Etats-Unis : une épargne forcée massive

Julien-Pierre Nouen
La crise sanitaire du coronavirus a mis l'économie américaine au ralenti. Outre la baisse de leurs revenus, en partie compensée par l'aide du gouvernement, les Américains ont limité leur consommation. Que représente l'épargne forcée des ménages aux Etats-Unis ? Quel usage feront-ils de ce capital financier dans les mois à venir ? Les explications de Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazare Frères Gestion.
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Crise du Covid : permettre aux épargnants de redonner « de la réalité » à leurs investissements

Mirela Agache Durand
Le choc du coronavirus a rendu encore plus urgente, la nécessité de réorienter une part de l’épargne vers l’investissement productif, c’est-à-dire un investissement engagé à long terme, en soutien du tissu économique, loin des pratiques court-termistes qui ont trop souvent caractérisé le capitalisme financier ces quarante dernières années. L’utilité de ces capitaux est flagrante à l’heure d’un plan de relance économique en Europe : participer à la sauvegarde du tissu économique, de l’emploi créé par les entreprises et accompagner durablement celles-ci dans leur transformation.
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Coline Pavot – LFDE : la gestion pilotée ISR « Echiquier Investisseur Responsable » arrive en assurance vie

La Financière de l'Echiquier (LFDE) développe sa gamme investissement socialement responsable (ISR) pour les conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Quelles sont les caractéristiques de sa nouvelle offre en gestion pilotée ISR ? Comment LFDE accompagne-t-elle ses partenaires CGP ?
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Luxembourg : un centre financier réputé, conforme et sécurisé

Marjorie Seminara
Au sein de l'Union Européenne (UE), le Luxembourg attire les investisseurs. Quelle protection le Grand Duché est-il en mesure d'offrir aux épargnants ? Quels sont les caractéristiques des contrats d'assurance vie de droit luxembourgeois ? Les explications de Marjorie Seminara, Country Manager – France chez OneLife.
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ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

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Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

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Crowdfunding : que deviendra votre argent en cas de décès ?

Charles-Emmanuel Berthout et Julia Calderoli
Une succession implique souvent la transmission de biens immobiliers, de contrats d’assurance-vie et de portefeuilles de titres. Quid des investissements en crowdfunding ? Ceux-ci n’étant pas centralisés dans des registres nationaux, c’est au notaire de les identifier pour en assurer la transmission aux héritiers.
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Finance verte : Amundi lance l’offre d’épargne Amundi Energies Vertes

Amundi — spécialiste européen de la gestion d’actifs — lance ce mardi 23 juin son nouveau support d'investissement « Amundi Energies Vertes ». Ce véhicule est issu d’une réflexion commune avec Crédit Agricole Assurances, qui permet de participer au financement de la transition énergétique tout en bénéficiant des attraits de l’investissement sur les actifs réels. 

L'offre « Amundi Energies Vertes » est accessible en Unité de Compte (UC) dans les contrats d’assurance vie, qui permettent d’investir directement dans des infrastructures vertes. Cette classe d’actifs présente l’intérêt d’être décorrélée des marchés traditionnels en actions et obligations.

Investir en zone euro

« Amundi Energies Vertes » est une Société par Action Simplifiée à capital variable (SAS) qui investit dans des fermes solaires et éoliennes et des installations hydrauliques en zone euro. Ces infrastructures ne présentent pas de risque de développement. Cela signifie qu’au moment de l’investissement, toutes les autorisations et les permis ont été obtenus et purgés de recours et tous les contrats clés du projet ont été signés.

Ces fermes — d’une durée de vie technique minimum de 30 ans — bénéficient en outre d’un contrat de rachat de leur production à prix fixe, néanmoins partiellement indexée à l’inflation, pendant une durée de 20 ans post achèvement. La performance du produit résultera ainsi des revenus liés à la production d’énergie de son portefeuille d’infrastructures et de l’évolution des marchés de production énergétique français et européen.

Transition énergétique

« Amundi Energies Vertes » accompagne la transition énergétique face aux enjeux d’approvisionnement en énergie, d'évolution des prix, de l’épuisement des ressources et de la protection de l’environnement. Sa démarche est encadrée par la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) du 17 août 2015. Cette loi engage citoyens, entreprises, territoires et pouvoirs publics dans un nouveau modèle énergétique.

Elle fixe des objectifs ambitieux à moyen et long terme de production et de consommation : réduire l’émission de gaz à effet de serre de 50 % en 2030 par rapport à 1990 (grâce à la mobilité propre, la baisse des énergies fossile, etc.), diminuer de 35 % la consommation d’énergies fossiles par rapport à 2012 et amener à 36 % la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2030 comparé aux 15 % d’aujourd’hui.

Rendre l'offre accessible

« Nous avons voulu, avec Amundi Energies Vertes, rendre accessible aux clients particuliers l’investissement direct dans les énergies renouvelables réservé habituellement aux clients institutionnels et répondre à la demande des épargnants de participer à la transition énergétique », précise Matthieu Poisson, Directeur des investissement Infrastructures. La souscription est réservée aux compagnies d’assurance.

« Amundi Energies Vertes » n'est donc accessible à l'épargnant qu’au travers d’un contrat d’assurance vie. L'offre est disponible dans les contrats d’assurance vie de Predica à destination des clients Banque Privée des Caisses régionales du Crédit Agricole et de LCL Banque Privée. C'est un investissement de long terme — durée de placement de 8 ans minimum, avec possibilité de rachat dès la 9e année. Elle vise un rendement cible de 4 % net de frais non garanti.

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Livret A : près de 4 milliards d’euros de collecte en mai 2020, le dégonflement reporté à des temps meilleurs

Philippe Crevel
La crise sanitaire liée au Covid-19 a favorisé l'épargne de précaution des Français. Comment restaurer la confiance des consommateurs ? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, partage son analyse.
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Résidences étudiantes : un placement sûr et rentable pour préparer sa retraite

Jean-Michel Naigeon et Pascal Ollive
Investir dans les résidences étudiantes offre l’opportunité de se constituer un patrimoine immobilier et de percevoir des revenus pérennes. Profitant d’un marché mature et d’avantages fiscaux non négligeables, cette classe d’actifs alternative constitue une réelle opportunité en termes de rendement et de sécurité du capital investi. Un investissement de long terme qui représente aussi un excellent moyen de préparer sa retraite.
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PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

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France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

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Covid-19 et confinement : quels impacts pour la gestion de patrimoine ?

Guillaume Piard
Depuis le mois de mars, les Français se sont découvert une passion pour la gestion de leur épargne. Certains l'ont placée en Bourse, d'autres ont préféré la sécuriser dans un contexte d'incertitudes. Une chose est sûre : en plein confinement, le « 100 % digital » s'est soudainement imposé. Les explications de Guillaume Piard, co-fondateur et CEO de Nalo.
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Fonds en euros : quelle place demain dans l’épargne des Français ?

Fidelity International — spécialiste des services de gestion de placements — dévoile ce mardi 9 juin les résultats de sa dernière étude, réalisée avec le cabinet Insight AM. L'enquête s'intitule « Fonds en euros : Quelle place demain dans l’épargne des Français - Regards croisés entre les épargnants et leurs conseillers financiers ». Elle a été menée dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, auprès de plus de 1 000 épargnants et 400 conseillers financiers et banquiers privés.

L'avenir du fonds en euros

Si le fonds en euros reste le placement privilégié des épargnants français dans le cadre de contrats d’assurance-vie, dont les encours s’élevaient à 1 741 milliards d’euros (fin mars 2020), la baisse de ses rendements a connu une sensible accélération. Les souscripteurs en assurance-vie se voient désormais davantage sollicités pour mobiliser leur poche en UC, en vue de compenser la baisse des rendements.

« Le marché français de l’épargne est indéniablement entré dans une phase de mutation sans précédent, et nécessite des réponses pour se préparer à un environnement où la recherche de rendement face à l’érosion des solutions établies et garanties devient ardue et perpétuelle », commente Christophe Gloser, Direxteur des ventes pour l'Europe continentale chez Fidelity International.

Des épargnants avertis

Contrairement aux idées reçues, une large part des épargnants français semblent disposer d’une culture financière. Près de 60 % des épargnants sont bien informés de la forte baisse des rendements du fonds en euros dans les contrats d’assurance vie.

Fidelity International note une prise de conscience de la majorité des épargnants ; 80 % se déclarent insatisfaits des rendements servis sur le fonds en euros, qui ne pourrait à lui seul délivrer une performance conforme à leurs objectifs de long terme. Par ailleurs, 50 % des épargnants interrogés souhaitent réagir à la prochaine baisse de rendements.

Les UC plébiscitées

Les épargnants avertis plébiscitent les UC comme solution alternative à la baisse des rendements du fonds en euros. Si différentes manières d’agir sont envisagées, près de 48 % sont favorables à la proposition d’accroitre leur part d’UC. Il pourrait sembler dès lors que l’aversion au risque de l’épargnant français ne soit qu’une légende urbaine.

C’est également ce pour quoi plaide l’analyse des types d’UC privilégiés avec un arbitrage au profit des actifs risqués et du rendement, qui ressort explicitement dans l’étude : 51 % des interrogés déclarent préférer se diriger vers des actions ou des actifs diversifiés et 35 % préfèrent des UC favorisant le rendement.

Quid de la baisse des marchés ?

Les répondants ont été sondés avant et pendant le confinement. L’évolution de leurs réponses donne aussi une analyse intéressante de leur comportement à l’égard du risque durant cette période : pendant le confinement, ils étaient 39 % à souhaiter accroitre leur niveau de risque via les UC (contre 48 % auparavant).

Cela peut se lire, soit par davantage de prudence — l’incertitude engendrée par la crise du coronavirus conduisant à un plus fort immobilisme — soit par le fait que les épargnants aient déjà profité pleinement de l’effet d’aubaine dans la première phase de baisse des marchés, phénomène aussi connu sous le nom de « achat au son du canon ».

L’effritement des marchés boursiers sur la première baisse (en amont du confinement) aurait été une opportunité pour ces investisseurs avertis d’accroitre la part d’UC dans leurs contrats. Ainsi, la seconde vague de baisse — correspondant au début de la phase de confinement — aurait-elle limité l’amplitude du mouvement. Par ailleurs, les UC Actions et Diversifiés se voient renforcées comme axe d’investissement privilégié.

Prudence et proximité

Côté conseillers, cet environnement de baisse des rendements du fonds en euros a permis une plus grande proximité avec leurs clients, en leur donnant l’opportunité d’apporter un conseil plus régulier et plus congru. L’étude montre que 87 % des conseillers considèrent avoir anticipé la dégradation des rendements dans les portefeuilles de leurs clients — ce qui explique la grande réactivité constatée de ces derniers.

Les distributeurs recommandent à leurs clients de renforcer leurs UC, à niveau égal avec l’investissement immobilier (66 %). L'étude relève des différences marquées entre type de distributeurs. Les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) plébiscitent fortement l’immobilier (69 % contre 44 % pour les conseillers de banques privées), alors que les banquiers privés s’orientent en faveur des UC (75 % contre 65 % pour les CGP).

Des aménagements en vue

Si les distributeurs considèrent largement le recours aux UC, leur appétence pour le risque est moins notable que celle de leurs clients en termes de sous-jacents. Les conseillers soulignent leur besoin d’une révision des gammes de supports en UC mises à leur disposition (65 %) de la part de leurs promoteurs, passant prioritairement par le déploiement de véhicules à risque limité (SRRI de niveau 2 ou 3), de véhicules immobiliers et de produits favorisant le rendement.

Les conseillers se prononcent également pour plus de personnalisation de la relation avec leurs clients dans ce contexte. Cela passe d'abord par un conseil plus prononcé et plus régulier (66 %). Un besoin d’accompagnement plus marqué des clients, à travers des explications claires sur le budget de risque utilisé, ressort également (44 %), tout autant qu’un besoin de suivi et de flexibilité sur des arbitrages en portefeuilles plus systématiques (44 %).

Des pistes de réflexion

Si les épargnants ont pris acte de la nécessité d’agir, l’attachement à la notion de garantie reste très ancré. Leur capacité à prendre du risque ne remet pas en cause leur volonté de conserver une garantie sur une partie conséquente des encours. Ils sont 27 % à être prêts à ne bénéficier que d’une garantie nette de frais — majoritairement le cas aujourd’hui — et 17 % à ne bénéficier d’une garantie qu’en cas de détention sur longue période. Les autres propositions, plus risquées, sont moins envisagées.

D’autre part, les résultats de l’étude démontrent qu’il existe deux types d’épargnants en France : ceux qui sont conseillés et donc avertis, et ceux qui nécessitent d’être mieux accompagnés pour ainsi étoffer leur culture aux produits d’épargne. 60 % des épargnants considèrent ne pas avoir reçu de proposition de solution alternative par leur établissement financier face à la baisse des rendements du fonds en euros, ce qui suggère des écarts face à l’accès au conseil en fonction des typologies d’épargnants.

Avec ces constats en tête, les distributeurs de produits d’assurance vie, aux côtés de leurs partenaires promoteurs, peuvent engager ou approfondir leurs réflexions pour réinventer la structure des produits d’épargne proposés à leurs clients, associant garantie et rendement. Les besoins en formation et en accompagnement des clients — au travers de la pédagogie et des outils digitaux — constituent également des pistes à approfondir ensemble pour répondre au besoin d’évolution du marché de l’épargne.

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