Grandes entreprises : les défaillances doivent-elles inquiéter les TPE-PME ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l'assurance-crédit pour les entreprises — a publié le 16 juillet dernier une note d'analyse (en anglais) sur la situation des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 50 M€) à travers le monde, suite à la crise économique liée au coronavirus. D'après Euler Hermes, le nombre de défaillances de grandes entreprises a très significativement augmenté dans le monde au T2 2020.

Décalages d'un secteur à l'autre

Le spécialiste de l’assurance-crédit relève 147 défaillances de grandes entreprises dans le monde au T2 2020, soit 73 cas de plus qu’au T2 2019 (+ 99 %). Le chiffre d’affaires cumulé des grandes entreprises défaillantes au T2 2020 atteint quant à lui, 106,9 Mds€ à l'échelle mondiale, soit une hausse de + 138 % par rapport au T2 2019. La majeure partie de la vague de défaillances n’arrivera qu’au S2 2020 en France et dans le monde, mais pour les grandes entreprises, elle est visiblement déjà arrivée.

« Certains secteurs sont plus directement exposés à la crise Covid-19, et l’ont donc subi bien plus fortement. Mais plus généralement, le choc d’activité lié à la crise a joué — et continue de jouer — un rôle d’accélérateur des fragilités structurelles de bon nombre de grandes entreprises. Et malheureusement, les mesures temporaires de soutien mises en place par les autorités ne sont pas suffisantes pour empêcher leur défaillance », explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles d’Euler Hermes.

Quels secteurs sont les plus affectés ?

La distribution occupe la première place, avec 37 défaillances relevées au T2 2020 (+28 cas par rapport au T2 2019). Suivent les services (24 cas au T2 2020, +17 par rapport au T2 2019), l’automobile (13 cas, +12) et l’énergie (17 cas, +8). Côté régions, les plus affectées par cette tendance sont l’Amérique du Nord (52 cas, +36) et l’Europe de l’Ouest (64 cas, +33). La tendance observée à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans ces secteurs et régions, a-t-elle de quoi faire trembler les TPE et PME ?

« Derrière cette résurgence des défaillances de grandes entreprises se cache le risque d’effet domino. Les plus petits fournisseurs sont souvent dépendants de quelques gros clients, et ils pourraient rapidement être affectés par les difficultés de leurs principaux partenaires commerciaux. Dans un contexte où la trésorerie de très nombreuses entreprises est sous pression, un seul incident de paiement pourrait fragiliser les plus petites structures. De quoi déclencher un scénario de défaillances en chaine, et un nouveau renforcement du risque d’impayés », précise Maxime Lemerle.

Et la France dans tout ça ?

Sur les 147 défaillances de grandes entreprises relevées à l’échelle mondiale au T2 2020, 20 proviennent de France. Une part conséquente (14 % du total), d’autant qu’il s’agit là aussi d’un chiffre en croissance. Euler Hermes relève 16 défaillances de grandes entreprises de plus au T2 2020 qu’au T2 2019. Le chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises défaillantes au T2 2020 est également en croissance : il atteint 4,4 Mds€, contre moins de 650 M€ au T2 2019.

Au niveau sectoriel, la distribution occupe également la première place en France, avec 8 défaillances de grandes entreprises au T2 2020. Suivent les services (7 cas) puis l’automobile (2 cas) et les équipements ménagers (2 cas). Pour rappel, Euler Hermes estime qu’au global, entre 2019 et 2021, les défaillances d’entreprises devraient croître de + 35 % à l’échelle mondiale et de + 25 % en France.

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Mission Tibi : LFDE va contribuer au financement d’entreprises technologiques

La Financière de l’Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % du groupe Primonial — annonce ce vendredi 31 juillet avoir été sélectionnée par le comité d’investisseurs institutionnels partenaires du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, afin de participer à la Mission Tibi. Il s'agit de favoriser l’investissement dans les technologies de rupture et le développement de fonds global tech en France.

Focus sur la mission Tibi

Actuellement, 22 investisseurs institutionnels et plus de 6 milliards d’euros sont engagés sur deux classes d’actifs, cotés et non cotés. Le comité des investisseurs institutionnels partenaires, présidé par Philippe Tibi, s'est réuni le 6 juillet 2020. Ses membres ont retenu 7 fonds cotés, dont « Echiquier Artificial Intelligence » géré par LFDE.

Parmi les critères d’éligibilité figuraient l’expertise de la société de gestion, la compétence des équipes de gestion, la diversification des investissements en termes de capitalisation boursière, la liquidité du portefeuille, une forte connaissance des entreprises et la prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Echiquier Artificial Intelligence

LFDE avait été la première société de gestion française à proposer une solution de stock-picking dédiée à l’intelligence artificielle, en juin 2018. « Echiquier Artificial Intelligence » est un fonds Global Tech à la dynamique prometteuse : le fonds a dépassé les 440 millions d’euros d’encours, avec une performance depuis le début de l’année de 45,0 % — contre - 5,3 % pour son indice de référence, le MSCI World NR EUR — et une performance cumulée depuis sa création de 74,8 % contre 11,9 % pour son indice.

« Le développement de fonds global tech domiciliés en France est un enjeu de Place auquel LFDE entend contribuer activement. Nous sommes très heureux de la reconnaissance de l’expertise de LFDE que constitue cette sélection ainsi que de la confiance que les investisseurs institutionnels nous renouvellent », déclare Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’Actifs de LFDE.

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Tourisme : Bruno Le Maire lance les « PGE saison » à partir du 5 août 2020

Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) « saison » — composante centrale du Plan tourisme annoncé par le Gouvernement le 14 mai dernier — sera disponible auprès des réseaux bancaires dès le 5 août prochain. Ce PGE saison capitalise sur toutes les forces du PGE classique : une distribution simple, de proximité, et donc massive.

S'adapter à l'activité saisonnière

Objectif, offrir aux professionnels des conditions plus favorables afin de répondre aux besoins d'une activité saisonnière. Le PGE saison est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée aux mesures sanitaires.

Dans le cas général, le plafond d'un PGE est fixé à 25 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos — ou 2 ans de masse salariale lorsqu’il s’agit d’une entreprise innovante ou de moins d’un an. Le PGE saison permet, pour une même entreprise, de lui substituer un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos. 

Besoins de trésorerie pris en charge

A titre d’exemple, le plafond maximum de PGE pour une entreprise très saisonnière appartenant au secteur de l’hôtellerie — telle qu’un camping, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur 3 mois — passera de 25 % à 80 % de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Les entreprises concernées et leurs banques pourront ainsi ajuster l’apport de financement, afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au recul d’activité.

« Le PGE saison vient renforcer le prêt garanti par l’Etat pour les entreprises et professionnels dont l’activité est saisonnière, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie ou du tourisme. Ces secteurs durement touchés par la crise bénéficieront d’un appui en trésorerie renforcé, adapté à leurs besoins. L’Etat a répondu présent dès le premier jour de la crise ; il continuera d’accompagner les secteurs en difficulté », déclare Bruno Le Maire.

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Assurances : Ardian acquiert le courtier Finaxy

Ardian — spécialiste mondial de l'investissement privé — annonce ce jeudi 30 juillet l’acquisition d’une participation majoritaire dans Finaxy, un courtier d'assurance français multi-spécialiste B2B et B2C. L'opération a été réalisée auprès d'Equistone Partners, un acteur majeur du capital-investissement en Europe sur le segment mid-market.

« Sur un secteur que nous connaissons bien, nous avons été convaincus par le positionnement de multi-spécialiste de Finaxy et par son potentiel de croissance organique à travers ses trois métiers. Sous le leadership d’Erick Berville, Finaxy a, en outre, participé avec succès à la consolidation d’un marché encore fragmenté et nous continuerons de soutenir et d’accélérer cette politique de croissances externes à ses côtés », déclare Alexis Lavaillote, Managing Director au sein de l'équipe Ardian Expansion.

Finaxy, stratégie de croissance

Fondé en 2009 sous la direction d’Erick Berville, Finaxy s’est hissé parmi les 10 premiers courtiers d'assurance en France à la suite de l’acquisition d’une participation majoritaire par Equistone en 2014. Positionné sur des produits de niche B2C et sur des expertises métier B2B, le groupe propose une troisième offre dédiée aux assureurs et aux bancassureurs.

Depuis sa création, le groupe connaît une forte croissance organique. Il mène également une stratégie active de croissances externes en France avec 27 acquisitions, dont deux en 2020. Actuellement, Ardian Expansion se concentre sur les entreprises en forte croissance, à la fois organique et par build-ups. Avec le soutien d’Ardian, Finaxy prévoit d’accélérer sa stratégie d’acquisitions et de renforcer sa position de courtier multi-spécialiste. 

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ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

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Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

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Trésorerie d’entreprises : Covid-19, quel impact sur les délais de paiement ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l’assurance-crédit — publie ce lundi 27 juillet sa dernière étude sur les délais de paiement, les besoins en fonds de roulement (BFR) et les stocks des entreprises. La filiale du groupe Allianz y présente ses prévisions pour la France et à l’échelle mondiale. Le document (en anglais) établit l’impact de l’épidémie Covid-19 sur les trois indicateurs cités ci-dessus, et dresse la liste des secteurs les plus à risque.

Hausse des délais de paiement

L’épidémie Covid-19 met la trésorerie des entreprises sous pression. A l’échelle mondiale, le besoin en financement des entreprises, mesuré par le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), augmentera de cinq jours en 2020 pour s’établit à 74 jours. En valeur, cela représente un BFR de 8 000 Mds USD, soit une hausse de +140 Mds USD par rapport à 2019. Côté français, le BFR des entreprises croîtra en 2020 de trois jours, pour s’établir à 69 jours.

Les délais de paiement, mesurés par l’indicateur Days Sales Outstanding (DSO), augmenteront de deux jours à l’échelle mondiale en 2020, pour s’établir à 66 jours. Ils augmenteront à nouveau de deux jours en 2021, pour s’établir à 68 jours. Une hausse qui intervient alors que les délais de paiement s’étaient assouplis en 2018 et 2019.

D’ici fin 2021, les délais de paiement auront augmenté deux fois plus que lors de la crise financière de 2008, principalement du fait de l’épidémie Covid-19. En France, les délais de paiement croîtront aussi en 2020, de deux jours, et atteindront 72 jours. En France comme dans le monde, le risque d’impayés est élevé.

Quels secteurs en tension ?

Les stocks des entreprises, mesurés par l’indicateur Days Inventory Outstanding (DIO), augmenteront de trois jours à l’échelle mondiale en 2020, après une augmentation déjà constatée en 2019 de un jour. Les stocks des entreprises françaises, quant à eux, augmenteront également cette année d'un jour supplémentaire.

Les transports, l’automobile, le textile et la distribution non-alimentaire demeurent les secteurs les plus à risque sur l’année en cours à l’échelle mondiale. Ils subiront les tensions les plus fortes sur leurs niveaux de liquidités en 2020, avec une rentabilité en recul.

Faute du soutien des banques ou des investisseurs dans les mois à venir, les entreprises de ces secteurs pourraient se retrouver vite démunies. La métallurgie et la construction apparaissent également fragilisées au regard de leur situation de trésorerie déjà serrée. En revanche, les secteurs pharmaceutique et agroalimentaire apparaissent comme les moins exposés.

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PME-ETI françaises : LFDE lance le fonds professionnel spécialisé NOVI Coté 2020

Dans le cadre de l’initiative Assureurs – CDC pour contribuer à la reprise de l’économie post crise sanitaire, La Financière de l’Echiquier (LFDE) annonce ce mardi 28 juillet le lancement du fonds « NOVI Coté 2020 ». Il s'agit d'un véhicule d'investissement professionnel spécialisé, dédié au soutien des PME et des ETI françaises. Dans ce cadre, LFDE lève 72M€.

« L'approche responsable, l'intégration exigeante des critères extra-financiers, l'attention portée à la dimension sociale du projet sont des priorités pour notre maison engagée en faveur de l'investissement responsable depuis trois décennies. Le lancement du fonds NOVI Coté 2020 s'inscrit résolument dans notre démarche responsable, ancrée dans le temps long », déclare Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué de LFDE.

Petites et moyennes valeurs

Après « NOVI 1 » lancé en 2015 — pour lequel LFDE gérait la poche cotée —, la société de gestion répond à nouveau à des enjeux collectifs, en concevant ce fonds qui repose sur son expertise historique de sélection de petites et moyennes valeurs. L'expertise ISR de LFDE se traduit dans ce fonds par des exclusions sectorielles renforcées et une approche extra-financière.

L'univers d'investissement de « NOVI Coté 2020 » est centré sur des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d'euros, avec maximum 25 % d'entre elles dont la capitalisation est comprise entre 1 et 2 milliards d'euros. Ces sociétés affichent un chiffre d'affaires (CA) compris entre 10 et 2 000 millions d'euros.

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Dividendes : l’ACPR incite à ne pas en verser jusqu’au 1er janvier 2021

Face au Covid-19, le Comité européen du risque systémique (en anglais European systemic risk board, ou ESRB) a adopté ce lundi 27 juillet une recommandation pour les institutions financières : établissements de crédit et sociétés de financement, entreprises d’investissement, contreparties centrales, organismes d’assurance et de réassurance.

Objectif, que ces dernières s’abstiennent jusqu’au 1er janvier 2021 de verser des dividendes à leurs actionnaires, de racheter des actions ou d’octroyer de nouvelles rémunérations variables aux principaux preneurs de risque en leur sein. Ceci afin de préserver leurs fonds propres et leur capacité à pleinement soutenir l’économie réelle durant la crise.

Continuité des recommandations

Lors de sa séance du 8 juillet 2020, le Collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a décidé de se conformer à cette recommandation, qui s’inscrit dans la continuité de ses précédentes communications du 30 mars et du 3 avril derniers sur les distributions de dividendes.

L’ensemble des institutions précitées soumises au contrôle de l’ACPR sont donc appelées à suivre la recommandation de l’ESRB. En ce qui concerne les banques directement sous le contrôle de la Banque centrale européenne (BCE), cette dernière a publié dans le même sens un communiqué de presse le 28 juillet 2020.

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Marchés européens et américains : une semaine très chargée

Alexandre Baradez
Après une fin de semaine dernière un peu plus nerveuse sur les marchés actions européens et américains, nous devrions assister à une semaine relativement agitée avec de nombreuses annonces attendues. Les explications d'Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés chez IG France.
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PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

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France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

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Banques centrales : où est passé tout l’argent ?

Martin Moryson
Les bilans des banques centrales augmentent à une vitesse sans précédent. L'inflation reste cependant maîtrisée. Comment est-ce possible ? Les explications de Martin Moryson, économiste en chef Europe chez DWS.
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AGCS nomme son directeur mondial de la ligne d’activité Alternative Risk Transfer

Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS) — spécialiste mondial en assurance des grands risques industriels — annonce ce jeudi 23 juillet la nomination de son directeur mondial de la ligne Alternative Risk Transfer d’Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS). Dans ce cadre, Grant Maxwell (50 ans) relèvera de Tony Buckle, membre du conseil d’administration et directeur de la souscription des risques industriels.

Depuis février 2019, Grant Maxwell anime l’équipe mondiale Alternative Risk Transfert (ART) à titre intérimaire. La ligne d’activité ART d’AGCS propose des solutions d’assurance et de réassurance structurées, notamment des solutions de fronting adaptées aux besoins spécifiques des entreprises.

Focus sur le parcours de Grant Maxwell

AGCS nomme son directeur mondial de la ligne d’activité Alternative Risk Transfer
Grant Maxwell

Grant Maxwell est diplômé de mathématiques et de statistiques actuarielles de l’université Heriot-Watt d’Édimbourg et membre de l’Institute and Faculty of Actuaries du Royaume-Uni. Au cours de sa carrière, il occupe différents postes de responsabilité dans le secteur de la souscription chez XL Capital, Gerling et St Paul Re.

Avant d'arriver chez AGCS, il travaille comme consultant en actuariat chez Tillinghast, unité de Willis Towers Watson. En mars 2008, Grant Maxwell rejoint AGCS. Il devient responsable régional ART pour l’unité régionale de Londres, puis responsable de la gestion des affaires ART à partir de février 2010. Depuis mai 2019, il exerce en tant que Responsable de la souscription et de la gestion du portefeuille d’ART.

Spécificité de l'Alternative Risk Transfert (ART)

ART est une ligne d'activité autonome d’AGCS créée en novembre 2019. Elle intervient dans le segment du transfert alternatif des risques avec la ligne d’activité Capital Solutions d’AGCS, spécialisée dans les titres assurantiels permettant le transfert de risques d’assurance aux marchés financiers. Les équipes régionales — au service des courtiers et des clients — bénéficient de l’accès à des experts dans le monde entier. En 2019, elle a émis près de 800 millions d’euros de primes brutes, y compris les primes en fronting.

Au-delà des produits classiques d’assurance, les activités ART soutiennent les entreprises à travers l’autofinancement de risques atypiques, le transfert de risques non-traditionnels ou le regroupement de lignes de couverture en un seul contrat pluriannuel. Elles attirent également les entreprises qui subissent une baisse du chiffre d’affaires due à des événements spécifiques sans dommages.

C'est le cas de la carence des fournisseurs, lorsque l’activité est arrêtée pour d’autres causes que l’incendie ou l’inondation. Sur ce marché en pleine expansion, les experts d’AGCS ont identifié cinq tendances principales dans le segment du transfert alternatif des risques. ART est également spécialisée dans les services de fronting mondiaux structurés et/ou la réassurance des programmes de captives (auto-assurance) pour les grandes entreprises, grâce au réseau mondial de sociétés et de partenaires locaux d’Allianz.

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