ESG : DWS adopte une nouvelle approche

DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés —annonce ce mercredi 27 mai renforcer ses pratiques de gestion. La société introduit « Smart Integration » une approche pionnière de l'intégration des facteurs ESG qui va au-delà des normes déjà existantes. Développée avant la crise du Covid-19, elle devrait prendre encore plus d'importance à mesure que les retombées de la pandémie renforcent la nécessité de reconstruire l'économie de manière responsable et durable.

Ce nouveau process s'appliquera dans un premier temps à environ un cinquième de l'ensemble des actifs gérés par DWS, en ciblant plus particulièrement les fonds non axés sur l'ESG. Au cours de l'année, le processus « d'intégration intelligente » sera étendu pour assurer une plus grande intégration des questions ESG dans la plateforme d'investissement plus large de DWS.  

L'ESG, un outil fiduciaire puissant

DWS utilisera son logiciel ESG pour tirer profit des meilleures données de recherche et l'intelligence artificielle afin d'identifier les risques potentiels des portefeuilles — principalement les entreprises présentant des risques élevés de transition climatique et celles qui violent les normes internationales.

L'utilisation de cette analyse permettra à DWS d'agir de manière proactive et d'engager les entreprises les plus exposées au risque, non seulement pour aider les clients à constituer des portefeuilles d'investissement plus responsables, mais aussi pour s'assurer que l'entreprise assume sa responsabilité de contribuer à une économie, une société et un environnement plus durables pour l'avenir.

« Le dialogue avec les entreprises sur leur engagement est l'outil le plus puissant dont nous disposons en tant que gestionnaire d'actifs pour avoir un impact positif sur les pratiques ESG. Je suis fier qu'avec l'introduction de « Smart Integration » DWS ait créé sa taxonomie globale propre pour exercer son influence », déclare Asoka Woehrmann, directeur général de DWS.

Vers une approche plus sophistiquée

L'approche de « Smart Integration » est ambitieuse, avec des normes de durabilité plus élevées dans la gestion des investissements ainsi que dans les entreprises dans lesquelles DWS investit, marquant un progrès significatif par rapport à l'approche descendante des exclusions sectorielles. En pratique, les analystes et les gestionnaires de portefeuille de DWS appliqueront « l’intégration intelligente » via un processus axé sur une recherche solide, une expertise professionnelle et un engagement fort :

  • Utilisation du moteur ESG pour identifier et analyser objectivement les émetteurs dans tous les secteurs présentant des risques élevés pour la transition climatique et/ou violant les normes internationales de durabilité ;
  • Classement des entreprises identifiées en fonction de leur exposition aux risques les plus élevés, au lieu d'exclure des secteurs entiers ;
  • Intégration de cette analyse des risques dans les décisions d'investissement conseillées par des experts internes ;
  • Engagement auprès des entreprises à haut risque, notamment grâce à un dialogue régulier avec la direction générale pour proposer des pistes d'amélioration ;
  • Exclusion des entreprises de l'univers d'investissement de DWS en dernier recours.

Cette « intégration intelligente » sera mise en œuvre pour les FCP gérés dans le cadre de stratégies d'investissement liquides domiciliés dans la région EMEA. Eviter les entreprises présentant un risque excessif pour la transition climatique pourra également jouer sur la décarbonisation des portefeuilles actifs de DWS. De quoi assurer de meilleurs rendements, ajustés aux risques pour les investisseurs. Les entreprises qui ne prennent pas en compte les critères ESG ont plus de chances de s’exposer à des risques financiers ou des risques réputationnels.

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ESG : Tikehau Capital classé deuxième de sa catégorie par Sustainalytics

Tikehau Capital — gestion d’actifs alternatifs et investissement — annonce ce mardi 26 mai avoir été classé deuxième dans la catégorie « gestionnaires d’actifs et dépositaires » par Sustainalytics. Cette agence de notation est spécialisée dans la la recherche et l’analyse environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) liée à l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

Catégorie « risque faible »

La notation attribuée par Sustainalytics reflète, d’une part le niveau d'exposition de l’entreprise aux risques ESG et, d’autre part sa gestion effective de ces risques. Les notes obtenues s’ajoutent à une analyse qualitative et offrent ainsi un aperçu global du degré d’importance que l’entreprise accorde aux questions ESG et des actions concrètes qu’elle entreprend pour les gérer efficacement.

Au regard de cette analyse, Tikehau Capital ressort ainsi deuxième sur les 246 sociétés de sa catégorie (gestionnaires d’actifs et dépositaires) et se positionne dans le premier tiers des plus de 12 000 entreprises notées par Sustainalytics. Selon l'évaluation de Sustainalytics, la note obtenue par Tikehau Capital place le Groupe dans la catégorie « risque faible »,

Le risque de subir un impact financier important en lien avec des facteurs ESG — c’est-à-dire liés aux ressources humaines, à la sécurité des données, à l'éthique commerciale ou à la gouvernance d'entreprise — est donc faible. L’évaluation souligne ainsi que 65,8 % des risques ESG maîtrisables sont appréhendés de manière pertinente par le groupe au travers de politiques, programmes ou initiatives mis en œuvre de manière proactive.

Stratégie ESG by design

Depuis sa création en 2004, Tikehau Capital mise sur le financement de projets durables afin de générer croissance et rentabilité à long terme. Tikehau Capital intègre ainsi les critères ESG dans l’analyse fondamentale de toutes ses opportunités d'investissement, au même titre que l’analyse financière. Pour y parvenir, le groupe a développé sa propre grille d'analyse ESG, qui contribue à la mise en œuvre d’une politique d'investissement très sélective au service de la création de valeur durable.

« Ce classement témoigne de l'engagement fort du Groupe et de ses efforts permanents pour déployer une feuille de route durable — tant au niveau de son activité d'investissement que de ses opérations — et récompense le travail collectif réalisé par les équipes. Nous plaçons les questions ESG au cœur de nos politiques, de nos décisions d'investissement et de nos processus. C'est ce que nous appelons ESG by Design », déclare Laure Villepelet, responsable RSE et ESG de Tikehau Capital.

En 2019, Tikehau Capital a obtenu la note A+, la meilleure note, dans la catégorie Stratégie et Gouvernance des Principes pour l’investissement responsable des Nations-Unies. Cette même année, Tikehau Capital s’est également vu attribuer la note de 72/100 par Gaïa Rating pour la maturité de sa stratégie RSE, une note bien au-dessus de la moyenne de 63/100 des entreprises européennes de services financiers notées par EthiFinance.

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Erosion du littoral : prévenir les risques

François Lett
Le réchauffement climatique favorise l'érosion côtière. Comment anticiper les conséquences économiques de la submersion maritime ? Quels sont les investissements nécessaires pour réduire la vulnérabilité du bâti et financer la relocalisation ? L'éclairage de François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire chez Ecofi Investissement.
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Le Tchat du Cofi – Michel Dinet, Richelieu Gestion : les épargnants veulent plus de transparence

Pendant le confinement, Le Courrier Financier vous présente son format vidéo « Le Tchat du Cofi ». Gestion sous mandat, ESG et ISR... Comment accompagner les épargnants dans la gestion de leurs actifs, après la crise sanitaire ? Quel sera l'impact à long terme sur la gestion de patrimoine ?
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Impôts des entreprises : Gérald Darmanin adapte le paiement des acomptes

Gérald Darmanin — ministre de l'Action et des Comptes publics — annonce ce vendredi 29 mai l'adaptation des modalités de paiement des acomptes d'impôt sur les sociétés (IS) et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dans le contexte de reprise progressive de l'activité.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'État a mis en place plusieurs mesures de soutien aux entreprises : de nombreux reports d'échéances — tant fiscales que sociales — ont déjà été accordés aux mois de mars et d'avril. S’agissant des impôts, l'ensemble des mesures de soutien représente déjà un effort de 8,1 Mds€ pour l'État.

Moduler ses accomptes

Afin d'accompagner les entreprises dans la reprise progressive de leur activité, les mesures de soutien s’adaptent. L'Etat assouplit notamment les modalités de paiement des acomptes d’IS et de CVAE. Les entreprises peuvent désormais étaler le versement de leurs acomptes d'IS et de CVAE en fonction du résultat prévisionnel de l'exercice. Les marges d'erreur tolérées peuvent aussi être augmentées.

De plus, le paiement des acomptes de juin d'IS et de CVAE, lorsqu'ils sont calculés en fonction des résultats 2019 (dépôt de la liasse fiscale décalé au 30 juin), est reporté du 15 juin au 30 juin, afin que chaque entreprise soit en capacité d'évaluer correctement son acompte. L'ensemble des entreprises qui ont reporté leur acompte d'IS de mars 2020 au 15 juin 2020 bénéficieront d’une dispense de versement de l'acompte de juin et une régularisation sur l'échéance suivante.

Responsabilité des entreprises

Comme c'est déjà le cas pour l'ensemble des mesures de soutien en trésorerie des entreprises, ces nouvelles facultés sont soumises, pour les grandes entreprises — entreprise ou groupe ayant au moins 5 000 salariés ou un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 Md€ — au respect de leurs engagements de responsabilité, non-versement de dividendes notamment.

Enfin, le report de 3 mois des échéances de taxe sur les salaires reste possible pour les entreprises en difficulté financière du fait de la crise, jusques et y compris à l'échéance de juin 2020 : pour cela, les entreprises sont invitées à utiliser le formulaire de demande mis en place dans le cadre de la crise sanitaire.

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Irlande : Amundi obtient le statut de Super Management Company

Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annonce ce jeudi 28 mai que la Banque Centrale d'Irlande a confirmé son statut de « Super » Management Company (Super ManCo) en Irlande. Cette décision complète une série d'autorisations, notamment en matière de gestion de portefeuilles et de conseil en investissement. Amundi s'appuie désormais sur ses quatre principaux hubs pour les services d'hébergement de fonds répondant aux directives UCITS et AIFM : la France, le Luxembourg, l'Autriche et l'Irlande.

OPCVM et fonds alternatifs

Objectif, accompagner le lancement et la maintenance d'OPCVM et de fonds alternatifs. Avec des implantations significatives au Luxembourg et en Irlande — deux principaux pays de domiciliation de fonds transfrontaliers — ainsi que dans tous les principaux centres d'investissement européens, le gérant dispose d'une gamme qui va de la structuration des fonds au marketing et à la distribution, en passant par le soutien opérationnel.

Amundi prend en charge la gouvernance et l'administration des fonds d’investissement hébergés, des activités essentielles pour assurer une supervision efficace des activités déléguées : plateforme juridique et technologique robuste et évolutive, solutions externalisées modulaires reposant sur une large gamme de véhicules de fonds traditionnels et alternatifs, et une expertise dans la plupart des classes d'actifs.

Développer Amundi Services

Ce statut de « Super » Management Company en Irlande bénéficiera à Amundi Services, l'une des lignes métier d'Amundi. Sa mission consiste à fournir une prise en charge complète en matière de gestion de portefeuilles, de conformité et de gestion des risques aux gestionnaires d'actifs tiers à une clientèle de distributeurs et d'investisseurs institutionnels.

Guillaume Lesage, Directeur du pôle Opérations, Services et Technologie d’Amundi précise : « Avec une équipe de plus de 350 professionnels en Irlande, ce nouveau statut permettra à Amundi d'offrir à ses clients la substance opérationnelle, l'expertise et les niveaux de service dont ils ont besoin pour soutenir leur activité. C'est également une nouvelle étape dans le développement d'Amundi Services qui peut intégrer cette nouvelle capacité de Super ManCo en Irlande, le deuxième plus grand domicile de fonds en Europe, dans sa gamme de services et son offre d’hébergement de fonds. »

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ESG : Evli renforce la responsabilité de ses fonds d’obligations corporate

Evli Fund Management Company (Evli) — société de gestion de fonds finlandaise — annonce ce jeudi 6 mai le renforcement de la responsabilité de ses fonds d'obligations corporate. L'intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) s'applique désormais systématiquement aux fonds « Evli Investment Grade », « Evli Nordic Corporate Bond » et « Evli Corporate Bond ».

Intégration des critères ESG

Les gérants et l'équipe d'investissement responsable modélisent désormais mieux l'impact des facteurs ESG sur la sélection et le suivi des obligations corporate. L'équipe chargée de l'investissement responsable a été renforcée. Noora Lakkonen a débuté en avril dernier en tant qu'analyste investissement responsable, elle est chargée du suivi ESG des fonds d'obligations corporate d'Evli. Noora Lakkonen dispose d'une solide expérience en droit ainsi qu'en stratégie et développement durable.

« Bien que nos fonds d'obligations corporate aient pris en compte la responsabilité dans leurs décisions d'investissement durant de nombreuses années, nous lui accordons aujourd'hui encore plus d'attention. Chez Evli, nous pensons que la prise en compte des questions liées à la responsabilité influencera sur le long terme le potentiel de réussite des entreprises et améliorera par conséquent les rendements pour les investisseurs », explique Mikael Lundström, CIO chez Evli.

Renforcer les critères d'exclusion

Le Responsible Investment Executive Group de la société a élargi ses critères d'exclusion généraux, ainsi les sociétés allant des systèmes de prêts controversés (par exemple les établissements de crédit très court terme) au divertissement pour adultes sont désormais exclues de tous les fonds d'Evli.

Les fonds excluent la production d'alcool, d'armes, de tabac ou d'armes controversées, des divertissements pour adultes ou des jeux de hasard, ou encore qui exploitent (par forage) des énergies fossiles. Conformément aux principes d'Evli en matière de lutte contre le changement climatique, les fonds excluent également les entreprises dont plus de 30 % des revenus proviennent de l'utilisation de charbon pour la production d'électricité.

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Gestion thématique : Neuberger Berman lance le fonds 5G Connectivity

Neuberger Berman — société de gestion indépendante détenue par ses salariés — annonce ce lundi 4 mai le lancement du fonds UCITS 5G Connectivity. La stratégie — l'une des toutes premières dédiées à la thématique 5G — existe depuis décembre 2017 et affiche plus de 4,2 milliards de dollars sous gestion (données arrêtées au 31 décembre 2019). Elle sera désormais disponible au format UCITS.

Stratégie et critères ESG

Ce fonds thématique d'actions internationales sera investi dans les principales entreprises qui facilitent ou bénéficient de la 5G, et de la connectivité de demain. Cela comprend l'infrastructure de réseau 5G, l'internet des objets (IoT), les applications et services. Le fonds se concentrera sur les entreprises dont plus de 50 % de la croissance des bénéfices futurs provient de la mise en place de la 5G. Il comptera entre 40 et 60 lignes.

Le fonds suivra une stratégie mondiale disciplinée afin de construire un portefeuille diversifié de conviction basé sur une recherche approfondie, de la rigueur sur les valorisations et en gestion des risques. Le fonds prendra en compte les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans son processus de construction de portefeuille. Il ne détiendra aucune société présente sur la liste d'exclusion ESG de Neuberger Berman.

Opportunités de la 5G

Le fonds sera cogéré par YT Boon, du bureau de Neuberger Berman à Hong Kong, et Hari Ramanan qui est basé à New York. Les deux gérants principaux — qui dirigent l'actuelle stratégie 5G de Neuberger Berman — suivent une approche bottom-up exigeante en matière de recherche. Ils sont soutenus par une équipe dédiée composée d'anciens spécialistes de l'investissement dans le secteur technologique, ainsi que par les 40 professionnels de l'équipe de recherche actions internationales.

« Nous estimons que la 5G permettra de générer 13,2 billions de dollars d'opportunités économiques d'ici 2035 et de créer plus de 22 millions d'emplois (...) Dans la phase initiale de déploiement de la 5G, nous nous concentrerons sur l'infrastructure du réseau, tandis que nous envisageons une plus grande exposition aux fournisseurs d'applications et de services dans la dernière phase de développement de la 5G », explique YT Boon, co-gérant des fonds thématiques de Neuberger Berman.

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ESG : vers un nouveau modèle de croissance après le Covid-19 ?

Marie-Pierre Peillon
Mondialisation des échanges, course effrénée à la productivité, financiarisation de l'économie... Le Covid-19 peut-il remettre en cause le modèle néo-libéral de ces quarante dernières années ? La crise sanitaire permettra-t-elle d'instaurer un nouveau modèle de croissance, plus responsable ? Marie-Pierre Peillon, Directrice de la recherche et de la stratégie ESG de Groupama AM.
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ESG : Groupama AM obtient le label Greenfin pour G Fund Global Green Bonds

Groupama Asset Management (Groupama AM) annonce ce lundi 27 avril que le fonds « G Fund Global Green bonds » de sa gamme obligataire a obtenu le label Greenfin (anciennement label TEEC) le 1er avril dernier, suite à un audit mené par l’organisme certificateur AFNOR.

« L’obtention de ce label public est essentielle pour nous. La sélectivité du label Greenfin par rapport à d‘autres labels de place plus généralistes le rend particulièrement attractif. En particulier pour les investisseurs recherchant un label exigeant sur le plan environnemental tout en prenant en compte les piliers sociétaux et de gouvernance », souligne Jean-Louis Autant, Directeur de la RSE.

Un label sélectif

Créé sous l’égide du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, le « Label Greenfin » (ex « label TEEC ») est le premier label d’Etat dédié à la finance verte. Il garantit aux investisseurs — banques, assurances et épargnants — que les produits financiers auxquels il est attribué contribuent au financement de la transition énergétique et écologique.

Il analyse leur action dans au moins l’un de ces quatre domaines : changement climatique, eau, ressources naturelles, biodiversité. Ce label public est promu conjointement par Novethic, EY France et AFNOR certification. Attribué pour 3 ans, il inclut des audits de suivi une fois par an. L’objectif affiché consiste à mobiliser une partie significative de l’épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique.

Le « Label Greenfin » repose sur quatre critères spécifiques : la détermination de la part verte des investissements effectués par les émetteurs sélectionnés en portefeuille, des exclusions formelles de certaines activités, la prise en compte des critères environnementaux, sociaux/sociétaux et de gouvernance (ESG), ainsi qu’une mesure des impacts positifs des investissements.

Maturité des obligations vertes

« G Fund Global Green Bonds » est construit sur une gestion obligataire active, qui inclut une sélectivité rigoureuse des émetteurs. Le fonds investit principalement sur des titres obligataires « Green Bonds ». Ces obligations vertes représentent 80 % à 100% de l’actif net du fonds   ̶ de toutes zones géographiques. Le marché des Green Bonds représentait 750 milliards USD d'encours dans le monde à fin décembre 2019.

Les plus importants gisements d'émissions sont les marchés chinois, nord-américain et français. Une obligation verte est définie comme un emprunt obligataire émis sur les marchés par une entreprise, une entité publique ou un Etat, pour financer exclusivement des projets contribuant à la transition écologique ou ayant un impact positif sur l'environnement. Leur usage cible ainsi exclusivement le financement de « projets verts ».

Investissement dynamique

En termes de philosophie, le fonds « G Fund Global Green Bonds » accompagne les émetteurs dans leur dynamique de transition énergétique et écologique telles que : les énergies renouvelables, le contrôle de la pollution, les transports propres, la gestion des déchets, la préservation de l’eau, tout en visant la génération de performances financières.

La sélection des titres s'appuie sur les principes d'éligibilité définis par Groupama AM, appliqués aux caractéristiques du titre et de l'émetteur. L'équipe de recherche interne analyse ainsi les critères extra-financiers portant sur :

  • L'émission, à l'aune de la traçabilité et de la gestion des capitaux, du processus de sélection des projets et du respect des critères définis par les « Green Bond Principles » ;
  • L'émetteur, à l'aune de sa performance ESG ;
  • La qualité environnementale des projets ;
  • La transparence de l'émetteur et des projets.

« L'analyse propriétaire de Groupama AM, qui s’appuie sur une équipe d’analystes à la double compétente financière et extra-financière, observe ces 4 piliers de sélection pour intégrer ou exclure un certain nombre de titres et d'émetteurs au sein de l'univers d'investissement », souligne Marie-Pierre Peillon, Directrice de la recherche et de la stratégie ESG.

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Gestion obligataire : Invesco publie sa troisième étude mondiale

Invesco — société mondiale de gestion d’actifs, basée à Atlanta — a publié le 18 mai dernier les résultats (en anglais) de sa troisième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire. L'étude a été menée auprès auprès de 159 CIO et détenteurs d'actifs obligataires en Amérique du Nord, dans la région EMEA et dans la région Asie-Pacifique (APAC).

Leurs encours combinés s'élèvent à 20 000 milliards de dollars au 31 décembre 2019. Les répondants exerçaient au sein de fonds de pension, de fonds souverains, de sociétés d’assurance, de banques privées, de sociétés de gestion de fonds diversifiés, de multi-gestionnaires et de concepteurs de modèles.

Dette émergente

L'étude constate une nouvelle année d'intérêt croissant pour la dette émergente (EMD). Un momentum solide, des rendements relativement attractifs et une diversification renforcée ont conduit les investisseurs à augmenter leur exposition au secteur. 72 % des investisseurs ont désormais une allocation en dette émergente contre 49 % dans l'étude de 2018, soit une augmentation de 47 %.

Cette augmentation a été menée par les investisseurs des régions EMEA et APAC : 80 % et 89 % d’entre eux ayant respectivement une allocation en EMD, contre seulement 51 % en Amérique du Nord. De plus, parmi les investisseurs ayant investi en EMD, l'allocation moyenne est beaucoup plus élevée en Asie-Pacifique (APAC) (7,2 %) et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) (6,5 %) qu'en Amérique du Nord (3,6 %).

Compenser de faibles rendements

La spécialisation est aussi en hausse, notamment chez les investisseurs attirés par les rendements. Il privilégient des allocations ajustées à chaque pays (63 %). 42 % des investisseurs gérant une allocation EMD sont intéressés par la Chine, pour ses avantages en matière de diversification et de moindre obstacles à l'investissement : 62 % des investisseurs estiment que l'accès est moins difficile qu'il y a deux ans.

Les perspectives de rendements relativement élevés sur la dette émergente sont perçues comme particulièrement attrayantes par les assureurs. Les assureurs sont plus susceptibles d'investir sur les marchés obligataires émergents (71 % y sont exposés). C'est le rendement plutôt que la diversification qui les y attirent  (71 % se disent principalement motivés par le rendement, contre 59 % en moyenne).

Comment éviter les risques

Pour de nombreuses compagnies d'assurance devant faire face à des objectifs de rendements et un cadre réglementaire exigeant sur la solvabilité, la dette émergente en devises fortes s'est avérée un choix prisé. La faiblesse des rendements a poussé les assureurs à réviser leur spectre des risques acceptables pour faire face à leurs engagements futurs.

Autre défi, la règlementation Solvency II incite les assureurs à détenir des actifs plus liquides et moins risqués pour bénéficier de charges de capital moindres. Les deux tiers des assureurs s'inquiètent donc de leur capacité à générer les rendements prévus sans augmenter de façon significative le risque d'investissement. 37 % d'entre eux affirment rencontrer des difficultés à se conformer aux exigences réglementaires en fonds propres.

Pour les assureurs, les prêts bancaires et les prêts directs offrent une opportunité de générer des rendements supplémentaires à long terme grâce à une prime d'illiquidité, tout en exerçant un contrôle et en restant dans les limites de solvabilité. Pour les assureurs peu enclins à prendre des risques, la dette immobilière s'est avérée un moyen intéressant d'augmenter les rendements sans prendre trop de risques supplémentaires, grâce à la relative facilité de recouvrement.

L'ESG consolide sa présence

Les investisseurs obligataires ont fortement amplifié leur intégration des critères ESG : 80 % des investisseurs de la région EMEA et 69 % de ceux de la région APAC prennent ainsi en compte les facteurs ESG dans leurs portefeuilles obligataires, contre respectivement 51 % et 38 % en 2018.

Au sein de ces portefeuilles, les investisseurs de la zone EMEA ont la plus forte proportion d'investissements ESG, avec 34 % contre 22 % en Amérique du Nord et 19 % pour la région APAC. Les investisseurs nord-américains ont été les moins enthousiastes à l'égard des critères ESG, avec seulement 56 % d'entre eux les intégrant dans leurs portefeuilles.

Intégration ESG et rendements

L'époque où les investisseurs considéraient l'adoption des principes ESG comme un obstacle à la performance des investissements est révolue. Seuls 3 % des personnes interrogées dans le cadre de notre enquête sont encore de cet avis, alors que la moitié considèrent l'évaluation des risques ESG des émetteurs comme un outil important pour améliorer leurs rendements. 

Les émetteurs qui ne tiennent pas compte des préoccupations environnementales et de gouvernance risquent des coûts d'emprunt et de refinancement plus élevés. 54% des répondants pensent que l'analyse ESG peut libérer de la valeur cachée dans l’obligataire. 50 % des investisseurs soulignent l'amélioration du rendement comme un facteur clé en faveur de l'intégration de l'ESG dans leurs portefeuilles obligataires. Les investisseurs de la région EMEA sont les plus positifs.

52 % déclarent que l'intégration des critères ESG dans leurs portefeuilles obligataires contribue aux rendements. Seuls 2 % y voient un inconvénient. Les investisseurs de la région EMEA sont aussi les plus optimistes sur l'avenir des normes ESG, 34 % d'entre eux estimant que ces considérations auront une « influence beaucoup plus importante » dans trois ans. Seuls 15 % d’entre eux estimant que les questions ESG n’auront pas plus de poids dans trois ans qu'elles n’en ont actuellement, soit la proportion la plus faible.

Paradoxe de la liquidité

A la fin du dernier cycle haussier, les propriétaires d'actifs ont étendu leurs allocations aux catégories d'actifs non liquides. Pourtant, 51% d’entre eux ont exprimé des inquiétudes concernant la liquidité du marché obligataire, incertains de la façon dont les marchés obligataires se comporteraient pendant des périodes plus difficiles, par exemple l'introduction de réglementations telles que la loi Dodd-Frank ou le retrait des teneurs de marché traditionnels qui a suivi la crise financière mondiale.

Ces préoccupations sur la liquidité ont entrainé un intérêt accru pour les stratégies qui peuvent contribuer à améliorer la liquidité et à réduire le risque, telles que la négociation de blocs directement entre clients via les ETF (utilisés par 59 % des investisseurs), la négociation de portefeuilles de crédit (utilisée par 30 % d’entre eux) et une plus large adoption de stratégies à échéance fixe (56 %).

Turbulences de marchés

Les investisseurs obligataires faisaient preuve d’une aversion croissante pour le risque avant même la crise du Covid-19 qui s’est déclarée au premier trimestre 2020. Près de la moitié (43 %) des répondants pensaient au moment de l’enquête que la fin du cycle haussier adviendrait dans un an ou moins, le consensus étant en faveur d'un atterrissage en douceur. 23 % identifiaient alors une bulle sur le marché obligataire, tandis que 29 % seulement craignaient un effondrement majeur des prix des obligations.

Les politiques des banques centrales ont conduit à des rendements faibles voire négatifs, poussant certains investisseurs à prendre des risques supplémentaires pour soutenir les rendements et atteindre leurs objectifs. L’étude montre un marché en proie à la peur : la peur de perdre, mais aussi la peur de louper des opportunités. Malgré un certain regain d’appétit pour le risque en fin de cycle, la confluence des préoccupations concernant la fin du cycle et les craintes de guerre commerciale s’est traduite par des portefeuilles relativement bien protégés contre le choc pandémique actuel.  

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Les A-Notations, par Anacofi Services : Sanso IS

Créée en 2011, SANSO IS est une société de gestion agrée par l’AMF (GP-11000033). Avec des encours collectés de 925 M€ (fin 2019), la marque a été agrée par l’AMF (2011).

Cette SGP propose une gamme de produits règlementés : 9 OPCVM, mandats (arbitrages, dédiés, profilés), fonds dédiés ainsi qu’une offre Epargne Retraite et Epargne Salariale.

Les A-Notations, par Anacofi Services : Sanso IS
Source : Anacofi Services

Hausse du chiffre d'affaires

S’appuyant sur une équipe composée de 22 collaborateurs, la société a réalisé un chiffre d’affaires en forte progression sur la période 2016 à 2018 (+ 130 %). Le résultat net ressort positif sur les trois derniers exercices.

L’équipe de gestion est constituée de professionnels expérimentés et spécialisés. Les grandes fonctions sont assurées en interne (1er degré) et renforcées par l’intervention de prestataires (2nd degré).

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Covid-19 et ESG font-ils bon ménage ?

L'équipe Croissance de Mandarine Gestion
La crise sanitaire du coronavirus pèse sur l'économie mondiale. A l'heure du confinement et des trésoreries en péril, y a-t-il toujours une place pour les modèles de développement ESG ? La responsabilité sociale est-elle toujours de saison ? L'éclairage de l'équipe Croissance de Mandarine Gestion.
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ESG : BlackRock élargit sa gamme iShares avec 3 ETF

iShares — fonds négociés en bourse gérés par BlackRock — annonce ce jeudi 23 avril élargir sa gamme de fonds indiciels cotés (ETF). Le gérant d'actifs lance trois nouveaux produits qui associent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à la demande croissante de stratégies factorielles, qui offrent une volatilité minimale.

Développement des ETF durables

Ce lancement marque une nouvelle étape dans l’engagement de BlackRock à faire du développement durable sa norme en matière d’investissement et à élargir le choix en matière de gestion indicielle durable. Selon le groupe, ce secteur devrait attirer 1 200 milliards de dollars d’investissement au cours de la prochaine décennie.

L’investissement dans les stratégies ESG et à volatilité minimale ne cesse de s’accélérer dans un contexte où les turbulences des marchés mettent la résilience des portefeuilles à l’épreuve. Les flux à destination des ETF durables ont totalisé 14 800 milliards de dollars dans le monde au premier trimestre 2020, soit plus de trois fois le chiffre du premier trimestre 2019.

Attrait des stratégies factorielles

Les clients se tournent de plus en plus vers les stratégies factorielles iShares pour cibler certains moteurs de risque et de rendement spécifiques dans leurs portefeuilles. La volatilité minimale — en particulier — est un facteur de style qui s’est illustré en limitant l’exposition des clients aux marchés baissiers en période de volatilité.

Au premier trimestre 2020, les ETF iShares Edge MSCI Minimum Volatility UCITS ont généré une surperformance moyenne de 4 % par rapport à leurs indices parents, en réduisant l’exposition aux mouvements baissiers tout en aidant à profiter des mouvements de hausse. Cette approche défensive a permis d’attirer 0,8 milliard de dollars d’actifs d’investisseurs dans les ETF iShares UCITS Minimum Volatility au premier trimestre 2020, chiffre qui s’ajoute au 1,3 milliard de dollars collectés en 2019.

Trois nouveaux produits ESG

Conjuguant le leadership de BlackRock en matière d’investissement factoriel et la demande croissante en faveur des stratégies ESG, les nouveaux fonds iShares sont conçus pour offrir un profil ESG optimisé et une moindre exposition au carbone tout en réalisant des performances similaires à celles du marché, assorties d’un risque moins élevé.

Chaque fonds est évalué par rapport aux indices MSCI Minimum Volatility ESG Reduced Carbon Target. Le lancement de ces nouveaux produits porte la gamme d’ETF iShares et de fonds indiciels durables à plus de 100. Les trois nouveaux produits sont les suivants :

  • iShares EDGE MSCI World Minimum Volatility ESG UCITS ETF (MVEW) : ce fonds offre une exposition diversifiée à un large éventail de sociétés des pays développés exposées aux marchés internationaux et présentant des caractéristiques de volatilité plus faibles. Il affiche un ratio TER de 0,30 % et représente l’alternative ESG au fonds iShares EDGE MSCI World Minimum Volatility UCITS ETF (MVOL) ;
  • iShares EDGE MSCI Europe Minimum Volatility ESG UCITS ETF (MVEE) : alternative ESG au fonds iShares EDGE MSCI Europe Minimum Volatility UCITS ETF (MVEU), ce fonds propose une exposition diversifiée à des sociétés européennes présentant des caractéristiques de volatilité plus faibles. Son ratio TER est de 0,25 % ;
  • iShares EDGE MSCI USA Minimum Volatility ESG UCITS ETF (MVEA) : il offre une exposition diversifiée aux entreprises américaines présentant des caractéristiques de volatilité plus faibles par rapport au marché d’actions américain dans son ensemble. Ce fonds affiche un ratio TER de 0,20 % et représente l’alternative ESG au fonds iShares Edge S&P 500 Minimum Volatility UCITS ETF (SPMV).

« Alors que les investisseurs réexaminent leur positionnement tactique et stratégique, les ETF jouent un rôle central dans les portefeuilles de plus en plus orientés vers les critères ESG. Notre éventail de produits durables a connu une croissance record », déclare Stephen Cohen, Directeur de iShares EMEA chez BlackRock.

Quatre facteurs de croissance

Au cours de la prochaine décennie, BlackRock prévoit que le volume d’actifs investis dans des fonds indiciels et des ETF durables augmentera de 1 000 milliards de dollars pour atteindre 1 200 milliards grâce à quatre principaux facteurs :

  • Une meilleure prise en compte de l’impact des critères de durabilité sur le risque et la performance : de plus en plus d’éléments démontrent que les critères ESG ont une incidence sur les performances, permettant ainsi à l’investissement durable d’évoluer en passant d’une logique de valeur à une logique de rendement ;
  • L’amélioration des données conduit à l’amélioration des indices : les entreprises communiquent de plus en plus de renseignements concernant leurs pratiques ESG et ces informations sont progressivement normalisées. Cette plus grande transparence permet aux agences de notation ESG, aux agrégateurs de données et aux fournisseurs de données spécialisés d’offrir une couverture plus complète qui, à son tour, alimente des indices durables optimisés ;
  • Accès aux critères ESG pour une fraction du coût : iShares estime que la gestion indicielle aura sur l’investissement durable le même effet que sur l’investissement en actions et en obligations. Jusqu’à récemment, les stratégies d’investissement durable étaient presque exclusivement disponibles par le biais de stratégies actives ou de mandats personnalisés assortis de frais plus élevés. À l’échelle mondiale, les frais d’un fonds commun de placement durable moyen géré de manière active sont cinq fois plus élevés que ceux d’un ETF durable iShares moyen ;
  • Des choix durables pour chaque portefeuille : la gestion indicielle a élargi le choix des investisseurs en leur permettant de constituer l’ensemble de leur portefeuille à partir de fonds durables. Les indices durables permettent aux investisseurs de filtrer les secteurs et les industries, d’améliorer la notation ESG de leur portefeuille ou d’investir en fonction d’objectifs spécifiques.

« Le mouvement tectonique de réallocation des actifs dans des stratégies d’investissement durable est en cours et ne pourra qu’aller en s’accélérant. Dans le contexte actuel de volatilité sur les marchés, la résilience des performances enregistrées par les stratégies durables — qui se traduit par de meilleurs résultats pour les portefeuilles intégrant ces stratégies — est appréciable et devrait alimenter la demande en faveur de « briques » durables. Les produits indiciels permettent l’intégration à grande échelle de critères durables au sein des portefeuilles des gérants de patrimoine », conclut Philipp Hildebrand, Vice-Président de BlackRock.

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