Fusion-acquisition : la clé pour doper ses performances environnementales ?

D'après une récente étude, publiée en juin 2019 par le Centre de recherche pour les fusions-acquisitions de la Cass Business School à Londres, les performances environnementales d’une entreprise s’améliorent après une opération de fusion-acquisition réussie. Elle s'intitule Green Business : The Environmental Impact of M&A (en anglais) — soit en français « Economie verte : l’impact environnemental des fusions-acquisitions ». L'étude a été menée par le Professeur Scott Moeller et le Docteur Zhenyi Huang.

L'étude évalue l’évolution des performances environnementales suite à une opération de fusion-acquisition, et les effets positifs de cette évolution sur le standard environnemental de l’entreprise. Les chercheurs ont travaillé à partir d'un échantillon d'opérations d'acquisition de sociétés américaines cotées en Bourse, issu de la Securities Data Company (SDC) de Thomson Reuters. Ces opérations — toutes réalisées entre 1996 et 2013 — impliquaient une valeur transactionnelle supérieure à 1 M$ avec changement de direction.

Les effets de la fusion-acquisition

De cette étude, il ressort quatre conclusions importantes :

  • Avant l’annonce de la transaction, l’acquérant possède en moyenne un standard environnemental plus élevé que celui de la cible de l’acquisition ;
  • D’une manière générale, une fois l’opération réalisée, les performances de l’acquérant s'améliore par rapport au standard relevé avant l’opération ;
  • Les meilleures performances financières réalisées par l’acquérant après une opération contribuent à une évolution positive des scores environnementaux. Cela démontre l’importance de posséder des ressources économiques pour pouvoir prendre des engagements relatifs à l’environnement ;

Comment générer de la valeur

Selon Zhenyi Huang — chercheuse et auteur principal de l'étude — le rapport est publié dans le contexte d’une prise de conscience grandissante du gouvernement et de la société concernant l’importance des problèmes environnementaux, tels que le changement et le réchauffement climatique ou la pollution. C’est pourquoi l’étude a une signification importante pour les entreprises impliquées dans des opérations de fusions-acquisitions.

Les obstacles à l'intégration peuvent empêcher de retirer les bénéfices escomptés de l'opération. « Si on réussit à surmonter ces défis et à générer de la valeur, les ressources économiques ainsi créées peuvent être utilisées pour améliorer le standard environnemental de l’entreprise, et engendrer des retombées positives », déclare Zhenyi Huang. Les entreprises et les directeurs qui prévoient des opérations de fusions-acquisitions devraient prendre en considération, dès le début de l’opération, les pratiques et les standards environnementaux de l’acquérant et de la cible de l’acquisition.

L’acquisition de Wyeth par Pfizer

L’une des entreprises utilisées comme étude de cas dans le rapport reprend l’acquisition de Wyeth par Pfizer Inc pour 68 milliards de dollars. Sur la base des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), publiés par la base de données MSCI ESG KLD STATS, Pfizer avait avant l’acquisition un score environnemental et un score ESG global de deux.

Dans le cadre de ses pratiques environnementales, Pfizer avait obtenu un score de un pour ses politiques relatives au changement climatique, et un score de deux pour son système global de gestion environnementale. Ces scores positifs indiquent que les forces l’emportent sur les faiblesses dans ces domaines.  Le score de Pfizer relatif à sa réglementation environnementale a été de moins un, ce qui indique une faiblesse de l’entreprise dans ce domaine.

Trois ans après la réalisation de l’opération, et avec une meilleure performance financière, Pfizer a amélioré son standard environnemental, obtenant un score de 4, et un score ESG global de 8. Cette amélioration des scores ESG globaux et environnementaux de Pfizer reste dans la lignée de ses politiques internes relatives à la responsabilité sociale de l’entreprise, qui considèrent la gestion des critères ESG comme l’un des principaux objectifs de l’entreprise, conformément à ce qui a été évoqué dans leur rapport annuel.

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Marché des infrastructures : DWS publie un nouveau rapport

Le Groupe DWS — acteur mondial de la gestion d’actifs pour les institutionnels et clients privés — a annoncé ce jeudi 1er août la publication de son rapport sur les infrastructures européennes au 2e trimestre 2019. Dans ce document intitulé « European Infrastructure Strategic Outlook H2 2019 » (en anglais) et daté de juin 2019, le Groupe DWS passe au crible les stratégies d'investissement, les risques associés et les méthodes d'optimisation des portefeuilles.

Croissance européenne et infrastructures

Les investissements en infrastructures continuent d'augmenter. L'Europe représente un marché clé pour les infrastructures privées. Elle offre aux investisseurs un ensemble unique d'opportunités de diversification des portefeuilles entre pays et secteurs.

La croissance économique européenne semble avoir culminé en 2018. Au cours de la première partie de 2019, DWS a observé une modération de la croissance du trafic dans l'ensemble des transports européens. Toutefois, le gérant s'attend à ce que l'environnement macroéconomique demeure globalement favorable aux fondamentaux du transport.

Secteur de l'énergie et services publics

Les rendements autorisés pour les réseaux réglementés continuent de se réduire, tandis que les prix de l'électricité semblent avoir trouvé un niveau plancher. Les perspectives à moyen terme pour la production de gaz sont soutenues par une réduction de la production de charbon, liée aux politiques en matière de changement climatique.

Les services publics continuent de leurs recherches de nouveaux partenariats, tandis que la numérisation continue de générer une forte croissance de la demande de données et de nouvelles opportunités d'investissement.

Risque systémique et valeur à long terme

L'infrastructure de base reste essentielle pour équilibrer le risque systémique d'un portefeuille. Même si DWS constate une prime de rendement saine par rapport aux obligations d'État, les rendements sont plafonnés par la « dry powder », en particulier pour les grandes opérations.

Dans l'espace core plus — en particulier sur le marché intermédiaire — le Groupe DWS continue de voir la possibilité d'acquérir des actifs dont les profils d'infrastructure résilients soutiennent le rendement des revenus, mais où les tendances favorables offrent une plateforme pour une gestion active des actifs et une création de valeur à long terme.

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SWIFT et le cabinet BCG déclarent le secteur des titres prêt pour les API

SWIFT — spécialiste mondial des services de messagerie financière sécurisée — et le Boston Consulting Group (BCG) publient ce mardi 30 juillet un rapport commun (en anglais) sur la dynamique croissante de la technologie API. D'après ce document, l'intérêt pour les API croît rapidement dans le segment post-marché. En 2018, la prise de conscience des API parmi les gestionnaires d'actifs (72 %) a progressé de +26 %.

Une adoption plus lente

L'intérêt commercial croissant entraîne une multiplication des projets pilotes et des cas d'utilisation, notamment entre gestionnaires d'actifs et dépositaires. Les API peuvent aider le secteur des services de titres, qui fait face à la variété des types d'actifs, à des échanges d'informations complexes et à une pression croissante sur les frais. Le rapport expose quatre aspects sur lesquels le secteur aurait tout à gagner à utiliser les API :

  • Efficacité et réduction des coûts à travers l'échange de données automatisé ;
  • Visibilité des informations en temps réel, comme l'état des règlements et le risque intra-journalier ;
  • Services à valeur ajoutée, tels que données enrichies et analyses ;
  • Benchmarks opérationnels pour aider les prestataires à comparer leurs performances avec celles de leurs homologues.

L'adoption des API a été plus lente dans le secteur des services de titres que dans d'autres secteurs des services financiers. Cela vient en partie d'un manque d'impulsion de la part des autorités de réglementation. De plus, le niveau de préparation à l'adoption des API reste très contrasté. Les gestionnaires d'actifs présentent une grande variété — complexité technique et s'engagement auprès des fournisseurs via des solutions API. D'après l'enquête, 56 % des personnes interrogées perçoivent la maturité des API post-trade comme « expérimentale », tandis qu'ils ne sont que 21 % à la considérer comme « élevée » ou « moyenne ». 

Un levier d'innovation puissant

« Les API ont la capacité de constituer un levier d'innovation puissant dans le segment post-marché, exactement comme cela s'est produit dans les paiements et d'autres domaines bancaires », souligne Juliette Kennel, responsable Titres et Marchés des changes chez SWIFT. « Pour véritablement stimuler et accélérer l'adoption des API à plus grande échelle, nous devons éliminer l'incertitude sur les normes et améliorer la compréhension du degré de maturité atteint par cette technologie » ajoute-elle. Le rapport formule quatre axes d’amélioration pour le secteur :

  • Mutualiser les infrastructures API communes. Les composantes de base des solutions API — telles que la gestion des identifications, l'authentification, la sécurité et la gestion de la connectivité réseau — devraient être harmonisées au niveau global à travers des accords entre les entreprises, plutôt qu'au niveau de chaque entité ;
  • Organiser les normes des API pour permettre l'interopérabilité. La prolifération de nombreux standards menace d'amoindrir les gains d'efficacité que les API permettent. Le secteur a besoin d'une seule et unique norme API compatible avec tous les fournisseurs ;
  • Soutenir la mise en réseau des API plutôt que des solutions point à point. Les entreprises sont prêtes à profiter de la mise en réseau des API. Par exemple, un seul appel de vérification de l'état d'un règlement effectué par un courtier pourra ensuite être acheminé simultanément à plusieurs dépositaires. Une solution en réseau favorisera également la convergence des définitions de données ainsi que d'autres caractéristiques des API ;
  • Respecter des normes de sécurité et de résilience strictes. Pour gagner du terrain, les systèmes d'API devront atteindre des niveaux élevés de protection des données et de résilience.

« La numérisation de la banque s’accélère, une transformation qui doit beaucoup à la technologie des API », analyse Sumitra Karthikeyan, responsable mondiale Services de titres chez BCG. « Les API commencent tout juste à s'introduire dans le secteur des services de titres. Elles émergent peu à peu comme une technologie de pointe vers laquelle les directions se tournent volontiers, au moment où elles cherchent à transformer leurs entreprises afin d’accélérer leur digitalisation. Bien que les difficultés traditionnelles telles que l'interopérabilité et la sécurité freinent l'adoption des API, nous pensons qu'elles pourront être surmontées et nous misons sur une plus grande adoption toujours à l'avenir » conclut-elle.

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MIFID 2 : l’AMF se penche sur sur le nouveau mode de financement de la recherche

La mise en œuvre de MIFID 2 a modifié l’économie du marché de la recherche. Le Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a confié le 10 juillet dernier à Jacqueline Eli-Namer —  membre du Collège de l’AMF —  et Thierry Giami — Président de la Société française des analystes financiers (SFAF) —  la mission d’explorer avec les acteurs de la place, les pistes concrètes qui pourraient améliorer la situation.

MIFID 2 a imposé une facturation séparée du service de recherche. La baisse des prix de la recherche facturée — couplée à une rationalisation des budgets des investisseurs — a des conséquences sur le nombre d’analystes et la couverture des sociétés. En parallèle, la recherche subventionnée — « sponsorisée » — par les émetteurs se développe. Cette tendance limite l’érosion de la production d’analyse mais soulève des problèmes spécifiques, notamment en matière de gestion des conflits d’intérêt.

Petites et moyennes valeurs

La couverture des sociétés cotées par des travaux de recherche indépendants assure la bonne formation des prix sur le marché, tout en garantissant sa liquidité. Si les « grandes valeurs » de la cote sont largement couvertes, les capitalisations plus faibles sont traditionnellement moins suivies par les analystes. Pour rappel, l’entrée en bourse des valeurs moyennes et petites reste un objectif de Place. Par ailleurs, la France dispose d’une base fournie d’analystes financiers.

Dans ces conditions, il est souhaitable d’explorer les initiatives qui pourraient être prises pour assurer la couverture des valeurs moyennes et petites par une recherche de qualité. Dans ce contexte, le Collège de l’AMF a demandé à Jacqueline Eli-Namer, et Thierry Giami,d’affiner le diagnostic sur l’évolution de la recherche. Ils devront explorer les pistes concrètes qui pourraient mobiliser la Place et conduire à améliorer la situation. Le résultat de ces travaux devrait être disponible avant la fin de l’année 2019.

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Services financiers : 700 emplois créés en juillet 2019, d’après une étude ADP

Le secteur des services financiers et de l'assurance a enregistré la création de 700 emplois en juillet 2019, selon les résultats du Rapport National sur l’Emploi en France publié ce 22 août par ADP. Ce rapport mesure chaque mois la croissance de l'emploi salarié du secteur privé — hors agriculture — en France métropolitaine. Cela porte à près de 3 800 le nombre d'emplois créés dans ce secteur depuis début 2019. 

Produit par ADP Research Institute en collaboration avec Moody’s Analytics, ce rapport fournit une indication mensuelle des tendances du marché du travail fondées sur des données réelles liées à l'emploi. Il est réalisé à partir des statistiques d’effectifs déclarés des clients français d’ADP, qui gère, chaque mois plus de 3 millions de fiches de paie de salariés en France.

Croissance soutenue des emplois

« Nous constatons une croissance soutenue des emplois au mois de juillet », déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse. « Les principaux moteurs de cette croissance sont les services aux entreprises et le commerce tandis que l’industrie, les transports et le secteur de l’immobilier montrent des signes de faiblesse. Depuis le début de l'année ce sont près de 60 000 créations nettes d'emploi que nous avons enregistrées dans le secteur privé en France » ajoute-il.

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Critères ESG : NN IP les intègre dans les deux tiers de ses encours sous gestion

NN Investment Partners (NN IP) gestionnaire d'actifs basé aux Pays-Bas annonce ce jeudi 22 août avoir renforcé son approche de l’investissement responsable afin d’y inclure une définition stricte de l’intégration des critères écologiques, sociaux et de gouvernance (ESG). « L’investissement responsable participe à la création de rendements attractifs pour nos clients selon leurs contraintes de risque, tout en contribuant positivement à la société dans son ensemble », indique la société de gestion dans un communiqué.

Renforcer les critères ESG

Afin de déterminer des standards élevés pour mesurer et documenter l’intégration des critères ESG dans ses analyses d’investissement, NN IP experts examine en premier lieu les enjeux prioritaires par entreprise, par secteur et par pays. Cette étape est suivie par une évaluation des performances de l’entreprise sur chaque aspect ESG pertinent. Les controverses et impacts éventuels sont mis en évidence lors de cette étape. Enfin, cette évaluation s'incorpore dans l'analyse d’investissement.

« Nous sommes convaincus des avantages apportés par l’intégration des facteurs ESG au processus d’investissement de nos stratégies d'actions, d'obligations et multi-asset. Se concentrer sur les facteurs ESG permet à nos analystes de dégager une valeur potentielle en identifiant les opportunités et/ou risques associés. Les gestionnaires de fonds utilisent ensuite ces données comme base de leurs décisions d’investissement », explique Valentijn van Nieuwenhuijzen, Directeur des investissements chez NN IP.

176 milliards d’euros sous gestion

Les critères ESG sont uniformément intégrés pour plus de la majorité (66 %) des encours sous gestion, pour un montant de 176 Mds€ d'encours sous gestion. Ce chiffre englobe les actifs que NN IP gère dans le cadre de ses stratégies durables et d’impact, pour un total de 17,4 Mds€ d’encours sous gestion. Les stratégies d’impact visent les entreprises qui apportent une contribution positive aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, avec 1,9 Mds€ d’encours sous gestion.

Les stratégies d’investissement NN IP dans lesquelles les facteurs ESG ne sont pas encore totalement intégrés sont entre autres des titres adossés à des actifs (ABS), des portefeuilles de dérivés et certaines stratégies multi-asset. Cette situation vient principalement de la nature de la classe d’actifs ou de la construction du portefeuille. NN IP s'engage à accroître le nombre d’actifs concernés par l’intégration ESG dans le processus d’investissement dès que c’est pertinent. Les restrictions qui émanent de régulations et/ou de la liste d’exclusion du NN Group restent applicables.

Recherches universitaires et génération d'alpha

Il s'agit de s'adapter à la demande des clients et de la société. Cela implique également de consacrer du temps et des ressources aux recherches universitaires, afin d’améliorer la qualité et l’intégration des données ESG dans le processus d’investissement et de renforcer le potentiel d’alpha. NN IP a ainsi mis en place un partenariat pluriannuel avec l’European Centre for Corporate Engagement (ECCE), centré sur l’amélioration de la génération d’alpha par le biais de l’intégration ESG.

En 2019, NN IP a aussi lancé un partenariat avec l’Université de Yale afin de mener une étude sur l’intégration des aspects ESG dans le processus d’investissement. Objectif, améliorer le profil rendement/risque des portefeuilles. En plus de ses collaboration avec des organismes universitaires, NN IP conduit ses propres études. Cadre d'investissement responsable et définition renforcée de l’intégration ESG marquent chez NN IP une étape importante dans le développement de son offre d'investissement responsable.

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L’épargne en vue de la retraite reste une priorité pour 1 retraité sur 4

Le Cercle de l’Épargne — think tank sur l’épargne, la retraite et la prévoyance — publie ce vendredi 12 juillet une analyse des opinions des retraités vis-à-vis de leurs pensions, de leur évolution ainsi que leur appréciation de la future réforme des retraites du gouvernement actuel. Ce document a été élaboré à partir des résultats de son enquête annuelle « Les Français, la retraite et l’épargne », réalisée avec le concours de l’association Amphitéa et AG2R LA MONDIALE.

Pension de retraite et pouvoir d'achat

En 2018 — en raison de l’augmentation du taux de CSG — 61 % des retraités estimaient leurs pensions insuffisantes pour vivre correctement. En 2019, après les annonces du Président de la République, ce taux est revenu à 50 %. Les retraités sont plus optimistes que l’ensemble de la population française. Pour 69 % des Français, les pensions sont ou seront insuffisantes pour vivre correctement.

Comme l’ensemble des Français, les retraités épargnent d’abord par précaution. Ils sont en moyenne 38 % à déclarer le faire dans ce but, contre 40 % parmi les actifs et l’ensemble de la population. Cependant, l’épargne en vue de la retraite reste un enjeu prioritaire pour un retraité sur quatre. Elle devance l’épargne destinée à soutenir ses descendants ou à transmettre du patrimoine à sa famille.

Vers quel système de retraite ?

Plus d'un retraité sur quatre (27 %) souhaite le maintien du régime actuel de retraite. Les actifs sont deux fois moins nombreux à partager cette opinion (13 %). Le Gouvernement a annoncé que la future réforme des retraites ne modifierait en rien le calcul des pensions, mais les retraités restent sur la défensive. Ils sont plus favorables à l’instauration d’un régime universel pur (38 %) que les actifs (35 %). Ces derniers ont une préférence plus marquée pour un système universel avec prise en compte de certaines spécificités (52 %) que les retraités (35 %).

Les retraités craignent que la mise en place de dispositifs dérogatoires aboutissent à éroder le pouvoir d’achat de leurs retraites. Par ailleurs, ils ne sont pas — par définition — concernés par d’éventuels dispositifs de départ anticipé à la retraite, qui pourraient être introduits dans le futur régime. Dans la même logique, ils sont largement plus favorables (38 %) que les actifs (15 %) à un report de l'âge de la retraite à 65 ans.

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Gestion d’actifs : renforcer la compétitivité de la Place de Paris

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a présenté ce mardi 9 juillet son Livre blanc sur la compétitivité dans le cadre de l’International Financial Forum de Paris Europlace. Eric Pinon — Président de l’AFG — avait confié la rédaction de ce document à Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management et membre du Comité stratégique de l’AFG. Objectif, faire émerger des propositions donner un nouvel élan à l’industrie française de la gestion d’actifs.

4 axes de propositions

Jean-Pierre Grimaud, Stéphane Janin — Head of Global Regulatory Development, AXA IM — et Eric Sidot — Directeur des Infrastructures de marché, AFG — ont exposé les propositions issues de ces travaux lors d'une session dédiée « French Competitiveness, Paris, the Place to Be! ». S’appuyant sur les précédentes propositions issues du Rapport FROG et du Livre blanc sur la compétitivité de la Place de Paris de 2016, le Livre blanc préconise 40 mesures réparties selon quatre grands axes :

  • Moderniser les infrastructures de marché afin que l’écosystème entourant les acteurs de la gestion d’actifs soit plus dynamique et inventif ;
  • Revoir le cadre juridique et réglementaire, aux niveaux national, européen et international ;
  • Réformer le cadre fiscal et comptable actuel afin de poursuivre les initiatives déjà entreprises qui permettront d’accroître l’attractivité de la France.

Mise en œuvre rapide

L’AFG souhaite lancer immédiatement une nouvelle dynamique pour la Place de Paris. Elle relève que parmi les propositions avancées, 7 d’entre elles pourraient être mises en œuvre très rapidement :

1. Recommander la création au plus vite d’une réglementation européenne pour encadrer les activités sur actifs numériques assimilables à des instruments financiers ;

2. Promouvoir un modèle de Place standardisé de données d’investisseurs non professionnels (le KYC) utile à l’ensemble des acteurs du secteur financier ;

3. Dans le cadre du développement des services qui reposent sur la Blockchain en France et en Europe, promouvoir l’interopérabilité entre les différents acteurs liés à la collecte des ordres de souscription/rachat de parts d’OPC ;

4. Favoriser le développement de fonds « d'accélération » par la mobilisation des parties prenantes : investisseurs institutionnels et individuels, autorités publiques et normalisateurs comptables ;

5. Modifier les règles de la directive MIF II qui touchent le financement de la recherche, en appliquant pour les PME et les sociétés de gestion de petite taille le principe de proportionnalité au régime des « inducements » ;

6. Améliorer la fiscalité applicable aux revenus perçus par les OPC français ;

7. Moderniser le plan comptable des OPC.

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Fusion-acquisition : sousperformance du marché mondial, faut-il s’alarmer ?

Willis Towers Watson — courtage en assurances et du conseil — publie ce lundi 8 juillet 2019 les derniers résultats de son étude trimestrielle Quarterly Deal Performance Monitor (QDPM), réalisée en partenariat avec Cass Business School. D'après cette enquête, les entreprises qui effectuent des opérations de fusions et acquisitions dans toutes les régions du monde perdent en moyenne de la valeur pour leurs actionnaires (-6,3 %) par rapport à l'indice mondial. Le marché mondial a sousperformé pendant près de sept trimestres consécutifs.

Toutes les régions du Monde ont sousperformé leurs indices régionaux respectifs. Les acquéreurs de la région Asie-Pacifique ont affiché la pire performance avec une sousperformance (-7,9 %). Ils sont talonnés par les acheteurs européens (-4,1 %) et les acquéreurs nord-américains (-3,7 %). L'Europe reste désormais la seule région où les acquéreurs surperforment encore à la fois sur les 12 derniers mois et sur les 3 dernières années.

Un baromètre de la confiance des entreprises

« Si le marché mondial des fusions et acquisitions avait atteint des records en 2015, il est en décroissance continue depuis cette période. Viennent s’ajouter à ce contexte morose des réglementations encore plus strictes, un protectionnisme exacerbé et de l'incertitude politique partout dans le monde, autant de facteurs qui ne sont pas propices à favoriser les deals », explique Jean Cazeneuve, Responsable de l’offre M&A France chez Gras Savoye Willis Towers Watson.

« L’activité de fusions et acquisitions est un baromètre de confiance des entreprises. La chute rapide du volume des transactions au cours des six derniers mois en particulier sur le marché américain démontre une fois de plus que les incertitudes géopolitiques, commerciales et tarifaires, ne sont pas de nature à instaurer un climat de confiance au sein des boards des grandes entreprises. Tant que les marchés mondiaux n’auront pas recouvré   de stabilité, il y a de fortes chances que le nombre de transactions annoncées soit encore faible au second semestre de 2019 », ajoute-il.

Les points importants à retenir

En se basant sur la performance du cours de l'action, l'étude a également révélé les résultats suivants :

  • Le volume des transactions du second trimestre est au plus bas depuis le deuxième trimestre de 2009, avec 144 transactions achevées à ce jour. Ceci est attribué à un volume stable de transactions en Amérique du Nord (plus bas depuis le Q2 2009), en Europe et en Asie-Pacifique (plus bas depuis le T2 2013) ;
  • Pour la première fois en cinq ans, aucune méga transaction — d'une valeur supérieure à 10 milliards de dollars — n'a été conclue au T2 2019 ;
  • La plupart des types d’opérations ont sousperformé l’indice. La plus forte sousperformance du trimestre est celle des  « Slow deals », actuellement à -11,1 %. Les transactions intra-régionales et nationales sont actuellement à -8,7 % et -9,9 % ;
  • Inversement, les transactions importantes (+6,3 %), cross régionales (+6,3 %), transfrontalières (+5,7 %) et les « Quick deals » (+4,9 %) ont surperformé l'indice ;
  • La performance moyenne glissante sur trois ans est actuellement à -0,7 %, tandis que la performance depuis le lancement de l'indice en 2008 reste positive à + 2,6%.

Le Royaume-Uni suit la tendance européenne

Parfaitement en ligne avec la sousperformance des marchés européens, les transactions au Royaume-Uni ont sousperformé au Q2 2019. Sur les 36 derniers mois, les transactions au Royaume Uni ont surperformé malgré l’effet d’annonce du Brexit. Les entreprises étrangères continuent de profiter de la dépréciation de la Livre Sterling pour acheter des entreprises anglaises, surperformant ainsi l’index de +2,7 % sur la même période.

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Paris : 10e ville la plus chère du monde, d’après une étude CBRE

CBRE — acteur mondial du conseil en immobilier d’entreprise — publie ce mardi 2 juillet une étude (en anglais) sur les prix de l'immobilier résidentiel dans les principales grandes villes du monde. L'enquête montre une nette augmentation des prix depuis 2016. Dans ce classement, Paris arrive en 10e position. La capitale française se classe derrière Hong Kong, Singapour, Shanghai, Vancouver, Shenzhen, Los Angeles, New York, Londres et Pékin.

Source : CBRE

Les raisons du succès de Paris

D’après l'étude, la croissance des prix des logements à Paris s'affiche globalement positive depuis 2016 : elle s’est accélérée en 2017 (+9,1 %) et a continué en 2018, bien que légèrement plus basse (+6,3 %). L’investissement dans les logements neufs destinés à la location est encouragé par des taux d’intérêts exceptionnellement bas, et les avantages fiscaux dus à l’extension de la loi Pinel comme le dispositif Denormandie.

Le Grand Paris attire les investisseurs internationaux. L’amélioration des infrastructures en cours, notamment celle du futur Grand Paris Express — 200 km de lignes ferroviaires qui relieront 68 stations — favorise le développement du marché du résidentiel et les demandes d’investissement. Pour finir, Paris reste une ville attractive grâce à son offre culturelle et gastronomique. A titre d'exemple, elle abrite plus de 600 restaurants étoilés par le guide Michelin.

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PRI : DPAM obtient la note maximale A+ pour la 3e année consécutive

Degroof Petercam Asset Management (DPAM) — société de gestion active, aux encours de 35,9 milliards d'euros — annonce ce jeudi 22 août avoir obtenu la note maximale A+ pour la troisième année consécutive, dans le cadre de son évaluation pour les Principes pour l'Investissement Responsable (PRI) de l'ONU.

Soutenir le développement durable

Ces six Principes visent à promouvoir les meilleures pratiques afin d'encourager l'adoption des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et ainsi favoriser une industrie financière plus responsable et orientée vers le long terme. DPAM est signataire des PRI depuis 2011 et publie un rapport annuel obligatoire depuis 2013.

Les PRI encouragent l'engagement et interrogent les parties prenantes sur ce sujet en général et sur les stratégies relatives aux changements climatiques en particulier. « Le développement durable est au cœur de notre ADN. DPAM n'est pas seulement une entreprise engagée pour l’investissement responsable, mais aussi un concepteur et un fournisseur de stratégies en développement durable », explique Hugo Lasat, PDG de DPAM.

DPAM se distingue en conservant son A+

« C’est une grande réussite, surtout si l'on tient compte de l’exigence croissante du questionnaire au fil des ans, à mesure que les PRI relèvent les conditions d’éligibilité. Les PRI représentent aujourd'hui 2 450 signataires à travers le monde et 82 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion », précise Ophélie Mortier, Responsible Investment Strategist.

A+ est la meilleure note globale mais DPAM a également obtenu le maximum dans plusieurs domaines d'expertise. Pour l’ensemble des signataires, la note médiane (A) est restée stable au cours de la dernière année, sauf en ce qui concerne l'intégration des critères ESG, où la tendance est négative. La note médiane s'y est abaissée à B ces trois dernières années.

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Hôtel Investissement Capital clôture la période d’investissement de son fonds Hôtel Patrimoine

Hôtel Investissement Capital — spécialiste des Fonds d'Investissement Alternatifs (FIA) dans l'hôtellerie et l'hébergement marchand non coté — annonce ce mardi 20 août la fin de la période d'investissement de son fonds Hôtel Patrimoine. Ce véhicule dispose de 38 M€ de capitaux levés en 2016, à 50 % auprès d’institutionnels et à 50 % auprès de Familly Offices.

Le fonds Hôtel Patrimoine a finalisé en juillet 2019 sa période d’investissement. Après l’acquisition des 2 hôtels Izzy et Bootcamp à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et des 3 établissements Playce, Abbaca et Cardinal à Paris, le 6e actif du fonds est l’hôtel restaurant & Spa DIANA, qui se situe à Molsheim (Bas-Rhin) sur la route des vins d’Alsace.

36 mois d'investissement

« Nous avons investi le fonds Hotel Patrimoine en 36 mois et nous sommes en train de finaliser la levée de fonds de notre second véhicule d’Investissement Cap Hospitality. Ce nouveau véhicule (vise) des actifs en zones d’activité et urbaines des principales métropoles touristiques et d’affaires, en France et en Europe, et le développement d’autres natures d’hébergements : hostels, Co-living, appartements, etc. », explique Antoine de Bouchony, fondateur de Hotel Investissement Capital.

Basée à Paris, la société de gestion agréée par l'AMF a été fondée Antoine de Bouchony et Laurent Lapouille, également dirigeant et fondateur du groupe Honotel. L’équipe de gestion capitalise sur l’expertise historique du Groupe Honotel dans l’investissement hôtelier, la valorisation et le pilotage opérationnel d’actifs hôteliers.

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Gouvernement d’entreprise : l’AFG publie son enquête annuelle

L’Association Français de la Gestion financière (AFG) publie ce mardi 21 mai son enquête annuelle sur l’exercice des droits de vote par les sociétés de gestion de portefeuille, pendant les assemblées générales (AG) en 2018. Voter aux assemblées d’actionnaires permet aux gestionnaires d’actifs d’exercer, au nom de leurs mandants — investisseurs institutionnels et privés — leur rôle de contrôle et d’amélioration de la gouvernance.

Cette démarche contribue à accroître la valeur de l'entreprise, et donc celle des placements. Les gérants veillent à la qualité et à la pertinence de l’information fournie par les émetteurs. L’expression de l’influence des actionnaires et de leurs représentants — les gérants — sera d’autant plus efficace si les droits des actionnaires lors des AG sont pleinement exercés et que les organes de décision de l’entreprise jouent leur rôle.

Progression du vote et de la couverture internationale

La hausse du nombre de participations aux AG continue en 2018, avec +1% au global sur un an, dont +5% en Europe. Près des deux-tiers des sociétés de gestion de portefeuilles (SGP) ont augmenté leur participation aux AG. Les SGP étendent progressivement leur périmètre de vote à de nouvelles zones géographiques. Les AG d’émetteurs étrangers représentent désormais environ 80 % des AG auxquelles les SGP participent.

L'exercice effectif des droits de vote reflète le renforcement du niveau d'engagement des SGP. Ces sociétés de gestion ont rejeté environ 20 % de l’ensemble des résolutions proposées. Elles ont exprimé au moins un vote « contre » à 80 % des AG françaises, et à 70 % des AG étrangères, où le champ des résolutions est en général plus restreint qu’en France.

Ecarts entre résolutions aux AG et politiques de vote des SGP

Les gérants sont vigilants à l’égard des mesures qui comportent un risque d’affaiblissement des droits et intérêts de leurs clients. En ce qui concerne les émetteurs français, les gérants ont voté « contre » à plus de la moitié des résolutions qui portent sur des dispositifs anti-OPA, et à plus du tiers des résolutions qui concernent les opérations financières/fusions.

Les résolutions afférentes aux rémunérations — say on pay, actions gratuites, options, etc. — ont catalysé à nouveau les votes d’opposition des gérants. Au global, plus de 40 % des résolutions ont été contestées. Les gérants déplorent notamment un manque de transparence sur le détail ex-ante et ex-post des critères d’attribution des rémunérations variables, des stock-options et actions gratuites.

Intensification du dialogue avec les émetteurs

Le dialogue en amont des AG se développe avec les émetteurs de façon systématique pour les principales lignes en portefeuille, et de manière ciblée lorsque des axes d’amélioration sont détectés dans le cadre de la politique d’engagement. Près de 75 % des SGP dialoguent sur la gouvernance avec les sociétés pour lesquelles elles votent aux AG.

Les principaux sujets de dialogue concernent la composition, le fonctionnement du conseil d’administration et des comités, les politiques de rémunération et leur mise en œuvre ex-post, les opérations financières, les mécanismes anti-OPA et les problématiques RSE.

Les SGP ont globalement une vision plutôt positive de la qualité de la gouvernance des émetteurs dans lesquels elles investissent. Néanmoins, ils attendent des axes d’améliorations, en particulier au sujet des émetteurs étrangers, de la structure des organes de décision, de la proportion d’administrateurs indépendants et libres d’intérêts, ou encore du pouvoir des actionnaires aux AG.

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Corporate Venture Capital : Orange Digital Ventures et Deloitte publient leur baromètre 2019

Orange Digital Ventures — pôle d'investissement spécialisé dans l'amorçage des startups du numérique — publie ce mardi 21 mai 2019 avec le cabinet Deloitte son troisième baromètre annuel des Corporate Venture Capitalists (CVC) en France. Ce document dresse un état des lieux du marché du « capital-investissement d'entreprise » (en français) et dégage les grandes tendances qui impactent le secteur.

Pour rappel, le Corporate Venture ou « capital-investissement d'entreprise » (en français) désigne aussi bien l'investissement direct d'une entreprise dans une autre — prise de participation — que l'investissement indirect en fonds propres au capital des PME — en minoritaire — dans le cadre d’une stratégie de développement et d’innovation d’un grand groupe.

Le rôle central des CVC français

Ce marché a fortement évolué en France depuis 10 ans. Dans un environnement de plus en plus compétitif, les grands groupes se sont dotés de ce type de fonds d’investissement afin d’optimiser leurs relations avec les startups dans une logique « open innovation ». L'engagement dans le capital risque progresse de façon significative en 2018, pour répondre à un double objectif stratégique et financier.

Au niveau mondial, le marché des CVC s’impose comme un segment majeur du capital risque. En termes de participation à des levées de fonds, le secteur a représenté 53 milliards de dollars en 2018, soit 47 % de plus qu’en 2017. Cette croissance est portée par l’Asie, qui enregistre une hausse du nombre de deals de +62,4 % par rapport à 2017. La zone Europe profite largement de cette dynamique avec une progression de plus de +18,6 % comparé à 2017. Le marché Nord-Américain reste plutôt stable et mature avec une augmentation de deals de +13,1 % par rapport à l’an dernier.

Cette tendance devrait se poursuivre en 2019. D'après le baromètre, 75 % des CVC sondés prévoient d’ores et déjà d’augmenter leurs investissements en valeur cette année. L’importance constante de ces nouveaux acteurs sur le marché se confirme au sein de leur organisation structurelle. Presque la moitié (45 %) des répondants possèdent aujourd’hui un bureau à l’étranger et 75 % d’entre eux ont eu recours à de nouveaux recrutements en 2018 pour accompagner leur croissance.

Un intérêt certain pour les CleanTech

En ce qui concerne les stades d’investissement privilégiés, 67 % des CVC français se focalisent sur de nouveaux investissements plutôt que dans les start-up déjà en portefeuille. En revanche, seuls 38 % prennent le lead sur l’investissement. Cette tendance est partagée par la majorité des CVC dans le monde. Seul 19 % font un choix d’orientation de lead sur plus de la moitié de leurs opérations. Cette stratégie de « follower » fait du CVC un partenaire de croissance idéal pour une startup.

Les CVC français investissent surtout en Séries A, c'est-à-dire en phase de commercialisation. Ces fonds accélèrent le développement et la structuration de l’entreprise, y compris à l’international. L’étude également pointe une augmentation significative (x2,1) en Séries B dans des startups plus matures. En revanche, les apports en Pre-seed affichent un net recul (68 %) par rapport à 2017. Les CVC français privilégient les marchés plus matures (France 41 % + Europe 32 % + Amérique du Nord 12 %). Le secteur des CleanTech et de l'Energie profite largement de ces stratégies avec 53 % d’investissements supplémentaires en 2018.

Un objectif d’Open Innovation « gagnant-gagnant »

79 % des investissements réalisés par les CVC en 2018 ont répondu à un objectif « open innovation » dans une logique de synergie entre les grands groupes et les startups. Afin de leur fournir un accompagnement adapté, plus de la moitié des CVC français se sont dotés d’une équipe dédiée, dont 80 % contribue au Business Development. Par ailleurs, 70 % des répondants déclarent avoir réalisé des tests qui ont permis de déployer des partenariats commerciaux (56 %) et d’accompagner les startups dans leur développement (44 %).

Les CVC inscrivent le partenariat entre grands groupes et startups dans collaboration « organique », tout en favorisant le développement externe. La vaste majorité des CVC sondés ont conduit une ou plusieurs startups de leur portefeuille vers un rachat au cours des 5 dernières années, et dans 22 % des cas vers une introduction en bourse sur cette même période. L’avenir est prometteur avec 5 levées de fonds majeures en 2018 auxquelles des CVC français ont contribué : GO JEK, WeRide, Monzo, Ledger et Ionic Materials.

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