Gouvernement d’entreprise : l’AFG publie son enquête annuelle

L’Association Français de la Gestion financière (AFG) publie ce mardi 21 mai son enquête annuelle sur l’exercice des droits de vote par les sociétés de gestion de portefeuille, pendant les assemblées générales (AG) en 2018. Voter aux assemblées d’actionnaires permet aux gestionnaires d’actifs d’exercer, au nom de leurs mandants — investisseurs institutionnels et privés — leur rôle de contrôle et d’amélioration de la gouvernance.

Cette démarche contribue à accroître la valeur de l'entreprise, et donc celle des placements. Les gérants veillent à la qualité et à la pertinence de l’information fournie par les émetteurs. L’expression de l’influence des actionnaires et de leurs représentants — les gérants — sera d’autant plus efficace si les droits des actionnaires lors des AG sont pleinement exercés et que les organes de décision de l’entreprise jouent leur rôle.

Progression du vote et de la couverture internationale

La hausse du nombre de participations aux AG continue en 2018, avec +1% au global sur un an, dont +5% en Europe. Près des deux-tiers des sociétés de gestion de portefeuilles (SGP) ont augmenté leur participation aux AG. Les SGP étendent progressivement leur périmètre de vote à de nouvelles zones géographiques. Les AG d’émetteurs étrangers représentent désormais environ 80 % des AG auxquelles les SGP participent.

L'exercice effectif des droits de vote reflète le renforcement du niveau d'engagement des SGP. Ces sociétés de gestion ont rejeté environ 20 % de l’ensemble des résolutions proposées. Elles ont exprimé au moins un vote « contre » à 80 % des AG françaises, et à 70 % des AG étrangères, où le champ des résolutions est en général plus restreint qu’en France.

Ecarts entre résolutions aux AG et politiques de vote des SGP

Les gérants sont vigilants à l’égard des mesures qui comportent un risque d’affaiblissement des droits et intérêts de leurs clients. En ce qui concerne les émetteurs français, les gérants ont voté « contre » à plus de la moitié des résolutions qui portent sur des dispositifs anti-OPA, et à plus du tiers des résolutions qui concernent les opérations financières/fusions.

Les résolutions afférentes aux rémunérations — say on pay, actions gratuites, options, etc. — ont catalysé à nouveau les votes d’opposition des gérants. Au global, plus de 40 % des résolutions ont été contestées. Les gérants déplorent notamment un manque de transparence sur le détail ex-ante et ex-post des critères d’attribution des rémunérations variables, des stock-options et actions gratuites.

Intensification du dialogue avec les émetteurs

Le dialogue en amont des AG se développe avec les émetteurs de façon systématique pour les principales lignes en portefeuille, et de manière ciblée lorsque des axes d’amélioration sont détectés dans le cadre de la politique d’engagement. Près de 75 % des SGP dialoguent sur la gouvernance avec les sociétés pour lesquelles elles votent aux AG.

Les principaux sujets de dialogue concernent la composition, le fonctionnement du conseil d’administration et des comités, les politiques de rémunération et leur mise en œuvre ex-post, les opérations financières, les mécanismes anti-OPA et les problématiques RSE.

Les SGP ont globalement une vision plutôt positive de la qualité de la gouvernance des émetteurs dans lesquels elles investissent. Néanmoins, ils attendent des axes d’améliorations, en particulier au sujet des émetteurs étrangers, de la structure des organes de décision, de la proportion d’administrateurs indépendants et libres d’intérêts, ou encore du pouvoir des actionnaires aux AG.

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ESG : Nordea AM célèbre une étape clé pour sa gamme de fonds STARS

Nordea Asset Management (NAM) s'est réjoui ce vendredi 17 avril du troisième anniversaire de son fonds Nordea 1 – Global Stars Equity Fund. Ce troisième produit lancé dans la gamme STARS — qui en compte désormais huit — a récemment franchi la barre des 400 millions de dollars d'encours sous gestion. C'est une solide performance, tant par rapport à son indice de référence qu'à ses concurrents.

NAM s’appuie sur un modèle de notation ESG développé en interne, et amélioré ces 10 dernières années afin d’évaluer chaque société. Le fonds intègre pleinement les facteurs ESG dans la construction et la gestion du portefeuille, et investit exclusivement dans des entreprises qui répondent à ses critères de développement durable. Par ailleurs, le fonds favorise le dialogue avec ces entreprises, afin d'impulser des changements positifs.

10 ans d'expérience dans l'investissement responsable

Nordea 1 – Global Stars Equity Fund fonctionne grâce à une synergie entre gérants de portefeuilles et analystes ESG de la société de gestion. « Nos équipes travaillent en étroite collaboration à chaque étape : de l’émergence des idées d’investissement à l’engagement auprès des entreprises, afin d’obtenir une vision à 360° de chaque entreprise. Les deux équipes travaillent côte à côte tout au long du processus d’investissement et partagent ainsi de précieuses informations sur les opportunités et les risques potentiels », explique Johan Swahn, le gérant du fonds.

Fort d’une expertise de plus de 10 ans dans l’investissement responsable, NAM gère aujourd’hui plus de 46 milliards d’euros d’encours de solutions ESG. La première stratégie STARS a été lancée en 2011. En plus de la stratégie Global Stars Equity, la gamme STARS de Nordea inclut quatre solutions actions (Emerging StarsEuropean StarsNorth American Stars, et Nordic Stars) et trois stratégies obligataires, lancées récemment (Emerging Stars BondEuropean Corporate Stars et European High Yield Stars). Toutes les stratégies STARS visent à générer une surperformance.   

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Placements ESG : un potentiel d’alpha pour les investisseurs, selon une étude Natixis IM

Natixis Investment Managers (IM) — acteur mondial de la gestion d'actifs — publie ce lundi 20 mai un rapport sur les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans les stratégies de gestion. Les investisseurs reconnaissent de plus en plus le potentiel de création d’alpha de ces placements. Natixis IM a compilé les résultats de 4 enquêtes mondiales réalisées auprès des CGPI, des investisseurs particuliers, des investisseurs institutionnels et des sélectionneurs de fonds professionnels.

Un appétit croissant pour les placements ESG

Les principales conclusions révèlent que 59 % des CGPI, 57 % des sélectionneurs de fonds professionnels et 56 % des investisseurs institutionnels, pensent qu'il est possible de générer de l'alpha grâce aux stratégies ESG, notamment en atténuant l'exposition aux risques sociaux et de gouvernance. Plus de la moitié (56 %) des investisseurs individuels estiment que les entreprises qui font preuve d'un niveau d'intégrité élevé surpasseront leurs pairs.

Les investisseurs institutionnels continuent de montrer la voie en adoptant les stratégies ESG dans leurs portefeuilles. Près des deux tiers d’entre eux (66 %) estiment que l’investissement ESG deviendra pratique courante au cours des cinq prochaines années, contre 60 % en 2017. Parmi ceux qui mettent en œuvre des stratégies ESG aujourd'hui, 46 % estiment que l'analyse ESG est aussi importante pour leur processus de placement que l'analyse fondamentale traditionnelle.

Notations plus poussées et priorité à l'environnement

L’enquête révèle aussi la nécessité d'établir des reportings et notations plus poussés. Plus des deux tiers (68 %) des CGPI répondent qu’ils seraient plus enclins à recommander des placements ESG s’ils disposaient de données et de rapports de meilleure qualité. « Des actions sont nécessaires, notamment en matière de taxonomie et de labels dans l'ensemble de l'industrie, mais aussi en faveur d’une plus grande transparence sur les reporting ESG et le climat », explique Jean Raby, Directeur général de Natixis Investment Managers.

Dans le monde entier, l’environnemental reste la première des considérations ESG pour les professionnels de l’investissement. Interrogés sur les indicateurs prioritaires dans leur stratégie, plus des trois quarts (76 %) des investisseurs institutionnels désignent le facteur environnemental, devant la gouvernance (70 %) et le volet social (61 %). Ce choix apparaît aussi chez les sélectionneurs de fonds, pour qui le facteur environnemental arrive en premier dans quatre cas sur cinq (80 % des répondants), suivi par la gouvernance (73 %) et les questions sociales (65 %).

Les investisseurs institutionnels prennent les devants

Les investisseurs institutionnels prennent les devants concernant l’ESG. Ils sont déjà six sur dix à intégrer l’ESG dans leurs portefeuilles, et la majorité d’entre eux (55 %) prévoient d’accroître leurs allocations en 2019. Les investisseurs institutionnels intègrent un large éventail de stratégies ESG, qui s'appuient le plus souvent sur l’intégration, c’est-à-dire l’incorporation de l’analyse des facteurs ESG au processus d’analyse fondamentale.

L'investissement ESG fait également son chemin sur les marchés wholesale, où 65 % des sélectionneurs de fonds déclarent en avoir fait un élément clé de leurs stratégies. Dans cette sphère, ils sont un peu moins nombreux à recourir à l’intégration complète (28 %) et à l’exclusion (22 %), mais plus nombreux à utiliser à la fois l’investissement à impact et les approches « best-in-class » (15 % dans les deux cas).

L'ESG plaît aux jeunes et aux particuliers en quête de valeurs

Plus les investisseurs particuliers sont jeunes, plus ils pensent que leurs investissements peuvent avoir un impact positif pour la société. C'est le cas pour 56 % des Millenials (nés entre 1980 et 1999) et pour près de la moitié (48 %) de la Génération X (nés entre 1966 et 1979). Seuls 41 % des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) et 30 % des membres de la « génération silencieuse » (nés entre 1920 et le début des années 1940) étaient de cet avis.

L'adéquation entre valeurs personnelles et investissement séduit surtout les particuliers. 81 % d'entre eux estiment important de personnaliser leurs placements en fonction de leurs convictions. Toutefois, 48 % des Français ne sacrifient pas la performance sur l'autel de leurs convictions personnelles. Près de trois investisseurs institutionnels sur cinq (59 %) et plus de la moitié (52 %) des sélectionneurs de fonds professionnels citent le besoin d’aligner leurs stratégies d’investissement sur les valeurs de leur institution comme principale raison pour intégrer les critères ESG.

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Changement climatique : les PRI publient un guide en français pour les investisseurs

Comment associer action pour le climat, économie inclusive et développement durable ? Pour répondre à cette problématique, le programme « Investir dans une Transition Juste » a publié dès 2018 son guide à destination des investisseurs. Ce document est disponible en ligne en français depuis ce mardi 14 mars 2019. Il présente les leviers d’action durables — conformes à l'Accord de Paris de 2015 — aux investisseurs qui désirent soutenir une « transition juste » dans leurs pratiques opérationnelles.

Soutenir la transition vers une économie bas-carbone

« Investir dans une Transition Juste » est placée sous l’égide du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment de la London School of Economics and Political Science (LSE) et de l’Initiative for Responsible Investment de la Harvard Kennedy School. L'initiative est menée en partenariat avec les PRI et la Confédération syndicale internationale (CSI). Elle est financée par les PRI, la Friends Provident Foundation au Royaume-Uni et la Surdna Foundation aux États-Unis.

Dans un avenir proche, investir dans une transition juste devrait être le meilleur moyen de gérer les risques et opportunités stratégiques. « Le monde entame sa transition vers une économie bas-carbone. Les investisseurs devront regarder au-delà des problèmes environnementaux physiques et prendre en compte les aspects sociaux vis-à-vis des travailleurs et leurs communautés, qui seront touchées par l’abandon des industries à forte intensité de carbone », déclare Fiona Reynolds, Directrice Générale des PRI.

Amundi renforce le volet social de ses critères ESG

Les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) — en collaboration avec Amundi — ont organisé ce mardi 14 mai un petit-déjeuner à l'occasion du lancement de la version française du guide. Sharan Burrow, Secrétaire Générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), commente : « Investir dans une réponse au changement climatique qui génère des emplois de qualité et assure un potentiel de renouveau dans les communautés les plus vulnérables est bon pour l’économie et juste pour la société. La CSI appelle tous les fonds de pension gérant le capital des travailleurs à signer la déclaration des investisseurs internationaux. »

Stanislas Pottier, Directeur de l’Investissement responsable d’Amundi, déclare : « L’initiative Investir dans une Transition Juste porte un sujet essentiel. Les piliers E (environnement) et G (gouvernance) ont en effet bénéficié de plus d’attention de la part de la communauté financière que le pilier S (social) au cours des dernières années. Nous souhaitons que s’opère un rééquilibrage nécessaire en faveur des sujets sociaux. C’est pourquoi, en 2019, Amundi a introduit dans sa politique de vote des exigences simultanées en matière d’égalité sociale et de lutte contre le changement climatique.»

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Nexity change la répartition des missions de ses dirigeants

Les actionnaires de Nexity — spécialiste de la promotion immobilière et de la gestion locative — ont voté ce mercredi 22 mai en Assemblée Générale (AG) pour l'évolution des fonctions des dirigeants de l'entreprise. Alain Dinin occupera une présidence aux missions étendues et Jean-Philippe Ruggieri — Directeur Général — exercera ses fonctions de manière collégiale avec Julien Carmona, Véronique Bédague-Hamilius et Frédéric Verdavaine, Directeurs généraux délégués.

Une évolution qui reflète un actionnariat atypique

La plateforme Nexity s'adresse aux particuliers, aux entreprises, aux collectivités et à des startups créées en interne chez Nexity. L'entreprise revendique 10 000 collaborateurs, qui exercent 50 métiers différents. La réorganisation chez Nexity des missions de ses dirigeants tient en partie à la répartition atypique du capital de l'entreprise. L'actionnaire de référence est une action de concert — composée notamment de salariés et de dirigeants du Groupe — qui détient près de 20 % du capital.

Immobilier : Nexity annonce une nouvelle répartition des missions de ses dirigeants
Source : Nexity

Ces collaborateurs de Nexity sont associés avec Le Crédit Mutuel Arkéa, qui détient à lui seul un peu plus de 5 % du capital de l'entreprise. « La notion classique de patron n’est plus la réponse unique dans ce nouvel environnement. Le futur de Nexity passe par une équipe « d’associés » pour un pilotage multidisciplinaire. Face à la complexité des sujets, c’est la garantie d’une équipe plus performante », explique Alain Dinin, Président de Nexity.

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Finance durable : le Cleantech Forum Europe 2020 se tiendra au Luxembourg

Ce mercredi 22 mai, le Luxembourg a été choisi pour accueillir le Cleantech Forum Europe 2020. L’annonce officielle a eu lieu lors du dîner de gala du Cleantech Forum Europe 2019, qui se tenait à Stockholm en Suède. Organisé depuis 2005 par le Cleantech Group, cet événement dédié aux technologies propres attire investisseurs-clés, agences gouvernementales, entreprises, PME et startups. Il attire des délégués de 30 pays différents. Des forums similaires se tiennent chaque année en Asie et aux États-Unis.

La ville de Luxembourg accueillera le 16e Cleantech Forum Europe. Outre son engagement dans le développement durable et l'économie circulaire, « c'est un hub de premier plan pour la finance verte et pour les fonds d’investissement, et l’hôte de deux institutions essentielles au financement de l'économie européenne de l'innovation : la Banque européenne d'investissement et le Fonds européen d'investissement », déclare Richard Youngman, CEO de Cleantech Group.

Développement d'un pôle financier durable

La place financière du Luxembourg est devenue un moteur de la finance durable, un enjeu-clé pour le secteur des cleantech. L’agence de développement de la place financière Luxembourg for Finance apportera sa contribution sur ce sujet, à travers l'organisation d'un « dîner des investisseurs » pour faciliter les échanges entre participants et experts. Le Forum permet de découvrir des projets « qui contribueront à réduire le réchauffement planétaire et à en atténuer les effets. Le développement et la production de ces projets nécessitent des capitaux considérables », explique Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance.

Cet événement va contribuer au rayonnement du Luxembourg dans l'univers de la finance responsable. « En tant que pionnier de la levée de fonds pour des projets verts et durables, le Luxembourg considère ce Forum comme une occasion précieuse de rassembler différentes communautés pour faire avancer notre promesse envers les générations futures. L'expertise et le cadre que le Luxembourg a mis en place dans le domaine de la finance seront essentiels pour façonner l'avenir de la durabilité », conclut-il.

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ESG : « Plantons pour l’avenir » réunit 3 millions d’euros pour les forêts françaises

Dans le cadre de son 10e appel à projets national, le fonds de dotation « Plantons pour l’avenir » — organisme de mécénat — annonce ce jeudi 9 mai une aide financière de 226 000 euros, destinée à soutenir 17 nouveaux projets de reboisement des forêts françaises. Ce sont désormais 1 000 hectares répartis sur 176 propriétés forestières qui ont bénéficié de la trésorerie nécessaire pour réaliser les travaux de plantation et d’entretien.

Un fonds de dotation pour la gestion durable des forêts

« Plantons pour l’avenir » a été créé en 2014 par des professionnels de la gestion durable des forêts. Grâce à une centaine de mécènes, ce Fonds solidaire du reboisement en France a réuni 3 millions d’euros de dons depuis sa création. L'aide au reboisement prend la forme d’une avance remboursable sur une période de 30 ans et sans intérêt. Objectif de la démarche, engager le propriétaire bénéficiaire dans un cercle vertueux :

  • Il devient un véritable sylviculteur, garant de la réussite de son reboisement et de sa gestion durable et certifiée ;
  • Il participe à la pérennité du Fonds et à sa mission d’intérêt général, grâce à ses remboursements qui financeront de nouveaux projets.

Les entreprises qui s’engagent avec « Plantons pour l’avenir » agissent dans le cadre de leur responsabilité environnementale, sociétale et environnementale (ESG). Elles participent à la relance du reboisement en France, et bénéficient du régime fiscal en faveur du mécénat : 60 % de réduction d’impôt pour les sociétés et 66 % pour les particuliers.

Crédit Agricole Assurances s'engage pour le reboisement

Le Groupe Crédit Agricole — déjà mécène de « Plantons pour l’avenir » — renforce son soutien au reboisement des forêts françaises à travers Crédit Agricole Pacifica, sa branche Assurances. Le Groupe revendique plus de 200 000 euros de mécénat pour le reboisement. Crédit Agricole veut renforcer sa position de premier assureur des forêts, et de banque de référence des acteurs de la filière bois qui représente 400 000 emplois en France.

Le renouvellement de la forêt est menacé par le réchauffement climatique, les crises sanitaires répétitives et la baisse des subventions publiques destinées aux propriétaires forestiers. La forêt reste le meilleur puits de carbone face à l’augmentation des émissions de CO2 et le principal foyer de biodiversité terrestre. Outre ces enjeux environnementaux, la forêt assure aussi un rôle économique et social (critères ESG), en tant que source de matières premières renouvelables pour la filière bois.

Le reboisement pour soutenir une filière d’avenir

Le Programme National de la Forêt et du Bois 2016-2026 recommande « d’investir en forêt pour faire baisser les coûts d’exploitation, mettre en gestion des parcelles peu ou non productives et reconstituer les peuplements ». Afin de poursuivre son action, le fonds de dotation « Plantons pour l’avenir » a ouvert un 11e Appel à projets national. Objectif, constituer une réponse concrète aux enjeux du reboisement en France :

  • En soutenant directement les propriétaires forestiers pour leurs opérations de reboisement ;
  • En œuvrant pour une prise de conscience sur le rôle primordial de la forêt : sensibilisation du grand public, mobilisation et formation des jeunes et des propriétaires forestiers ;
  • En soutenant le développement de techniques et de pratiques de gestion forestière innovantes, adaptées aux défis environnementaux.
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ISR : Shareholders For Change dépose une résolution lors de l’AG d’H&M

Shareholders for Change — représenté par Meeschaert AM et Fondazione Finanza Etica — a déposé ce mardi 7 mai une résolution à l’Assemblée générale (AG) du groupe H&M à Stockholm en Suède, afin d'agir en faveur d'une rémunération juste des employés de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. La question posée propose d'intégrer des critères environnementaux et sociaux dans la rémunération variable des dirigeants. Objectif, les sensibiliser à leur devoir de vigilance en matière de conditions sociales des salariés de leurs fournisseurs.

Shareholder for Change est un réseau européen d'engagement actionnarial, dédié aux investisseurs institutionnels qui représentent plus de 24 milliards d'euros d'actifs sous gestion. Créé en 2017, le réseau se présente comme « une plateforme facilitatrice ». De son côté, Meeschaert Asset Management (AM) se positionne sur le créneau ISR depuis 1983. La société gérait 1,4 milliard d’euros fin décembre 2018.

Une démarche impossible en droit français

Cette démarche originale reste complexe d’un point de vue administratif, notamment à cause des difficultés de transmission des informations entre les différentes parties prenantes. Elle a cependant abouti à l’inscription d’une résolution externe à l’ordre du jour. Un membre de l’équipe de recherche ISR de Meeschaert AM est intervenu oralement durant l’AG pour faire valoir cette thématique.

« Il est paradoxal de constater qu’une telle initiative n’aurait pas été possible si le groupe H&M avait été français. En effet, la législation suédoise n’impose pas de seuil de détention de titres aux actionnaires, les règles de Place en France requérant au moins à 0,5 % du capital de l’entreprise concernée », déplore Aurélie Baudhuin, Directeur de la recherche ISR et Présidente de Shareholders for Change.

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G7 environnement : la finance s’engage en faveur de la biodiversité et du climat

Les 5 et 6 mai derniers, la France a réuni les ministres de l’Environnement du G7 — ainsi que plusieurs représentants de pays invités — à Metz en Moselle, sur le thème de la lutte contre les inégalités à travers la protection de la biodiversité et du climat. Les 9 Etats invités ont signé la « Charte de Metz sur la Biodiversité » afin de s'engager contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité, au même titre que les pays membres du G7. La France avait aussi décidé d'impliquer largement les ONG, les entreprises et d’autres acteurs associatifs.

Vers une véritable « finance biodiversité »

Le G7 Environnement a notamment permis de poser les jalons d’une véritable « finance biodiversité », à l’image de la finance climat. Deux rapports sollicités par la Présidence française du G7 ont ainsi été présentés :

Enfin, le Canada a présenté « l’Ocean risk and resilience alliance » (ORRAA) (en anglais) destiné à orienter la financer vers la protection des mers et des projets pour soutenir la résilience océanique. L’ensemble des membres du G7 ont décidé de rejoindre l'Alliance et d’autres Etats devraient bientôt les rejoindre.

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Critères ESG : Neuberger Berman publie son rapport 2018

Neuberger Berman — société de gestion indépendante détenue par ses salariés — publie ce jeudi 2 mai son rapport ESG annuel (en anglais). Ce document fait le point sur les engagements initiés en 2018 par Neuberger Berman en matière d’intégration des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Depuis sa première stratégie lancée en 1989 dans le secteur des actions américaines — méthode d’analyse et un process d’investissement propriétaires — les critères ESG sont devenus mainstream.

Aujourd'hui, les critères ESG sont intégrés de façon systématique et quantifiable à la gestion de 60 % des encours gérés par la société. Toutes les classes d’actifs sont concernées, y compris le Private Equity ou la dette émergente. « En 2018, un tiers de nos clients institutionnels nous ont sollicité à travers un appel d’offres ou une due diligence en lien avec notre approche de l’intégration ESG », souligne Jonathan Bailey, Responsable de l’investissement ESG chez Neuberger Berman.

Promouvoir et appliquer des critères ESG dans la gestion

En 2018, Neuberger Berman a rencontré plus de 3 000 sociétés pour promouvoir le dialogue autour des critères ESG. Les gérants ont exercé près de 4 000 votes à travers le monde lors des réunions d’actionnaires, soit une hausse de 6,8 % par rapport à 2017. « En tant que gérant actif, nous sommes convaincus depuis longtemps que les facteurs ESG sont un moteur important de la performance à long terme des investissements, tant du point de vue des opportunités que de la maîtrise des risques », explique Jonathan Bailey.

Neuberger Berman s'est distingué lors du dernier rapport d’évaluation des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations Unies sur les efforts entrepris afin de promouvoir l’intégration ESG. La société de gestion s’est également saisie de la problématique climatique avec la mise en œuvre des principales recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD). Pour tous ses investissements, Neuberger Berman va ainsi analyser le risque potentiel lié au climat et quantifier la perte potentielle maximale liée au changement climatique.

Se positionner en tant qu'actionnaire et que prêteur

« L'approche selon une liste de cases à cocher (...) n'améliorera ni la performance ni l’impact des investissements. Pour cela, nous pensons que l'intégration ESG requiert à la fois une profondeur, c’est-à-dire un engagement actif à l’égard des entreprises, mais aussi une certaine largeur, en considérant les entreprises où nous ne sommes pas seulement actionnaires mais aussi prêteurs », précise Jonathan Bailey.

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SWIFT nomme son Président Directeur Général

SWIFT nomme son Président Directeur Général
Javier Pérez-Tasso

SWIFT — spécialiste des services de messagerie financière sécurisée — annonce ce jeudi 23 mai 2019 la nomination en interne d'un nouveau Président Directeur Général (« Chief Executive Officer »). Membre de l'équipe de direction de SWIFT depuis sept ans, Javier Pérez-Tasso était jusqu'à présent Directeur des régions Amériques & Royaume-Uni.

Il prendra ses fonctions le 1er juillet 2019 en remplacement de Gottfried Leibbrandt, qui a annoncé en décembre 2018 son intention de quitter son poste à la fin du mois de juin. En tant que Président Directeur Général de SWIFT, Javier Pérez-Tasso sera basé au siège de SWIFT en Belgique.

Focus sur le parcours de Javier Pérez-Tasso

De nationalité espagnole, Javier Pérez-Tasso est diplômé en ingénierie électrique de l'Institut National Polytechnique de Grenoble, d'un master en management de la Solvay Business School, d’un master en Finance de l'IE Business School de Madrid, et du master Executive TGM (« Transition to General Management ») de l'Insead. Au cours de sa carrière, il occupe un certain nombre de postes de direction dans les domaines technologiques et commerciaux. Il développe ainsi l’activité au sein de bureaux régionaux situés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

Javier Pérez-Tasso rejoint SWIFT en 1995. Il accède au poste de Directeur des régions Amériques & Royaume-Uni en septembre 2015. Dans le cadre de cette fonction, il renforce le modèle d’engagement de SWIFT auprès des banques impliquées dans les transactions internationales. Il supervise également le développement de l’activité au sein de marchés à forte croissance. De 2016 à 2018, Javier Pérez-Tasso sponsorise le Programme de Sécurité Client de SWIFT en tant que Directeur Marketing. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de la réponse de SWIFT au défi de la cybercriminalité.

Dans le cadre de ce poste, Javier Pérez-Tasso est en chargé de l'élaboration du plan stratégique SWIFT 2020. Ce poste lui permet de réaffirmer la priorité accordée aux paiements transfrontaliers, de renforcer la conformité en matière de lutte contre la criminalité financière, et d’approfondir la présence de SWIFT dans les infrastructures de marché, notamment dans le domaine des paiements instantanés. En juillet 2019, il accède à la fonction de Président Directeur Général de SWIFT.

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Blockchain : IZNES annonce la recomposition de son capital

IZNES — plateforme paneuropéenne de tenue de registre en blockchain — annonce ce jeudi 23 mai avoir finalisé la recomposition de son actionnariat, qui se traduit par la montée en puissance à son capital des 6 sociétés de gestion actionnaires fondatrices.

OFI AM, Arkéa IS, Groupama AM, La Banque Postale AM, La Financière de l’Echiquier et Lyxor Asset Management détiennent désormais l’intégralité du capital de la plateforme. L’opération a aussi vu la sortie du tour de table de SETL, la société créatrice de la technologie blockchain d’IZNES.

Vers un développement à l'international

Cette opération renforce IZNES dans l'optique d'un développement international. IZNES rachète notamment la propriété intellectuelle de sa plateforme, recrute l’équipe de SETL qui a conçu le produit et internalise ses développements informatiques. IZNES continue de bénéficier d’une licence d’utilisation de la technologie Blockchain de SETL.

Lancée en mars 2019, IZNES organise l'achat et la vente d’OPC en blockchain pour le compte de clients institutionnels et particuliers, compatibles avec les différents canaux de commercialisation. L'entreprise affiche plus d’1 milliard d’euros d’encours sous registre en Mai 2019. IZNES poursuit son développement en France et au Luxembourg.

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Arnaud Faller - CPR AM : « L'ISR est une lame de fond qui atteint l'ensemble des classes d'actifs »

Investissement Responsable (IR), intégration des critères ESG et information des épargnants sur les mesures d'impact... Arnaud Faller, Directeur Général Délégué en charge des Investissements chez CPR AM - Le Comptoir Amundi, nous présente l'actualité de sa structure.
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Obligations vertes : le Luxembourg et la Chine créent un marché mondial

Luxembourg for Finance (LFF) — agence de développement issue d'un partenariat public-privé entre l'Etat du Luxembourg et la Fédération de l’industrie financière du Luxembourg — annonce ce vendredi 26 avril un nouveau partenariat entre le Luxembourg et la Chine en matière d'obligations vertes, à travers la création d'une plateforme commune.

La coopération de la Bourse de Luxembourg (LuxSE) avec les bourses de Shanghai et de Shenzhen, la Bank of China et le Shanghai Clearing House permettra de créer un centre de négoce d'obligations vertes à vocation mondiale, c'est-à-dire de produits financiers financés par des projets écologiques et respectueux du climat.

Une plateforme pour investir dans les Green Bonds chinois

Avec ce nouvel outil, les investisseurs peuvent désormais facilement consulter les données actuelles sur les prix des Green Bonds négociés à Shanghai et Shenzhen, ainsi que sur le marché interbancaire chinois. En outre, un canal d'obligations vertes regroupe des informations en anglais sur les produits financiers verts négociés à Shanghai et à Shenzhen.

Outre les obligations classiques, le canal des obligations vertes couvre aussi le segment des Asset Backed Securities (ABS), qui est particulièrement important en Chine. Par ailleurs, la Bourse de Luxembourg a signé un protocole d'accord avec la Bank of China. Dans ce contexte, la Bank of China offrira aux investisseurs internationaux un accès simplifié aux investissements dans des titres chinois.

Le Luxembourg renforce sa position de leader européen

Les accords ont été conclus au Forum économique asiatique de Boao dans la province de Hainan en Chine. Le Luxembourg renforce ainsi sa position de première place de marché pour les obligations vertes en Europe, en tant que carrefour des investissements entre la Chine et l'UE. « Avec nos partenaires chinois, nous construisons un marché mondial pour les obligations vertes. Nous rassemblons investisseurs, émetteurs, fournisseurs d'infrastructures et teneurs de marché », déclare Robert Scharfe, CEO de LuxSE.

Actuellement, plus de la moitié des obligations vertes dans le monde sont cotées à la Bourse de Luxembourg. La Bourse verte du Luxembourg (LGX) s'affirme comme la première plateforme de négociation au monde exclusivement axée sur les obligations vertes. Par ailleurs, le Luxembourg a été le premier pays au monde à adopter une loi sur les obligations vertes.

L'irruption de la Chine sur le marché des obligations vertes

En quelques années, la Chine s'est imposée comme le deuxième marché mondial des obligations vertes. D'après une enquête de la Climate Bonds Initiative, le volume des obligations vertes chinoises émises en 2018 s'élève à plus de 30 milliards d'euros. Cette irruption chinoise est une bonne nouvelle pour le secteur, en raison des besoins de financement pour les produits financiers éco-responsables.

Mobiliser des capitaux pour investir dans les technologies vertes est l'une des clés du succès dans la lutte contre le changement climatique. Rien que pour l’Union européenne, la Commission européenne estime que des investissements de 180 milliards d'euros par an sont nécessaires pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 auxquels la Communauté s'est engagée dans l'accord de Paris sur le climat.

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