. Le Groupe est déjà présent dans 5 pays : l'Allemagne, l'Autriche, le Portugal, l'Italie et l'Espagne. Des partenariats ont été noués en Allemagne et Autriche avec OLB, et au Portugal avec Bluemint. Le Groupe OFI développe ainsi une offre locale adaptée à chaque pays, et capitalise sur son savoir-faire dans la finance responsable et en gestion assurantielle sous contraintes.

« En 2019, nous allons engager le Groupe OFI dans l’élaboration d’un nouveau plan stratégique 2021-2023 autour de trois volets : l’entrée dans une nouvelle ère de la finance responsable, plus que jamais incontournable, une accélération du développement sur les nouvelles cibles de clientèles et un développement de nos services », explique Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général du Groupe OFI.

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Nexity change la répartition des missions de ses dirigeants

Les actionnaires de Nexity — spécialiste de la promotion immobilière et de la gestion locative — ont voté ce mercredi 22 mai en Assemblée Générale (AG) pour l'évolution des fonctions des dirigeants de l'entreprise. Alain Dinin occupera une présidence aux missions étendues et Jean-Philippe Ruggieri — Directeur Général — exercera ses fonctions de manière collégiale avec Julien Carmona, Véronique Bédague-Hamilius et Frédéric Verdavaine, Directeurs généraux délégués.

Une évolution qui reflète un actionnariat atypique

La plateforme Nexity s'adresse aux particuliers, aux entreprises, aux collectivités et à des startups créées en interne chez Nexity. L'entreprise revendique 10 000 collaborateurs, qui exercent 50 métiers différents. La réorganisation chez Nexity des missions de ses dirigeants tient en partie à la répartition atypique du capital de l'entreprise. L'actionnaire de référence est une action de concert — composée notamment de salariés et de dirigeants du Groupe — qui détient près de 20 % du capital.

Immobilier : Nexity annonce une nouvelle répartition des missions de ses dirigeants
Source : Nexity

Ces collaborateurs de Nexity sont associés avec Le Crédit Mutuel Arkéa, qui détient à lui seul un peu plus de 5 % du capital de l'entreprise. « La notion classique de patron n’est plus la réponse unique dans ce nouvel environnement. Le futur de Nexity passe par une équipe « d’associés » pour un pilotage multidisciplinaire. Face à la complexité des sujets, c’est la garantie d’une équipe plus performante », explique Alain Dinin, Président de Nexity.

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SWIFT nomme son Président Directeur Général

SWIFT nomme son Président Directeur Général
Javier Pérez-Tasso

SWIFT — spécialiste des services de messagerie financière sécurisée — annonce ce jeudi 23 mai 2019 la nomination en interne d'un nouveau Président Directeur Général (« Chief Executive Officer »). Membre de l'équipe de direction de SWIFT depuis sept ans, Javier Pérez-Tasso était jusqu'à présent Directeur des régions Amériques & Royaume-Uni.

Il prendra ses fonctions le 1er juillet 2019 en remplacement de Gottfried Leibbrandt, qui a annoncé en décembre 2018 son intention de quitter son poste à la fin du mois de juin. En tant que Président Directeur Général de SWIFT, Javier Pérez-Tasso sera basé au siège de SWIFT en Belgique.

Focus sur le parcours de Javier Pérez-Tasso

De nationalité espagnole, Javier Pérez-Tasso est diplômé en ingénierie électrique de l'Institut National Polytechnique de Grenoble, d'un master en management de la Solvay Business School, d’un master en Finance de l'IE Business School de Madrid, et du master Executive TGM (« Transition to General Management ») de l'Insead. Au cours de sa carrière, il occupe un certain nombre de postes de direction dans les domaines technologiques et commerciaux. Il développe ainsi l’activité au sein de bureaux régionaux situés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

Javier Pérez-Tasso rejoint SWIFT en 1995. Il accède au poste de Directeur des régions Amériques & Royaume-Uni en septembre 2015. Dans le cadre de cette fonction, il renforce le modèle d’engagement de SWIFT auprès des banques impliquées dans les transactions internationales. Il supervise également le développement de l’activité au sein de marchés à forte croissance. De 2016 à 2018, Javier Pérez-Tasso sponsorise le Programme de Sécurité Client de SWIFT en tant que Directeur Marketing. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de la réponse de SWIFT au défi de la cybercriminalité.

Dans le cadre de ce poste, Javier Pérez-Tasso est en chargé de l'élaboration du plan stratégique SWIFT 2020. Ce poste lui permet de réaffirmer la priorité accordée aux paiements transfrontaliers, de renforcer la conformité en matière de lutte contre la criminalité financière, et d’approfondir la présence de SWIFT dans les infrastructures de marché, notamment dans le domaine des paiements instantanés. En juillet 2019, il accède à la fonction de Président Directeur Général de SWIFT.

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Contrats à Impact Social (CIS) : l’Etat veut soutenir ce type d’investissements

Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’innovation sociale, a annoncé ce jeudi 7 mars le lancement d’une mission dédiée au développement des Contrats à impact social (CIS), outil de financement de projets sociaux et écologiques innovants. Au passage, il a officialisé la signature de trois nouveaux CIS.

Comment fonctionne un CIS ?

Adaptation française des Social Impact Bonds (SIB) anglo-saxons, le CIS est un nouveau mode de financement public-privé destiné à favoriser l’émergence de projets préventifs et innovants. Ils sont proposés par des acteurs de l'Économie sociale et solidaire (ESS) désireux de fournir des réponses ambitieuses et plus efficaces aux besoins sociaux et écologiques.

Ce nouvel outil de l’investissement à impact social repose sur le préfinancement par un investisseur d'un projet à impact social mené par un opérateur privé. Le CIS implique un paiement au résultat, par un ou plusieurs tiers-payeurs publics ou philanthropiques. La puissance publique – Etat ou collectivités territoriales – s'engage à rembourser aux investisseurs le financement initial à proportion de l'impact social constaté et mesuré, et donc des économies effectivement réalisées.

Lancement d'une mission pour favoriser les CIS en France

A ce jour, 120 projets ont été financés grâce aux CIS dans une vingtaine de pays en Europe et dans le monde. Ces investissements représentent près de 400 millions d’euros et plus d’1 million de bénéficiaires dans les pays développés ou en voie de développement. Cependant, le succès des CIS reste encore timide en France, du fait de plusieurs freins qui restent à lever. Pour développer les CIS dans l'Hexagone, Christophe Itier a lancé une mission qui aura pour objectif de faire des propositions concrètes d’ici juin 2019.

La mission sera présidée par Frédéric Lavenir, Inspecteur Général des Finances et Président de l’Adie, association pour le droit au microcrédit. La mission se composera de l’ensemble des parties prenantes : ministères, investisseurs, opérateurs tiers-payeurs, évaluateurs, collectivités territoriales, etc. Elle devra favoriser une mise en œuvre accélérée des CIS en France, en concentrant ses efforts sur 5 objectifs :

  • Créer un effort de simplification administrative et de standardisation technique, afin de proposer toute mesure législative, réglementaire ou opérationnelle qui permettra de lever les freins au développement des CIS ;
  • Elaborer une « boîte à outils » pour inciter les acteurs de l’ESS et les tiers payeurs (Etat ou collectivités territoriales) à s’approprier et à mobiliser plus facilement les CIS dans leurs champs de compétences ;
  • Accompagner la diffusion de ces bonnes pratiques et de ces outils ;
  • Rationaliser l’ingénierie financière des CIS en simplifiant les montages juridiques et financiers publics/privés actuels et en permettant le passage à l’échelle en matière de levée de fonds ;
  • Définir les conditions et modalités de mise en place d’un « Fond commun » qui mutualiserait les mécanismes juridiques, fiscaux, budgétaires, comptables et opérationnels, tel qu’il en existe dans d’autres pays sous la forme « d’Outcomes Fund ».

Officialisation de la signature de 3 nouveaux CIS

A l’occasion d’un événement ce jeudi 7 mars, qui faisait intervenir des experts français et européens de l’investissement à impact social, 3 nouveaux CIS français ont été officiellement signés :

  • WIMOOV, association qui développe un nouveau parcours utilisateur pour faciliter le retour à l’emploi des personnes en situation de « précarité de la mobilité » (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 750 000 €) ;
  • La CRAVATE SOLIDAIRE, association qui propose un accompagnement vestimentaire et un coaching personnalisé des personnes discriminées dans l’accès à l’emploi (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 450 000 €) ;
  • ARTICLE 1, association qui développe le parrainage de jeunes en difficulté par des professionnels (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 1 000 000 €).

Ces CIS viennent s’ajouter aux trois déjà opérationnels : ADIE, Apprentis d’Auteuil et Impact Académie. « Le Contrat à Impact Social est ainsi à la fois un outil de financement de l’innovation sociale et de transformation de nos politiques publiques – souvent encore trop centrées sur la réparation – vers des logiques de prévention et d’économies structurelles en matière de dépense publique.  Nous devons créer les conditions du changement d’échelle de l’investissement à impact social en France », conclut Christophe Itier.

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DNCA FINANCE annonce l’arrivée d’une spécialiste IR

Léa Dunand-Chatellet, 35 ans, est normalienne (ENS), agrégée d’économie et de gestion et, membre des diverses commissions de place. Chaque année elle enseigne des modules dédiés à l’Investissement responsable dans les grandes écoles de commerce, elle est aussi co-auteur d’un ouvrage de référence publié chez Ellipse en 2014 : « ISR et Finance Responsable ».

Léa a commencé sa carrière chez Oddo Securities dans le pôle d’analyse extra-financière en 2005. En 2010, appelée par Sycomore Asset Management, elle devient associée et directrice de la gestion ESG. Au sein de la gestion d’actifs, elle a développé un modèle pionnier d’analyse extra-financière et de l’intégration des enjeux de Développement Durable à la gestion. Durant 5 années, elle va créer et gérer une gamme de fonds ISR totalisant 700M€ d’encours sous gestion et obtenir le ranking AAA de Citywire. En 2015, elle intègre Mirova en tant que Directrice de la Gestion Actions, et dirige une équipe de 10 gérants actions totalisant 3.5Md€ d’encours.

En juin 2018, elle est nommée chez DNCA Finance en tant que Directrice du Pôle « Investissement Responsable ».

Chez DNCA Finance, Léa va mettre en place une équipe dédiée à l’Investissement Responsable et Durable qui sera intégrée à l’équipe de gestion. L’objectif est d’offrir une recherche interne à destination de l’ensemble des gérants et plus spécifiquement pour la gamme de fonds ISR qui sera proposée à partir de septembre 2018.

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Semaine de la finance responsable 2017

La Semaine de la finance responsable 2017 est placée sous le thème de l’emploi.
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