Critères ESG : les PRI et le CFA Institute analysent les meilleures pratiques

Le CFA Institute et les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) publient ce lundi 18 mars leur 3e rapport sur l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le monde. Plus d'une vingtaine d'ateliers ont été organisés à travers le monde, et 1 100 professionnels de la finance interrogés. L'enquête s’appuie aussi sur de précédents travaux, publiés en septembre 2018.

Le nouveau rapport — « ESG Integration in Europe, the Middle East and Africa : Markets, Practices and Data » (en anglais) — se penche sur la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) et analyse notamment 8 grands marchés. Parmi eux figurent l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud et les pays du Golfe. Le 4e et dernier rapport de cette série, couvrant la région Asie-Pacifique, sera publié dans le courant de l’année 2019.

Quelles conclusions tirer de ce nouveau rapport ?

  • Il n’existe pas de « solution miracle » ni de pratiques uniformes permettant et facilitant l’intégration des critères ESG.
  • Les investisseurs devraient se concentrer davantage sur l’analyse plutôt que sur l’investissement ESG. L'analyse ESG constitue un élément fondamental de l’analyse des investissements. Elle exige une approche disciplinée et basée sur des données pour être pleinement intégrée dans le processus d’investissement.
  • Bien que les gérants de portefeuille et les analystes intègrent souvent les facteurs ESG dans leur processus d’investissement, ils ajustent rarement leurs modèles en fonction des données ESG.
  • La gestion des risques et la demande des clients constituent les principaux moteurs de l’intégration des critères ESG. En revanche, une faible compréhension des problématiques ESG et l’absence de données ESG comparables restent les principaux freins à cette intégration des critères ESG.
  • La gouvernance est le principal critère ESG que les investisseurs intègrent dans leurs processus, même si les critères environnementaux et sociaux prennent de l’ampleur.
  • L’intégration des critères ESG est beaucoup plus avancée dans l’univers des actions que dans l’univers des obligations.

Focus sur le marché français

Le nouveau rapport consacre une large section à l’intégration des critères ESG sur le marché français. Dans l'Hexagone, la gouvernance d’entreprise reste l’enjeu ESG le plus intégré dans le processus d’investissement, à la fois pour les actions et les obligations. Cependant, les répondants à l'enquête estiment que les facteurs environnementaux devraient dépasser le sujet de gouvernance d’ici à 2022. Selon eux, les sujets environnementaux affecteront principalement les actions et les obligations d’entreprise.

Par ailleurs, comme dans la plupart des autres marchés, la demande des clients et la gestion des risques constituent les principaux moteurs de l’intégration des facteurs ESG. D'après les répondants à l'enquête, les évolutions réglementaires devraient gagner une influence croissante en France, plus que dans les autres marchés.

Servir d'exemple aux investisseurs du monde entier

« La zone EMEA est la région où l’intégration des critères ESG est la plus sophistiquée, de nombreux analystes et investisseurs institutionnels en Europe faisant même figure de pionnier en intégrant ces facteurs ESG depuis de nombreuses années. Nous espérons que ce rapport, ainsi que les autres rapports de la série, pourront offrir des conseils et des lignes directrices aux investisseurs et analystes du monde entier », explique Paul Smith, Président et Directeur général du CFA Institute.

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Aviva Investors nomme un Responsable de la recherche ESG

Aviva Investors, branche internationale de gestion d’actifs d’Aviva plc, annonce ce mercredi 13 mars l'arrivée d'un Responsable mondial de la Recherche ESG, dans le cadre d'un poste nouvellement créé au sein de l’équipe Global Responsible Investment (GRI). Basé à Londres, Paul LaCoursiere travaillera sous la responsabilité de Steve Waygood, Directeur de l’investissement responsable.

Il pilotera le processus de recherche des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) d’Aviva Investors, et notamment leur intégration et leur suivi au sein des gestions actions et crédit. Paul LaCoursiere sera co-responsable de l’équipe de recherche aux côtés de Mirza Baig, Responsable mondiale de la Gouvernance, et de l’intégration des critères ESG au sein des portefeuilles Multi-actifs, Macro et Actifs réels.

Focus sur le parcours de Paul LaCoursiere

Paul LaCoursiere dispose de 17 années d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs. Après avoir été gérant de portefeuilles obligataires pour Aviva Investors entre 2010 et 2013, il a passé une année chez Chicago Equity Partners en tant que Managing Director et gérant senior de portefeuilles obligataires. Paul LaCoursiere réintègre Aviva Investors en 2014. Depuis 3 ans, il était Responsable mondial de l’analyse crédit au sein de l'entreprise.

« Ces deux dernières années, nous avons considérablement renforcé nos ressources en matière de recherche ESG, expertise qui joue selon nous un rôle central dans la sélection de valeurs, la construction de portefeuilles et les rendements ajustés au risque offerts à nos clients », déclare Steve Waygood, Directeur de l’investissement responsable d’Aviva Investors.

Deux autres nominations au sein de l'équipe

Suite à la promotion de Paul LaCoursiere, Oliver Judd et Kevin Gaydos ont été nommés Co-responsables de la recherche crédit, sous la responsabilité de Colin Purdie, Directeur de la gestion crédit. Tous les deux disposent de plus de 20 ans d'expérience.

Basé à Londres, Oliver Judd a rejoint Aviva Investors en 2006. Il reste responsable de l’équipe en charge des valeurs financières. Basé à Chicago, Kevin Gaydos a intégré Aviva Investors en 2008. Il reste responsable de l’équipe en charge des matières premières et des valeurs industrielles.

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Contrats à Impact Social (CIS) : l’Etat veut soutenir ce type d’investissements

Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’innovation sociale, a annoncé ce jeudi 7 mars le lancement d’une mission dédiée au développement des Contrats à impact social (CIS), outil de financement de projets sociaux et écologiques innovants. Au passage, il a officialisé la signature de trois nouveaux CIS.

Comment fonctionne un CIS ?

Adaptation française des Social Impact Bonds (SIB) anglo-saxons, le CIS est un nouveau mode de financement public-privé destiné à favoriser l’émergence de projets préventifs et innovants. Ils sont proposés par des acteurs de l'Économie sociale et solidaire (ESS) désireux de fournir des réponses ambitieuses et plus efficaces aux besoins sociaux et écologiques.

Ce nouvel outil de l’investissement à impact social repose sur le préfinancement par un investisseur d'un projet à impact social mené par un opérateur privé. Le CIS implique un paiement au résultat, par un ou plusieurs tiers-payeurs publics ou philanthropiques. La puissance publique – Etat ou collectivités territoriales – s'engage à rembourser aux investisseurs le financement initial à proportion de l'impact social constaté et mesuré, et donc des économies effectivement réalisées.

Lancement d'une mission pour favoriser les CIS en France

A ce jour, 120 projets ont été financés grâce aux CIS dans une vingtaine de pays en Europe et dans le monde. Ces investissements représentent près de 400 millions d’euros et plus d’1 million de bénéficiaires dans les pays développés ou en voie de développement. Cependant, le succès des CIS reste encore timide en France, du fait de plusieurs freins qui restent à lever. Pour développer les CIS dans l'Hexagone, Christophe Itier a lancé une mission qui aura pour objectif de faire des propositions concrètes d’ici juin 2019.

La mission sera présidée par Frédéric Lavenir, Inspecteur Général des Finances et Président de l’Adie, association pour le droit au microcrédit. La mission se composera de l’ensemble des parties prenantes : ministères, investisseurs, opérateurs tiers-payeurs, évaluateurs, collectivités territoriales, etc. Elle devra favoriser une mise en œuvre accélérée des CIS en France, en concentrant ses efforts sur 5 objectifs :

  • Créer un effort de simplification administrative et de standardisation technique, afin de proposer toute mesure législative, réglementaire ou opérationnelle qui permettra de lever les freins au développement des CIS ;
  • Elaborer une « boîte à outils » pour inciter les acteurs de l’ESS et les tiers payeurs (Etat ou collectivités territoriales) à s’approprier et à mobiliser plus facilement les CIS dans leurs champs de compétences ;
  • Accompagner la diffusion de ces bonnes pratiques et de ces outils ;
  • Rationaliser l’ingénierie financière des CIS en simplifiant les montages juridiques et financiers publics/privés actuels et en permettant le passage à l’échelle en matière de levée de fonds ;
  • Définir les conditions et modalités de mise en place d’un « Fond commun » qui mutualiserait les mécanismes juridiques, fiscaux, budgétaires, comptables et opérationnels, tel qu’il en existe dans d’autres pays sous la forme « d’Outcomes Fund ».

Officialisation de la signature de 3 nouveaux CIS

A l’occasion d’un événement ce jeudi 7 mars, qui faisait intervenir des experts français et européens de l’investissement à impact social, 3 nouveaux CIS français ont été officiellement signés :

  • WIMOOV, association qui développe un nouveau parcours utilisateur pour faciliter le retour à l’emploi des personnes en situation de « précarité de la mobilité » (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 750 000 €) ;
  • La CRAVATE SOLIDAIRE, association qui propose un accompagnement vestimentaire et un coaching personnalisé des personnes discriminées dans l’accès à l’emploi (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 450 000 €) ;
  • ARTICLE 1, association qui développe le parrainage de jeunes en difficulté par des professionnels (financement à la performance de l’Etat pouvant aller jusqu’à 1 000 000 €).

Ces CIS viennent s’ajouter aux trois déjà opérationnels : ADIE, Apprentis d’Auteuil et Impact Académie. « Le Contrat à Impact Social est ainsi à la fois un outil de financement de l’innovation sociale et de transformation de nos politiques publiques – souvent encore trop centrées sur la réparation – vers des logiques de prévention et d’économies structurelles en matière de dépense publique.  Nous devons créer les conditions du changement d’échelle de l’investissement à impact social en France », conclut Christophe Itier.

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ESG : BlackRock lance sa gamme d’ETF durables

BlackRock poursuit ses efforts pour introduire l'investissement durable auprès du grand public, en Europe et dans le monde. Le gestionnaire d'actifs annonce ce jeudi 7 mars le lancement de six nouveaux fonds durables négociés en bourse (exchange traded funds, ETF). BlackRock fournit un accès au reporting de données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) à travers sa gamme iShares.

L'Europe à l'avant-garde de l'investissement durable

« De nombreux clients européens poursuivent le double objectif de répondre aux besoins sociétaux et environnementaux du monde, tout en générant des rendements ajustés au risque à long terme nécessaires pour atteindre leurs objectifs financiers », déclare Philipp Hildebrand, Vice-Président de BlackRock. Selon BlackRock, les actifs européens en ETF ESG seraient multipliés par 20 d’ici 2028, avec un encours de 250 milliards de dollars d'actifs, contre 12 milliards aujourd’hui. Cela représente 60 % des actifs de 400 milliards de dollars qui devraient être collectés dans le monde.

Une récente étude de Greenwich Associates montre que près de la moitié des investisseurs institutionnels européens interrogés – et près de 60 % des fonds institutionnels et des compagnies d'assurance – s'attendent à ce que plus de 50 % de leurs actifs soient gérés selon les critères ESG d'ici cinq ans. 44 % des participants à l’étude et la moitié des gestionnaires de placements interrogés utilisent les ETF comme principal vecteur d’exposition aux facteurs ESG.

Nouveaux venus dans la gamme iShares Sustainable Core

Les nouveaux fonds iShares ESG Enhanced ETFs s'appuient sur le lancement de six ETF ESG l’année dernière. Ils sont conçus pour les investisseurs qui cherchent à améliorer les performances des scores ESG de leurs portefeuilles et à réduire l’intensité de carbone et d’autres gaz à effet de serre (GES), tout en conservant un faible écart de suivi par rapport aux indices parents.

Les six fonds suivent les indices MSCI qui pondèrent les titres, afin de maximiser les scores ESG en restant proches des indices de référence. Ils sont optimisés pour réduire l’impact carbone et des émissions de GES de 30 % par rapport à l’indice parent. Ils filtrent les entreprises qui ont une exposition aux armes controversées et nucléaires, aux armes à feu civiles, au tabac, au charbon thermique et aux sables bitumineux, mais aussi celles impliquées dans des controverses très graves et celles qui agissent en violation des principes du Pacte Mondial des Nations Unies.

Nom des fondsListingTotal de frais sur encours
iShares MSCI USA ESG Enhanced UCITS ETF EEDS (Distr) EEUS (Acc)0,10 %
iShares MSCI Europe ESG Enhanced UCITS ETF EEUD (Distr) EEUA (Acc)0,15 %
iShares MSCI EMU ESG Enhanced UCITS ETFEMUD (Distr) EEUM (Acc)    0,15 %
iShares MSCI World ESG Enhanced UCITS ETF EEWD (Distr) EEWA (Acc)0,20 %
iShares MSCI Japan ESG Enhanced UCITS ETF EEJD (Distr) EEJA (Acc)0,20 %
iShares MSCI EM ESG Enhanced UCITS ETFEEDM (Distr) EEEM (Acc)0,23 %

Un ETF pour chaque investisseur durable en Europe

Avec 26 UCITS Sustainable ETF couvrant une gamme complète de résultats et de classes d’actifs, la gamme iShares de fonds durable se présente comme la plus importante du secteur. Elle devrait continuer à s’enrichir. En 2018, les investisseurs européens ont investi plus de 1,4 milliard de dollars dans les ETF durables d’iShares, soit le flux annuel net le plus élevé jamais atteint.

Les investisseurs peuvent consulter les données ESG essentielles sur les ETF d’iShares sur les pages web produits — telles que les données sur l'intensité carbone —  et sélectionner les entreprises selon leur exposition en termes d’engagement. 45 % des participants à l’étude Greenwich ont déclaré qu’ils pourraient utiliser davantage d’informations et d’aide pour comprendre comment appliquer l’ESG à leurs portefeuilles.

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Keys REIM renforce ses équipes immobilières avec l’arrivée de deux nouveaux collaborateurs

Dans le cadre de son développement, le groupe Keys Asset Management a annoncé le 15 mars dernier la nomination de deux nouveaux collaborateurs. Ils rejoignent la filiale française Keys REIM, afin de contribuer à la mise en œuvre des stratégies Core et Core+. « Ces renforts s’insèrent dans le cadre d’une évolution de notre organisation, afin de nous adapter au cycle de marché et répondre aux besoins grandissants de nos clients », explique Pierre Mattei, Président de Keys REIM.

Focus sur les parcours de Vincent Evenou et de Simon Gauchot

Keys REIM renforce ses équipes immobilières avec l’arrivée de deux nouveaux collaborateurs

Vincent Evenou (36 ans) est diplômé de Kedge Business School Bordeaux, membre de la RICS et certifié AMF. Il bénéficie de 13 ans d'expérience acquises successivement chez CBRE Investors comme Asset manager commerce, Ciloger comme responsable des investissements, puis Groupama Immobilier comme Asset manager senior en charge de plusieurs restructurations immobilières, notamment le projet du 150 Avenue des Champs Elysées.

Keys REIM renforce ses équipes immobilières avec l’arrivée de deux nouveaux collaborateurs

Simon Gauchot (41 ans) est diplômé de l’ISG. Il bénéficie de plus de 15 années d’expérience dans les métiers de l’immobilier. Simon Gauchot a notamment travaillé chez BNP, JLL et Eurosic. Son parcours lui a permis d'acquérir une culture de la transaction, notamment sur des opérations à création de valeur.

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Horizon AM annonce une prise de participation dans un projet immobilier à Saint-Witz réalisé par ELGEA

La société de gestion Horizon AM — spécialisée dans le financement projets de réhabilitation, de transformation et de promotion immobilière — a annoncé ce vendredi 15 mars sa prise de participation dans une nouvelle opération située à Saint-Witz (Val-d'Oise) en partenariat avec ELGEA.

Il s'agit du premier projet immobilier dans lequel le fonds Performance Pierre 4 est investi. Ce fonds d’investissement alternatif (FIA) est ouvert à la souscription jusqu'au 13 juin prochain. Avec un objectif de collecte de 20 millions d’euros, le fonds sera prochainement investi sur d’autres projets semblables, en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

33 appartements livrés à un bailleur social

Le nouvel investissement se situe dans un quartier résidentiel du centre-ville. Proche de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, du centre commercial Aéroville et du Parc Astérix, Saint-Witz est accessible depuis Paris en 20 minutes via le RER D.

L’opération inclut 33 appartements livrés à un bailleur social du groupe Action Logement. Le bâtiment sera construit selon les dernières normes environnementales et de construction, en privilégiant des matériaux durables, afin de réduire les coûts énergétiques.

Ce projet est réalisé en partenariat avec ELGEA, spécialiste de la construction et de la promotion. Son offre s'adresse aux primo-accédants dont les revenus sont trop faibles pour acquérir un bien immobilier aux prix du marché, mais trop élevés pour bénéficier d'un logement social. ELGEA vise surtout les jeunes couples qui travaillent à Paris ou sa périphérie, et qui désirent fonder une famille.

Un objectif de marge brute de 10 % à 15 %

Le fonds Performance Pierre 4 — qui vise à délivrer pour les investisseurs un rendement annuel de 6 % net de frais de gestion — participe au financement de ce projet. Ce véhicule participera également dans les prochaines semaines au financement de 8 opérations similaires, en partenariat avec ELGEA.

Ces programmes de construction de logements neufs et de réhabilitation, à forte dimension socialement responsable, seront situés en Île-de-France (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Val-d'Oise) et dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Marseille, Aix-en-Provence).

Au total, les neufs projets financés par le fonds Performance Pierre 4 permettront la construction de 250 lots pour une surface totale de 14 358 m2. Dans le détail, 85 % des lots ont déjà été commercialisés auprès des acheteurs finaux. L’objectif de marge brute pour le fonds se situe entre 10 % et 15 %.

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Muzinich & Co nomme un nouveau Directeur de l’Investissement Responsable

Muzinich & Co, société de gestion indépendante internationale, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises, annonce ce mardi 5 mars la nomination d'un nouveau Directeur de l’Investissement Responsable. Basé à Londres, Archie Beeching prend immédiatement ses fonctions à ce poste nouvellement créé.

Renforcer l'intégration des politiques ESG

Tatjana Greil-Castro, gérant de portefeuille, déclare : « Muzinich a été l’un des premiers à adopter les critères ESG dans les portefeuilles de ses clients. La nomination d’Archie marque une nouvelle étape importante dans notre engagement à fournir des solutions basées sur les facteurs ESG à nos clients, tout en travaillant avec les entreprises émettrices et d’autres parties prenantes sur les considérations ESG. »

Archie Beeching se concentrera sur le renforcement de l'intégration continue des politiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) de l'entreprise au sein du processus d'investissement, en assurant la liaison avec les investisseurs et les entreprises et en élargissant les initiatives ESG de la société à travers les marchés de dettes publiques et privées.

Focus sur le parcours d'Archie Beeching

Archie Beeching travaillait précédemment chez UNPRI (UN-supported Principles for Responsible Investment), où il a passé 7 ans, d'abord en charge de l’obligataire et ensuite en tant que responsable des marchés privés. Ses responsabilités comprenaient la clarification des implications financières des risques et opportunités liés au développement durable et la promotion des meilleures pratiques.

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Critères ESG : les dirigeants français s’impliquent de plus en plus

Les patrons en France se préoccupent de plus en plus d'écologie. Dans une enquête publiée ce lundi 4 mars, Harris Interactive analyse cette tendance pour le compte du groupe Aésio et du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (Mouves). L'institut de sondage a interrogé en décembre dernier un échantillon représentatif de 200 dirigeants d'entreprises d'au moins 10 salariés, selon la méthode des quotas, sur des critères de taille d'entreprise et de secteur d'activité.

Les critères ESG, source de motivation au travail

9 dirigeants sur 10 estiment que l'entreprise a un rôle "important" à jouer dans la transition écologique et sociale. Plus de la moitié (52 %) considère même ce rôle "très important". Les patrons interrogés estiment par ailleurs leur rôle aussi important, si ce n'est plus, que celui des pouvoirs publics dans l'adoption des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG).

Les dirigeants affirment que les critères ESG jouent un rôle crucial dans leur motivation au travail. 95 % des sondés jugent "important" (66 % "très important") de développer un modèle d'entreprise où il fait bon travailler. Ils sont presque aussi nombreux à vouloir créer des emplois (93 % "important " et 56 % "très important") et développer une activité respectueuse de l'environnement (92 % "important" et 41 % "très important").

Vers une gouvernance et un management plus participatifs

Aujourd'hui, la majorité des entreprises fonctionne encore selon un mode de décision qui implique surtout les actionnaires et/ou les dirigeants (59 %). Toutefois, 40 % des dirigeants déclarent déjà associer aux décisions les différentes parties-prenantes, notamment les salariés. Dans la lignée de la future loi Pacte, 74 % seraient d'ailleurs "prêts" à intégrer davantage les salariés dans les instances de direction (dont 30 % "tout à fait").

En matière de management, les dirigeants veulent avant tout des chefs d'équipes proches de leurs collaborateurs. Le manager idéal doit d'abord se montrer apte à motiver et à communiquer avec les salariés, avant de savoir déléguer ou de se montrer directif. Les dirigeants recherchent plutôt un manager « coach » avec des compétences organisationnelles.

Des efforts sur la rémunération des salariés

Au sein des entreprises interrogées, 68 % des dirigeants déclarent appliquer une échelle de rémunération qui vise à limiter les écarts entre les salaires les plus bas et les salaires les plus hauts. Et parmi ces patrons consciencieux, près d'un sur deux mentionne que cette échelle est publique, c'est-à-dire communiquée à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise.

Les dirigeants d'entreprise affichent de bonnes dispositions, avec 88 % d'entre eux qui se déclarent prêts à changer certaines pratiques dans leur entreprise pour une meilleure prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux (43 % "certainement" et 45 % "probablement"). Ils sont surtout prêts à faire des efforts sur les salaires si leur entreprise fonctionne bien, et sur les achats responsables. Toutefois, des écarts subsistent entre les bonnes dispositions et la réalité dans l'entreprise.

Des freins à l'adoption des critères ESG

Certains obstacles persistent : 48 % des dirigeants citent le manque de moyens financiers comme un frein possible aux évolutions ESG. Certes, 88 % des dirigeants se disent prêts à consacrer une partie de leur chiffre d'affaires à la conduite de ces changements. Mais le plus souvent, ils envisagent d'y consacrer moins de 3 % de leur chiffre d'affaires.

La moitié des dirigeants déclare avoir entendu parler de de la possibilité d'inscrire une « raison d'être » dans les statuts de l'entreprise dans le cadre de la loi Pacte, mais seul un quart voit bien ce dont il s'agit. Si cette disposition intéresse 66 % des dirigeants, seuls 11 % envisagent de le faire dès cette année, quand 43 % pensent le faire plus tard.

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Investissement durable : Ardian Infrastructure acquiert une ferme éolienne en Suède auprès d’OX2

Ardian, acteur mondial de l’investissement privé, annonce ce jeudi 28 février un investissement de 300 millions d’euros dans une ferme éolienne à Härjedalen, dans le centre de la Suède. Ardian a acquis les permis auprès d’OX2, l’un des principaux développeurs de projets d’énergie renouvelable en Suède. OX2 sera responsable de la construction et de la gestion technique de la centrale. Les éoliennes seront opérationnelles en 2021, avec une capacité de production moyenne de 800 GWh par an.

Cette ferme éolienne, qui compte 53 turbines, sera l’une des plus importantes de Suède. Ce pays scandinave fait figure de pionnier dans le monde en matière d’innovation et de développement des énergies renouvelables. La Suède a adopté une loi visant la neutralité carbone d’ici 2045, tout comme le Danemark, la Norvège et la Finlande.

Générer des rendements solides sans subvention

Le portefeuille d’Ardian dans les pays nordiques se compose déjà de deux investissements dans des fermes éoliennes en Norvège et en Suède. Avec ce nouveau projet, la capacité installée dans la région dépassera 400 MW d’énergies propres, ce qui correspond à la consommation d’énergie annuelle de 600 000 véhicules électriques. Pour sa part, OX2 construit actuellement plus de 1 GW de capacité de production éolienne dans les pays nordiques, dont environ 90 % en Suède.

Amir Sharifi, Managing Director Ardian Infrastructure, déclare : « notre objectif est de générer des rendements solides sans subvention et un impact positif sur l’ensemble des parties prenantes. » Paul Stormoen, Managing Director OX2 Wind, ajoute : « notre ferme éolienne représente un investissement local important et une contribution significative à la transition vers les énergies renouvelables. »

Une nouvelle plateforme d’énergies renouvelables

Cet investissement constitue une étape majeure pour créer une nouvelle plateforme énergétique indépendante dans les pays nordiques. Elle sera pilotée par Eero Auranne, expert qui affiche 30 ans d’expérience dans le secteur de l’énergie. Il a notamment été PDG d’Empower, Président d’ÅF Energy et Responsable de la division internationale de l’énergéticien finlandais Fortum. Il sera rejoint par Thomas Linnard, qui a plus de 10 ans d’expérience dans le secteur des énergies renouvelables. Il a été PDG de Rabbalshede Kraft, un important développeur et exploitant éolien en Suède.

Dans le cadre de cette opération, Auguta et M&A ont exercé l'activité de conseil auprès d'OX2, et DLA Piper l'activité de conseil juridique. Du côté d'Ardian, l'activité de conseil a été confiée à Newsec et M&A, tandis que Vinge exerçait l'activité de conseil juridique, et Grant Thornton celle de conseil en fiscalité.

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Solvabilité 2 : l’EIOPA planche sur la prise en compte des risques ESG et climatiques

Noémie Hadjadj-Gomes
La Commission Européenne (CE) souhaite intégrer la finance durable au cœur du système financier. Elle a donc chargé l’EIOPA et l’ESMA d'analyser la prise en compte des risques ESG et climatiques, dans le cadre de Solvabilité 2 et de la Directive de Distribution d’Assurance. Noémie Hadjadj-Gomes, Responsable adjointe de la Recherche chez CPR AM, livre son analyse.
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Ardian Private Debt soutient l’investissement de HgCapital dans A-Plan

Ardian, acteur mondial de l’investissement privé, diversifie encore ses investissements. La société a annoncé le 15 mars dernier avoir arrangé une dette subordonnée afin de soutenir l’investissement de HgCapital (« Hg ») dans A-Plan, l'un des principaux courtiers en assurance pour particuliers au Royaume-Uni.

Focus sur le positionnement de A-Plan

Fondé en 1963, A-Plan est un acteur majeur du courtage en assurance multicanal au Royaume-Uni. Il se positionne principalement sur des produits d’assurance pour particuliers, et développe également une gamme de services dédiée aux PME. La valorisation du groupe s’articule autour d’une qualité de service élevée et d’une proximité forte avec sa clientèle, à travers un réseau d'agences locales. A-Plan gère aujourd'hui 1,5 million de polices d’assurance à l’échelle nationale.

Mark Brenke, Managing Director & Responsable de l’activité Private Debt d’Ardian, déclare : « L’équipe de management a démontré sa capacité à faire croître rapidement la société, tant au niveau organique, qu’au travers d’acquisitions. Cette équipe s’appuie sur le CEO, Carl Shuker, membre d’A-Plan depuis près de 30 ans, et sur sa connaissance approfondie du marché. »

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Swiss Life AM lance un nouveau fonds hôtelier européen pour les investisseurs institutionnels internationaux

Swiss Life Asset Managers (AM) a annoncé le 12 mars dernier le lancement d'un nouveau fonds, baptisé « Swiss Life REF (LUX) European Hotel Fund S.A., SICAF-SIF ». Destiné aux investisseurs institutionnels internationaux, ce véhicule vise un encours d'1 milliard d'euros. Il a obtenu l'agrément de l'autorité luxembourgeoise du marché (CSSF) et des autorités de tutelle locales, dont l'AMF en France.

Le fonds est géré par Swiss Life Fund Management (LUX) SA et conseillé par le centre de compétences hôtellerie de Swiss Life AM à Paris (Swiss Life REIM France). Il sera dédié à l'hôtellerie de 3 et 4 étoiles dans les métropoles européennes dynamiques, avec un endettement cible de 40 %.

Constituer un portefeuille hôtelier européen

Le fonds prévoit de constituer un portefeuille européen. Il ciblera les principaux marchés hôteliers du Vieux Continent comme la France, l'Allemagne et les Pays-Bas, ainsi que le sud de l'Europe, qui offre un fort potentiel de croissance du revenu moyen par chambre disponible (RevPAR). Objectif, sélectionner les actifs qui répondent à la demande des voyageurs soucieux de leur budget, avec des attentes élevées en termes de rapport qualité-prix.

Swiss Life AM dispose d'un total de 79 hôtels, soit plus de 1,4 milliard d'euros d'actifs sous gestion au 31 décembre 2018. Le groupe a acheté 17 hôtels ces 18 derniers mois. « C'est le quatrième fonds que nous avons lancé sur cette typologie d'actifs très appréciée de nos investisseurs. Ce fonds bénéficiera de l'expertise de Swiss Life Asset Managers en matière d'investissement hôtelier, de gestion d'actifs, de structuration et de recherche », précise Frédéric Bôl, CEO de Swiss Life AM France.

D'autres investissements devraient suivre en 2019

« Les modèles d'allocations d'actifs montrent l'intérêt d'une exposition sur le secteur hôtelier en Europe, notamment la diversification géographique et sectorielle, qui sont des éléments clés pour minimiser les risques. La France reste la première destination touristique en nombre de visiteurs, l'Espagne la plus populaire en termes de nuitées de loisir devant l'Italie. L'Allemagne offre un large spectre de villes où le tourisme d'affaires est synonyme de stabilité des revenus », détaille Béatrice Guedj, Directrice de la Recherche et de l'Innovation de Swiss Life REIM France.

« Ce fonds bénéficie déjà du soutien de Swiss Life en tant qu'investisseur puisque deux hôtels situés à Munich et Düsseldorf devraient être apportés courant 2019. Par ailleurs, un sourcing très actif en Europe nous a permis de nous positionner, à la fin de l'année dernière, sur l'acquisition de deux hôtels situés dans le centre-ville de Lisbonne. D'autres investissements devraient suivre en 2019 car nous continuons à chercher des actifs de grande qualité », conclut Johanna Capoani, Responsable du Pôle Hôtels.

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J.P. Morgan AM recrute une nouvelle Directrice mondiale de l’investissement responsable

J.P. Morgan Asset Management (AM) annonce ce mardi 26 février le recrutement d'une nouvelle Directrice mondiale de l’investissement responsable. Basée à Londres, Jennifer Wu rejoint J.P. Morgan Asset Management en provenance de BlackRock, où elle était membre de l’équipe dédiée à l’investissement responsable.

Elle dirigera également l’équipe mondiale Sustainable Investing Leadership (SILT), composée de collaborateurs seniors et dédiée à la définition des bonnes pratiques en matière d’investissement responsable dans toutes les classes d’actifs au sein de J.P. Morgan AM.

Focus sur le parcours de Jennifer Wu

Avant de rejoindre BlackRock en 2014, Jennifer Wu a travaillé à la Banque asiatique de développement (ADB) dans le secteur de l’énergie, au sein du département Asie de l’Ouest et Centrale. Elle était en charge du financement des projets d’infrastructures et des réformes du secteur de l’énergie.

Jennifer Wu a débuté sa carrière dans le capital-risque et le capital-investissement en tant qu’analyste de recherche, puis gérante de portefeuille. Elle était plus particulièrement spécialisée dans les secteurs de la technologie et des énergies renouvelables en Asie.

Développer les critères ESG pour valoriser les titres

« Toutes nos équipes d’investissement dans le monde intègrent les critères ESG. Nous entendons continuer à développer des produits pour répondre à la demande croissante de nos clients en investissement responsable », déclare Shari Schiffman, Co-directrice mondiale de la stratégie produit chez J.P. Morgan Asset Management.

Jennifer Wu devra « positionner J.P. Morgan AM comme un leader mondial de l’investissement responsable, en continuant à intégrer les critères ESG », assure-t-elle. « Nous sommes conscients de l’impact fort des critères ESG sur la valorisation des titres, ainsi que sur le potentiel de rendement ajusté au risque », précise Christopher Willcox, CEO de J.P. Morgan Asset Management.

J.P. Morgan AM reconnu par les PRI

Les critères ESG sont intégrés aux acquisitions de J.P. Morgan AM, ainsi qu’aux processus de gestion d’actifs de la société, pour réduire le risque et apporter de la valeur. En 2018, deux stratégies immobilières ont ainsi été classées #1 par le Global Real Estate Sustainability Benchmark (GRESB).

L'approche d’intégration des critères ESG aux investissements en actions et obligations, mais aussi aux investissements alternatifs de J.P. Morgan AM, a également été reconnue par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI), soutenus par les Nations Unies.

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ISR : LFDE publie une étude sur la comptabilité de l’investissement responsable et de la performance

La Financière de l’Echiquier (LFDE) a publié le 22 février dernier une étude sur la compatibilité de l’investissement socialement responsable (ISR) et de la performance. Ce document s'appuie sur la notation de près 500 entreprises, sur une période de neuf années.

L'étude passe au crible les performances boursières des entreprises ambitieuses en ce qui concerne leurs plans Environnementaux, Sociaux et de la Gouvernance (ESG). Elle s’appuie sur la méthodologie d’analyse ESG propriétaire de LFDE, qui attribue aux entreprises une note sur dix points en se fondant sur 15 critères ESG.

L’ISR est devenu un formidable outil de gestion des risques

La surperformance des portefeuilles composés de valeurs dotées des meilleures notes ESG paraît significative et s’ancre dans la durée. Sur 9 ans, le portefeuille des meilleurs profils ESG génère une performance 2,3 fois supérieure à celui des pires profils ESG. Pris séparément, les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance sont tous sources de performance à long terme.

« La Financière de l’Echiquier entend contribuer au débat sur l’ISR et sa performance, et rappeler la nécessité de créer un écosystème plus équitable, plus résilient et plus durable » déclare Didier Le Menestrel, Président de LFDE. « L’ISR est devenu un formidable outil de gestion des risques et un territoire riche d’opportunités d’investissement. Le faire savoir est essentiel pour contribuer à l’essor de l’ISR » ajoute Sonia Fasolo, gérante ISR.

Les critères ESG favorisent la performance dans la durée

Les entreprises affichant de mauvaises notes de gouvernance sont celles qui génèrent le moins de performance dans la durée. La LFDE y voit un signal positif pour son positionnement historique en faveur de la Gouvernance, qui représente environ 60% de sa note ESG.

Le couple rendement-risque est plus favorable aux portefeuilles des meilleurs profils ESG. Sur 9 ans, le ratio rendement-risque des portefeuilles composés des meilleures notes ESG est 1,7 fois supérieur à celui des plus mauvaises notes, et plus généralement, à celui des indices boursiers.

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