Allemagne : un écart historique entre le secteur manufacturier et le reste de l’économie

Julien-Pierre Nouen
La dernière publication des indices PMI en Allemagne indique un écart inhabituel avec le reste de l'économie. Comment comprendre cette divergence, spécifique au pays de Goethe ? Julien Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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Economie mondiale : quatre divorces et un enterrement

Igor de Maack
Ces dernières années, l'économie mondiale a connu plusieurs bouleversements majeurs. Les investisseurs restent pourtant confiants sur les marchés actions américains et européens en 2019. Quels sont les mécanismes macroéconomiques à l'œuvre ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA Finance, partage son analyse.
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Le secteur de la chimie annonce-t-il un futur ralentissement économique ?

John Plassard
Le Groupe BASF et la fédération allemande des industries de la chimie (VCI) ont abaissé leurs prévisions pour 2019. Avec les récentes annonces, devons-nous nous attendre à un ralentissement économique ? John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud, partage son analyse.
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Fraude fiscale : l’Etat crée le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF)

Le service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) a été créé ce lundi 1er juillet 2019. Issu de la transformation du service national de douane judiciaire (SNDJ), il réunit au sein d’une seule structure l’expertise des officiers de douane judiciaire et des officiers fiscaux judiciaires. Le siège du service d’enquêtes judiciaires des finances est situé à Ivry-sur-Seine. La première promotion d’officiers fiscaux judiciaires a été formée durant le premier semestre 2019 à l’École nationale des douanes de Tourcoing.

https://twitter.com/GDarmanin/status/1146417300570066945

Une expertise fiscale, douanière ou financière

Placé sous la co-tutelle du directeur général des douanes et des droits indirects et du directeur général des finances publiques, il est dirigé par un magistrat de l’ordre judiciaire et peut être saisi, notamment, par le Parquet National Financier (PNF) dans le cadre de dossiers nécessitant une expertise fiscale, douanière ou financière.

Le service d’enquêtes judiciaires des finances est composé de 266 enquêteurs habilités dont 241 officiers de douane judiciaire et 25 officiers fiscaux judiciaires. Ces agents sont spécialement habilités à exercer des missions de police judiciaire et disposent de toutes les prérogatives mises à leur disposition par le code de procédure pénale.

Lutter contre la délinquance économique

« La création du service d’enquêtes judiciaires des finances est la réponse cohérente de l’État dans l’accélération de la lutte contre la grande délinquance économique et financière en mettant en commun les cultures douanières et fiscales et en capitalisant sur l’expertise et les ressources de ces personnels ayant déjà fait leurs preuves », déclare Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes publics.

La fraude fiscale prive chaque année l’État de ressources importantes. Pour répondre à ce défi, la loi relative à la lutte contre la fraude publiée le 24 octobre 2018 prévoyait — outre un renforcement de l’arsenal pénal — l’affectation d’officiers fiscaux judiciaires au sein du nouveau service spécialisé dans la répression de la délinquance fiscale.

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Services financiers : 700 emplois créés en juillet 2019, d’après une étude ADP

Le secteur des services financiers et de l'assurance a enregistré la création de 700 emplois en juillet 2019, selon les résultats du Rapport National sur l’Emploi en France publié ce 22 août par ADP. Ce rapport mesure chaque mois la croissance de l'emploi salarié du secteur privé — hors agriculture — en France métropolitaine. Cela porte à près de 3 800 le nombre d'emplois créés dans ce secteur depuis début 2019. 

Produit par ADP Research Institute en collaboration avec Moody’s Analytics, ce rapport fournit une indication mensuelle des tendances du marché du travail fondées sur des données réelles liées à l'emploi. Il est réalisé à partir des statistiques d’effectifs déclarés des clients français d’ADP, qui gère, chaque mois plus de 3 millions de fiches de paie de salariés en France.

Croissance soutenue des emplois

« Nous constatons une croissance soutenue des emplois au mois de juillet », déclare Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse. « Les principaux moteurs de cette croissance sont les services aux entreprises et le commerce tandis que l’industrie, les transports et le secteur de l’immobilier montrent des signes de faiblesse. Depuis le début de l'année ce sont près de 60 000 créations nettes d'emploi que nous avons enregistrées dans le secteur privé en France » ajoute-il.

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Fusion-acquisition : la clé pour doper ses performances environnementales ?

D'après une récente étude, publiée en juin 2019 par le Centre de recherche pour les fusions-acquisitions de la Cass Business School à Londres, les performances environnementales d’une entreprise s’améliorent après une opération de fusion-acquisition réussie. Elle s'intitule Green Business : The Environmental Impact of M&A (en anglais) — soit en français « Economie verte : l’impact environnemental des fusions-acquisitions ». L'étude a été menée par le Professeur Scott Moeller et le Docteur Zhenyi Huang.

L'étude évalue l’évolution des performances environnementales suite à une opération de fusion-acquisition, et les effets positifs de cette évolution sur le standard environnemental de l’entreprise. Les chercheurs ont travaillé à partir d'un échantillon d'opérations d'acquisition de sociétés américaines cotées en Bourse, issu de la Securities Data Company (SDC) de Thomson Reuters. Ces opérations — toutes réalisées entre 1996 et 2013 — impliquaient une valeur transactionnelle supérieure à 1 M$ avec changement de direction.

Les effets de la fusion-acquisition

De cette étude, il ressort quatre conclusions importantes :

  • Avant l’annonce de la transaction, l’acquérant possède en moyenne un standard environnemental plus élevé que celui de la cible de l’acquisition ;
  • D’une manière générale, une fois l’opération réalisée, les performances de l’acquérant s'améliore par rapport au standard relevé avant l’opération ;
  • Les meilleures performances financières réalisées par l’acquérant après une opération contribuent à une évolution positive des scores environnementaux. Cela démontre l’importance de posséder des ressources économiques pour pouvoir prendre des engagements relatifs à l’environnement ;

Comment générer de la valeur

Selon Zhenyi Huang — chercheuse et auteur principal de l'étude — le rapport est publié dans le contexte d’une prise de conscience grandissante du gouvernement et de la société concernant l’importance des problèmes environnementaux, tels que le changement et le réchauffement climatique ou la pollution. C’est pourquoi l’étude a une signification importante pour les entreprises impliquées dans des opérations de fusions-acquisitions.

Les obstacles à l'intégration peuvent empêcher de retirer les bénéfices escomptés de l'opération. « Si on réussit à surmonter ces défis et à générer de la valeur, les ressources économiques ainsi créées peuvent être utilisées pour améliorer le standard environnemental de l’entreprise, et engendrer des retombées positives », déclare Zhenyi Huang. Les entreprises et les directeurs qui prévoient des opérations de fusions-acquisitions devraient prendre en considération, dès le début de l’opération, les pratiques et les standards environnementaux de l’acquérant et de la cible de l’acquisition.

L’acquisition de Wyeth par Pfizer

L’une des entreprises utilisées comme étude de cas dans le rapport reprend l’acquisition de Wyeth par Pfizer Inc pour 68 milliards de dollars. Sur la base des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), publiés par la base de données MSCI ESG KLD STATS, Pfizer avait avant l’acquisition un score environnemental et un score ESG global de deux.

Dans le cadre de ses pratiques environnementales, Pfizer avait obtenu un score de un pour ses politiques relatives au changement climatique, et un score de deux pour son système global de gestion environnementale. Ces scores positifs indiquent que les forces l’emportent sur les faiblesses dans ces domaines.  Le score de Pfizer relatif à sa réglementation environnementale a été de moins un, ce qui indique une faiblesse de l’entreprise dans ce domaine.

Trois ans après la réalisation de l’opération, et avec une meilleure performance financière, Pfizer a amélioré son standard environnemental, obtenant un score de 4, et un score ESG global de 8. Cette amélioration des scores ESG globaux et environnementaux de Pfizer reste dans la lignée de ses politiques internes relatives à la responsabilité sociale de l’entreprise, qui considèrent la gestion des critères ESG comme l’un des principaux objectifs de l’entreprise, conformément à ce qui a été évoqué dans leur rapport annuel.

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Le Libra : vers la disparition des monnaies nationales au profit de monnaies privées ?

Alexandre Hezez
D'après Facebook, sa nouvelle monnaie le Libra doit « favoriser le développement d’une devise et d’une infrastructure financière mondiales simples, au service de milliards de personnes ». Faut-il y voir la volonté du réseau social de court-circuiter les monnaies nationales ? Le Libra est-il une cryptomonnaie comme les autres ? Alexandre Hezez, Group Chief Investment Officer de Banque Richelieu, partage son analyse.
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Industrie 4.0 : le Gouvernement veut soutenir les investissements des PME

Agnès Pannier-Runacher — secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances — a reçu ce mardi 25 juin le rapport « Plateformes d’accélération vers l’industrie du futur : organisation, missions et financements des Centres techniques industriels (CTI) et Comités professionnels de développement économique (CPDE) ».

Ce texte a été rédigé par Anne-Laure Cattelot — députée du Nord — Bruno Grandjean — président de l’Alliance Industrie du Futur et président-directeur général du groupe REDEX — Jean-Pierre Tolo — dirigeant du groupe SIS — ainsi que par Julien Dubertret et Francois-Xavier Boell — membres de l’Inspection générale des finances — et Jean-Louis Sikorav et Ghislain Brocart, membres du Conseil général de l'économie.

Accompagner les PME

Le Premier ministre avait commandé ce rapport en octobre 2018, dans le cadre de la mission sur les plateformes d’accélération vers l’industrie du futur confiée à Anne-Laure Cattelot. Objectif, proposer des solutions concrètes aux chefs d’entreprises du secteur de l’industrie, qui font face aujourd’hui à deux défis majeurs : la transition vers une économie décarbonnée et plus circulaire, et la transformation numérique.

Le rapport démontre que face à ces mutations, les centres techniques industriels (CTI) et les comités professionnels de développement économique (CPDE) jouent un rôle essentiel d’accompagnement des PME, en particulier pour innover, acquérir la maîtrise des technologies de l’industrie du futur, se développer et s’internationaliser.

Vers des plateformes pilotes

Suite à la remise de ce rapport, le Gouvernement souhaite redéfinir un cadre de travail avec les CTI et les CPDE. Il s'agirait de réaffirmer leurs priorités stratégiques, avec de nouveaux contrat d’objectifs et de performance pour la période 2020-2022. Cette mesure permettrait d'accroître leur impact dans la transformation de notre industrie.

« Les plateformes d'accélération vers l'industrie du futur peuvent jouer un rôle clé pour inciter les entrepreneurs à investir, en leur permettant de mieux appréhender le retour sur investissement d'une technologie. Je souhaite pouvoir commencer en lien avec les Régions et dans le cadre du Pacte productif 2025 en cours d’élaboration par en installer trois ou quatre à titre de « pilote » pour bien valider le modèle et la vision, et permettre ensuite d’envisager avec succès un déploiement plus large », déclare Agnès Pannier-Runacher.

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Zone euro : adoption de la réforme du Mécanisme européen de stabilité

Bruno Le Maire — ministre de l’Economie et des Finances — a salué ce vendredi 14 juin l’accord obtenu pendant la dernière réunion de l’Eurogroupe. Pour rappel, les ministres des pays membres de la zone euro étaient réunis ce jeudi 13 juin à Luxembourg.

Cet accord concerne à la fois le budget de la zone euro, le filet de sécurité de l’Union bancaire et le Mécanisme européen de stabilité (MES). Ces avancées vont dans le sens des réformes de la zone euro proposées par Emmanuel Macron, et qui visent à consolider l'union monétaire de l'UE.

Un filet de sécurité en cas de crise financière

En ce qui concerne le MES, le recours à des lignes de précaution a été simplifié. Les pays en difficulté peuvent désormais y avoir recours de manière plus rapide et plus souple. Le MES joue le rôle de pare-feu en cas de crise, afin d’assurer la stabilité financière de la zone euro.

Les ministres des finances de la zone euro ont également mis en place un filet de sécurité (« backstop ») de 60 milliards d’euros. Cet outil vient compléter le fonds de résolution unique, pour stabiliser le secteur bancaire de la zone euro en cas de crise financière. Objectif, offrir aux épargnants une protection supplémentaires pour leurs économies et leurs dépôts.

Un budget de la zone euro opérationnel en 2021

Il aura fallu 2 ans de discussions et un premier accord franco-allemand — l’accord de Meseberg -— décisif pour servir de socle aux réflexions des 19 pays de la zone euro. Les ministres présents se sont entendus sur le budget de la zone euro. Ils ont défini la gouvernance, la structure, le fonctionnement et les priorités de ce budget.

Les étapes suivantes seront fixées pendant le prochain Sommet de la zone euro, qui se tiendra le 21 juin prochain. Au programme des discussions sur le Cadre financier pluriannuel, figurent les modalités précises de financement et la taille du budget. « Il y a un budget de la zone euro et il sera opérationnel en 2021. C’est une mini révolution. », affirme Bruno Le Maire.

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Europe : quel avenir pour la taxe sur les transactions financières ?

Du jeudi 13 au vendredi 14 juin, Bruno Le Maire — ministre de l'Economie et des Finances — est en déplacement à Luxembourg afin de participer aux réunions de l'Eurogroupe, ainsi qu'au Conseil des ministres de l’Union européenne pour les affaires économiques et financières (ECOFIN). Lors des réunions de l’Eurogroupe, les ministres prépareront le Sommet de la zone euro qui se tiendra le 21 juin prochain.

Les échanges se concentreront sur les modalités précises de fonctionnement du budget de la zone euro — ses objectifs, ses priorités et sa gouvernance — ainsi que sur la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES). Objectif, parvenir à un accord global sur l’approfondissement et la consolidation de la zone euro, conformément à l'annonce de décembre 2018.

Budget euro et taxe sur les transactions financières

Ce vendredi 14 juin se tiendra une réunion ministérielle pour les pays qui participent à la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières (TTF). Les ministres présents discuteront de l’affectation de la TTF au budget de la zone euro par les Etats qui le souhaitent, et des modalités du produit de la taxe. Ce sujet sera approfondi lors de la réunion de l’ECOFIN, pour informer des progrès des négociations.

Par ailleurs, les ministres discuteront des aspects économiques et financiers de la stratégie climatique à long terme de l’Union européenne, priorité clé de la France. Pour finir, ces réunions permettront également de suivre les conclusions du G20 Finances, qui s’est déroulé le week-end dernier à Fukuoka (Japon).

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Critères ESG : NN IP les intègre dans les deux tiers de ses encours sous gestion

NN Investment Partners (NN IP) gestionnaire d'actifs basé aux Pays-Bas annonce ce jeudi 22 août avoir renforcé son approche de l’investissement responsable afin d’y inclure une définition stricte de l’intégration des critères écologiques, sociaux et de gouvernance (ESG). « L’investissement responsable participe à la création de rendements attractifs pour nos clients selon leurs contraintes de risque, tout en contribuant positivement à la société dans son ensemble », indique la société de gestion dans un communiqué.

Renforcer les critères ESG

Afin de déterminer des standards élevés pour mesurer et documenter l’intégration des critères ESG dans ses analyses d’investissement, NN IP experts examine en premier lieu les enjeux prioritaires par entreprise, par secteur et par pays. Cette étape est suivie par une évaluation des performances de l’entreprise sur chaque aspect ESG pertinent. Les controverses et impacts éventuels sont mis en évidence lors de cette étape. Enfin, cette évaluation s'incorpore dans l'analyse d’investissement.

« Nous sommes convaincus des avantages apportés par l’intégration des facteurs ESG au processus d’investissement de nos stratégies d'actions, d'obligations et multi-asset. Se concentrer sur les facteurs ESG permet à nos analystes de dégager une valeur potentielle en identifiant les opportunités et/ou risques associés. Les gestionnaires de fonds utilisent ensuite ces données comme base de leurs décisions d’investissement », explique Valentijn van Nieuwenhuijzen, Directeur des investissements chez NN IP.

176 milliards d’euros sous gestion

Les critères ESG sont uniformément intégrés pour plus de la majorité (66 %) des encours sous gestion, pour un montant de 176 Mds€ d'encours sous gestion. Ce chiffre englobe les actifs que NN IP gère dans le cadre de ses stratégies durables et d’impact, pour un total de 17,4 Mds€ d’encours sous gestion. Les stratégies d’impact visent les entreprises qui apportent une contribution positive aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, avec 1,9 Mds€ d’encours sous gestion.

Les stratégies d’investissement NN IP dans lesquelles les facteurs ESG ne sont pas encore totalement intégrés sont entre autres des titres adossés à des actifs (ABS), des portefeuilles de dérivés et certaines stratégies multi-asset. Cette situation vient principalement de la nature de la classe d’actifs ou de la construction du portefeuille. NN IP s'engage à accroître le nombre d’actifs concernés par l’intégration ESG dans le processus d’investissement dès que c’est pertinent. Les restrictions qui émanent de régulations et/ou de la liste d’exclusion du NN Group restent applicables.

Recherches universitaires et génération d'alpha

Il s'agit de s'adapter à la demande des clients et de la société. Cela implique également de consacrer du temps et des ressources aux recherches universitaires, afin d’améliorer la qualité et l’intégration des données ESG dans le processus d’investissement et de renforcer le potentiel d’alpha. NN IP a ainsi mis en place un partenariat pluriannuel avec l’European Centre for Corporate Engagement (ECCE), centré sur l’amélioration de la génération d’alpha par le biais de l’intégration ESG.

En 2019, NN IP a aussi lancé un partenariat avec l’Université de Yale afin de mener une étude sur l’intégration des aspects ESG dans le processus d’investissement. Objectif, améliorer le profil rendement/risque des portefeuilles. En plus de ses collaboration avec des organismes universitaires, NN IP conduit ses propres études. Cadre d'investissement responsable et définition renforcée de l’intégration ESG marquent chez NN IP une étape importante dans le développement de son offre d'investissement responsable.

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PRI : DPAM obtient la note maximale A+ pour la 3e année consécutive

Degroof Petercam Asset Management (DPAM) — société de gestion active, aux encours de 35,9 milliards d'euros — annonce ce jeudi 22 août avoir obtenu la note maximale A+ pour la troisième année consécutive, dans le cadre de son évaluation pour les Principes pour l'Investissement Responsable (PRI) de l'ONU.

Soutenir le développement durable

Ces six Principes visent à promouvoir les meilleures pratiques afin d'encourager l'adoption des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et ainsi favoriser une industrie financière plus responsable et orientée vers le long terme. DPAM est signataire des PRI depuis 2011 et publie un rapport annuel obligatoire depuis 2013.

Les PRI encouragent l'engagement et interrogent les parties prenantes sur ce sujet en général et sur les stratégies relatives aux changements climatiques en particulier. « Le développement durable est au cœur de notre ADN. DPAM n'est pas seulement une entreprise engagée pour l’investissement responsable, mais aussi un concepteur et un fournisseur de stratégies en développement durable », explique Hugo Lasat, PDG de DPAM.

DPAM se distingue en conservant son A+

« C’est une grande réussite, surtout si l'on tient compte de l’exigence croissante du questionnaire au fil des ans, à mesure que les PRI relèvent les conditions d’éligibilité. Les PRI représentent aujourd'hui 2 450 signataires à travers le monde et 82 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion », précise Ophélie Mortier, Responsible Investment Strategist.

A+ est la meilleure note globale mais DPAM a également obtenu le maximum dans plusieurs domaines d'expertise. Pour l’ensemble des signataires, la note médiane (A) est restée stable au cours de la dernière année, sauf en ce qui concerne l'intégration des critères ESG, où la tendance est négative. La note médiane s'y est abaissée à B ces trois dernières années.

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Pays d’Asie émergente : où en est la croissance ?

Julien-Pierre Nouen
Fin mai 2019, les chiffres officiels montrent un ralentissement de la croissance dans les pays d'Asie émergente. Cette zone subit le contrecoup de la guerre commerciale sino-américaine. Quelles perspectives se dessinent pour les investisseurs ? Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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Numérisation de l’économie : l’OCDE veut résoudre les défis fiscaux

L'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) annonce ce vendredi 31 mai sa volonté de résoudre les défis fiscaux que soulève la numérisation de l'économie. L'OCDE s'est aussi engagée à poursuivre ses efforts pour parvenir à une solution de long terme, fondée sur un consensus d'ici fin 2020.

Dans cette optique, les 129 membres du Cadre inclusif sur l'érosion de la base d’imposition et le transfert des bénéfices (BEPS) de l’OCDE et du G20 ont adopté une feuille de route (en anglais). Ce programme de travail définit la marche à suivre pour aboutir à un nouvel accord mondial, destiné à taxer les entreprises multinationales.

Un programme de travail qui s'appuie sur 2 piliers

Le document a reçu l'approbation des 289 délégués présents à la réunion plénière du Cadre inclusif, qui s'est tenue les mardi 28 et mercredi 29 mai. Ces délégués venaient des 99 pays et juridictions membres de l'OCDE, ainsi que des 10 organisations ayant le statut d'observateur. Cette feuille de route sera présentée par Angel Gurria — Secrétaire général de l'OCDE — aux ministres des Finances du G20 pour approbation, lors de leur réunion ministérielle des 8 et 9 juin qui se tiendra à Fukuoka, au Japon.

Ce programme de travail s'appuie sur l'analyse de la Note politique publiée en janvier 2019 et sur l’issue de la consultation publique tenue en mars 2019. Il appelle à l'intensification des discussions internationales, et explore les problématiques techniques à résoudre autour de deux piliers.

  • Le premier pilier cherche à déterminer où l’impôt devrait être payé et sur quelle base (le « lien »). Il se penche aussi sur la partie des bénéfices à imposer dans les juridictions où se situent les clients ou les utilisateurs (la « répartition des bénéfices »).
  • Le deuxième pilier examine l'hypothèse d'un système pour s’assurer que les entreprises multinationales — dans l'économie numérique et au-delà — paient un niveau minimum d'impôt. Cet outil permettrait aux Etats de protéger leur assiette fiscale du transfert des bénéfices vers des juridictions à imposition faible ou nulle. Il vise à résoudre les problèmes identifiés par l’initiative BEPS de l’OCDE et du G20.

Vers un aboutissement des travaux en 2020 ?

En 2015, l’OCDE estimait que les pertes de recettes entraînées par les pratiques de BEPS pourraient s’élever jusqu’à 240 milliards de dollars américains, soit jusqu’à 10 % des recettes fiscales globales. La communauté internationale a ainsi créé le Cadre inclusif pour coordonner les mesures internationales, afin de lutter contre les pratiques de BEPS et d'améliorer les règles fiscales internationales.

D'après le Cadre Inclusif, le travail technique doit encore être complété par une évaluation de l'impact des propositions sur les recettes, la croissance et les investissements des gouvernements. Les pays qui ont participé à l'élaboration de la feuille de route espèrent un accord politique rapide — idéalement avant la fin de l'année 2019 — pour voir les travaux aboutir en 2020.

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