Gestion thématique : que je thème ?

Julie Lespinas
Face aux enjeux climatiques, les critères ESG prennent de plus en plus d'importance dans les portefeuilles. Le développement durable nourrit l'investissement thématique. Mais cette gestion combine-t-elle toujours performance et pertinence ? Julie Lespinas, responsable relations clientèle professionnelle chez Richelieu Gestion, partage son analyse.
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ISR : l’assurance vie en ligne EasyVie se dote d’un mandat d’arbitrage citoyen

L'assurance vie en ligne EasyVie — contrat du courtier EasyBourse de La Banque Postale — annonce ce mardi 25 février l'intégration d'un mandat d’arbitrage 100 % ISR avec « Easy Actions Citoyen ». Lancé en 2018 en partenariat avec CNP Assurances, EasyBourse renforce son engagement en matière de RSE face aux enjeux environnementaux, sociaux et ceux relatifs à la gouvernance d’entreprise (ESG).

Ce mode de gestion s’inscrit dans la stratégie de La Banque Postale pour une finance citoyenne et responsable : « Donner du sens à son épargne, au-delà des mots, c’est offrir à nos clients la possibilité de visualiser l’empreinte environnementale et sociale de leur investissement. Le mandat Easy Actions Citoyen répond à cette exigence à travers un produit d’épargne simple, utile et responsable », explique Yves Rakotomalala, président d’EasyBourse.

Organismes de Placement Collectif ISR

La nouvelle orientation de gestion « Easy Actions Citoyen » a été conçue à partir d’OPC qualifiés d’Investissement Socialement Responsable (ISR), qui ont reçu le label ISR d’Etat. Cette démarche répond à de fortes exigences en matière de méthodologie et de moyens, de transparence, de politique de vote, et de mise en évidence des impacts extra-financiers.

EasyBourse s’est appuyée sur la Gestion sous Mandat de BPE, la banque privée de La Banque Postale, en charge des autres orientations de gestion qui seront toujours disponibles, en complément, sur le contrat EasyVie. Accessible dès 500 euros, l’offre Mandat Citoyen bénéficie des frais de gestion identiques aux autres mandats, à savoir 0,15 %. 

Favoriser les critères extra-financiers

Cette orientation de gestion 100 % ISR permet d'investir son épargne dans des OPC à impact positif. Les clients recevront chaque semestre un rapport de gestion extra financier sur les critères ESG. Ce document contiendra des indicateurs destinés à démontrer l’impact positif du placement au regard du marché : émissions de CO2, consommation d’eau, nombre d’heures de formation des salariés, évolution des effectifs (etc.).

« Notre volonté de placer l'engagement ISR au cœur de notre politique d'investissement a favorisé l'émergence d'une offre dédiée et adaptée aux exigences de nos clients qui souhaitent donner du sens à leurs placements. Notre approche garantit le respect d'une double exigence : favoriser les critères extra-financiers, avec un degré de sélectivité élevé, et mesurer, à travers une communication semestrielle transparente, les impacts de nos investissements en termes d'ESG », déclare Frédéric Montagne, Directeur de la gestion sous mandat de BPE. 

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ESG : Sycomore AM et The Good Economy lancent une nouvelle métrique

Sycomore Asset Management (AM) — spécialiste de l’investissement sur les entreprises cotées — a annoncé le 5 février dernier avoir noué un partenariat de recherche avec The Good Economy, une équipe anglaise spécialisée sur les enjeux sociaux au service d’une économie inclusive. Objectif, développer une nouvelle mesure de la capacité d’une entreprise à contribuer à l'établissement d'emplois pérennes, de qualité et accessibles.

Répondre aux ODD de l'ONU

En 2015, les Etats membres des Nations Unies ont défini 17 Objectifs de Développement Durable (ODD). Cette feuille de route vise à mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et à garantir paix et prospérité économique. Les besoins sociétaux soulevés par ces ODD sont devenus des enjeux universels pour les gouvernements, chefs d’entreprise et investisseurs.

Selon un rapport émis par la Business & Sustainable Development Commission en 2017, l’atteinte des ODD pourrait générer des opportunités de marché d’une valeur de 12 trillions de dollars et créer 380 millions d’emplois d’ici 2030. L’ODD #8 portant sur la croissance économique et le travail décent — tel que défini par l’Organisation International du Travail (OIT) — joue ainsi un rôle fondamental dans l’atteinte des 16 autres ODD.

The Good Jobs Rating

En deux années de collaboration, Sycomore AM et The Good Economy ont ainsi développé la métrique « The Good Jobs Rating ». Elle permet de décerner un score compris entre 0 et 100 à chaque entreprise. La métrique repose sur trois dimensions :

  • Quantité : l’entreprise crée-t-elle des emplois ? Est mesurée la croissance des emplois de l’entreprise sur les trois dernières années, en absolu et par rapport à son secteur. S’ajoute à ces indicateurs une mesure du potentiel de création d’emplois indirects — l’effet multiplicateur de l’emploi — et induits.
  • Qualité & Inclusion : ces emplois sont-ils de qualité et accessibles aux personnes les plus vulnérables ? Faute d’indicateurs homogènes disponibles au sein de chaque entreprise, des indicateurs sectoriels sont utilisés pour refléter la capacité de l’entreprise à offrir des emplois de qualité : niveau de rémunération et équité salariale, sécurité de l’emploi, opportunités d’évolution, égalité hommes-femmes et inclusion des populations les plus touchées par le chômage que sont les jeunes, les personnes de plus de 50 ans et les personnes les moins qualifiées.
  • Géographie : ces emplois sont-ils situés dans les zones où il y en a le plus besoin ? Plus l’entreprise crée des emplois dans des régions où le niveau de salaire est bas et où le taux de chômage est important, plus sa note est élevée. Cette dimension géographique permet de valoriser les entreprises au regard du contexte socio-économique de leurs implantations géographiques. Cette dimension intègre également une composante dédiée à l’implantation géographique du siège social : sont valorisées les entreprises dont le siège est situé en dehors des grands pôles économiques.

Dialogue avec les entreprises

« The Good Jobs Rating » complète le modèle d’analyse fondamentale des entreprises de Sycomore AM. « Au-delà de la contribution sociétale des entreprises à travers leurs produits et services, la métrique permet d’évaluer la contribution des entreprises en tant qu’employeur et acteur économique des territoires où elles sont implantées », explique Christine Kolb, associée fondatrice de Sycomore AM.

En se basant notamment sur des indicateurs sectoriels et des données socio-économiques, la métrique suit une approche quantitative et macro-économique complémentaire à l’approche qualitative et terrain de l’évaluation du capital humain en entreprise. « The Good Jobs Rating » se veut un outil de reporting sur la contribution des investissements à l’ODD #8 mais a également pour vocation de nourrir les démarches de dialogue et d’engagement de Sycomore AM auprès des entreprises.

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ESG : Amundi publie une étude sur l’investissement obligataire

Amundi — premier gestionnaire d'actifs européen et pionnier de l'investissement responsable — publie ce lundi 10 février les conclusions de son étude (en anglais) sur l'impact de la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les portefeuilles obligataires.

« Le marché obligataire est un très bon canal pour avoir un impact sur les entreprises. Le moment est venu d’implémenter les critères ESG dans les processus de sélection des obligations et la construction des portefeuilles obligataires. L'intégration des facteurs ESG est désormais une question de responsabilité fiduciaire pour les gestionnaires d'actifs et les investisseurs », déclare Eric Brard, Directeur du métier Fixed Income chez Amundi.

Surperformance sur le marché européen depuis 2014

Depuis 2014, l'intégration de l'ESG a généré une surperformance dans les portefeuilles obligataires libellés en euros. Pour un portefeuille d'obligations Investment Grade (IG), c’est-à-dire ayant une note Crédit supérieure à BBB-, libellées en euros, l’excès de rendement crédit annualisé d’une stratégie à la fois acheteuse sur les obligations les mieux notées en ESG de leur catégorie (20 % les mieux notées selon les scores ESG) et vendeuse sur les obligations les moins bien notées de leur catégorie (20 % les moins bien notées selon les scores ESG) atteint 37 points de base (pbs).

Ceci est valable non seulement si on considère la note globale ESG de l’émetteur mais également si on ne retient que leurs notes individuelles sur chacun des critères « E », « S » ou « G ». De même, si on limite le risque de tracking error par rapport à l'indice de référence, on observe des tendances similaires : avant 2014, les portefeuilles optimisés sur le plan ESG ont enregistré une sous-performance de 36 points de base, alors que depuis 2014, l'intégration ESG a généré une surperformance de 3 points de base en moyenne par an pour une tracking error de 25 points de base.

Zone géographique et monnaie d'émission

Dans le cas des obligations IG libellées en dollars, les résultats sont plus décevants en valeur absolue, mais la corrélation entre ESG et performance tend à devenir positive. L'investissement ESG a été une source de sous-performance de 2010 à 2019 si l'on considère à la fois les stratégies acheteuse/vendeuse, des meilleures de la catégorie par rapport aux pires de la catégorie et les portefeuilles optimisés contrôlés par des indices de référence.

Néanmoins, l'importante sous-performance au cours de la période 2010-2013 a beaucoup diminué au cours de la période plus récente. Le coût annuel des investissements ESG n’est plus que de 9 pbs par an pour la stratégie benchmarkée depuis 2014 contre 24 pbs de 2010 à 2013. La région de l'émetteur est plus importante que la monnaie d'émission. L'investissement ESG a été une source de surperformance pour les obligations IG des émetteurs européens, mais une source de sous-performance pour leurs homologues américains, quelle que soit la devise.

Facteur gagnant pour les émetteurs

L'étude démontre aussi l'impact positif de l'ESG sur le coût du capital des émetteurs. Par exemple, après analyse de la qualité du crédit, on estime que, dans le cas des obligations d'entreprises IG libellées en euro, la différence théorique du surcoût de financement entre une entreprise de la pire catégorie et une entreprise de la meilleure catégorie est de 31 pbs au cours de la période 2014-2019.

Dans le cas des obligations d'entreprise IG libellées en dollar, la différence est certes plus faible mais néanmoins de 15 pbs. Ces résultats mettent en exergue la corrélation entre l'investissement ESG et le coût de financement ESG et soulignent que, pour faire face aux problèmes environnementaux et sociaux, l'ESG est un facteur avantageux pour les émetteurs.

Intégrer davantage l'analyse ESG

Si l'intégration de filtres ESG est une stratégie naturelle pour les investisseurs actions cherchant à réduire les risques extra-financiers, le tableau est plus complexe lorsqu'il s’agit d’investissements obligataires. Par exemple, l'intégration ESG est moins développée parce que ces filtres peuvent conduire à des exclusions importantes ou à une sous-pondération de certaines obligations — notamment sur le segment des obligations souveraines — ce qui peut réduire la liquidité du portefeuille.

Cela peut aussi être parce que la sélection des obligations dépend déjà de trois facteurs importants : la duration, le niveau des spreads et la liquidité. Néanmoins, compte tenu de l'excès de rendement crédit offert par l'intégration des facteurs ESG dans les portefeuilles obligataires, les gérants doivent aller au-delà d'une simple exposition acheteuse sur les obligations vertes ou sociales dans leurs investissements ou de la mise en œuvre d'une politique d'exclusion.

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Amiral Gestion recrute une Responsable Relations Partenaires

Amiral Gestion — société de gestion indépendante avec 3,9 milliards d'euros d'encours sous gestion à fin décembre 2019 — annonce ce mercredi 26 février l’arrivée au sein de ses équipes d'une Responsable des Relations Partenaires. Sandrine Melendez (37 ans) sera basée à Paris. Elle travaillera en collaboration avec Benjamin Biard, Directeur du développement et Nicolas Mouttet, Responsable des Relations Partenaires.

Son recrutement reflète la volonté d’Amiral Gestion de poursuivre sa stratégie de développement sur le segment des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), clientèle historique de l’entreprise. Sandrine Melendez aura pour mission de développer les relations partenaires et d’animer le réseau des conseillers en investissement financiers (CIF), en renforçant l’information et la communication auprès de cette cible.

Focus sur le parcours de Sandrine Melendez

Sandrine Melendez

Sandrine Melendez est diplômée de l’école Olivier de Serres. Elle bénéficie de plus de 15 ans d’expérience dans le secteur du développement commercial. En 2005, elle rejoint l’équipe de Cortal Consors, avant d’intégrer celle de Cardif BNP Paribas en 2016. En 2018, elle est nommée Responsable des Relations Partenaires chez Fenthum.

« Son parcours, notamment au sein d’une grande compagnie d’assurance, nous sera précieuse sur le segment des conseillers en gestion de patrimoine, typologie de clients au cœur de la stratégie d’Amiral Gestion », déclare Benjamin Biard, Directeur du développement chez Amiral Gestion.

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SCPI Fair Invest : Norma Capital annonce une augmentation de capital

Norma Capital — société de gestion indépendante — annonce ce mardi 25 février que les associés ont accepté d’augmenter le capital statutaire plafond pour le faire passer de 6 à 20 millions d’euros. La capitalisation de la SCPI Fair Invest devrait passer le cap des 10 millions d’euros durant le 1er trimestre 2020.  

Cette SCPI se distingue des autres produits de ce type par l’originalité de son positionnement et son triple parti-pris : acquérir uniquement des biens immobiliers tertiaires destinés à héberger des activités socialement utiles et exclure certaines activités ; rendre les bâtiments moins consommateurs en énergie et en eau ; et accompagner les locataires dans l’amélioration de leurs pratiques écologiques.

Investissement et gestion responsable

Les actifs sont achetés sans recours à l’emprunt. La politique d’investissement déployée par Fair Invest consiste à investir uniquement dans des bâtiments tertiaires pouvant accueillir des sociétés ayant des activités socialement utiles. La SCPI privilégie des locataires dont les activités sont en lien avec :

  • les réseaux associatifs à but de promotion de la cohésion sociale ;
  • l’insertion à l’emploi ;
  • la promotion d’énergies renouvelables ;
  • l’entraide sociale ;
  • la santé, le bien-être et la petite enfance ;
  • l’éducation.

Parallèlement Fair Invest exclue de son parc locatif certaines activités. Ainsi, ne feront pas partie du portefeuille de la SCPI, des bâtiments hébergeant certaines activités, comme celles liées :

  • à la pétrochimie ;
  • à l’exploitation de matières fossiles ;
  • au commerce du tabac et de l’alcool ;
  • à la spéculation financière ;
  • aux jeux de hasard ;
  • aux activités ayant un impact direct sur la dégradation des forêts et espaces verts ;
  • ou à l’exploitation animale pour leurs matières premières.

La politique de gestion a pour objectif de réduire les consommations de fluides (eau, électricité, gaz, fioul) : d’une part en agissant structurellement sur les immeubles, et, d’autre part, en sensibilisant les locataires à l’influence de leurs comportements sur les consommations et par voie de conséquence sur le coût global de la location. Norma Capital espère ainsi positionner Fair Invest parmi les premières SCPI à obtenir le label ISR Immobilier.

Montée en puissance de la SCPI

Les quatre premières acquisitions de Fair Invest ont été :

  • une clinique occupée par le leader mondial de dialyse située à Suresnes ;
  • des bureaux nantais occupés par l’association Réseau Sécurité Naissance. Cette dernière regroupe les 23 maternités des Pays de la Loire et l’ensemble des professionnels intervenant dans le champ de la périnatalité ;
  • une crèche à Noisy le Grand ;
  • des bureaux occupés par un des leaders français des services médicaux à domicile.

La SCPI qui monte en puissance offre pour l’heure aux investisseurs une performance annuelle moyenne de 4,35 % et la satisfaction d’investir vraiment utile. Il s’agit d’une alternative aux produits boursiers peu risqués dans un contexte de marchés obligataires aléatoires. « Les épargnants à la recherche de produits d’épargne relativement sécurisés et avec un minimum de rémunération sont actuellement désorientés », note Frédéric Haven, Président de la société de gestion Norma Capital.

« La fin programmée des fonds en euros garantis et la difficulté des fonds flexibles prudents (majoritairement investis sur des marchés obligataires) à procurer de la performance à moindre risque, doit inciter à regarder les SCPI comme une alternative. Ce produit, limitant les risques à travers un portefeuille d’actif diversifié et peu volatile offre des rendements attractifs dans la conjoncture actuelle », conclut-il.

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ESG : Neuberger Berman lance le fonds Global High Yield Sustainable Action

Neuberger Berman — société de gestion indépendante détenue par ses salariés — annonce ce lundi 10 février le lancement d'un fonds international High Yield, différencié et géré activement, qui se concentre sur le crédit corporate répondant à des critères d'investissement durable.

« Depuis plusieurs années, Neuberger Berman a fait évoluer son approche ESG dans toutes les classes d'actifs, y compris le High Yield, et cette nouvelle stratégie offre désormais aux investisseurs l'accès à une solution durable dans un espace où les alternatives restent plus limitées », déclare Dik van Lomwel, responsable EMEA et Amérique latine chez Neuberger Berman.

Stratégie et engagement ESG

La stratégie visera les meilleurs émetteurs de leur catégorie grâce à une évaluation systématique des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et des critères d'exclusion discriminants. Elle mettra l'accent sur un engagement actif auprès des émetteurs sur les facteurs ESG. Les objectifs d'engagement de chaque émetteur sont établis et alignés sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD).

Les progrès réalisés pour le portefeuille sont communiqués tous les ans. Le fonds investira dans l'univers des titres obligataires High Yield au niveau mondial, en mettant l'accent sur la génération de rendements. Le portefeuille sera diversifié par secteur et par émetteur. Il comprendra 90 à 150 émetteurs, avec une attention particulière pour la qualité du crédit BB et B.

Identifier les meilleurs émetteurs

Chris Kocinski et Joseph Lind seront responsables de la gestion du fonds. Ils seront soutenus par une équipe de quatre gérants, de spécialistes en investissements ESG et à impact, et par une équipe mondiale de plus de 70 professionnels de l'investissement consacrée aux marchés internationaux du crédit non investment grade. Basés dans les bureaux de Neuberger Berman à Chicago, Chris Kocinski et Joseph Lind affichent 34 ans d'expérience dans l’expertise de l'investissement en obligataire High Yield. 

« Ce fonds tire parti de l'importance de notre plateforme de solutions obligataires et de la rigueur de notre processus ESG propriétaire pour créer une plateforme unique d'engagement avec les émetteurs. Cela nous permettra d’identifier les meilleurs émetteurs de leur catégorie et des opportunités d’investissement de qualité qui contribuent positivement à la durabilité future de la planète », déclarent Chris Kocinski et Joseph Lind, Gérants Seniors chez Neuberger Berman.

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Transition climatique : avant d’exclure, accompagnons les entreprises

Denis Lehman
Face au changement climatique, la transition vers un modèle plus durable s'impose comme une nécessité. Comment accompagner les entreprises désireuses de transformer leur modèle économique ? Comment faire des critères extra-financiers un levier de performance ? Quelques pistes de réflexion.
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Economie bas-carbone : Sanso IS signe un partenariat avec EcoTree

Sanso Investment Solutions (IS) — société de gestion — annonce ce vendredi 24 janvier un partenariat stratégique avec la startup EcoTree, qui est spécialisée dans le renouvellement et la gestion durable des forêts françaises. Objectif de cet accord, proposer aux clients de contribuer à des puits carbone à travers leurs investissements.

Le lancement de cette offre s’inscrit dans la politique ISR globale de Sanso IS. Pour mémoire, cette politique a pour objectif d’accompagner les clients — notamment institutionnels — dans le cadre de leurs obligations qui découlent de la loi sur la transition énergétique (article 173-VI) et sur les engagements pris lors de l’Accord de Paris, afin de contenir le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2 °C ».

Une démarche en trois étapes

L’urgence climatique impose d’utiliser l’ensemble des outils disponibles. Dans ce contexte, la démarche de Sanso IS se résume en 3 points :

  • Le calcul des émissions de gaz à effet de serre des portefeuilles gérés ;
  • La recherche de réduction de ces émissions ;
  • Le financement de la transition grâce à l’acquisition de crédits carbone et le développement de projets de contribution à des puits carbone (réduction d’émissions ou séquestration de carbone).

L'empreinte carbone de l'épargne

Sanso IS s’appuiera sur l’expertise forestière d’EcoTree, qui consiste à récompenser la conscience éco-responsable à travers des solutions innovantes d’investissement dans la plantation d’arbres en France. Ces projets forestiers se référeront à une méthodes approuvée par le ministère de la Transition écologique et solidaire afin de bénéficier à terme du Label bas-Carbone.

Ils feront également l’objet d’une vérification par un tiers indépendant (Bureau Veritas). Sanso IS propose par l’intermédiaire d’EcoTree de contribuer à la création de puits carbone équivalents à tout ou partie des émissions de CO2 calculées pour les fonds de sa gamme. Sanso IS offre ainsi à ses clients une solution clé en main et locale pour limiter l’empreinte carbone générée par leur épargne.

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Lazard Frères Gestion lance le fonds obligataire « Lazard Sustainable Credit 2025 »

Lazard Frères Gestion — société de gestion d’actifs du groupe Lazard en France — annonce ce mercredi 22 janvier le lancement de son nouveau fonds obligataire à maturité, dénommé « Lazard Sustainable Credit 2025 ». Ce véhicule s’adresse principalement aux investisseurs institutionnels, aux multigérants et aux réseaux bancaires et assurantiels en France et à l’international.

Le fonds leur offre un support d’investissement transparent et stable, avec une démarche environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Dans un environnement de taux bas et de marchés sujets à des pics de volatilité, ce fonds vise à capter un rendement attractif sur un horizon de 5 ans au travers d’une exposition à l’ensemble du marché du crédit.

ESG et stratégie d'investissement

« Lazard Sustainable Credit 2025 » se distingue par l’application d’un filtre ESG à son processus d’investissement « Buy & Monitor » en 3 étapes :

  • Définition de l’univers d’investissement en excluant les émetteurs dont la notation ESG absolue est inférieure à 30 % selon notre parteniare Vigeo-Eiris (minimum 20 % d’exclusion dans l’univers) ;
  • Sélection des émetteurs et des émissions offrant le meilleur profil risque/rendement avec une date d’échéance définie ;
  • Suivi et contrôle du portefeuille : si la note d’un émetteur devient inférieure à 30 %, la valeur est retirée dans un délai de 3 mois.

Le portefeuille de Lazard Sustainable Credit 2025 est diversifié à l’ensemble du marché du crédit et recouvre plusieurs grands types d’actifs obligataires, aussi bien en dettes Investment Grade que High Yield, senior ou subordonnées avec un maximum de 35 % d’Additional Tier One.

Il vise à capter un rendement fixe et déterminé à partir de la date d’investissement de 2,2 % nets pour les parts institutionnelles, 1,6 % nets pour les parts retail et 2,4% nets pour les parts early adopters. Commercialisées à partir du 10 décembre 2019, les parts EC H-EUR/ED H-EUR sont ouvertes à souscription jusqu’au 28 février 2020 et les parts PC H-EUR/PD H-EUR et RC H-EUR/RD H-EUR jusqu’au 31 juillet 2020.

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Consultim Groupe renforce ses équipes dirigeantes

Consultim Groupe — spécialiste de l’immobilier d’investissement depuis 25 ans — annonce ce mardi 25 février le renforcement de son équipe dirigeante. La société nomme Salwa Nadir (35 ans) au poste de directrice générale, et Thibault Garçonnat (39 ans) à celui de directeur du référencement. Benjamin Nicaise, président-fondateur du Groupe, déclare que ce renforcement « va consolider notre développement sur l’ensemble du spectre de l’investissement et créer de nouvelles activités en 2020 ».

Focus sur le parcours de Salwa Nadir

Salwa Nadir

Diplômée de NEOMA Business School, Salwa Nadir est nommée directrice générale du Groupe Consultim. Elle débute sa carrière au sein de PricewaterhouseCoopers (PWC) Transaction Services avant de rejoindre Clearwater international, banque d’affaires indépendante à Paris en tant que directrice.

Elle y conçoit et met en œuvre des stratégies portant sur des problématiques de fusions et acquisitions, de levées de fonds ou de financements. En qualité de directrice générale Consultim Groupe aux côtés d’Edouard Fourniau, Salwa Nadir veillera à mettre en œuvre la stratégie du groupe, à renforcer les synergies et développer ses nouvelles activités.

Focus sur le parcours de Thibault Garçonnat

Thibault Garçonnat

Diplômé de l’INSA Lyon, Thibault Garçonnat est nommé directeur du référencement de Consultim Groupe. Il débute sa carrière chez Bouygues Construction avant de rejoindre le cabinet BearingPoint en tant que consultant en stratégie immobilière.

En 2015 après une expérience entrepreneuriale, Thibault Garçonnat rejoint JLL où il crée le département de conseil en asset management immobilier, qui accompagne promoteurs, propriétaires et investisseurs. Thibault dispose d’une équipe désormais régionalisée, composée de 7 experts de l’immobilier, pour répondre plus précisément aux particularités du secteur.

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Autorégulation du courtage : la CNCEF écrit à la Majorité LREM

Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Assurance, et Christelle Molin-Mabille, Présidente de la CNCEF Crédit, annoncent ce mardi 25 février qu'ils viennent d’écrire à Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale, à Marc Fesneau, Ministre des Relations avec le Parlement et à Gilles Le Gendre, Président du Groupe LREM à l’Assemblée Nationale. 

Dans un courrier adressé vendredi dernier, les deux associations rappellent leur soutien à la proposition de loi sur l’autorégulation du courtage d’assurance et du courtage IOBSP. Elles demandent aux trois hommes politiques — qui composent l’agenda et l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale — d'inscrire rapidement ce texte, déposé en janvier dernier par Valérie Faure-Muntian, députée de la Loire et rapporteur de la loi.

Une autorégulation pour 2021 ? 

Pour répondre aux obligations et préparer les professionnels à une autorégulation en vigueur pour le 1er janvier 2021, les deux associations préconisent que la représentation nationale puisse débuter l’examen de la réforme d’ici avant l’été. 

Stéphane Fantuz et Christelle Molin-Mabille soulignent enfin que cette réforme est appelée par les professionnels eux-mêmes ; le but étant de répondre notamment au fort besoin d’accompagnement qu’ils expriment. Et en même temps, à une plus grande pédagogie et protection en direction des consommateurs. 

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IA : DWS prend une participation dans Arabesque AI

Le groupe DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés — annonce ce jeudi 9 janvier l'acquisition d'une participation minoritaire de 24,9 % dans Arabesque AI. Cette société basée au Royaume-Uni est dédiée à l'utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) dans la gestion de portefeuille et la finance. Arabesque AI prévoit l'évolution des cours actions grâce à son moteur IA propriétaire. Cet outil combine big data, machine learning et technologies informatiques de haut-niveau.

Exploiter le potentiel de l'IA

Les deux parties souhaite maintenir la confidentialité sur le prix de la transaction et les autres détails financiers. La clôture de la transaction a déjà eu lieu. Ce partenariat reposera sur le développement continu du moteur d'IA. Il combinera l'expertise de DWS en matière d'investissement avec les capacités d'Arabesque AI en machine learning et calcul haute performance. Les deux parties vont créer un groupe de travail d'experts pour une collaboration continue.

Cette coopération concernera exclusivement de nouveaux projets. DWS va ainsi renforcer son expertise en IA et accélérer sa digitalisation, comme annoncé lors du dernier Investor Update de DWS début décembre 2019. « Le partenariat stratégique avec Arabesque AI est la prochaine étape vers la numérisation de DWS. Il renforcera clairement nos capacités numériques et notre savoir-faire en matière d’IA. Nous serons en mesure d'exploiter à notre avantage la technologie de rupture au sein de l’industrie de la gestion d’actifs », déclare Asoka Woehrmann, Directeur Général de DWS.

Vers un développement de l'ESG

A l'avenir, « le moteur d'IA délivrera des signaux innovants qui nous aideront à identifier des sources d’alpha, et nous permettra de prendre des décisions plus intelligentes », précise le DG de DWS. « L'intelligence artificielle façonne la gestion d'actifs mondiale de plus en plus vite, les investisseurs explorant toujours plus la manière d'exploiter la puissance de la technologie AI dans le but d’obtenir un avantage concurrentiel », ajoute Yasin Rosowsky, Co-Directeur Général d'Arabesque AI.

« L'IA va transformer la gestion de portefeuille. Elle a aussi le potentiel de favoriser l'intégration de l'ESG sur les marchés mondiaux », anticipe Yasin Rosowsky. En 2019, DWS a acquis une participation minoritaire dans Arabesque S-Ray GmbH — fournisseur de données ESG — et a conclu également un partenariat stratégique pour le développement de nouveaux produits et services de données ESG. Avec cette série d'investissements, DWS poursuit le renforcement de ses capacités ESG et numériques, comme annoncé lors de l'Assemblée générale (AG) annuelle de l'année dernière.

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La transition climatique, un enjeu majeur

Depuis les Accords de Paris en 2015, les scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme avec, chaque année, des scénarios plus pessimistes sur la hausse des températures d’ici à 2100 si rien n’est fait pour inverser drastiquement la tendance des émissions de gaz à effet de serre (GES).
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