Pan-European II Private Debt : Muzinich & Co. annonce le troisième closing du fonds

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — annonce ce lundi 19 avril le troisième closing de son fonds « Muzinich Pan-European II Private Debt » à 342 millions d’euros. Le fonds finance la croissance des PME-ETIs dans le cadre de leurs projets d’acquisitions, d’expansions ou de transitions pour des entreprises familiales ou détenues par leurs fondateurs.

Les équipes locales de Muzinich & Co sont déployées à travers l’Europe pour assurer sur le terrain la recherche et l'origination de transactions. Ce fonds fait suite au closing réussi du premier fonds Pan-European Private Debt en 2018, pour un montant de 706,5 millions d'euros.

Attractivité de la dette privée

« L'intérêt des investisseurs pour la dette privée ne cesse de croître, car il s'agit de l'une des classes d'actifs susceptibles d'offrir un rendement supérieur à celui des investissements obligataires traditionnels. En tant que l'un des rares prêteurs privés concentrés sur le marché des PME-ETIs, nous pensons que nos équipes locales sont idéalement positionnées pour déceler des opportunités au sein d’un marché à la fois large et diversifié », déclare Kirsten Bode, Co-responsable de la dette privée paneuropéenne.

« Dans les circonstances exceptionnelles actuelles, et d’autant plus suite à la crise du COVID-19, de nombreuses entreprises européennes touchées par la pandémie auront besoin de solutions de financement flexibles. Nous pensons que notre réseau expérimenté et étendu de spécialistes locaux souligne notre forte empreinte en Europe et nous donne un avantage pour identifier des entreprises présentant des caractéristiques de crédit favorables », ajoute Rafael Torres, Co-responsable de la dette privée paneuropéenne.

Lancée en 2014, la plateforme de dette privée de Muzinich est actuellement composée de 37 professionnels de l'investissement répartis sur 12 sites en Europe, aux États-Unis et en Asie. La plateforme de la société affiche 1,9 milliard de dollars US d’engagements de capitaux et plus de 1,1 milliard de dollars US de capital investi et se concentre sur l’offre de solutions de financement flexibles aux entreprises de taille intermédiaire.

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Capital-risque : Cathay Innovation s’associe avec Seaya Ventures

Cathay Innovation — société internationale de capital-risque — annonce ce mercredi 14 avril signer un partenariat stratégique avec Seaya Ventures, société d'investissement espagnole. L’écosystème de Cathay Innovation rassemble investisseurs, startups et grandes entreprises. L'expertise de Seaya Ventures couvre l'Europe du Sud et l'Amérique latine. Ensemble, ils créent une plateforme pour soutenir la croissance des startups.

Stratégie de partenariat

Ce partenariat intervient après plusieurs années de collaboration et six co-investissements dans des sociétés espagnoles telles que Glovo, Savana, Housfy, Coverfy et Wallbox, ainsi que dans la fintech française Alma. Les deux partenaires s'engagent à financer les entreprises technologiques qui ont un impact positif, afin de créer des synergies naturelles.

Seaya comble le manque d'investissement en early stage (avant les Séries A et B ) en Europe du Sud et Cathay Innovation se spécialise dans l'accélération des start-ups en phase d’early growth à l'échelle mondiale. Dans le cadre de ce partenariat, Cathay Innovation prendra une participation minoritaire dans le capital de la société de gestion de Seaya.

Essor de la tech européenne

L'intérêt international des investisseurs et des startups pour l’écosystème technologique européen croît rapidement. Selon Pitchbook, 2020 a été une année record pour l’écosystème européen qui a généré un montant d’opérations de capital-risque de 43 milliards d'euros, dont les deux-tiers provenant d’investissements transfrontaliers.

L'objectif de cette collaboration consiste à renforcer une approche collaborative de l’investissement et de donner aux entrepreneurs un meilleur accès au financement mondial, au savoir-faire et aux partenaires potentiels afin de stimuler la croissance des startups. De plus, ce partenariat permettra à Seaya Ventures d'élargir sa stratégie au-delà de l'Europe du Sud, afin de devenir un investisseur européen de référence en early-stage.

Atouts du capital-risque

« Le paysage des startups en Espagne, comme dans de nombreux autres pays hispanophones, devient de plus en plus global. Comme nous l'avons vu au sein de notre portefeuille, à l’image de Glovo et Wallbox, la région attire davantage d'investissements transfrontaliers à mesure du développement rapide des entreprises sur les marchés mondiaux. Grâce à sa présence internationale et à son écosystème d'entreprises unique tous secteurs confondus, notre partenariat avec Cathay permettra aux startups d'accéder à des financements mondiaux et à des partenaires potentiels, de se développer à l'international et de devenir des leaders européens », déclare Beatriz Gonzalez, Fondatrice et Managing Partner de Seaya Ventures.

« Avec la mondialisation de la technologie, le capital-risque s'est développé partout dans le monde, mais il est encore largement cloisonné par région, ce qui limite le soutien et l'accès aux connaissances que les grandes entreprises peuvent apporter aux startups. C'est précisément la raison pour laquelle nous avons construit notre plateforme mondiale afin d’aider les entrepreneurs du monde entier à croître et à devenir des leaders, que ce soit sur leur marché domestique ou sur la scène mondiale », ajoute Jacky Abitbol, Managing Partner chez Cathay Innovation.

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Distribution de dividendes  : quo vadis ?

Thomas Meier et Christos Sitounis
En 2020, une baisse globale des dividendes d'environ 12 % a été enregistrée par rapport à l'année précédente. D'innombrables entreprises des secteurs cycliques ont même suspendu ou complètement supprimé ces dernières. Le point avec Thomas Meier & Christos Sitounis, Portfolio Managers des fonds MainFirst Global Dividend Stars & MainFirst Euro Value Stars chez Mainfirst AM.
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Deliveroo : après son IPO ratée, l’entreprise va-t-elle se remettre en selle ?

Cette semaine, Deliveroo rate son entrée en bourse à Londres. Malgré une valorisation de 7,6 milliards de livres sterling, la société cotée termine la séance en chute de plus de 26 %. Pourquoi l'entreprise britannique n'a-t-elle pas convaincu ? Son modèle peut-il se relever de cet échec ?
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Partenariat : le groupe Horizon et Urba Select créent Horizon Etudes

Le groupe Horizon — spécialiste du financement, de la conception, de la réalisation et de la commercialisation de projets immobiliers — annonce ce lundi 19 avril s'associer avec Urba Select, expert de la collecte et du traitement de datas immobilières. Ensemble, ces deux acteurs annoncent la création d’Horizon Etudes.

Stratégie de développement

Objectif de ce partenariat, réaliser l’étude de marché la plus précise possible, afin d’évaluer au mieux le chiffre d’affaires potentiel d’une opération immobilière. Le groupe Horizon et Urba Select associent leurs expertises afin de proposer des études fiables grâce à des données démographiques, sociologiques, urbaines et immobilières de qualité.

« Forts de nos différentes expériences et de notre connaissance du marché, nous avons additionné nos expertises afin de proposer aux professionnels de l’immobilier des études complètes et novatrices, indispensables à une prise de décision aviséeNotre objectif est de devenir un acteur de référence de l’étude de marché sur le territoire national », explique Morhad Hadji, dirigeant du groupe Horizon.

L'apport des data-sciences

Horizon Études se démarque avec un espace client qui simplifie la recherche. Sa cartographie dynamique qui regroupe l’ensemble des études commandées. Une analyse exhaustive de la captation de prospects — intégrant les flux des populations et les flux d’acheteurs — est fournie dans l’étude. Elle est livrée en moins d’une semaine avec des données analysées et vérifiées par une équipe d’experts formés à l’immobilier résidentiel.

« Horizon Études associe les datas-sciences à l’expertise métier de la commercialisation et nous permet ainsi de proposer les stratégies de positionnement les plus pertinentes en combinant les deux niveaux d’analyse? Nous réfléchissons sans cesse à trouver des indicateurs intelligents et donner du sens à nos données », déclare Clément Vanderperre, fondateur et CTO d’Urba Select. Le Groupe Horizon étoffe ainsi son offre de services.

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Neutralité carbone : Ivanhoé Cambridge s’engage à l’atteindre en 2040

Ivanhoé Cambridge — filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec— annonce ce mardi 20 avril un programme qui vise à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille international en 2040. Face à l’urgence climatique, et parce que le secteur de l’immobilier et de la construction représente près de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), la société accélère sa stratégie de décarbonation.

La portée de cet engagement concerne les cinq continents sur lesquels Ivanhoé Cambridge détient ses propriétés, en exclusivité ou au travers de partenariats, soit aujourd’hui environ 800 propriétés de classes d’actifs variées : immeubles de bureaux, bâtiments logistiques, centres commerciaux, unités résidentielles et hôtels.

Neutralité carbone

« Notre démarche vient également renforcer la résilience de nos actifs, car les investissements durables seront plus rentables à long terme. En droite ligne avec la mission d’Ivanhoé Cambridge d’avoir un impact positif sur les communautés où nous sommes présents, notre démarche environnementale participera significativement à l’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs », déclare Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge.

Ivanhoé Cambridge agit de manière proactive sur deux fronts : d’une part, les risques physiques provoqués par les changements climatiques ; et d’autre part les risques et opportunités liés à la transition vers une économie bas carbone. La société prend l’engagement d’atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’ici 2040. En 2025, un premier jalon de réduction de 35 % de l'intensité carbone devrait être atteint par rapport à 2017, avec une réduction de près de 20 % déjà atteinte en 2020.

Par ailleurs, Ivanhoé Cambridge augmentera ses investissements sobres en carbone de plus de 6 Mds$ canadiens (4 Mds€) d’ici 2025 par rapport à 2020. Depuis 2017, les investissements sobres en carbone de la société ont déjà progressé de près de 200 %, soit 14,6 Mds$ canadiens (9,73 Mds€) au 31 décembre 2020. Ces bons résultats permettent d’ores et déjà à Ivanhoé Cambridge d’accroître et de diversifier ses financements verts, dont les conditions sont en partie liées à l’intensité carbone de ses actifs.

Enjeux climatiques

La société s'engage à atteindre le zéro-carbone dès 2025 pour tous ses projets de développement. Les équipes travailleront sur la prise en compte du carbone associé à la construction — notamment les matériaux. « Nous visons à ce que la trajectoire carbone de notre portefeuille soit compatible avec l’Accord de Paris. Notre feuille de route combine des stratégies d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable, et d’investissement dans des actifs bas-carbone », indique Stéphane Villemain, vice-président, Responsabilité sociale d’entreprise.

Les principaux leviers seront d’améliorer l’efficacité énergétique de nos principaux actifs, de réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles et d’augmenter l’utilisation d’énergie renouvelable dans nos propriétés. Les enjeux climatiques sont intégrés dans l’analyse d'investissement d’Ivanhoé Cambridge pour toutes les nouvelles transactions ainsi qu’en gestion d’actifs. Les propriétés bénéficient d’un plan de résilience en lien avec les risques climatiques.

Ivanhoé Cambridge est noté 5 étoiles au sondage GRESB, ce qui place la société dans le top 20 % des participants GRESB à l’échelle mondiale. Avec un score de 89/100 pour son portfolio géré, Ivanhoé Cambridge se place au premier rang du groupe des centres commerciaux en Amérique du Nord pour la deuxième année consécutive. En outre, Ivanhoé Cambridge affiche la note maximaledans l’évaluation GRESB de sa gestion en matière de responsabilité sociale d’entreprise (leadership, politiques et reporting).

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TPE-PME : l’Ordre des experts-comptables appelle à renforcer le dispositif d’accompagnement

L'Ordre des experts-comptables — ordre professionnel qui regroupe les experts-comptables en France — réagit ce jeudi 1er avril dans un communiqué officiel aux annonces du Président de la République. Ce mercredi 31 mars, Emmanuel Macron a décidé d'étendre les restrictions de déplacement à l'ensemble du territoire de la France métropolitaine.

Vers un dernier confinement ?

Cette décision s'appliquera à compter de ce samedi 3 avril au soir, pour une durée de quatre semaines. Par ailleurs, le Chef de l'Etat a également annoncé la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées. Cette décision « renverra à la maison près de 7 millions d’élèves et contraindra au télétravail les salariés », pointe l'association.

Face à ce « nouveau confinement généralisé du territoire » qu'il espère être le dernier, l'Ordre des experts-Comptables estime qu'il faut « poursuivre et renforcer le soutien aux TPE-PME et ne pas perdre le bénéfice des sacrifices déjà consentis. Le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables représente une profession essentielle au cœur de l'économie et qui accompagne 3,5 millions de TPE-PME au quotidien ».

Accompagner les TPE-PME

Dans ce cadre, le rôle de l'expert-comptable devient essentiel. « Nous sommes une vigie privilégiée de la situation économique de notre pays », martèle Lionel Canesi, Président de l'Ordre des experts-comptables. Il appelle désormais le Gouvernement à :

  • mettre en place une indemnité partielle pour les dirigeants de TPE-PME. « Ils sont les oubliés de cette crise : le chômeur a son chômage, le salarié a son activité partielle et le dirigeant n’a plus rien pour vivre. Nous devons sauver nos restaurateurs, nos artisans, nos acteurs de l’évènementiel et de la culture, et toutes les TPE/PME qui n’arrivent plus à survivre », prévient Lionel Canesi.
  • identifier et isoler les « dettes Covid » des TPE-PME et les étaler sur 10 ans afin d’éviter des défaillances massives et préparer la relance. Lionel Canesi appelle à « préparer un véritable choc de consommation afin de libérer l’épargne accumulée ces deniers mois par les Français et ainsi créer l’étincelle qui allumera le feu de la relance ».

« La relance de l’économie française est une cause nationale dans laquelle les experts-comptables veulent prendre toute leur part. La relance est aussi dépendante de nos comportements individuels, chacun d’entre nous doit faire preuve de patriotisme économique : consommer local, c’est sauver l’emploi des Français », conclut le Président de l'Ordre des experts-comptables.

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EXCLUSIF / L’intégration de la compétence RSE : clé de voûte d’une finance plus responsable

Isabelle Mouret de Lotz
Les entreprises intègrent de plus en plus les enjeux de développement durable dans leur stratégie. Quel rôle la finance durable peut-elle jouer dans le processus RSE ? L'éclairage d'Isabelle Mouret de Lotz, consultante en recrutement Finance Durable chez Birdeo.
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PER : l’AFG publie son étude 2021 sur l’épargne salariale

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) — organisation qui représente les professionnels de la gestion pour compte de tiers — publie ce jeudi 18 mars son enquête annuelle à propos de l’épargne salariale et de l’épargne retraite collective d’entreprise en 2020. Il en ressort notamment ce quelques chiffres-clés :

  • 147 milliards d’euros d’encours sur les plans d’épargne salariale et plans d’épargne retraite d’entreprise ;
  • 22,5 milliards d’euros en épargne retraite collective d’entreprise ;
  • 1,15 millions de titulaires d’un PER Collectif pour 8 milliards d’euros d’encours ;
  • 13 140 euros d’épargne par bénéficiaire en moyenne.

11,2 millions de salariés

« La crise sanitaire n’a pas entamé la détermination des entreprises à mettre en place ou à faire évoluer leurs dispositifs d’épargne salariale et retraite. La loi PACTE et l’ensemble des mesures en faveur de l’épargne salariale et retraite ont un impact concret, permettant à plus de 11,2 millions de salariés de bénéficier d’un dispositif d’épargne », déclare Dominique Dorchies, Vice-présidente de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« Les Plans d’Epargne Retraite Collectifs se développent à bon rythme, représentant près de 35 % des flux de capitaux en épargne d’entreprise collective, après seulement un peu plus d’un an d’existence. La dynamique reste très positive sur les premiers mois de l’année 2021, mais sera à pondérer par les effets de la baisse attendue des résultats des entreprises sur les distributions de participation et d’intéressement », ajoute-elle.

PER, un bon cru en 2020

« Malgré la crise Covid-19, l’année 2020 est un très bon cru pour l’épargne salariale et l’épargne retraite d’entreprise avec l’essor du PER. L’année 2021 sera probablement marquée par une baisse sensible des sommes distribuées par les entreprises au titre de la participation et de l’intéressement à destination des salariés », explique Xavier Collot, Président de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« La prise de conscience collective des valeurs de l’investissement responsable s’accélère et l’épargne salariale et retraite n’est pas en reste. Enfin, les bonnes mesures du plan de Relance sur l’actionnariat salarié ainsi que le fort développement des fonds labellisés Relance seront des leviers à activer en 2021 ! », se félicite-il.

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Trésorerie des entreprises : la Cour des comptes tire des leçons de la crise sanitaire

Ce jeudi 18 mars, la Cour des comptes publie son rapport public annuel 2021. L'institution fait le bilan de la gestion financière de la crise sanitaire, tout en émettant des recommandations pour contrer les risques de fraudes.
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Transition écologique : Eurazeo lance le fonds « Article 9 » pour le secteur maritime

Eurazeo — groupe d'investissement mondial — annonce ce mardi 20 acril le lancement du fonds thématique « Sustainable Maritime Infrastructure » qui financera dans le secteur maritime des infrastructures et des technologies plus respectueuses pour l’environnement.

Le fonds aura ainsi pour objectif le développement durable au sens de l’article 9 du règlement (UE) 2019/2088 (dit « règlement Disclosure »). Il participera directement au déploiement d’O+, la stratégie ESG du Groupe dont l’un des piliers est l’atteinte de la neutralité nette carbone d'ici 2040.

« De nombreux investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de programmes d’investissement ayant un impact concret dans la décarbonisation et la transition écologique. Le fonds « Sustainable Maritime Infrastructure » se distingue par une protection du capital renforcée », déclare Christophe Bavière, membre du Directoire d’Eurazeo.

300 millions d'euros

90 % des marchandises mondiales sont transportées par la mer. La transition du secteur maritime constitue donc un enjeu crucial dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le fonds financera en priorité trois types d’infrastructures : navires dotés de technologies de pointe plus respectueuses de l’environnement, équipements portuaires innovants, et actifs contribuant au développement des énergies renouvelables en mer.

Il accompagnera une cinquantaine d’infrastructures européennes qui soutiendront la transition de l’économie maritime vers une économie neutre en carbone à l’horizon 2050, en alignement avec l’ambition annoncée dans le cadre du « Green Deal » européen. Plusieurs investisseurs souverains et institutionnels de renom ont déjà confirmé leur participation dans le fonds, dont la taille cible s’élève à 300 M€.

Ce fonds de leasing — qui sera géré par Idinvest Partners — présentera pour les investisseurs un profil de risque particulièrement sécurisé par la détention des actifs en propre. A travers des opérations de financement d’actifs, il générera des distributions trimestrielles issues des loyers perçus et bénéficiera d’un SCR (Solvency Capital Requirement) inférieur à 10 %.

Réduire les émissions

Depuis le 1er janvier 2020, en vertu de la nouvelle réglementation de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) sur la réduction de la teneur en soufre des carburants (0,5 % au lieu de 3,5 %), les compagnies maritimes doivent réduire significativement leurs émissions.

Cette réglementation s’inscrit dans la stratégie globale de l’OMI et vise à réduire les émissions totales de GES du secteur du transport maritime d’au moins 50 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2008. Le fonds participera à la réduction des GES ainsi qu’à celle des émissions d’oxydes de soufre (Sox) et d’oxydes d’azote (NOx), qui sont très nocives pour la qualité de l’air.

Les réductions d’émissions permises par les investissements du fonds seront mesurées grâce à des indicateurs quantitatifs. La méthodologie utilisée a été revue par des experts indépendants. L’évaluation des émissions réduites fera l’objet d’un audit externe annuel. Le label LuxFLAG a été décerné au fonds en janvier 2020. L’obtention de ce label reflète la prise en compte des critères ESG à chaque étape du processus.

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Contrôle fiscal 2020 : Bercy en a réalisé plus de 365 000, malgré la crise sanitaire

Le ministère de l'Économie et des Finances de la République française (Bercy) publie ce mardi 20 avril une note sur les résultats du contrôle fiscal en 2020. Dans un contexte de crise économique et sanitaire, Bercy poursuit sa la lutte contre la fraude fiscale. Les opérations de contrôle et les procédures de recours après contrôle ont été suspendues entre mars et juin 2020. Ils ont repris progressivement entre juillet et septembre 2020.

Plus de 365 000 contrôles

Face à la crise sanitaire, les agents chargés du contrôle fiscal ont été mobilisés pour appuyer les mesures de soutien à l’économie : début 2021, plusieurs centaines d’agents du contrôle fiscal sont mobilisés sur d’autres missions, dont une cinquantaine au sein de la cellule dédiée pour traiter les aides les plus importantes du Fonds de solidarité. 365 200 contrôles ont été menés en 2020 malgré le contexte sanitaire (-17 % par rapport à 2019).

Le montant des sommes mises en recouvrement a ainsi diminué de 30 % pour atteindre 8,2 Mds€.  Compte tenu de la difficulté à organiser des contrôles directement au sein des entreprises, la priorité a été donnée aux contrôles sur pièces, dont le nombre n’a diminué que de 5 % par rapport à 2019. En 2020, les encaissements suite à contrôle fiscal atteignent 7,79 Mds€ soit un niveau proche de ceux de l’année 2018 (7,73 Mds€).

Le recouvrement des sommes dues après contrôle s’est amélioré avec un taux brut de recouvrement passant de 51 % à 59 %. L’activité juridictionnelle s’est également maintenue malgré la situation sanitaire : 1 484 dossiers d’escroquerie ou de fraude fiscale démontrée ou présumée ont conduit à une saisine de l’autorité judiciaire. Le nombre de procédures de « police fiscale » (présomptions caractérisées de fraude) se maintient.

Face à la crise sanitaire...

En 2020, la crise sanitaire a appelé « une attitude bienveillante des services de contrôle à l’égard des contribuables de bonne foi qui se trouvaient en grande difficulté financière », rappelle Bercy. Dès l'été 2020, les contrôles ont privilégié les dossiers frauduleux ou ceux encadrés par des délais légaux. Le contrôle des personnes physiques non affectées par la crise, notamment dans le domaine patrimonial (successions, IFI, etc.), et celui des dispositifs d’urgence ont été privilégiés.

S’agissant du fonds de solidarité, 43 500 contrôles a posteriori ont conclu à des versements indus pour 64 M€ entre avril 2020 et avril 2021. L’action de contrôle a priori a permis d’éviter des paiements immédiats pour près de 1,8 million de demandes. La priorité a été donnée à la programmation des contrôles sur la base de l’analyse de données de masse (datamining) : le nombre de dossiers identifiés a augmenté de 50 % (150 000 dossiers, contre 100 000 en 2019) et cette méthode de programmation représente désormais près d’un tiers des contrôles contre 22 % en 2019.

Aujourd’hui, une centaine de modèles statistiques ou de requêtes correspondant à autant de risques fiscaux ont été construits et permettent de détecter des fraudes graves, des incohérences ou de simples erreurs. Les enjeux de soutien aux entreprises ont permis d’aller plus loin, en 2020, dans la construction de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale en approfondissant la dynamique de transformation du contrôle fiscal.

...transformer le contrôle fiscal

Le nombre de contrôles qui se sont conclus par une acceptation du contribuable a encore progressé en 2020. En particulier, les régularisations en cours de contrôle ont représenté près de 40 % des contrôles à distance (+11 points) et 17 % des contrôles dans l’entreprise (+2 points) : cela représente 2,1 Md€ de droits et intérêts régularités depuis le 1er janvier 2019. Le nombre de transactions dans le cadre d’un contrôle sur pièces a également progressé de 41 % (555 transactions).

L’application systématique de la garantie fiscale dans tous les dossiers éligibles amplifie le dialogue avec les contribuables  et renforce la sécurité juridique. Ce mécanisme par lequel  l’administration accorde une garantie sur les points examinés dans le cadre d’un contrôle et n’ayant pas donné lieu à rectification, concerne près de deux entreprises vérifiées sur trois.  

« 2020 n’a pas été une année noire pour le contrôle fiscal : au contraire, les nouveaux impératifs de soutien aux entreprises ont accéléré sa transformation. Les moyens déployés pour lutter contre la fraude, notamment par le traitement des données de masse, ont permis de cibler davantage les contrôles tout en consolidant les acquis de la nouvelle relation de confiance entre les usagers et l’administration fiscale », conclut Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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Occitanie : IRDI Capital Investissement fusionne ses fonds IRDI et SORIDEC

IRDI Capital Investissement — spécialiste du capital-investissement, partenaire des entrepreneurs du Sud-Ouest de la France — annonce ce lundi 15 mars la fusion de ses fonds IRDI et SORIDEC. En 2016, ces deux acteurs régionaux du capital investissement se rapprochaient pour créer la société de gestion IRDI SORIDEC Gestion.

Lors de leur assemblée générale en février 2021, les deux fonds IRDI et SORIDEC ont acté leur fusion — dorénavant baptisée IRDI/SORIDEC pour 200 M€ d'actifs nets réévalués. Le nouvel ensemble reste géré par la société de gestion IRDI SORIDEC Gestion, qui profite de cette étape pour se renommer IRDI Capital Investissement.

Fonds « evergreen » de 200 M€

Parallèlement, le fonds MPCroissance augmente ses fonds propres et devient IRDI Capital Croissance en élargissant sa zone d'intervention à l'ensemble de la région Occitanie. Le renforcement de ses moyens d'intervention conforte le rôle majeur d'IRDI Capital Investissement dans le développement économique des régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine.

Ce fonds IRDI/SORIDEC intervient auprès de PME/ETI déjà existantes, pour financer des projets de développement organique ou de croissance externe, notamment dans les principales filières industrielles et économiques présentes sur les 2 régions.

Il a également vocation à accompagner les opérations de transmission d'entreprises et de recomposition de capital dans une logique de croissance. Qualifié d' « evergreen » le fonds IRDI/SORIDEC présente la particularité de pouvoir accompagner les projets d'entreprises sur la durée de manière adaptée grâce à sa logique de capital patient.

Avec des tickets de 500 K€ à 12 M€, IRDI/SORIDEC intervient toujours en tant qu'actionnaire minoritaire de l'entreprise ou parfois en position majoritaire dans le cadre de co-investissement avec des confrères.

PME de la région Occitanie

MPCroissance devient IRDI Capital Croissance et accompagne dorénavant les PME de l'ensemble de la région Occitanie. Ce fonds de capital investissement de proximité intervient également en tant qu'actionnaire minoritaire avec des tickets de 100 000 € à 1 M€ dans des PME de moins de 8 M€ de chiffre d'affaires.

IRDI Capital Croissance (I2C) investit dans des entreprises en croissance avec un cœur d'activité portant sur l'accompagnement en fonds propres des dirigeants et repreneurs de PME.

A cette occasion, le fonds voit ses capitaux propres augmenter de 16 à 20 M€ avec la participation de deux actionnaires historiques que sont la Région Occitanie et IRDI ainsi que l'entrée de deux nouveaux actionnaires d'Occitanie Est — à savoir La Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon et la Banque Populaire du Sud.

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Baromètre des Experts-comptables : quel bilan en 2020 pour les TPE-PME ?

Cette semaine, l'Ordre des Experts-Comptables présente son Baromètre économique 2020 / TPE-PME. Objectif, dresser une première évaluation par secteurs et par régions de l’impact économique de la crise sanitaire sur ces entreprises. Quel rôle l'expert-comptable va-t-il prendre dans cette configuration ?
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