RSE : la France arrive 3e au classement mondial d’une étude

Le Médiateur des entreprises et EcoVadis dévoilent ce mercredi 17 avril la 3e édition de leur étude « Comparatif de la performance Responsabilité Sociale & Environnementale (RSE) des entreprises françaises avec celle des pays de l’OCDE et des BRICS ». Dans le cadre de ce baromètre, plus de 20 000 entreprises dont près de 3 000 françaises ont été évaluées entre 2016 et 2018 sur l’environnement, le social et l’éthique. Les résultats indiquent que les entreprises progressent fortement pour leur management de la RSE.

La France se hisse à la 3e place mondiale

Avec un score moyen de 51/100 — contre 43.8/100 lors de la 1ère édition et 48.3/100 pour la 2— les grandes entreprises, PME et ETI françaises arrivent en 3e position de l’ensemble des pays passés en revue pour leur niveau de management de la RSE. D'après l’étude, elles ont développé le niveau « adapté » aux enjeux environnementaux et sociaux mais également sur l'éthique, thème au taux de progression le plus fort entre 2016 et 2018.

Les scores globaux — regroupant l’environnement, le social et l’éthique — augmentent pour chacun des groupes — France, OCDE, OCDE hors France, BRICS — mais les entreprises françaises présentent de bien meilleures performances que la moyenne des BRICS (37,3/100) et sont largement au-dessus de la moyenne OCDE (46,5/100). Il est à noter que les performances moyennes s’améliorent dans toutes les zones depuis la dernière édition de l’étude. La France démontre néanmoins la plus forte progression (+6 % contre 4 % ailleurs dans l’OCDE et 1 % pour les BRICS).

Les entreprises françaises confirment leurs performances

Dans le détails, 70 % des PME-ETI et 75 % des grandes entreprises françaises disposent désormais d’un système de gestion de la RSE « adapté », voire « exemplaire ». La part d’entreprises de niveau « exemplaire » a été multipliée par trois pour les grandes entreprises et par neuf pour les PME-ETI depuis la première édition de l'étude. Les performances RSE des grandes entreprises restent supérieures à celles des PME-ETI, malgré le fort taux de progression de ces dernières.

Ces différences de performances RSE par taille d’entreprise affectent le classement mondial. Les PME-ETI françaises se placent en cinquième position, soit légèrement en deçà de leurs homologues de plus de 1000 employés, à la troisième place du classement mondial Grandes entreprises. Sur le classement mondial PME-ETI, elles ne sont cependant qu’à 1,5 point du premier (les PME-ETI de Suède). Leur dynamique pourrait leur assurer une place sur le podium dans les prochaines années.

La RSE implique des efforts dans la durée    

45 % des entreprises françaises ont été évaluées au moins deux fois par EcoVadis, 33 % dans les BRICS et 38% dans le reste de l’OCDE. Les entreprises ré-évaluées obtiennent en moyenne un meilleur score que celles évaluées pour la première fois : 54,4/100 en moyenne pour les entreprises évaluées plus d’une fois, contre 44,9/100 en moyenne pour celles examinées pour la première fois.

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IR : son développement en France est freiné par le manque d’information

La France soutient activement l'Investissement Responsable (IR), notamment à travers l'émission de 33,7 Mds€ en Green Bonds ces 10 dernières années. Les produits IR ont été largement déployés vers une clientèle institutionnelle, mais les particuliers restent à la traîne. CPR AM publie ce mardi 16 avril une étude sur l'investissement IR menée par le cabinet Deloitte — avec OpinionWay et Spoking Polls — auprès d'un échantillon représentatif de plus de 1 000 épargnants français et de 415 conseillers financiers (conseillers en Banque Privée et CGP).

Les épargnants pointent le manque d'information

Les résultats invitent à l’optimisme, avec 66 % des épargnants qui considèrent que les produits IR sont de nature à renforcer leur confiance. 57 % souhaitent une inclusion obligatoire des enjeux de développement durable dans les produits d’épargne, et 56 % considèrent la protection de l’environnement comme un thème prioritaire. Toutefois, un écart demeure entre les aspirations des épargnants et la conversion en investissements. Seuls 21 % déclarent disposer de fonds IR dans leur portefeuille.

Les CGP jouent un rôle essentiel pour aider au développement de l’IR dans l’épargne. Un particulier sur trois (34 %) considère le manque d'information comme le principal frein. Ce constat est partagé par un conseiller financier sur deux. Sur les 55 % d’épargnants qui s’appuient sur un conseiller, seuls 12 % des épargnants se sont déjà vu proposer un produit IR par leur conseiller financier. Dans le même temps, 41 % des conseillers avouent n’en proposer qu’aux clients qui les sollicitent. Les Banques Privées se révèlent toutefois plus aguerries et forces de propositions sur le thème de l'IR.

Donner plus de visibilité aux produits IR

L'IR présente des perspectives de développement prometteuses : 86 % des sociétés de gestion anticipent la création de nouveaux produits dans les deux prochaines années, dont un tiers consacré à l’IR. Le défi consistera à rendre le marché plus lisible, face au foisonnement des approches et des jargons employés. Preuve de l'importance du facteur visibilité, 61 % des épargnants investissent dans des fonds IR grâce au développement de labels. 64 % des conseillers considèrent ces labels comme des gages de confiance. Cette situation pourrait notamment se renforcer avec le développement d’un label unique européen.

Les labels comme certificats de confiance et de fiabilité ne peuvent suffire à lever les freins au processus de conversion à l’épargne IR. Pour accélérer le mouvement, 45 % des conseillers réclament aujourd'hui une information standardisée à leur destination. « L’Investissement Responsable est sans aucun doute une lame de fond structurelle qui se matérialisera par l’intégration des facteurs ESG et des données d’impact dans l’ensemble des processus d’investissement », conclut Arnaud Faller, Directeur Général Délégué en charge des investissements de CPR AM.

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Développement durable : une société cotée sur cinq dans le monde a un impact positif

Willem Schramade
L'investissement à « impact positif » — d'après la définition des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies — connaît une forte croissance. Comment associer rendement financier et rendement sociétal ? Willem Schramade, Senior Portfolio Manager chez NN Investment Partners, partage son analyse.
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Changement climatique : investir pour optimiser ses performances financières

Mercer — cabinet de conseil en ressources humaines — a publié ce mardi 9 avril sa dernière étude (en anglais) sur le lien entre changement climatique et performance financière. Le rapport s'intitule Investing in a Time of Climate Change – The Sequel (abrégé en La Suite) et s'inscrit dans la continuité d'une précédente étude publiée en 2015 sur le même sujet.

Trois scénarios climatiques à l'étude

Dès 2009, Mercer a développé une recherche et des services de conseil en investissement autour de la question du risque systémique posé par le changement climatique. Le modèle de scénarios climatiques de Mercer s’inscrit dans la logique des recommandations du groupe de travail sur l'information financière relative aux changements climatiques (TCFD).

Il permet aux investisseurs d’évaluer le risque financier lié au climat à l’échelle d’un portefeuille global, au niveau classe d’actifs et secteur d’activités, en vue de quantifier à l’horizon de plusieurs décennies l’effet prospectif du climat sur la performance financière. La Suite comprend trois scenarios de changement climatique, à savoir une augmentation moyenne de températures par rapport à l’ère préindustrielle de +2°C, +3°C et +4°C, sur trois horizons de temps – 2030, 2050 et 2100.

L’horizon le plus long (limité à 2050 dans l’étude de 2015) donne plus de visibilité sur l’effet attendu des catastrophes naturelles et de la disponibilité des ressources naturelles dans chaque scénario. Un nouveau stress-test a par ailleurs été intégré au modèle, afin de permettre aux investisseurs d’évaluer l’effet d’évolutions soudaines dans la perception des probabilités associées à chaque scénario, dans la prise de conscience du marché et/ou dans l’ampleur potentielle des dégâts environnementaux.

Les actifs durables augmentent les performances

« L’investissement aligné sur un scénario à 2°C est à la fois un impératif et une occasion. C’est un impératif : pour presque toutes les classes d’actifs, régions et horizons de temps, un scénario à 2°C conduit à de meilleures perspectives financières, relativement aux scénarios à 3°C ou 4°C. C’est une occasion : bien que de nombreuses activités seront pénalisées par un scénario à 2°C, d’autres activités seront notablement favorisées », explique Helga Birgden, Global Business Leader, Responsable Investissements chez Mercer.

« Davantage d’actifs durables dans les portefeuilles peut permettre d’améliorer la performance. Les conclusions sont claires et vont dans le sens de celles déjà mises en évidence dans le rapport Mercer de 2015, ce qui renforce le caractère d’urgence des actions à entreprendre pour un scénario bien en-deçà de 2°C », ajoute-elle.

Les investisseurs doivent également être attentifs à une éventuelle accélération du changement climatique. « Tester une probabilité plus élevée de scenario à 2°C, ou de scenario à 4°C associé à une prise de conscience plus importante par le marché, conduit à des revalorisations typiquement entre +3 % et -3 % à court terme », prévient Helga Birgden. La Suite propose aux investisseurs des outils pour se positionner comme acteurs de la transition vers un scénario à 2°C.

« Une responsabilité fiduciaire » des investisseurs

« C’est clairement une responsabilité fiduciaire, dès lors qu’il est question de gestion de risque, pour reprendre la taxonomie du rapport 2019 du Forum Economique Mondial. Les investisseurs devraient intégrer le risque climatique à chaque étape du processus d’investissement, des convictions définies en amont jusqu’à la construction de portefeuille, en passant par la politique d’investissement », analyse Frédéric Debaere, Leader Investissements chez Mercer France.

Sur la base de ce modèle, Mercer a déjà conseillé un certain nombre de clients en Australie, en Europe continentale et au Royaume-Uni. Le cabinet applique également ce modèle à des portefeuilles diversifiés types, dans le cadre de son activité de gestion fiduciaire en Europe et en zone Pacifique.

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La FinTech PayLead nomme un Chief Revenue Officer

La FinTech française PayLead — spécialisée dans l'analyse de données bancaires — annonce ce mercredi 17 avril la nomination d'un Chief Revenue Officer dans le cadre de son développement français et européen. Dans ce cadre, Thomas Sevège aura pour mission d'optimiser la stratégie de revenus de l'entreprise et de développer de nouvelles collaborations avec des partenaires bancaires et des retailers.

Ce recrutement doit permettre à PayLead d'amorcer sa phase de scale-up en France et en Europe. « Nous avons des ambitions internationationales pour PayLead et l'arrivée de Thomas dans notre équipe est un véritable atout. Son profil hautement qualifié va soutenir la structuration de l'entreprise et l'installation durable dans notre écosystème », déclare Charles de Gastines, PDG et co-fondateur de PayLead.

Focus sur le parcours de Thomas Sevège

Thomas Sevège a fait carrière dans plusieurs startups à forte croissance. En 2001, il fait partie des premiers collaborateurs de Tradedoubler — solution marketing — et en devient Vice-président Europe de l'Est et du Sud en 2006. En 2008, il rejoint Be On — précédemment Goviral — en qualité de VP EMEA. En septembre 2013, il se voit confier le poste de Président & COO chez Freespee à Londres, plate-forme conversationnelle avant de rejoindre l'équipe de PayLead en tant que Chief Revenue Officer.

« Au cours de ma carrière, j'ai eu l'opportunité de rejoindre des organisations à des moments très particuliers de leur développement. Je suis passionné par les nouveaux challenges et inspiré par les entrepreneurs convaincus des projets qu'ils portent. Lors de mes premiers échanges avec Charles, j'ai réalisé que l'expertise de PayLead annonçait une véritable disruption du marché bancaire et promettait des avancées majeures en matière de connaissance client», commente Thomas Sevège.

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AMF : le médiateur publie son rapport annuel 2018

Marielle Cohen-Branche — médiateur de l’AMF — a présenté ce jeudi 18 avril devant la presse son rapport annuel pour l’année écoulée. L’occasion de rappeler, au-delà des chiffres-clés et de la confirmation de l’efficacité et de l’adhésion des épargnants comme des professionnels, les valeurs structurantes de la Médiation.

Les chiffres de l’année 2018

Comme chaque année, les principaux indicateurs de la Médiation témoignent de sa forte activité :

  • 1438 dossiers reçus (+ 6 %) ;
  • 1408 dossiers traités et clôturés, en stabilité ;
  • 813 dossiers reçus dans le champ de compétence (+ 17 %) ;
  • 523 avis rendus (+ 3 %)
  • 308 établissements concernés : prestataires de services d’investissements majoritairement, mais aussi entreprises de marché, émetteurs, etc.

La fragmentation des secteurs entre finance, banque et assurance demeure complexe pour les usagers. Cette année, près de 44 % des dossiers reçus sont en dehors du champ de compétence du médiateur de l’AMF. Grâce au mode de filtrage du nouveau formulaire du site de l’AMF, seulement 27 % des dossiers saisis ainsi sont non recevables, contre 46 % en 2017. Le courrier postal reste privilégié par 71 % des demandeurs.

A l’instar des années précédentes, les chiffres de 2018 illustrent l’adhésion que remporte la médiation de l’AMF. 93 % des recommandations favorables sont suivies tant par l’épargnant que par le professionnel et en cas de recommandation défavorable pour le demandeur, très rares sont les cas d’insatisfaction (6 %).

Les sujets-phares

  •  Les dossiers relatifs à l’épargne salariale progressent à nouveau : 217 dossiers contre 211 en 2017. Pour rappel, ils n’étaient que 93 en 2014. Les motifs de saisines restent variés mais si les réclamations sur les frais de garde diminuent (de 18 % à 15 %), celles concernant les affectations par défaut augmentent (de 19 % à 26 %). Une problématique liée à la difficile appréhension du PERCO, sujet sur lequel le médiateur porte une attention particulière et formule des recommandations auprès des diverses parties-prenantes. 
  • Après une année de baisse très nette, les dossiers en matière de trading spéculatif sur Forex ou options binaires diminuent toujours : 51 dossiers en 2018 (98 en 2017) impliquant 40 sociétés agréées et 11 non agréées. Dans ce cas, les dossiers sont transmis au procureur de la République. Cette chute prouve l’impact des diverses initiatives françaises (interdiction de la publicité) ou européennes (restriction / interdiction de commercialisation). Cependant, le champ de l’escroquerie se déplace. Après des saisines liées aux diamants d’investissements en 2017, le médiateur a constaté l’émergence de celles liées aux placements en crypto-actifs assortis de perspective de rendement. 35 dossiers cette année, face auxquels la Médiation doit décliner sa compétence puisqu’aucun professionnel ne dispose, à ce jour, d’une offre autorisée.
  • Enfin, les dossiers portant sur les PEA augmentent de 30 %, soit 70 cas contre 53 en 2017. Pour la moitié de ces dossiers, les litiges portent sur des durées anormales de transfert entre deux établissements gestionnaires. Cette difficulté avait conduit le médiateur à formuler des recommandations générales en la matière pour accélérer et fluidifier ces transferts, notamment en cas de titres non cotés au sein de l’enveloppe. Après un avis favorable du Comité consultation du secteur financier en septembre 2018, cette procédure est facilitée. Ce point illustre la mission plus générale de la Médiation de l’AMF : être en mesure, en cas de besoin, de faire bouger des situations et pratiques existantes, voire la législation, en étant force de proposition auprès des instances concernées.

Œuvrer pour une médiation mieux connue

Dans un paysage juridique de plus en plus complexe, où les alternatives à la voie judiciaire se multiplient, il convient de rappeler les valeurs communes des médiateurs de la consommation. Ils sont actuellement les seuls médiateurs amiables régulés et gratuits pour les consommateurs. Leur action repose sur 3 piliers : indépendance, confidentialité et impartialité.

Afin de mieux faire connaître le principe de la médiation, le Journal de Bord — accessible depuis le site internet de l’AMF — propose chaque mois un billet pratique et concret de cas vécu. Son audience progresse de 20 % cette année. Pour la première fois, le rapport annuel reprend sous forme thématique l’ensemble des billets parus depuis le lancement en 2014. Il s'agit d'une base documentaire opérationnelle utile, autant pour les professionnels que pour les particuliers.

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Economie mondiale : vers un triple changement de cap en 2019 et 2020 ?

Euler Hermes — société d'assurance-crédit française — a publié le 21 mars dernier son étude intitulée « The Big Switch » (en anglais), qui présente ses prévisions macroéconomiques pour 2019 et 2020. Euler Hermes — marque du groupe Allianz — estime que l’économie internationale va croître de +2,9 % en 2019 et +2,7 % en 2020 (+3,1 % en 2018), et qu’elle connaîtra un triple changement de cap majeur.

Trois changements de cap majeur

  • La Chine devrait devenir le premier moteur de la croissance mondiale, au détriment des Etats-Unis. Euler Hermes prévoit une rapide décélération pour l’économie américaine, dont la croissance passerait de +2,9 % en 2018 à +2,5 % en 2019 et +1,7 % en 2020. Dans le même temps, la croissance chinoise devrait rester relativement résiliente, aux alentours de +6,4 %, grâce à un stimulus budgétaire et monétaire proactif. La Chine sera donc la principale contributrice à la croissance mondiale en 2019 et 2020, en lieu et place des Etats-Unis.
  • La politique monétaire devrait changer d’orientation à l’échelle mondiale. Après une phase généralisée de resserrement monétaire, le déclin de l’inflation pousse les banques centrales à changer leur fusil d’épaule en explorant à nouveau la piste expansionniste. La plupart d’entre elles, dont la FED et la BCE, ont déjà significativement changé de ton dans leur communication, avec une orientation plus accommodante.
  • Cette année, le commerce mondial pourrait également connaître un changement important, avec une réduction de l’incertitude relative aux tractations sino-américaines, qui a coûté -0,45 point à la croissance des échanges internationaux en 2018. Une issue positive aux discussions entre la Chine et les Etats-Unis devrait jouer stabiliser la croissance de l’économie et du commerce mondial.

Bonnes perspectives pour l'Europe et les pays émergents

Dans son étude, Euler Hermes se penche également sur les pays émergents. Ces derniers semblent les mieux positionnés pour profiter de la combinaison des trois changements majeurs définis ci-dessus. Le leader mondial de l’assurance-crédit estime ainsi que les émergents seront les grands gagnants économiques des années 2019 et 2020. Par exemple, la croissance brésilienne devrait accélérer à +2% en 2019 et +2,5 % en 2020 (+1,1 % en 2018).

Le triple changement de cap qui attend l’économie mondiale lors des deux prochaines années est également une bonne nouvelle pour les économies exportatrices, dont les pays européens. Ces derniers ont particulièrement souffert face aux déclarations de guerre commerciale sino-américaine et aux menaces de hausse des taxes américaines sur les importations automobiles. Pour l’Allemagne notamment, qui est tombée en récession industrielle au second semestre 2018, Euler Hermes estime que le pire est désormais passé.

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CBRE : les investisseurs internationaux plébiscitent l’immobilier résidentiel

CBRE — acteur mondial du conseil en immobilier d’entreprise — présente ce mercredi 20 mars les principaux enseignements de son enquête annuelle « Investors Intentions Survey » (en anglais) sur les perspectives d’investissements de ses clients en 2019. L'enquête a été réalisée entre novembre 2018 et janvier 2019, auprès d'un panel de plus de 900 investisseurs répartis dans le monde entier.

L'attractivité du marché de l'immobilier résidentiel

Après deux années record, l’incertitude économique domine les intentions d’investissements en 2019. Plus d'un investisseur sur trois (36 %) prévoit d’investir moins que l’année dernière, contre seulement un sur dix (12 %) en 2018. Les prix élevés et la disponibilité limitée des actifs restent les deux principaux freins à l’investissement immobilier, notamment en Europe. Dans le détail, 58 % des investisseurs citent le niveau élevé des prix comme le principal obstacle à l'acquisition d'actifs immobiliers.

Seuls 12 % des investisseurs s’attendent à une croissance de la valeur en capital en 2019, contre 37 % en 2016. Cependant, l’immobilier industriel et logistique et les classes d’actifs alternatives restent des marchés attractifs. Pour 27 % des investisseurs, le marché de l’immobilier résidentiel est le plus attractif.  Pour la 1ère fois, ce marché se classe 2devant l’immobilier de bureau (26 %) et derrière l’immobilier industriel et logistique (29 %).

Différentes stratégies face au ralentissement économique

Le ralentissement économique mondial est désormais tangible, que ce soit aux États-Unis, en Chine ou en Europe. Les investisseurs sont de plus en plus préoccupés par la perspective d’une crise économique mondiale. Contrairement aux Amériques et à l’Asie, la région EMEA — Europe, Moyen-Orient et Afrique — affiche des motivations d’investissement plus défensives, en recherche de diversification et d’un revenu pérenne.

Les fondamentaux immobiliers restent toutefois solides : niveau d’endettement sous contrôle, pas de hausse significative à court terme des taux et relative abondance des capitaux. C’est pourquoi l’immobilier devrait jouer son rôle d’amortisseur en cas de choc externe.

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Gestion obligataire : les investisseurs adoptent une approche plus active

Invesco — gestionnaire d'actifs basé à Atlanta — publie ce lundi 18 mars sa 2e étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire « Global Fixed Income Study » (en anglais), qui analyse en détail le comportement des investisseurs obligataires. L'étude a été réalisée auprès de 145 spécialistes obligataires et responsables de l’investissement en zone EMEA, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, pour un total de 14 100 milliards de dollars d'encours sous gestion.

Les investisseurs s'attendent à une fin relativement proche du cycle économique, mais n’anticipent pas de correction significative des actifs obligataires. Ils prévoient plutôt un aplatissement prolongé de la courbe des taux. Dans leur quête de rendement, ils adoptent une approche plus active : stratégies alternatives, allocations aux marchés émergents et exposition à la Chine.

Prise en compte des risques géopolitiques

Les investisseurs s'intéressent davantage aux problématiques géopolitiques qui peuvent perturber les marchés. Près de la moitié d'entre eux (46 %) a ajusté ses allocations en portefeuille à cause des tensions commerciales.

Dans le détail, deux tiers (65 %) des investisseurs Wholesale ont été influencés par le Brexit et ont modifié leurs allocations aux actifs européens et britanniques. En revanche, seul un tiers (34 %) des investisseurs institutionnels a opté pour la même stratégie.

Les perspectives des investisseurs sur l'économie mondiale deviennent plus incertaines. Les investisseurs obligataires considèrent les niveaux élevés d’endettement à travers le monde comme l’élément déclencheur le plus probable de la prochaine récession.

Bientôt la fin d'un cycle économique

L’expansion économique actuelle — près de dix années — est l’une des plus longues jamais enregistrées, ce qui inquiète certains investisseurs. Ils commencent à douter de sa longévité et restent à l’affût de tout élément déclencheur susceptible d’y mettre un terme.

La moitié des investisseurs obligataires (49 %) estime que le cycle touchera à sa fin entre fin 2019 et fin 2020. En revanche, plus d'un quart (27 %) anticipe une fin de cycle plus proche, au cours des 6 à 12 prochains mois. Sur les perspectives à court terme, les investisseurs Whosale se montrent plus pessimistes que les investisseurs institutionnels, avec 65 % qui tablent sur une fin de cycle d’ici 2 ans.

Éléments déclencheurs potentiels de la prochaine récession

Les sondés s'inquiètent surtout des niveaux élevés de dette, en particulier celui de la dette publique. L’attention que suscite l’endettement n’est pas surprenante après les faibles niveaux historiques des taux d’intérêt sur une si longue période. Les sondés estiment que la hausse des taux d'intérêt impactera lourdement les charges d'intérêt et les taux de défaut.

Parmi les autres sources de perturbation possibles, 15 % des investisseurs pensent que le risque principal proviendrait d'une crise au sein des marchés émergents. Pour 13 % d’entre eux, il s'agirait d'une bulle de la dette en Chine.

Impact sur le marché obligataire

La fin du cycle économique suscite une nervosité grandissante. Certaines inquiétudes portent sur la probabilité d’un revirement significatif des marchés, même si ce mouvement devrait concerner davantage les actions que les obligations.

Néanmoins, 60 % des investisseurs estiment avec une certitude élevée que les spreads de crédit s'élargiront au cours des 3 prochaines années. Près d'un sur deux (45 %) pensent que la courbe des rendements restera plate pour encore un long moment.

En comparaison, les investisseurs obligataires se montrent peu inquiets quant au risque de hausse de l’inflation (34 %). Seul un quart (27 %) anticipen une inversion de la courbe dans les prochaines années.

Les investisseurs remodèlent activement leurs portefeuilles

« Les investisseurs obligataires du monde entier s'intéressent à un grand nombre de stratégies : certaines sont axées sur le rendement, d'autres cherchent la sécurité d'une duration courte ou du cash en cas de pics de volatilité, quand d'autres encore veulent profiter de la flexibilité des instruments à taux variable », conclut Nick Tolchard, responsable de la gestion obligataire dans la région EMEA.

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Critères ESG : les PRI et le CFA Institute analysent les meilleures pratiques

Le CFA Institute et les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) publient ce lundi 18 mars leur 3e rapport sur l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le monde. Plus d'une vingtaine d'ateliers ont été organisés à travers le monde, et 1 100 professionnels de la finance interrogés. L'enquête s’appuie aussi sur de précédents travaux, publiés en septembre 2018.

Le nouveau rapport — « ESG Integration in Europe, the Middle East and Africa : Markets, Practices and Data » (en anglais) — se penche sur la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) et analyse notamment 8 grands marchés. Parmi eux figurent l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud et les pays du Golfe. Le 4e et dernier rapport de cette série, couvrant la région Asie-Pacifique, sera publié dans le courant de l’année 2019.

Quelles conclusions tirer de ce nouveau rapport ?

  • Il n’existe pas de « solution miracle » ni de pratiques uniformes permettant et facilitant l’intégration des critères ESG.
  • Les investisseurs devraient se concentrer davantage sur l’analyse plutôt que sur l’investissement ESG. L'analyse ESG constitue un élément fondamental de l’analyse des investissements. Elle exige une approche disciplinée et basée sur des données pour être pleinement intégrée dans le processus d’investissement.
  • Bien que les gérants de portefeuille et les analystes intègrent souvent les facteurs ESG dans leur processus d’investissement, ils ajustent rarement leurs modèles en fonction des données ESG.
  • La gestion des risques et la demande des clients constituent les principaux moteurs de l’intégration des critères ESG. En revanche, une faible compréhension des problématiques ESG et l’absence de données ESG comparables restent les principaux freins à cette intégration des critères ESG.
  • La gouvernance est le principal critère ESG que les investisseurs intègrent dans leurs processus, même si les critères environnementaux et sociaux prennent de l’ampleur.
  • L’intégration des critères ESG est beaucoup plus avancée dans l’univers des actions que dans l’univers des obligations.

Focus sur le marché français

Le nouveau rapport consacre une large section à l’intégration des critères ESG sur le marché français. Dans l'Hexagone, la gouvernance d’entreprise reste l’enjeu ESG le plus intégré dans le processus d’investissement, à la fois pour les actions et les obligations. Cependant, les répondants à l'enquête estiment que les facteurs environnementaux devraient dépasser le sujet de gouvernance d’ici à 2022. Selon eux, les sujets environnementaux affecteront principalement les actions et les obligations d’entreprise.

Par ailleurs, comme dans la plupart des autres marchés, la demande des clients et la gestion des risques constituent les principaux moteurs de l’intégration des facteurs ESG. D'après les répondants à l'enquête, les évolutions réglementaires devraient gagner une influence croissante en France, plus que dans les autres marchés.

Servir d'exemple aux investisseurs du monde entier

« La zone EMEA est la région où l’intégration des critères ESG est la plus sophistiquée, de nombreux analystes et investisseurs institutionnels en Europe faisant même figure de pionnier en intégrant ces facteurs ESG depuis de nombreuses années. Nous espérons que ce rapport, ainsi que les autres rapports de la série, pourront offrir des conseils et des lignes directrices aux investisseurs et analystes du monde entier », explique Paul Smith, Président et Directeur général du CFA Institute.

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Swiss Life Asset Managers France cède les actifs de son premier fonds santé

Swiss Life Asset Managers (AM) France annonce ce jeudi 18 avril la cession des actifs de son premier club deal santé, créé en 2012 à destination d’investisseurs institutionnels français. Cet OPCI Professionnel était spécialisé dans les murs d’EHPAD — Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes — d'établissements SSR — Soins de Suite et de Réadaptation — et de cliniques PSY — cliniques psychiatriques — avec l'acquisition de plus de 200 M€ d'actifs.

Le portefeuille comporte 14 actifs — 9 EHPAD, 4 établissement SSR et 1 établissement psy — soit près de 1 500 lits. Icade Santé s’est porté acquéreur de 12 d’entre eux et Primonial REIM des 2 EHPAD situés à Paris et en région parisienne. Plus de 80 % du portefeuille se compose d’établissements achetés en VEFA. Le solde a été acquis neuf ou rénové.

Orienter sa stratégie vers les résidences seniors

Swiss Life AM France a fait partie des pionniers qui se sont intéressés au secteur de la santé. L'asset manager a ainsi pu acquérir ce portefeuille dans de bonnes conditions. Le marché de la santé et les actifs visés par ce fonds présentaient en 2012 un effet ciseaux, lié à une sous-capacité importante face à une hausse de la demande pour ce type de structures en raison du vieillissement de la population.

Depuis, le marché de la santé est devenu très porteur. Swiss Life AM France a choisi d'anticiper une liquidation probable de ce véhicule courant 2019. Cette décision valide la stratégie d’acquisition mise en place lors du lancement du fonds, qui ciblait la qualité de l’opérateur mais également les emplacements et les qualités techniques des actifs. Swiss Life AM France va continuer d'investir dans le secteur du grand âge, en s'orientant notamment vers les résidences seniors en Europe.

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Assurance vie : Althos Patrimoine lance une offre de droit luxembourgeois

Althos Patrimoine — spécialiste du conseil en gestion privée — annonce ce jeudi 18 avril le lancement d'une offre d’assurance vie luxembourgeoise. Ce produit destiné à une clientèle haut-de-gamme est accessible à partir de 100 000 euros sans frais d'entrée.

Cette offre permet aux investisseurs d’accéder à des véhicules réservés aux institutionnels et de bénéficier d’une sécurité renforcée sur leur capital, « tout en étant investis dans des actifs décorrélés et des actifs de rendement », précise Maxime Defasy, responsable des investissements chez Althos Patrimoine.

Diversification des actifs

Cette offre donne accès à la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie du marché luxembourgeois. Les investisseurs choisissent parmi une douzaine de contrats, sélectionnés auprès des principaux acteurs du secteur : Allianz, Lombard International, Swiss Life, Generali, Bâloise Assurances ou encore AG2R La Mondiale.

Les épargnants ont accès aux parts institutionnelles des OPCVM traditionnels, ainsi qu'à des classes d’actifs de diversification réservées aux institutionnels. Ils peuvent investir une partie de leur capital en capital-investissement, en immobilier ou encore en dette privée.

Protection de l'épargne

Les investisseurs bénéficient d'une sécurité renforcée, connue sous l’appellation « triangle de sécurité ». Ce type de contrat offre des garanties supplémentaires en termes de protection de l’épargne. En France, en cas de faillite de la compagnie d’assurance, l’épargne est garantie dans la limite de 70 000 euros par assuré et par contrat.

Le Luxembourg n'impose pas ce type de limite. Les actifs sont conservés auprès d’une banque dépositaire. Enfin, l’épargnant bénéficie d’un statut de créancier de premier rang, ce qui le rend prioritaire en cas de faillite de la compagnie d’assurance.

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Amundi : l’investissement factoriel peut s’appliquer au Crédit investment grade

L'investissement factoriel prend-il tout son sens dans l'univers des obligations émises par des entreprises de bonne qualité ? Pour le démontrer, Amundi AM publie ce mardi 12 mars sur sa plateforme Research Center  une étude (en anglais) concernant la période 2003 à 2018. Les équipes de sa plateforme de gestion obligataire et de sa recherche quantitative ont passé au crible le comportement du marché des obligations Corporate Investment Grade (IG).

Facteurs de risque traditionnels et alternatifs

Si l’investissement factoriel est une approche désormais courante dans l’univers des actions, elle n’est encore qu’à ses débuts dans l’univers obligataire. Le comportement du marché des obligations Corporate IG s’expliquerait mieux par des facteurs de risque que par le traditionnel Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers (MEDAF), d'après Amundi.

Depuis la crise financière de 2008 et dans le cas des émissions en Euro, le marché des obligations Corporate IG réagirait à différents facteurs de risque durables dans le temps : les facteurs traditionnels — la duration, la sensibilité pondérée par le spread et le risque de liquidité — et depuis 2009 les facteurs de risque alternatifs tels que le Value et le Momentum.

Le premier — le Value — est un facteur qui conduit à identifier la cherté relative des titres les uns par rapport aux autres, indépendamment des autres facteurs explicatifs tels que le secteur, le risque géographique ou la duration. Le second — le Momentum — consiste à suivre des titres qui ont eu tendance à surperformer dans le passé récent, ajustés de leur duration.

Construire un portefeuille multifactoriel

En laissant de côté ces facteurs alternatifs, un investisseur prend le risque de ne pas capter certaines composantes de rendement potentiel du marché obligataire Corporate IG. Les auteurs de l'étude recommandent de construire un portefeuille multifactoriel, qui intégrerait à la fois les facteurs traditionnels et les facteurs Value et Momentum, gérés de façon active. Cette approche assurerait une performance plus modérée en période de forte hausse des marchés, mais plus résistante en période de forte baisse.

Jean-Marie Dumas, Responsable des Solutions Obligataires précise : « Nous avons réussi à quantifier le comportement de nos facteurs alternatifs dans la gestion crédit mais aussi à les positionner dans un cadre multi-factoriel par rapport aux facteurs traditionnels. » Pascal Blanqué, Directeur des Gestions Groupe ajoute : « Notre recherche confirme que la gestion factorielle crédit est un volet entier de la gestion obligataire que nous nous devons d’explorer. »

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Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

La Commission Climat de France Invest, Association des Investisseurs pour la Croissance, publie ce vendredi 8 mars son baromètre des investissements réalisés par les acteurs français du capital-investissement dans le secteur des Cleantech en 2018, en collaboration avec le site GreenUnivers et EY.

« En 2018 les professionnels du capital-investissement français ont franchi pour la 1ère fois le cap du milliard d’euros de financement dans les cleantech, dont plus de la moitié dans les énergies renouvelables. Ils seront très certainement à nouveau au rendez-vous pour répondre aux besoins croissants induits par la transition écologique », estime Sophie Paturle, Présidente de la Commission Climat de France Invest.

Évolution des investissements

93 opérations de financement ont été réalisées en 2018 auprès d’entreprises actives dans le secteur de la transition énergétique et environnementale. C'est un record historique depuis le lancement du baromètre en 2009. Les montants connus pour 92 de ces opérations portent pour la première fois au-delà du milliard d’euros les capitaux propres apportés par les professionnels du capital-investissement français. Avec 1,226 milliard d’euros investis en 2018, ils doublent le record de 629 millions d'euros précédemment établi en 2016.

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

Investissements par secteur

Les énergies renouvelables concentrent à elles seules 53 % (646 millions d’euros) des investissements réalisés par le capital-investissement français dans les cleantech en 2018, avec 16 opérations. Ces énergies vertes ont atteint un palier de maturité que traduit l’amélioration très significative de leur coût de production. Il permet désormais de produire un kWh à un prix compétitif pour les plus matures, et qui rencontre une demande croissante de consommateurs. En 2018, les énergéticiens ainsi que les utilities nationaux et régionaux sont montés en puissance.

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

Les marchés boursiers deviennent, aux côtés du capital-investissement français, des sources de financement en capital pour les entreprises de ce secteur. De son côté, le jeune secteur de l’AgTech n’arrive qu’en 5e position en montants investis (91 millions d’euros) sur la même période. Il réalise cependant une très forte percée, avec des investissements multipliés par plus de 4 en un an (21 millions d’euros en 2017).

Private Equity : comment la France finance sa transition énergétique et environnementale

En 2018, les professionnels du capital-développement ont investi 728 millions d’euros, soit 59 % du montant total, au travers de 15 opérations. Ce résultat traduit la forte proportion du financement d’entreprises arrivées à un stade de maturité.


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