Brexit : Emmanuel Macron fixe une date limite

Emmanuel Macron joue la fermeté dans les négociations entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit. Le Président français a défendu la semaine dernière la date du 31 octobre prochain pour un nouveau report. Objectif, éviter toute ingérence britannique dans les affaires du Parlement européen. Reste à savoir si ce délai sera suffisant.
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Marchés financiers : une croissance anémique pour une performance atomique

Igor de Maack
Les investisseurs guettent les signes avant-coureurs d'une fin de cycle économique. Ils se tournent désormais massivement vers les obligations, aux dépends des actions sur les marchés internationaux. Cette tendance va-t-elle durer ? Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion chez DNCA Finance, passe au crible l'actualité des marchés.
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Brexit : les sénateurs prônent la fermeté face à une nouvelle demande de report du Royaume-Uni

Christian Cambon (Les Républicains, Val-de-Marne) — président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat — et Jean Bizet (Les Républicains, Manche) — président de la commission des affaires européennes du Sénat — ont écrit ce mercredi 10 avril au Président de la République pour lui recommander la fermeté face à la nouvelle demande britannique de report du Brexit. « L'Union européenne doit éviter à tout prix que son avenir ne dépende de la bonne volonté britannique » estiment-ils, pointant des risques à la fois d’ordre politique et juridique.

L'Europe ne peut plus attendre

Les deux présidents de commissions — chargés du groupe de suivi du Sénat sur le Brexit et la Refondation de l’Union européenne — considèrent qu'il y a plus de 2 ans que l'Union européenne consacre son énergie à organiser la sortie du Royaume-Uni. Les défis auxquels l'Union est confrontée ne peuvent désormais plus attendre.

« Face à la montée des populismes, à la crise migratoire, au terrorisme, à la transition énergétique, aux enjeux de la numérisation, à la concurrence de la Chine, à l'extraterritorialité des lois américaines, il nous faut maintenant refonder l'Europe à 27 », déclare Christian Cambon.

Un Brexit au plus tard le 30 juin ?

« Le 2 juillet 2019 se tiendra la session inaugurale du nouveau Parlement européen ; il n'est pas envisageable que des députés européens britanniques participent aux décisions structurantes pour l'avenir de l'Union européenne », considère Jean Bizet.

Les deux présidents de commissions souhaitent que tout nouveau report de la date du Brexit soit conditionné à une clarification immédiate des intentions britanniques, et assortie d'un calendrier contraignant qui conduise le Brexit à se produire au plus tard le 30 juin 2019.

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Royaume-Uni : les frais économiques du Brexit

Britta Weidenbach
D'après l'optimisme en cours sur les marchés financiers, les études sur la « mort économique » du Royaume-Uni s'avèreraient très exagérées. Pourtant, le Brexit fait déjà des ravages. Britta Weidenbach, Co-responsable des actions EMEA chez DWS, partage son analyse.
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La FinTech PayLead nomme un Chief Revenue Officer

La FinTech française PayLead — spécialisée dans l'analyse de données bancaires — annonce ce mercredi 17 avril la nomination d'un Chief Revenue Officer dans le cadre de son développement français et européen. Dans ce cadre, Thomas Sevège aura pour mission d'optimiser la stratégie de revenus de l'entreprise et de développer de nouvelles collaborations avec des partenaires bancaires et des retailers.

Ce recrutement doit permettre à PayLead d'amorcer sa phase de scale-up en France et en Europe. « Nous avons des ambitions internationationales pour PayLead et l'arrivée de Thomas dans notre équipe est un véritable atout. Son profil hautement qualifié va soutenir la structuration de l'entreprise et l'installation durable dans notre écosystème », déclare Charles de Gastines, PDG et co-fondateur de PayLead.

Focus sur le parcours de Thomas Sevège

Thomas Sevège a fait carrière dans plusieurs startups à forte croissance. En 2001, il fait partie des premiers collaborateurs de Tradedoubler — solution marketing — et en devient Vice-président Europe de l'Est et du Sud en 2006. En 2008, il rejoint Be On — précédemment Goviral — en qualité de VP EMEA. En septembre 2013, il se voit confier le poste de Président & COO chez Freespee à Londres, plate-forme conversationnelle avant de rejoindre l'équipe de PayLead en tant que Chief Revenue Officer.

« Au cours de ma carrière, j'ai eu l'opportunité de rejoindre des organisations à des moments très particuliers de leur développement. Je suis passionné par les nouveaux challenges et inspiré par les entrepreneurs convaincus des projets qu'ils portent. Lors de mes premiers échanges avec Charles, j'ai réalisé que l'expertise de PayLead annonçait une véritable disruption du marché bancaire et promettait des avancées majeures en matière de connaissance client», commente Thomas Sevège.

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AMF : le médiateur publie son rapport annuel 2018

Marielle Cohen-Branche — médiateur de l’AMF — a présenté ce jeudi 18 avril devant la presse son rapport annuel pour l’année écoulée. L’occasion de rappeler, au-delà des chiffres-clés et de la confirmation de l’efficacité et de l’adhésion des épargnants comme des professionnels, les valeurs structurantes de la Médiation.

Les chiffres de l’année 2018

Comme chaque année, les principaux indicateurs de la Médiation témoignent de sa forte activité :

  • 1438 dossiers reçus (+ 6 %) ;
  • 1408 dossiers traités et clôturés, en stabilité ;
  • 813 dossiers reçus dans le champ de compétence (+ 17 %) ;
  • 523 avis rendus (+ 3 %)
  • 308 établissements concernés : prestataires de services d’investissements majoritairement, mais aussi entreprises de marché, émetteurs, etc.

La fragmentation des secteurs entre finance, banque et assurance demeure complexe pour les usagers. Cette année, près de 44 % des dossiers reçus sont en dehors du champ de compétence du médiateur de l’AMF. Grâce au mode de filtrage du nouveau formulaire du site de l’AMF, seulement 27 % des dossiers saisis ainsi sont non recevables, contre 46 % en 2017. Le courrier postal reste privilégié par 71 % des demandeurs.

A l’instar des années précédentes, les chiffres de 2018 illustrent l’adhésion que remporte la médiation de l’AMF. 93 % des recommandations favorables sont suivies tant par l’épargnant que par le professionnel et en cas de recommandation défavorable pour le demandeur, très rares sont les cas d’insatisfaction (6 %).

Les sujets-phares

  •  Les dossiers relatifs à l’épargne salariale progressent à nouveau : 217 dossiers contre 211 en 2017. Pour rappel, ils n’étaient que 93 en 2014. Les motifs de saisines restent variés mais si les réclamations sur les frais de garde diminuent (de 18 % à 15 %), celles concernant les affectations par défaut augmentent (de 19 % à 26 %). Une problématique liée à la difficile appréhension du PERCO, sujet sur lequel le médiateur porte une attention particulière et formule des recommandations auprès des diverses parties-prenantes. 
  • Après une année de baisse très nette, les dossiers en matière de trading spéculatif sur Forex ou options binaires diminuent toujours : 51 dossiers en 2018 (98 en 2017) impliquant 40 sociétés agréées et 11 non agréées. Dans ce cas, les dossiers sont transmis au procureur de la République. Cette chute prouve l’impact des diverses initiatives françaises (interdiction de la publicité) ou européennes (restriction / interdiction de commercialisation). Cependant, le champ de l’escroquerie se déplace. Après des saisines liées aux diamants d’investissements en 2017, le médiateur a constaté l’émergence de celles liées aux placements en crypto-actifs assortis de perspective de rendement. 35 dossiers cette année, face auxquels la Médiation doit décliner sa compétence puisqu’aucun professionnel ne dispose, à ce jour, d’une offre autorisée.
  • Enfin, les dossiers portant sur les PEA augmentent de 30 %, soit 70 cas contre 53 en 2017. Pour la moitié de ces dossiers, les litiges portent sur des durées anormales de transfert entre deux établissements gestionnaires. Cette difficulté avait conduit le médiateur à formuler des recommandations générales en la matière pour accélérer et fluidifier ces transferts, notamment en cas de titres non cotés au sein de l’enveloppe. Après un avis favorable du Comité consultation du secteur financier en septembre 2018, cette procédure est facilitée. Ce point illustre la mission plus générale de la Médiation de l’AMF : être en mesure, en cas de besoin, de faire bouger des situations et pratiques existantes, voire la législation, en étant force de proposition auprès des instances concernées.

Œuvrer pour une médiation mieux connue

Dans un paysage juridique de plus en plus complexe, où les alternatives à la voie judiciaire se multiplient, il convient de rappeler les valeurs communes des médiateurs de la consommation. Ils sont actuellement les seuls médiateurs amiables régulés et gratuits pour les consommateurs. Leur action repose sur 3 piliers : indépendance, confidentialité et impartialité.

Afin de mieux faire connaître le principe de la médiation, le Journal de Bord — accessible depuis le site internet de l’AMF — propose chaque mois un billet pratique et concret de cas vécu. Son audience progresse de 20 % cette année. Pour la première fois, le rapport annuel reprend sous forme thématique l’ensemble des billets parus depuis le lancement en 2014. Il s'agit d'une base documentaire opérationnelle utile, autant pour les professionnels que pour les particuliers.

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Royaume-Uni : Cromwell à la rescousse

Igor de Maack
Au Royaume-Uni, la question du Brexit n'a toujours pas été résolue. Les marchés oscillent entre optimisme et positions qui jouent la stagnation et la déflation séculaires. Faut-il anticiper une récession ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA, expose son point de vue.
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Marchés financiers : vers des avancées prudentes

Alexandre Tavazzi
Relance chinoise, conjoncture américaine, délai prolongé pour le Brexit... Quelles perspectives macroéconomiques pour les marchés financiers ? Alexandre Tavazzi, Stratégiste Monde chez Pictet Wealth Management, partage son analyse.
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Brexit : les investisseurs misent sur l’économie réelle au Royaume-Uni

L'échéance du Brexit n'a pas découragé les investisseurs. D'après la dernière étude réalisée par EDHECInfra, le Royaume-Uni se classe troisième parmi les pays qui offrent le plus de potentiel sur les 5 années à venir. Les grandes tendances de cette étude — réalisée pour le compte du G20 — ont été dévoilées ce mardi 12 mars. Elles montrent le faible impact du Brexit sur la position du Royaume-Uni parmi les destinations plébiscitées par les investisseurs en infrastructures.

Une étude pour le compte du G20 auprès de 300 investisseurs

L'étude 2019 EDHECInfra/GIH a été clôturée fin février dernier. Les auteurs ont interrogé plus de 300 investisseurs — dont 130 propriétaires d'actifs tels que des fonds de pension, des compagnies d'assurance et des fonds souverains — représentant 10 000 milliards de dollars US d'actifs sous gestion. Les résultats seront dévoilés dans leur intégralité en avril prochain. L'étude apporte d'ores et déjà un éclairage sur de nombreux sujets clés pour l'investissement dans les infrastructures.

Il en ressort un résultat particulièrement intéressant au sujet du Brexit. Malgré l'échéance proche du divorce avec l'Union Européenne le 29 mars prochain, les répondants ont classé le Royaume-Uni comme le troisième marché offrant le plus de potentiel en matière d'investissement privé dans les infrastructures sur les 5 années à venir. En 2018, le pays se classait deuxième. Dans les 20 marchés d'infrastructure les plus développés, le Royaume-Uni arrive derrière les Etats-Unis et l'Australie.

Les investisseurs à long terme restent confiants

« Ce résultat envoie un signal très fort : les investisseurs à long terme continuent à croire dans la crédibilité du secteur des infrastructures au Royaume-Uni, ainsi que dans la pérennité de l'économie britannique sur le moyen terme et la solvabilité de l'Etat », analyse Frédéric Blanc-Brude, Directeur du pôle de recherche EDHECinfra. « Le « no deal » serait peut-être un « bon deal » pour les investisseurs en infrastructures », ajoute-il.

« Cette étude rassemble les avis d'importants investisseurs institutionnels reconnus pour leur expertise dans le secteur et qui doivent adopter une position sur le Royaume-Uni post-Brexit. Ensemble, ces propriétaires d'actifs constituent plus de 10 % des actifs sous gestion à travers le monde. Le Royaume-Uni est, depuis longtemps, l'un des marchés les plus actifs dans le domaine de l'investissement en infrastructures », conclut Frédéric Blanc-Brude.

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Brexit : l’hypothèse d’un report gagne en probabilité

Véronique Riches-Flores
L'issue du Brexit se joue cette semaine. Ce mardi, les députés britanniques doivent se prononcer sur l'accord négocié par Theresa May avec l'Union Européenne. La fin programmée du « backstop » irlandais suffira-t-elle à les convaincre ? Véronique Riches-Flores, Fondatrice et Présidente de RichesFlores Research, partage son analyse.
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Swiss Life Asset Managers France cède les actifs de son premier fonds santé

Swiss Life Asset Managers (AM) France annonce ce jeudi 18 avril la cession des actifs de son premier club deal santé, créé en 2012 à destination d’investisseurs institutionnels français. Cet OPCI Professionnel était spécialisé dans les murs d’EHPAD — Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes — d'établissements SSR — Soins de Suite et de Réadaptation — et de cliniques PSY — cliniques psychiatriques — avec l'acquisition de plus de 200 M€ d'actifs.

Le portefeuille comporte 14 actifs — 9 EHPAD, 4 établissement SSR et 1 établissement psy — soit près de 1 500 lits. Icade Santé s’est porté acquéreur de 12 d’entre eux et Primonial REIM des 2 EHPAD situés à Paris et en région parisienne. Plus de 80 % du portefeuille se compose d’établissements achetés en VEFA. Le solde a été acquis neuf ou rénové.

Orienter sa stratégie vers les résidences seniors

Swiss Life AM France a fait partie des pionniers qui se sont intéressés au secteur de la santé. L'asset manager a ainsi pu acquérir ce portefeuille dans de bonnes conditions. Le marché de la santé et les actifs visés par ce fonds présentaient en 2012 un effet ciseaux, lié à une sous-capacité importante face à une hausse de la demande pour ce type de structures en raison du vieillissement de la population.

Depuis, le marché de la santé est devenu très porteur. Swiss Life AM France a choisi d'anticiper une liquidation probable de ce véhicule courant 2019. Cette décision valide la stratégie d’acquisition mise en place lors du lancement du fonds, qui ciblait la qualité de l’opérateur mais également les emplacements et les qualités techniques des actifs. Swiss Life AM France va continuer d'investir dans le secteur du grand âge, en s'orientant notamment vers les résidences seniors en Europe.

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Assurance vie : Althos Patrimoine lance une offre de droit luxembourgeois

Althos Patrimoine — spécialiste du conseil en gestion privée — annonce ce jeudi 18 avril le lancement d'une offre d’assurance vie luxembourgeoise. Ce produit destiné à une clientèle haut-de-gamme est accessible à partir de 100 000 euros sans frais d'entrée.

Cette offre permet aux investisseurs d’accéder à des véhicules réservés aux institutionnels et de bénéficier d’une sécurité renforcée sur leur capital, « tout en étant investis dans des actifs décorrélés et des actifs de rendement », précise Maxime Defasy, responsable des investissements chez Althos Patrimoine.

Diversification des actifs

Cette offre donne accès à la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie du marché luxembourgeois. Les investisseurs choisissent parmi une douzaine de contrats, sélectionnés auprès des principaux acteurs du secteur : Allianz, Lombard International, Swiss Life, Generali, Bâloise Assurances ou encore AG2R La Mondiale.

Les épargnants ont accès aux parts institutionnelles des OPCVM traditionnels, ainsi qu'à des classes d’actifs de diversification réservées aux institutionnels. Ils peuvent investir une partie de leur capital en capital-investissement, en immobilier ou encore en dette privée.

Protection de l'épargne

Les investisseurs bénéficient d'une sécurité renforcée, connue sous l’appellation « triangle de sécurité ». Ce type de contrat offre des garanties supplémentaires en termes de protection de l’épargne. En France, en cas de faillite de la compagnie d’assurance, l’épargne est garantie dans la limite de 70 000 euros par assuré et par contrat.

Le Luxembourg n'impose pas ce type de limite. Les actifs sont conservés auprès d’une banque dépositaire. Enfin, l’épargnant bénéficie d’un statut de créancier de premier rang, ce qui le rend prioritaire en cas de faillite de la compagnie d’assurance.

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Marchés financiers : un bon sens partagé ?

Jacques de Panisse-Passis
Sur les marchés, la moyenne des décisions des gérants dessine les grandes tendances. Faible croissance, taux bas et rentabilité dérisoire des obligations nourrissent l'optimisme actuel des investisseurs. Peut-on pour autant se fier au « bon sens » des marchés actions ? Jacques de Panisse Passis, Président du Directoire, Gérant et Associé d'Optigestion, partage son analyse.
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Marchés actions : Chine et Brexit au Royaume-Uni, l’optimisme revient

Cesar Perez Ruiz
Les marchés actions mondiaux connaissent un regain d'optimisme cette semaine. Pendant que la Chine et Donald Trump continuent à négocier, le risque d'un Brexit sans accord s'éloigne au Royaume-Uni. César Pérez Ruiz, Head of Investments & CIO chez Pictet Wealth Management, partage son analyse hebdomadaire des marchés boursiers.
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