Crise sanitaire : l’épargne des Français atteint 160 milliards d’euros d’après l’OFCE

Ce mercredi 14 avril 2021, l'OFCE publie ses perspectives 2021-2022 sur la conjoncture économique mondiale. Quel bilan pour la France après un an de crise sanitaire ? Comment la consommation de l'épargne-Covid peut-elle contribuer à la relance ? Le point avec Le Courrier Financier.
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François-Xavier Combe – Easyblue : le bitcoin, « un actif de diversification à long terme » pour les épargnants

Les Français ont beaucoup épargné pendant la crise sanitaire. Entre le bitcoin, l'assurance vie ou l'immobilier, quelles sont les meilleures options pour investir ? Comment l'épargne Covid peut-elle financer la relance ? François-Xavier Combe, Fondateur de Easyblue, répond en exclusivité au Courrier Financier.
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Rachat : Amundi en négociations exclusives pour l’acquisition de Lyxor

Amundi — premier gestionnaire d’actifs européen et spécialiste de l’investissement responsable — annonce ce mercredi 7 avril son entrée en négociation exclusive avec Société Générale en vue de l’acquisition de Lyxor. Ce rachat doit avoir lieu pour un prix en numéraire de 825 M€ — soit 755 M€ hors capital excédentaire (70 M€ par rapport aux exigences réglementaires s’appliquant à Lyxor en tant que société de gestion).

Fondé en 1998 et pionnier des ETF en Europe, Lyxor gérait 124 Md€ d’encours à fin décembre 2020 (sur le périmètre d’acquisition envisagé). Lyxor est l’un des acteurs majeurs sur le marché des ETF (77 Mds€ d’encours au 31 décembre 2020, troisième acteur en Europe avec une part de marché de 7,4 %). Elle dispose d’expertises reconnues  en gestion active (47 Md€), notamment à travers sa plateforme de gestion alternative (fonds UCITS notamment) pour des banques privées et des gestionnaires d’actifs.

Renforcer l'expertise d'Amundi

Avec cette opération, Amundi deviendrait le spécialiste européen de la gestion des ETF, avec 142 Md€ d’encours combinés, une part de marché de 14 % en Europe (6,2 % pour Amundi seule), et un profil diversifié tant en terme de clientèle que de géographie. Amundi disposerait ainsi de leviers puissants pour accélérer sa trajectoire de développement sur le marché en forte croissance des ETF, tout en complétant son offre dans la gestion active, en particulier en actifs alternatifs liquides et en solutions d’advisory.

« L’acquisition de Lyxor sera un accélérateur du développement d’Amundi, car elle renforcera nos expertises, notamment dans les ETF et la gestion alternative », réagit Yves Perrier, Directeur Général d’Amundi. Avec un potentiel de synergies élevé, cette transaction conforme à la discipline financière d’Amundi serait fortement créatrice de valeur, avec :

  • une valeur d’entreprise représentant un multiple P/E 2021e de ~10x (avec les seules synergies de coûts) ; 
  • une relution du bénéfice net par action d’environ 7 % (avec les seules synergies de coûts) ;
  • un Retour sur Investissement supérieur à 10 % à horizon 3 ans (avec les seules synergies de coûts).

Finalisation d'ici février 2022

Cette acquisition s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Crédit Agricole, qui entend renforcer son positionnement dans les métiers de l’épargne. La finalisation de cette transaction interviendra au plus tard en février 2022, après consultation des instances représentatives du personnel, et sous réserve d’obtention préalable des autorisations des autorités réglementaires et de la concurrence compétentes.

« Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie de renforcement du groupe Crédit Agricole dans les métiers d’épargne. Elle permettra également de renforcer les relations d’affaires avec notre partenaire historique Société Générale. Enfin, en créant en France le premier acteur européen de la gestion passive, elle contribuera à renforcer le positionnement post-Brexit de la place financière de Paris », conclut Yves Perrier.

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Février 2021 : l’assurance vie reprend des couleurs

Philippe Crevel
Malgré la crise sanitaire, l'assurance vie en France enregistre une collecte positive pour le mois de février 2021. Les ménages français se tournent de nouveau vers les placements longs et les unités de compte (UC). Quelles perspectives pour l'épargne dans les mois à venir ? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, partage son analyse.
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Partenariat : le groupe Horizon et Urba Select créent Horizon Etudes

Le groupe Horizon — spécialiste du financement, de la conception, de la réalisation et de la commercialisation de projets immobiliers — annonce ce lundi 19 avril s'associer avec Urba Select, expert de la collecte et du traitement de datas immobilières. Ensemble, ces deux acteurs annoncent la création d’Horizon Etudes.

Stratégie de développement

Objectif de ce partenariat, réaliser l’étude de marché la plus précise possible, afin d’évaluer au mieux le chiffre d’affaires potentiel d’une opération immobilière. Le groupe Horizon et Urba Select associent leurs expertises afin de proposer des études fiables grâce à des données démographiques, sociologiques, urbaines et immobilières de qualité.

« Forts de nos différentes expériences et de notre connaissance du marché, nous avons additionné nos expertises afin de proposer aux professionnels de l’immobilier des études complètes et novatrices, indispensables à une prise de décision aviséeNotre objectif est de devenir un acteur de référence de l’étude de marché sur le territoire national », explique Morhad Hadji, dirigeant du groupe Horizon.

L'apport des data-sciences

Horizon Études se démarque avec un espace client qui simplifie la recherche. Sa cartographie dynamique qui regroupe l’ensemble des études commandées. Une analyse exhaustive de la captation de prospects — intégrant les flux des populations et les flux d’acheteurs — est fournie dans l’étude. Elle est livrée en moins d’une semaine avec des données analysées et vérifiées par une équipe d’experts formés à l’immobilier résidentiel.

« Horizon Études associe les datas-sciences à l’expertise métier de la commercialisation et nous permet ainsi de proposer les stratégies de positionnement les plus pertinentes en combinant les deux niveaux d’analyse? Nous réfléchissons sans cesse à trouver des indicateurs intelligents et donner du sens à nos données », déclare Clément Vanderperre, fondateur et CTO d’Urba Select. Le Groupe Horizon étoffe ainsi son offre de services.

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Neutralité carbone : Ivanhoé Cambridge s’engage à l’atteindre en 2040

Ivanhoé Cambridge — filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec— annonce ce mardi 20 avril un programme qui vise à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille international en 2040. Face à l’urgence climatique, et parce que le secteur de l’immobilier et de la construction représente près de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), la société accélère sa stratégie de décarbonation.

La portée de cet engagement concerne les cinq continents sur lesquels Ivanhoé Cambridge détient ses propriétés, en exclusivité ou au travers de partenariats, soit aujourd’hui environ 800 propriétés de classes d’actifs variées : immeubles de bureaux, bâtiments logistiques, centres commerciaux, unités résidentielles et hôtels.

Neutralité carbone

« Notre démarche vient également renforcer la résilience de nos actifs, car les investissements durables seront plus rentables à long terme. En droite ligne avec la mission d’Ivanhoé Cambridge d’avoir un impact positif sur les communautés où nous sommes présents, notre démarche environnementale participera significativement à l’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs », déclare Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge.

Ivanhoé Cambridge agit de manière proactive sur deux fronts : d’une part, les risques physiques provoqués par les changements climatiques ; et d’autre part les risques et opportunités liés à la transition vers une économie bas carbone. La société prend l’engagement d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’ici 2040. En 2025, un premier jalon de réduction de 35 % de l'intensité carbone devrait être atteint par rapport à 2017, avec une réduction de près de 20 % déjà atteinte en 2020.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge augmentera ses investissements sobres en carbone de plus de 6 Mds$ canadiens (4 Mds€) d’ici 2025 par rapport à 2020. Depuis 2017, les investissements sobres en carbone de la société ont déjà progressé de près de 200 %, soit 14,6 Mds$ canadiens (9,73 Mds€) au 31 décembre 2020. Ces bons résultats permettent d’ores et déjà à Ivanhoé Cambridge d’accroître et de diversifier ses financements verts, dont les conditions sont en partie liées à l’intensité carbone de ses actifs.

Enjeux climatiques

La société s'engage à atteindre le zéro-carbone dès 2025 pour tous ses projets de développement. Les équipes travailleront sur la prise en compte du carbone associé à la construction — notamment les matériaux. « Nous visons à ce que la trajectoire carbone de notre portefeuille soit compatible avec l’Accord de Paris. Notre feuille de route combine des stratégies d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable, et d’investissement dans des actifs bas-carbone », indique Stéphane Villemain, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise.

Les principaux leviers seront d’améliorer l’efficacité énergétique de nos principaux actifs, de réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles et d’augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable dans nos propriétés. Les enjeux climatiques sont intégrés dans l’analyse d'investissement d’Ivanhoé Cambridge pour toutes les nouvelles transactions ainsi qu’en gestion d’actifs. Les propriétés bénéficient d’un plan de résilience en lien avec les risques climatiques.

Ivanhoé Cambridge est noté 5 étoiles au sondage GRESB, ce qui place la société dans le top 20 % des participants GRESB à l’échelle mondiale. Avec un score de 89/100 pour son portfolio géré, Ivanhoé Cambridge se place au premier rang du groupe des centres commerciaux en Amérique du Nord pour la deuxième année consécutive. En outre, Ivanhoé Cambridge affiche la note maximaledans l’évaluation GRESB de sa gestion en matière de responsabilité sociale d’entreprise (leadership, politiques et reporting).

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Recycler les bureaux en logements : le fonds Novaxia R commercialisé en partenariat avec Suravenir

Novaxia R — premier fonds d'investissement immobilier de recyclage de bureaux en logements — annonce ce jeudi 25 mars l'ouverture de sa commercialisation dans les contrats d'assurance vie de Suravenir. Ce partenariat fait suite à l’appel à la mobilisation du 19 janvier 2021, dans une logique de finance durable.

D'après le ministère de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriale, la transformation d'un actif existant économise 50 % d'empreinte carbone par rapport à la construction neuve. Par ailleurs, cette stratégie de développement immobilier — axée sur le recyclage du bâti existant — permet d'éviter l'artificialisation des sols.

Première opération du fonds

Avec la première opération d'investissement, Novaxia R va transformer en logements les premiers immeubles de bureaux obsolètes, rendus vacants. Le fonds est labellisé investissement socialement responsable (ISR). Il vise à concilier sens et rentabilité potentielle. Le fonds ambitionne la production de 4 000 logements, soit 1,3 milliard d'euros d'investissement issus de la transformation de 180 000 mètres carrés de bureaux obsolètes ou vacants.

« Du fait de la montée en puissance du télétravail, 3 à 6 millions de mètres carrés de bureau pourraient être libérés. Cette vacance est un gisement de valeur potentielle à venir pour les épargnants. Novaxia R constitue une solution vertueuse qui vise à concilier la rentabilité potentielle de l'épargne, la réponse à la pénurie de logement et le respect de l'environnement », indique Joachim Azan, Président fondateur de Novaxia.

Partenariat avec Suravenir

« Nous sommes très fiers d’être partenaire du lancement de Novaxia R. Novaxia Investissement est pionnière dans le domaine du recyclage urbain et offre ainsi à nos clients la possibilité d’investir dans un fonds qui a vraiment du sens. Novaxia est un groupe très innovant et un véritablement un partenaire qui partage les mêmes valeurs que Suravenir », déclare Bernard Le Bras, Président du Directoire de Suravenir.

Suravenir propose à ses partenaires distributeurs de référencer ce nouveau fonds dans l’ensemble des contrats d’assurance vie proposés. Novaxia R est déjà disponible dans Patrimoine Vie Plus, contrat d’assurance vie multisupport distribué par Vie Plus, filière dédiée aux CGP ainsi que dans des contrats des filières internet et bancaire. Par ailleurs, Suravenir accompagne Novaxia Investissement dans sa première opération d’investissement.

Objectif 5 % de performance par an

Distribué par les professionnels du patrimoine, Novaxia R ambitionne de répondre à la demande des clients d'investir leur épargne dans des fonds responsables et rentables. Novaxia R vise un objectif de performance de 5 % annuel net de frais de gestion — en faisant bénéficier les épargnants de la décote des bureaux obsolètes ou vacants.

Le fonds comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité, et lié au marché de l'immobilier. Préalablement à toute souscription, Novaxia Investissement recommande de prendre connaissance des informations générales et risques figurant dans le document d'information des investisseurs.

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Baromètre — Les Français et l’immobilier : investir malgré la crise sanitaire

Dans un sondage OpinionWay pour Artémis courtage publié cette semaine, les Français se montrent confiants sur la situation du marché de l'immobilier. Comment perçoivent-ils l'accès au crédit ? Quel impact la Covid-19 a-t-elle eu sur leurs projets immobiliers ?
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Alexandre Bruney et Gaëtan Lefebvre – construire-sa-retraite.com : immobilier professionnel, « lui tourner le dos serait une erreur »

En 2020, la crise sanitaire a frappé de plein fouet le secteur de l'immobilier. Où trouver des opportunités d'investissement en 2021 ? L'immobilier reste-il un sous-jacent pertinent pour préparer sa retraite ? Alexandre Bruney et Gaëtan Lefebvre — fondateurs de construire-sa-retraite.com — répondent en exclusivité aux questions du Courrier Financier.
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PER : l’AFG publie son étude 2021 sur l’épargne salariale

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) — organisation qui représente les professionnels de la gestion pour compte de tiers — publie ce jeudi 18 mars son enquête annuelle à propos de l’épargne salariale et de l’épargne retraite collective d’entreprise en 2020. Il en ressort notamment ce quelques chiffres-clés :

  • 147 milliards d’euros d’encours sur les plans d’épargne salariale et plans d’épargne retraite d’entreprise ;
  • 22,5 milliards d’euros en épargne retraite collective d’entreprise ;
  • 1,15 millions de titulaires d’un PER Collectif pour 8 milliards d’euros d’encours ;
  • 13 140 euros d’épargne par bénéficiaire en moyenne.

11,2 millions de salariés

« La crise sanitaire n’a pas entamé la détermination des entreprises à mettre en place ou à faire évoluer leurs dispositifs d’épargne salariale et retraite. La loi PACTE et l’ensemble des mesures en faveur de l’épargne salariale et retraite ont un impact concret, permettant à plus de 11,2 millions de salariés de bénéficier d’un dispositif d’épargne », déclare Dominique Dorchies, Vice-présidente de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« Les Plans d’Epargne Retraite Collectifs se développent à bon rythme, représentant près de 35 % des flux de capitaux en épargne d’entreprise collective, après seulement un peu plus d’un an d’existence. La dynamique reste très positive sur les premiers mois de l’année 2021, mais sera à pondérer par les effets de la baisse attendue des résultats des entreprises sur les distributions de participation et d’intéressement », ajoute-elle.

PER, un bon cru en 2020

« Malgré la crise Covid-19, l’année 2020 est un très bon cru pour l’épargne salariale et l’épargne retraite d’entreprise avec l’essor du PER. L’année 2021 sera probablement marquée par une baisse sensible des sommes distribuées par les entreprises au titre de la participation et de l’intéressement à destination des salariés », explique Xavier Collot, Président de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« La prise de conscience collective des valeurs de l’investissement responsable s’accélère et l’épargne salariale et retraite n’est pas en reste. Enfin, les bonnes mesures du plan de Relance sur l’actionnariat salarié ainsi que le fort développement des fonds labellisés Relance seront des leviers à activer en 2021 ! », se félicite-il.

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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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Épargne : les femmes plus durement touchées par la crise sanitaire ?

Sarah Le Gouez
La COVID-19 a eu un impact direct sur l'épargne des Françaises. Ce lundi 8 mars, Le Cercle de l’Épargne/Amphitéa publie une enquête Ifop menée en septembre 2020 en partenariat avec AG2R La Mondiale. Comment les femmes ont-elles adapté leur effort d'épargne pendant la crise sanitaire ? Sarah Le Gouez, Secrétaire Général du Cercle de l’Épargne, partage son analyse.
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Label Relance : près de 150 fonds déjà labellisés

L’Association Française de la Gestion Financière (AFG) — association qui représente et promeut les intérêts des professionnels de la gestion pour compte de tiers — a participé ce mardi 2 mars à la première réunion du comité de suivi du label Relance. L'événement a réuni les représentants du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et les associations représentant le secteur financier et les épargnants.

Près de 150 fonds labellisés

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Alain Griset, ministre délégué, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, se sont félicités du succès rencontré par le label Relance. Dans un récent communiqué, ils ont souligné la mobilisation de l’épargne pour le financement des entreprises. Cette dernière franchit une nouvelle étape avec près de 150 fonds labellisés « Relance », massivement investis dans les fonds propres des entreprises françaises, notamment des PME et ETI.

Depuis son lancement en octobre 2020, le label « contribue à apporter aux entreprises les fonds propres indispensables à la relance et à réorienter l’épargne des Français vers des placements diversifiés et rentables », résume l'AFG. Objectif, leur permettre de construire un patrimoine sur le long terme, « tout en répondant à leurs préoccupations et engagements de citoyens souhaitant donner du sens à leur épargne ».

Promouvoir le label Relance

L’AFG se réjouit des premiers résultats obtenus :  147 fonds labellisés au 1er mars 2021, totalisant un encours de 13 milliards d’euros, et de 24,5 milliards d’euros en incluant les cibles de collecte des fonds en cours de lancement. Ces résultats témoignent de l’engagement des gestionnaires d’actifs dans cette démarche, au bénéfice des épargnants et de notre économie.

L’AFG continuera dans les prochains mois « à promouvoir le déploiement du Label Relance auprès des épargnants, pour conforter le dynamisme et la solidité du tissu économique ». Pour ce faire, elle accompagnera les épargnants et les professionnels dans le renforcement du conseil et le développement d’une éducation financière, « facteur clé d’une allocation d’épargne en adéquation avec leurs besoins et convictions ».

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