Brexit : Donald Trump joue les éminences grises au Royaume-Uni

Cette semaine, Donald Trump était en visite d'Etat au Royaume-Uni. Le président des Etats-Unis a réaffirmé sa position en faveur d'un Brexit dur ainsi que sa volonté de nouer un nouvel accord commercial. Avec ce rapprochement, Donald Trump espère trouver un allié dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine.
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Guerre commerciale : le secteur industriel occupe une place centrale

Johannes Müller
L'industrie revient sur le devant de la scène économique. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, avec les hausses de tarifs douaniers, ont rappelé l'importance de ce secteur dans le PIB des pays. Quelles leçons les investisseurs peuvent-ils tirer de cette tendance ? Johannes Muller, Responsable de la Recherche Macro chez DWS, partage son analyse.
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Tikehau Capital investit dans Medtrade

Tikehau Capital — spécialiste des investissements alternatifs — annonce ce lundi 13 mai un investissement de 23 M£ — soit environ 26 M€ — dans Medtrade Products Limited, une société de dispositifs médicaux technologiques basée au Royaume-Uni. Le gérant réalise cette opération par le biais de sa filiale Tikehau Investment Management (IM), notamment par le biais de son fonds paneuropéen de capital-développement dédié aux entreprises de taille intermédiaire en forte croissance.

L'objectif de ce fonds minoritaire est de cibler des structures à fort potentiel sur des marchés en développement. Il s'agit de la 5e transaction opérée par ce fonds en moins de 12 mois. « Cette opération de capital-investissement s'inscrit pleinement dans la stratégie de Tikehau Capital consistant à renforcer ses activités au Royaume-Uni », déclare Peter Cirenza, responsable du Royaume-Uni chez Tikehau Capital.

Focus sur l'entreprise Medtrade

Fondée en 1999, Medtrade est basée à Crewe au Royaume-Uni. La société s'est spécialisée dans le développement de dispositifs médicaux, destiné au marché des soins professionnels des plaies et des hémostats. L'entreprise souhaite élargir son offre de produits hémostatiques avec sa technologie Celox. Medtrade revendique une expertise de pointe en matière de développement interne et de conception de produits rapide, mais aussi des relations de longue date avec de grandes sociétés internationales.

Avec son niveau de rentabilité et de génération de trésorerie, Medtrade envisage sereinement son développement sur le marché des soins professionnels de traitement des plaies, qui représente 9,8 Md$ US. L'investissement de Tikehau Capital lui apportera un soutien stratégique et opérationnel, dans le cadre de son expansion internationale. Ce partenariat permettra aussi à Medtrade de développer son portefeuille de produits différenciés et innovants, afin de stimuler la croissance de l'entreprise.

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Brexit, Bitcoin et Finance durable : l’AMF présente son rapport 2018

L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié ce mardi 7 mai son rapport d'activité 2018. A cette occasion, son Président Robert Ophèle a évoqué les priorités pour la prochaine mandature européenne, du point de vue du régulateur. Il est également revenu sur les nouvelles responsabilités confiées à l’AMF dans le cadre du projet de loi PACTE.

Des mesures financières pour anticiper le Brexit

2018 fut d'abord l’année de mise en pratique pour les établissements financiers comme pour le régulateur de textes européens structurants, comme le nouveau cadre des marchés d’instruments financiers. C’est aussi une année au contexte particulier, celui d’une mobilisation dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les équipes ont travaillé pour permettre aux établissements de se préparer au mieux en prenant en compte l’ensemble des scénarios possibles.

Les autorités nationales et européennes ont également veillé à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les effets d’un Brexit sans accord. « Par-delà ses conséquences immédiates, le Brexit, avec la sortie du périmètre de l’Union de son principal centre financier, interpelle en profon­deur l’Europe sur son projet en matière d’Union des marchés de capitaux », selon Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Une conviction européenne forte

En 2018, les activités de l’AMF à l’international ont été nourries par une conviction européenne profonde, la nécessité d’une convergence renforcée de la supervision dans l’Union. L’AMF a soutenu une réforme ambitieuse des autorités européennes de supervision, dont l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais). Ce projet donnait aussi l’occasion à l’Europe de parler d’une seule voix vis-à-vis des pays tiers. L’AMF a également appuyé l’importance d’un plus grand rôle confié à l’ESMA en matière de supervision des chambres de compensation dans la cadre de la réforme d’un règlement européen EMIR.

Les avancées obtenues restent limitées, en raison des résistances très fortes exprimées dans la plupart des Etats membres contre toute tentative de renforcement de l’intégration européenne. Pour l’AMF, la prochaine mandature européenne devra être l’occasion de formuler des propositions concrètes et réalistes pour favoriser le développement des marchés de capitaux de l’Union à 27. Tandis que l’AMF finalise ses propositions, Robert Ophèle a souligné quatre priorités à traiter au niveau européen :

  • Mettre en place une stratégie digitale pour les services financiers ;
  • Concrétiser l’ambition en matière de finance durable ;
  • Revisiter l’architecture des textes sur la gestion d’actifs ;
  • Rendre plus efficace l’information des épargnants.

Accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’an passé, l’AMF a poursuivi son ambition d’accompagner l’innovation. Après une année 2017 de rencontres des porteurs de projets et d’étude des levées de fonds via émission de jetons — Initial Coin Offering ou ICO — l’AMF a remis ses conclusions en février 2018 sur le cadre règlementaire approprié pour ces opérations. Ces travaux ont très largement nourri le projet de loi Pacte qui a été adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril dernier. Cette réforme crée notamment un visa optionnel pour les émissions et un agrément optionnel pour les prestataires de services sur actifs numérique.

Les services de conservation et d’achat/vente de crypto-actifs contre monnaie ayant cours légal devront faire l’objet d’un enregistrement obligatoire, au titre des règles de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Une fois le texte promulgué, il reviendra à l’AMF de le mettre en œuvre. Le texte de loi dotera par ailleurs l’AMF de nouveaux outils pour protéger les investisseurs. Le démarchage sera ainsi interdit pour toute émission de jetons et à tout prestataire n’ayant pas reçu le visa ou l’agrément de l’autorité. L’AMF pourra également demander le blocage de l’accès aux sites internet frauduleux.

S’engager pour une finance durable

Axe fort de son plan stratégique 2018-2022, le régulateur a dévoilé à l’automne dernier sa feuille de route en matière de finance durable. Dès 2018, les équipes ont organisé au niveau français le suivi de la mise en œuvre de l’article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte, et la montée en compétences sur les sujets de reporting extra-financier. Au niveau européen, l'AMF s'est investi pour réfléchir aux modalités d’intégration des critères ESG dans la gestion des risques, les stratégies d’investissements et les préférences des clients.

En 2019, l’AMF publiera son troisième rapport sur l’investissement socialement responsable dans la gestion collective. A cet égard, avec la loi PACTE, ses missions s'étendent. Le régulateur doit désormais veiller à la qualité de l’infor­mation fournie par les sociétés de gestion sur leur stratégie en matière de finance durable. Le régulateur publiera également ses constats et recommandations en ce qui concerne l’information en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées.

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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Investissement : reprise des financières européennes

Grégoire Mivelaz
Le secteur des financières européennes semble avoir le vent en poupe. Depuis la mise en œuvre des exigences en matière d’adéquation des fonds propres en 2012, la solidité financière des banques européennes s’est considérablement renforcée. Quelles perspectives se dessinent désormais ? Grégoire Mivelaz, Gérant du fonds Credit Opportunities Strategy chez GAM, partage son analyse.
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Brexit : le Royaume-Uni perd ses investisseurs nationaux, au profit de la France et des Etats-Unis

BrickVest — plateforme d'investissement en immobilier commercial — publie ce mardi 30 avril son dernier baromètre trimestriel (en anglais). Dans le cadre de cette enquête, BrickVest a sondé plus de 6 000 investisseurs institutionnels internationaux sur leurs intentions d’investissement. Il en ressort que les investisseurs internationaux et nationaux se détournent du marché immobilier commercial britannique. En cause, les nombreuses incertitudes liées au Brexit.

Seuls 29 % des sondés considèrent le Royaume-Uni encore comme leur marché préféré. Les investisseurs britanniques sont quant à eux plus dubitatifs, et passent de 49 % à 40 % d’intention d’investir au Royaume-Uni, un niveau jamais atteint depuis le lancement du Baromètre au premier trimestre 2017. Il se tournent désormais vers la France (16 %) et des Etats-Unis (19 %). Globalement, l'Allemagne est le plus grand bénéficiaire de la baisse de popularité du Royaume-Uni. Le pays de Goethe enregistre son score le plus élevé à ce jour (26 %) auprès des investisseurs internationaux.

Les investisseurs se détournent des stratégies opportunistes

Ce premier baromètre de l’année confirme l'intérêt des investisseurs institutionnels pour les stratégies modérées (Value Add, etc.) qui se fait sentir depuis un an. Ces stratégies recueillent 57 % d’intention d’investissement, en hausse de 12 % par rapport au premier trimestre 2018. Ce n'est plus le cas des stratégies immobilières à haut risque — dites opportunistes — qui attirent de moins en moins. Internationaux ou Britanniques, ils conservent leur intérêt pour les actifs situés dans les grandes métropoles plutôt que dans des villes secondaires ou régionales.

Les investisseurs craignent « un ralentissement économique et d'un inévitable retournement à la baisse du cycle », commente Emmanuel Lumineau, PDG de BrickVest. « L'incertitude liée au Brexit continue de peser sur le marché britannique de l'immobilier commercial, tant auprès des investisseurs internationaux que nationaux. En l'absence d'une solution politique immédiate, il est fort probable que la confiance des investisseurs au Royaume-Uni continuera à baisser dans les mois à venir. Bien qu'ils aient leurs propres défis à relever, la France, les Etats-Unis, et surtout l'Allemagne ont gagné en popularité au cours de ce trimestre », ajoute-il.

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Brexit : la City ne déménagera pas à Paris

Certains indicateurs laissent penser qu’un Londres post-Brexit pourrait perdre une partie du marché des services financiers au profit de ses concurrents de l’UE, tels que Paris et Francfort. Mais un nouveau rapport publié le 18 avril par la Cass Business School — City University of London — affirme le contraire. Exercer dans la City serait même synonyme d’avantages concurrentiels certains.

Face à l’incertitude de l’après-Brexit, les institutions financières ont dû adopter un plan d’urgence et envisager un éventuel transfert de leurs employés et de leurs opérations. Le rapport s’intéresse à la façon dont ces structures pourront réagir face aux deux principaux domaines à risque liés au Brexit — incertitude politique et réglementaire — et émet plusieurs suggestions sur la façon de gérer ces risques. Les chiffres de l’industrie financière confirment les prévisions des chercheurs.

L'avenir incertain des « passporting rights »

En l’absence d’un accord commercial global sur les services financiers — ou même d’une indication claire sur ce qu’impliquerait cet accord — les institutions financières risquent de ne pas pouvoir remplacer leurs « passporting rights ». Ces droits leur permettent aujourd’hui de fournir des services financiers transfrontaliers dans tous les pays de l’UE.

Les banques multinationales font face à deux choix : soit la restructuration de l’entreprise, qui consiste à envoyer ses opérations et ses employés sur d’autres pôles financiers ; soit la délégation de gestion, qui permet à la banque de choisir une entité juridique dans l’UE pour le « passporting » et une structure de holding appelée IPU — Intermediate Parent Undertaking — en maintenant une entité à Londres exerçant d’autres activités.

Le rapport indique que le modèle de délégation de gestion est une alternative possible à la restructuration de l’entreprise grâce à sa flexibilité. Il minimiserait le risque d’une expertise amoindrie en termes de gestion de capital humain et réduirait les coûts liés au transfert de personnes et de fonctions, tout en évitant la perte d’un accès permanent au Royaume-Uni.

Londres va-t-elle rester un acteur clé des services financiers ?

De nombreux facteurs permettraient à Londres de conserver sa position de pôle financier international après le Brexit :

  • son fuseau horaire, qui lui permet de facilement faire des affaires avec l’Asie, les États-Unis et le Moyen-Orient
  • son statut partagé avec New York de pôle commercial dominant en termes de taux de change et de taux d’intérêt ;
  • la solidité des législations et réglementations locales ;
  • l’excellente réputation mondiale des universités du Royaume-Uni enseignant le commerce et la finance ;
  • le niveau élevé d’intégration des marchés des capitaux ;

La chercheuse Barbara Casu Lukac, directrice du Centre for Banking Research de la Cass Business School et co-auteur du rapport, a déclaré que ce rapport arrivait à un moment important du processus prolongé du Brexit, alors que le risque imminent d’une no-deal s’éloigne et que la Première ministre Theresa May se bat pour assurer un accord de sortie.

« Notre rapport suggère qu’après le Brexit, Londres restera un acteur clé du secteur international des services financiers et des marchés de capitaux. Toutefois, certaines de ses opérations, capacités et marges seront affectées par l’incertitude réglementaire et politique à long terme qui accompagne le processus du Brexit. Cela devra être largement pris en compte lorsque les premiers ministres débattront de l’accord de retrait de la Première ministre au Parlement », conclut Barbara Casu Lukac.

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Brexit : partis pour rester ou restés pour partir ?

Frédéric Rollin
En Europe, l'incertitude perdure sur l'avenir du Brexit. L'impact d'une sortie sans accord se répercuterait fortement sur l'économie britannique, mais à quoi les investisseurs doivent-ils s'attendre exactement ? Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, partage son analyse.
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La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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Brexit : Emmanuel Macron fixe une date limite

Emmanuel Macron joue la fermeté dans les négociations entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit. Le Président français a défendu la semaine dernière la date du 31 octobre prochain pour un nouveau report. Objectif, éviter toute ingérence britannique dans les affaires du Parlement européen. Reste à savoir si ce délai sera suffisant.
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Marchés financiers : une croissance anémique pour une performance atomique

Igor de Maack
Les investisseurs guettent les signes avant-coureurs d'une fin de cycle économique. Ils se tournent désormais massivement vers les obligations, aux dépends des actions sur les marchés internationaux. Cette tendance va-t-elle durer ? Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion chez DNCA Finance, passe au crible l'actualité des marchés.
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