Blockchain : la France adopte une réglementation pour les services financiers

Le ministère de l'Economie et des Finances annonce ce vendredi 22 novembre l'adoption par la France d'un cadre règlementaire qui régit les applications de la Blockchain aux services financiers. Le décret n° 2019-1213 publié ce jour étend notamment cette législation aux prestataires de services sur actifs numériques (PSAN). La France souhaite conforter sa position de pionnier européen en la matière.

« Le cadre issu de la loi PACTE va favoriser le développement d’un écosystème Blockchain en France dynamique et robuste, qui allie capacité d’innovation, transparence et haut niveau de sécurité pour les épargnants et investisseurs. En étant l’un des premiers pays à se doter d’un tel cadre, Paris se donne les moyens de devenir la première place européenne de la Blockchain et conforte son engagement en faveur de l’innovation financière », déclare Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances.

Cadre créé par la loi PACTE

L'Hexagone a été l’un des premiers pays au monde à donner force de loi à l’utilisation de la technologie Blockchain en matière d’inscription et de transfert de titres financiers. La France complète ainsi « l’un des cadres les plus exhaustifs au monde en matière d’actifs numériques, qui couvre aussi bien les aspects réglementaires que fiscaux ou encore comptables », indique le ministère dans un communiqué. Le nouveau décret vient le cadre juridique spécifique à ces actifs numériques créé par la loi PACTE.

Sur le marché primaire, il était déjà possible pour les émetteurs de solliciter auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) un visa préalablement à leur émission d’actifs numériques (Initial Coin Offering – ICO), en application directe de la loi PACTE. Sur le marché secondaire, le décret vient préciser les contours des statuts applicables aux prestataires sur actifs numériques. Il leur ouvre la possibilité de s’enregistrer et de solliciter un agrément auprès de l’AMF.

Obtention de l'agrément AMF

L’obtention de cet agrément est conditionnée au respect de dispositions prévues par la loi. Il s’agit notamment d’obligations sur la sécurité des systèmes informatiques —  en termes de fonds propres ou d’assurance —  et d’obligations spécifiques à chaque service. Un service de conservation devra par exemple restituer la maîtrise des actifs numériques conservés. Cet agrément optionnel impose à certains prestataires de s'enregistrer, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Par ailleurs, le décret renforce l’accès aux services bancaires pour les émetteurs qui ont reçu un visa de l’AMF sur leur émission. C'est aussi le cas pour les prestataires de services sur actifs numériques enregistrés ou agréés. En cas de refus injustifié — même implicite —  d’accès aux services de comptes et de dépôts, les émetteurs ou prestataires pourront exercer un recours auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en vue de déclencher une procédure de droit au compte.

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Banque responsable : le groupe Pictet adhère aux Principes des Nations Unies

Le groupe Pictet — groupe bancaire spécialisé dans la gestion de fortune et d'actifs — annonce ce mardi 5 novembre s'engager à respecter les Principes pour une banque responsable (en anglais) définis par les Nations Unies. En 2007, Pictet a adhéré aux Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies. Ils précisent le rôle d’actionnaire des gérants d’actifs, et posent des bases pour la prise en compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) pendant le processus d’investissement.

« Le développement durable est au cœur de la philosophie de Pictet. Grâce à notre structure collégiale, nous jouissons d’une indépendance financière qui nous permet de nous concentrer sur les intérêts à long terme (...) Cette approche va de pair avec l’intégration au quotidien du développement durable dans nos décisions d’investissement, ainsi que dans la conception des produits et des solutions proposés à nos clients. C’est dans cet esprit que nous avons fait le choix d’adhérer aux Principes pour une banque responsable », explique Renaud de Planta, associé senior du groupe Pictet.

Six principes pour une banque responsable

Les Principes pour une banque responsable marquent une nouvelle étape importante. Ils établissent des lignes directrices complémentaires, axées sur les types de produits proposés à la clientèle, ainsi que sur la manière dont ils permettent de créer de la valeur pour les clients et l’ensemble de des partenaires d'un établissement bancaire. Lancés en septembre, lors de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies, les Principes pour une banque responsable sont au nombre de six :

  • Harmonisation – Pictet va adapter sa stratégie d’entreprise pour qu’elle soit en phase avec les besoins humains et les objectifs sociétaux — tels qu’énoncés dans les Objectifs de développement durable, l’accord de Paris sur le climat et les dispositifs nationaux et régionaux correspondants — et contribue à leur concrétisation.
  • Impact et fixation d’objectifs – Pictet souhaite renforcer de manière continue l’impact positif de ses activités, de ses produits et de ses services sur l’homme et l’environnement, tout en réduisant leur impact négatif et en gérant les risques qui en découlent. A cette fin, Pictet va définir des objectifs pour les domaines où son action pourra avoir le plus fort impact. Ils seront rendus publics.
  • Clients – Pictet annonce établir une collaboration responsable avec ses clients, dans le but d’encourager les pratiques durables et de favoriser les activités économiques qui assureront une prospérité partagée aux générations actuelles et futures.
  • Partenaires – Pictet veut favoriser de manière proactive et responsable la concertation, le dialogue et l’esprit de partenariat avec les acteurs concernés, afin d'atteindre ses objectifs sociétaux.
  • Gouvernance et culture – Pictet entend concrétiser son adhésion aux Principes par la mise en place d’une gouvernance efficace et la promotion d’une culture bancaire responsable.
  • Transparence et responsabilité – Pictet s'engage à évaluer régulièrement la mise en œuvre individuelle et collective des Principes. Le groupe rendra compte en toute transparence de son impact positif et négatif ainsi que de sa contribution à l’atteinte des objectifs sociétaux.
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Roadshow – CNCEF Crédit : la Chambre vient à la rencontre des professionnels

Dès le mois de novembre 2019, la CNCEF Crédit organise un roadshow à destination des professionnels du monde du crédit. Objectif, présenter la Chambre aux professionnels du crédit et aborder les enjeux de la réforme du courtage. Le Courrier Financier récapitule ce qu'il faut savoir.
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Assurance vie : ING élargit sa gamme de fonds disponibles en France

ING — banque de détail basée à Amsterdam, avec plus d1 million de clients en France — annonce ce jeudi 10 octobre élargir la gamme de fonds proposée dans le cadre de son assurance vie. En France, ING regroupe les activités de banque en ligne et banque de financement et d’investissement. L'établissement bancaire propose désormais 43 fonds issus de sociétés de gestion partenaires. Dans le détail, cette gamme contient :

  • 12 fonds incontournables, pour diversifier ses investissements ; 
  • 29 fonds complémentaires, sur des thématiques plus larges.

ING vise à conjuguer qualité, diversification et éthique. La gamme intègre de nouvelles thématiques sectorielles, en particulier l’immobilier, les nouvelles technologies et l’eau, ainsi que des fonds labellisés ISR. Il s'agit de répondre aux nouvelles attentes exprimées par les clients, « qui sont à la recherche de solutions simples, performantes et responsables », déclare Frédéric Niel, Directeur d'ING en France.

Favoriser l'investissement en assurance vie

Avec ce lancement, ING souhaite simplifier l’assurance vie et faciliter les choix d’investissement de ses clients, grâce à :

  • Une sélection courte de 12 fonds incontournables ;
  • Un moteur de recherche disponible dans l’espace client, afin de proposer les fonds les mieux adaptés au profil client ;
  • Les avantages de l’offre Assurance vie ING : pas de droits d’entrée, des frais de gestion réduits, des experts en épargne financière à l’écoute.

Par ailleurs, ING vient de recevoir la Victoire d’Or pour les contrats multi-supports grand public, dans le palmarès des assurances vie publié par Le Particulier en octobre 2019.

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OPPCI Impact Investing : Swiss Life AM France et Cedrus & Partners acquièrent une résidence étudiante

Swiss Life Asset Managers (AM) France — filiale du groupe Swiss Life — annonce ce mercredi 20 novembre avoir signé la vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) d’une résidence étudiant à Dijon (Côtes-d'Or) pour le compte de l’OPPCI Immobilier Impact Investing. Le gérant réalise ainsi la première acquisition pour ce fonds, créé en partenariat avec Cedrus & Partners.

Près du centre historique de Dijon

La résidence de 144 lots (T1) se situe au cœur du nouveau pôle de la Cité internationale de la gastronomie et du vin, qui se déploiera sur un terrain de 6,5 hectares sur le site de l'ancien hôpital général, aux portes du centre historique de Dijon. La résidence étudiante sera exploitée par le groupe Réside Etudes. Sa livraison est prévue pour la rentrée universitaire 2021. L’immeuble bénéficiera d’une performance énergétique RT 2012-10 %.

Conçu par l'agence d'architecture Anthony Béchu, cet ensemble développera plus de 70 000 m². Il sera notamment composé d’un pôle de culture et d’expositions, d’un espace de formation, de cinémas, commerces, d’un hôtel 4 étoiles, d’une résidence services senior, d’une résidence étudiants et de logements réhabilités. La société de gestion a réalisé cette acquisition auprès d’Eiffage Immobilier Est.

Premier fonds immobilier à impact social

Lancé en janvier dernier, l’OPPCI Immobilier Impact Investing est le premier fonds immobilier à impact lancé par Swiss Life AM France et Cedrus & Partners. Sa poche sociale rassemblera 20 % des actifs totaux du fonds. Dans ce cadre, les actifs résidentiels seront sélectionnés en accord avec les partenaires associatifs (Samusocial de Paris et Habitat & Humanis) à Paris et première couronne.

La même logique prévaudra dans les grandes métropoles françaises. Ces actifs seront mis à leur disposition pour un loyer nul. Parallèlement à la poche sociale du portefeuille, la poche à rendement représente 80 % de l’actif net cible du fonds. Elle est investie dans des actifs de bureaux et des résidences gérées : résidences seniors, étudiantes, etc.

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AGCS nomme un Directeur Mondial des Lignes Financières

Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS) — assureur en risques industriels et risques de spécialité du groupe Allianz — annonce ce vendredi 22 novembre la nomination Directeur mondial des Lignes Financières. Shanil Williams (39 ans) a pris ses fonctions le 15 novembre 2019. Il succède à Bernard Poncin, qui quitte le groupe.

Dans ce cadre, Shanil Williams est basé à Munich en Allemagne. Il reporte directement à Thomas Sepp, Directeur de la souscription des risques industriels (CUO -Chief Underwriting Officer) au sein du Conseil d’administration d'AGCS SE.

Focus sur le parcours de Shanil Williams

AGCS nomme un Directeur Mondial des Lignes Financières
Shanil Williams

De nationalité néo-zélandaise, Williams Shanil est diplômé en commerce et en finance de l'Université de Canterbury. Au cours de sa carrière, il passe 14 ans chez AIG. Il occupe un certain nombre de postes de direction régionale de Souscription Lignes Financières de plus en plus importants, à Londres, Paris, Johannesburg (Afrique du Sud) et Auckland (Nouvelle-Zélande).

Shanil Williams rejoint AGCS en 2016 en tant que Directeur Général pour la Nouvelle Zélande. En 2018, il s'installe à Munich où il occupe à partir du mois d'août le poste de Directeur mondial de la branche commerciale en assurance Lignes Financières. En novembre 2019, il devient Directeur mondial des Lignes Financières.

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Taux d’intérêt négatifs : avenir incertain ou nouvelle norme ?

Tomas Hildebrandt
Certaines institutions bancaires offrent maintenant à leurs clients des taux d'intérêt négatifs, ce qui veut dire que les clients sont payés pour emprunter et facturés pour épargner. Que signifie un tel phénomène pour Evli, ses clients et l'économie en général ? L'analyse de Tomas Hildebrandt, Gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels chez Evli Fund Management.
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Crédit Agricole : quel bilan pour la première année du programme « Banquiers solidaires » ?

La Fondation Grameen Crédit Agricole et Crédit Agricole proposent des missions de volontariat de compétences, labélisées « Banquiers solidaires », aux collaborateurs du groupe Crédit Agricole pour le compte d'institutions de microfinance ou d'entreprises à impact social soutenues par la Fondation. Un an après son lancement en 2018, le programme a permis de soutenir de lancer 13 projets à impact social, dont 7 ont été réalisés.

Sénégal, Maroc, Kenya…

L’objectif du programme « Banquiers solidaires » est double. D'une part, il permet de valoriser les compétences des collaborateurs du groupe Crédit Agricole. D’autre part, il apporte un soutien complémentaire aux institutions de microfinance et aux entreprises partenaires de la Fondation Grameen Crédit Agricole. C’est la première fois qu’un partenariat de ce type est lancé par le groupe Crédit Agricole. Voici quelques missions emblématiques du programme « Banquiers solidaires » :

  • Une première mission a été menée au Sénégal pour la Laiterie du Berger. Avec le soutien de la Caisse régionale de Franche-Comté, le Banquier solidaire est parti pour 2 ans aider la Laiterie à structurer la filière lait au Sénégal. Une autre Banquière solidaire de Crédit Agricole CIB est partie deux semaines accompagner KOSSAM SDE, une filiale de la Laiterie, dans le déploiement d’une application digitale ;
  • Une deuxième mission a été réalisée par une Banquière solidaire de Crédit Agricole — en coopération avec Crédit du Maroc — pour améliorer les systèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB-FT) de la Fondation Al Karama. L’institution soutient aujourd’hui plus de 26 200 clients au Maroc ;
  • L’une des dernières missions a eu lieu au Kenya en faveur d’ACRE Africa. Le Banquier solidaire de Crédit Agricole Assurances a travaillé sur la nouvelle stratégie business de l’entreprise qui propose des services d’assurance-récolte aux petits exploitants du pays.

Changement d'échelle en 2019

En 2019, le programme change d’échelle avec la participation d’autres Caisses régionales et entités du Groupe. Une mission est prévue pour appuyer le Cirque Phare (PPSE) au Cambodge, entreprise sociale qui promeut l’insertion sociale et l’autonomisation des jeunes via la culture et les arts cambodgiens, et dont la Fondation Grameen Crédit Agricole est actionnaire. Avec le soutien de Crédit Agricole Val de France, le Banquier solidaire partira 2 semaines accompagner PPSE dans sa gestion financière et sa structure organisationnelle.

Une mission particulière aura lieu au Kazakhstan pour soutenir KMF, la principale institution de microfinance du pays avec un binôme de Banquiers solidaires issus de Crédit Agricole Ukraine et de Crédit Agricole. Cet organisme compte plus de 220 000 emprunteurs actifs et un portefeuille de plus de 250 millions d'euros. Les Banquiers solidaires appuieront l’institution dans le développement de son offre de produits et services, à travers la diversification de son portefeuille de prêts agricoles.

Pour toutes ces missions lancées en 2019, le processus de sélection est finalisé ou en cours de finalisation, mais d’autres sont en cours de programmation. Avec ce dispositif, le groupe Crédit Agricole réaffirme son engagement à soutenir les initiatives solidaires des collaborateurs et travailler aux côtés de la Fondation Grameen Crédit Agricole en faveur d’une finance plus inclusive et durable.

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Transition durable : TurboCereal lance le 1er livret d’épargne par tokenisation d’actifs

TurboCereal — première néobanque agricole et citoyenne — annonce ce jeudi 5 septembre le lancement d'un nouvel outil financier : le livret d’épargne de transition en faveur de la filière agricole. Il fournit de nouveaux moyens de financement et de paiement aux agriculteurs, en y associant des épargnants qui s’engagent dans des investissements responsables. Ce livret repose sur la technologie Blockchain, qui garantit la sécurité et la traçabilité des échanges.

Pour ce lancement, TurboCereal initie la première Security Token Offering (STO) française, une levée de fonds sous forme de tokens. « Nous souhaitons collecter 8 millions d’euros pour soutenir la transition écologique », déclare Marcel Turbaux, PDG et co-fondateur de TurboCereal. Le livret s'appuie sur une nouvelle cryptomonnaie — le « Cereal » — qui vaut 1 euro. « Il est temps de construire un pont entre l’investissement responsable et le monde agricole, face à la sous-tension financière du secteur agricole et l’urgence d’une transition climatique », affirme Marcel Turbaux.

L'investissement du grain jusqu'au pain

Les épargnants peuvent suivre en temps réel leurs investissements du grain jusqu’au pain. « L’épargne citoyenne est ainsi tangible et dirigée vers l’agriculture française pour une transition globale »résume Marcel Turbaux. Ce livret d’épargne fonctionne en plusieurs étapes :

  • Collecte de l’épargne : les investisseurs abondent sur un compte bancaire, d’un montant de 5 000 euros minimum, qui seront transformés en « Cereal ». Ils obtiennent une récompense annuelle à hauteur de 2 % plus les dividendes ;
  • Financement des céréaliers : grâce à son agrément de négoce, TurboCereal finance 70 % de la récolte un an à l’avance. C’est une avance de trésorerie cruciale pour les céréaliers. Ils peuvent payer instantanément leurs fournisseurs. « La trésorerie des agriculteurs ne couvre que 30 % de leurs besoins d’exploitation selon le CESE, ce qui altérait la confiance. Grâce à cette capacité de paiement retrouvée, nous leur redonnons une capacité d’innovation technologique en faveur de la transition écologique », explique Marcel Turbaux ;
  • Place de marché : les « Cereal » acquis lors de la vente de la récolte permettent de payer directement les fournisseurs via la Marketplace ou sont reversés en euros ;
  •  Retour d’expérience : les données acquises par TurboCereal sur les pratiques culturales servent de retour d’expérience aux agriculteurs pour une amélioration des pratiques. Le taux d’intérêt proposé à l’exploitation passe de 4 % à 8 % selon l’implication en faveur d’une agriculture raisonnée.
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SWIFT et le cabinet BCG déclarent le secteur des titres prêt pour les API

SWIFT — spécialiste mondial des services de messagerie financière sécurisée — et le Boston Consulting Group (BCG) publient ce mardi 30 juillet un rapport commun (en anglais) sur la dynamique croissante de la technologie API. D'après ce document, l'intérêt pour les API croît rapidement dans le segment post-marché. En 2018, la prise de conscience des API parmi les gestionnaires d'actifs (72 %) a progressé de +26 %.

Une adoption plus lente

L'intérêt commercial croissant entraîne une multiplication des projets pilotes et des cas d'utilisation, notamment entre gestionnaires d'actifs et dépositaires. Les API peuvent aider le secteur des services de titres, qui fait face à la variété des types d'actifs, à des échanges d'informations complexes et à une pression croissante sur les frais. Le rapport expose quatre aspects sur lesquels le secteur aurait tout à gagner à utiliser les API :

  • Efficacité et réduction des coûts à travers l'échange de données automatisé ;
  • Visibilité des informations en temps réel, comme l'état des règlements et le risque intra-journalier ;
  • Services à valeur ajoutée, tels que données enrichies et analyses ;
  • Benchmarks opérationnels pour aider les prestataires à comparer leurs performances avec celles de leurs homologues.

L'adoption des API a été plus lente dans le secteur des services de titres que dans d'autres secteurs des services financiers. Cela vient en partie d'un manque d'impulsion de la part des autorités de réglementation. De plus, le niveau de préparation à l'adoption des API reste très contrasté. Les gestionnaires d'actifs présentent une grande variété — complexité technique et s'engagement auprès des fournisseurs via des solutions API. D'après l'enquête, 56 % des personnes interrogées perçoivent la maturité des API post-trade comme « expérimentale », tandis qu'ils ne sont que 21 % à la considérer comme « élevée » ou « moyenne ». 

Un levier d'innovation puissant

« Les API ont la capacité de constituer un levier d'innovation puissant dans le segment post-marché, exactement comme cela s'est produit dans les paiements et d'autres domaines bancaires », souligne Juliette Kennel, responsable Titres et Marchés des changes chez SWIFT. « Pour véritablement stimuler et accélérer l'adoption des API à plus grande échelle, nous devons éliminer l'incertitude sur les normes et améliorer la compréhension du degré de maturité atteint par cette technologie » ajoute-elle. Le rapport formule quatre axes d’amélioration pour le secteur :

  • Mutualiser les infrastructures API communes. Les composantes de base des solutions API — telles que la gestion des identifications, l'authentification, la sécurité et la gestion de la connectivité réseau — devraient être harmonisées au niveau global à travers des accords entre les entreprises, plutôt qu'au niveau de chaque entité ;
  • Organiser les normes des API pour permettre l'interopérabilité. La prolifération de nombreux standards menace d'amoindrir les gains d'efficacité que les API permettent. Le secteur a besoin d'une seule et unique norme API compatible avec tous les fournisseurs ;
  • Soutenir la mise en réseau des API plutôt que des solutions point à point. Les entreprises sont prêtes à profiter de la mise en réseau des API. Par exemple, un seul appel de vérification de l'état d'un règlement effectué par un courtier pourra ensuite être acheminé simultanément à plusieurs dépositaires. Une solution en réseau favorisera également la convergence des définitions de données ainsi que d'autres caractéristiques des API ;
  • Respecter des normes de sécurité et de résilience strictes. Pour gagner du terrain, les systèmes d'API devront atteindre des niveaux élevés de protection des données et de résilience.

« La numérisation de la banque s’accélère, une transformation qui doit beaucoup à la technologie des API », analyse Sumitra Karthikeyan, responsable mondiale Services de titres chez BCG. « Les API commencent tout juste à s'introduire dans le secteur des services de titres. Elles émergent peu à peu comme une technologie de pointe vers laquelle les directions se tournent volontiers, au moment où elles cherchent à transformer leurs entreprises afin d’accélérer leur digitalisation. Bien que les difficultés traditionnelles telles que l'interopérabilité et la sécurité freinent l'adoption des API, nous pensons qu'elles pourront être surmontées et nous misons sur une plus grande adoption toujours à l'avenir » conclut-elle.

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Audacia nomme une Directrice de la Communication

Audacia — société de gestion indépendante fondée en 2006, spécialiste de l’investissement en Private Equity — annonce ce mercredi 20 novembre la nomination d'une nouvelle Directrice de la Communication. Dans ce cadre, Eléonore de Rose (40 ans) est en poste depuis début novembre 2019.

Elle doit promouvoir les trois métiers d’investissement d’Audacia : capital développement (financement des PME-ETI), capital innovation (funds venture dédié aux technologies quantiques), et capital élévation (fonds immobilier dédié au financement de résidences de Coliving).

Focus sur le parcours d'Eléonore de Rose

Eléonore de Rose

Diplômée de droit à Paris II - Assas et de l’Institut Français de Presse, c’est aux relations presse de Benetton France, puis en tant que Responsable de l’information économique du Medef auprès de Laurence Parisot, que cette communicante fait ses classes.

En 2011, elle part pour Madrid où elle met sa plume notamment au service de l’agence Nota Bene avant de revenir à Paris en 2016 en tant que Concepteur-Rédacteur. Son arrivée chez Audacia est un retour à son cœur de métier : la stratégie de communication.

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Immobilier de l’État : Gérald Darmanin lance la nouvelle plateforme

Gérald Darmanin — ministre de l'action et des comptes publics — annonce ce mercredi 20 novembre le lancement d'un portail internet dédié à la politique immobilière de l'État (PIE) et animé par la Direction de l'Immobilier de l'État (DIE).

Cette nouvelle plateforme offre toutes les informations à jour sur la PIE, ses actualités comme ses objectifs ou ses résultats. Elle présente aussi les acteurs et les métiers de l’immobilier de l’Etat, et consacre une page spécifique aux offres d’emplois à pourvoir.

Regroupement de services en ligne

Le portail simplifie également le parcours usager en regroupant l’accès aux nombreux services en ligne offerts par la DIE. Désormais, seront accessibles sur cette même interface :

  • les sites concernant les cessions immobilières et les ventes mobilières, entièrement rénovés afin d’améliorer la valorisation des biens vendus par l’État et moderniser les prestations offertes en ligne aux usagers, notamment grâce à des moteurs de recherche plus précis. Le nouveau site des cessions immobilières offrira par ailleurs de nouvelles fonctionnalités, comme la géolocalisation des biens, la création d’un espace client ou la mise en place d’alertes ;
  • la plateforme des Ministères économiques et financiers, qui permet de diffuser en open data un grand nombre de données immobilières de l’État, comme l’inventaire du parc ou des cessions ;
  • la nouvelle plateforme des dons de biens mobiliers appartenant à l’État au profit d’associations, dans le cadre de la démarche d'exemplarité lancée par le Gouvernement en faveur de l'économie sociale et solidaire. Les administrations pourront y publier leurs offres de dons avec des descriptifs des biens et des photos, en renseignant le lieu de mise à disposition et la date limite de retrait.
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UBS France renforce sa position dans UBS La Maison de Gestion

UBS France — filiale d’UBS, banque spécialisée dans la gestion de fortune — annonce ce mercredi 24 juillet la signature d’un accord de principe, en vue de renforcer sa participation dans UBS La Maison de Gestion. Cette entité de gestion privée haut de gamme a été créée en 2017, par rapprochement des filiales de gestion d’UBS […]

UBS France — filiale d'UBS, banque spécialisée dans la gestion de fortune — annonce ce mercredi 24 juillet la signature d'un accord de principe, en vue de renforcer sa participation dans UBS La Maison de Gestion. Cette entité de gestion privée haut de gamme a été créée en 2017, par rapprochement des filiales de gestion d’UBS en France et de Banque Leonardo France. Dans le cadre du développement du groupe en France, la participation d'UBS passerait ainsi de 51 % à 95 %.

Croissance du groupe en France

Cette opération — soumise à l’approbation des autorités de tutelle et à la consultation des instances représentatives du personnel — souligne le succès du projet d'alliance — initié il y a plus de deux ans — avec La Maison et plusieurs grandes familles françaises : le Groupe Dassault, Michel David-Weill, Carlo de Benedetti, etc. UBS La Maison de Gestion affichait 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2017, contre 5 milliards d’euros à ce jour. UBS souhaite renforcer ses liens capitalistiques avec cette entité.

« Cette opération telle qu'envisagée nous permettra d’intégrer davantage la société aux activités d’UBS en France et de poursuivre notre stratégie de croissance », souligne Jean-Frédéric de Leusse, Président du Directoire d’UBS France. « Les actionnaires minoritaires qui ont accompagné avec succès la mise en place d'UBS La Maison de Gestion resteront aux côtés d’UBS France pour continuer son développement dans l’esprit qui a présidé à la création de ce partenariat », précise Michel Cicurel, Président de La Maison.

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Norvège : la banque DNB nomme son nouveau CEO

Le Conseil d'administration de DNB — banque norvégienne — a désigné le 18 juin dernier la nouvelle Directrice Générale du groupe. Kjerstin Braathen prendra ses fonctions le 1er septembre prochain. Elle remplace Rune Bjerke, qui a signalé au Conseil d'administration sa volonté de se retirer après 13 ans à la tête du groupe. Rune Bjerke occupe le poste de directeur général depuis le 1er janvier 2007.

Détenue à 34 % par l'Etat norvégien, DNB ASA est aujourd'hui le premier groupe bancaire du pays. La société revendique 2 millions de clients particuliers en Norvège, ainsi qu’une base importante de clients corporate au niveau global. La société est cotée sur la bourse d’Oslo. De 2008 à aujourd'hui, DNB a connu la meilleure progression en termes de capitalisation boursière des 30 principales banques européennes. Elle est passée de la cinquième à la première position des banques scandinaves. La société de gestion DNB Asset Management est filiale à 100 % de DNB ASA.

Focus sur le parcours de Kjerstin Braathen

Depuis 2017, Kjerstin Braathen occupait la fonction de Chief Financial Officer chez DNB, après 4 ans en tant que Group Executive Vice President pour la branche Corporate Banking (2013-2017). Précédemment, elle a occupé plusieurs fonctions dans le département maritime et offshore de la banque (1999-2013) et a présidé le conseil d'administration de plusieurs filiales détenues par DNB. Kjerstin a démarré sa carrière chez Norsk Hydro (1995 -1999).

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