Finance verte : Amundi lance un programme obligataire avec la BEI

Amundi — acteur européen de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 9 juillet la signature d'un partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI) — premier émetteur d'obligations vertes dans l'Union Européenne (UE). Les deux organismes lancent le Green Credit Continuum, un programme d'investissement en obligations vertes. Il devra favoriser le développement du marché de la dette verte au-delà des obligations vertes existantes, afin de soutenir le financement des PME/ETI.

Le marché européen de la finance verte s’est développé ces dernières années, notamment via les émissions d’obligations vertes d’émetteurs souverains, quasi-souverains et de grandes entreprises. De nouveaux instruments de marché sont nécessaires pour financer les efforts en faveur de la transition énergétique, rendre le marché accessibles aux petites entreprises et offrir des rendements supérieurs aux investisseurs.

3 volets dans cet accord

L'accord signé entre Amundi et la BEI lors du forum financier international Paris Europlace 2019 comprend trois volets :

  • La création d’un fonds diversifié, qui investira dans des obligations vertes émises par les entreprises de la catégorie dite à « hauts rendements » (high yield), en dette privée verte et en dette titrisée verte ;
  • La création d'un Comité scientifique d’experts de la finance verte sera créé afin de définir et de promouvoir — pour ces trois marchés — des lignes directrices écologiques conformes aux meilleures pratiques internationales ainsi qu’à la législation issue du plan d’action de la Commission européenne « Financer la croissance durable » ;
  • La mise en place d'un réseau de transactions vertes pour originer les transactions et les projets.

Combler le déficit de financement

Objectif de l'accord, créer plusieurs fonds sur ce modèle, afin d'établir des standards de marché sur ces nouveaux segments de la finance verte. Il vise à lever 1 milliard d’euros à horizon trois ans, dont 60 millions d’euros d’engagement initial de la part de la BEI. « En émettant en 2007 la première obligation verte au monde, dans le cadre de son programme d’obligations « Climat », la BEI a fortement contribué à développer ce marché. Cependant, malgré cette croissance rapide, un important déficit de financement subsiste », commente Ambroise Fayolle, vice-Président de la BEI.

D'après les estimations, l'Europe manquerait de quelques 180 milliards d’euros de financements par an jusqu’en 2030 pour respecter ses engagements climatiques au titre de l’Accord de Paris et financer la transition énergétique qui y est associée. Pour atteindre ce niveau d’investissement, la finance verte doit mobiliser l’ensemble des marchés de capitaux d’emprunt. Dans ce contexte, les observateurs reconnaissent largement le rôle crucial joué par les obligations vertes.

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Amundi : son robo-advisor en épargne salariale remporte un grand succès

Amundi — spécialiste européen de l'épargne salariale et retraite — se félicite ce vendredi 5 juillet 2019 du succès rencontré par son robot conseiller. Lancé fin 2017, ce robo-advisor permet aux épargnants d'effectuer des simulation en ligne de répartition de ses placements, en fonction de leur profil et de leur projet. En l'espace de 18 mois d'existence, plus de 200 000 internautes l'ont déjà utilisé.

15 % d’entre eux ont activé l’option qui permet de mettre en œuvre la répartition proposée en un seul clic, afin de bénéficier d’un service d’exécution simple et d’un suivi personnalisé dans le temps. Cela représente près de 250 millions d’euros d’encours. Cette technologie montre une évolution dans le comportement des épargnants. Ils diversifient davantage l'allocation de leurs investissements, avec un horizon de placement plus long pour leur épargne salariale.

Pédagogie financière encouragée par la loi Pacte

L'outil est accessible sur l'espace sécurisé du site d'Amundi, sous la forme d’un parcours simple et didactique. Objectif, permettre à chaque salarié de définir une répartition de ses investissements au sein de son épargne salariale, à l’exclusion des fonds d’actionnariat salarié et de la gestion pilotée qui répondent à d’autres objectifs de placement. L'épargnant peut ainsi adapter son Plan d’Epargne Entreprise (PEE) et/ou son Plan d’Epargne Retraite Collective (PERCO)  — selon ses projets et son profil risque.

La souscription au robo advisor — moyennant 0,08 % du montant de son épargne sous gestion, avec un minimum de 10 € et un maximum de 150 € — permet de bénéficier de l’exécution automatique des ordres et d’un suivi dans le temps. Celui-ci inclut l’envoi régulier d’alertes, notamment quand l’environnement financier évolue. En cas d’évolution de projet, d’horizon de placement et/ou de profil épargnant, le service soumet aussitôt une nouvelle proposition pour ajuster la répartition personnalisée.

Allocation diversifiée et horizons de placement

Près de la moitié des salariés (49 %) ont choisi un profil d’investissement équilibré ou modéré. Un peu moins de 35 % ont préféré un profil prudent quand 15 % privilégient un profil dynamique, voire audacieux. Dans ce contexte, les allocations réalisées apparaissent plus diversifiées et plus en phase avec leur horizon d’investissement. Près de 40 % des encours conseillés sont placés sur des horizons de 3 à 5 ans, et 28 % sur des horizons d’au moins 10 ans. Les allocations à horizon long terme se concentrent au sein des PERCO, en cohérence avec la finalité Retraite de ce dispositif.    

La Retraite reste le premier projet — 34 % des épargnants salariés — après la simple réserve d’argent (54 %), tandis que l’acquisition de la résidence principale motive 13 % des projets.« Grâce à ce service, de nombreux salariés (...) définissent mieux leur horizon de placement et diversifient davantage leurs investissements, évitant ainsi de se cantonner aux produits monétaires dont les rendements sont le plus souvent négatifs », souligne Xavier Collot, Directeur Epargne Salariale et Retraite d’Amundi. Fin 2018, le robot a été récompensé pour son côté innovant par l’AM Tech Day Award organisé par le groupe Agefi.

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L’EFAMA élit son nouveau Président et deux Vice-Présidents

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l’invitation de l’Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 […]

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l'invitation de l'Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 ans, qui se poursuivra jusqu’en juin 2021. L’AGM a également élu Myriam Vanneste — Directrice Exécutive de Candriam Investor Group — et Jarkko Syyrilä — Responsable des Affaires Publiques de Nordea Asset and Wealth Management (AWM) — vice-présidents de l’EFAMA pour le même mandat de 2 ans.

Focus sur Nicolas Calcoen, Myriam Vanneste et Jarkko Syyrilä

Nicolas Calcoen, qui vient d’achever son mandat de deux ans à la vice-Présidence de l’EFAMA, succède à William Nott à la Présidence. Son élection intervient quelques mois après sa nomination au poste de Directeur Général adjoint d’Amundi. Auparavant, Nicolas Calcoen était Directeur Financier et Responsable Finance & Stratégie chez Amundi depuis octobre 2012. Il est membre du conseil d'administration de l’EFAMA depuis 2012.

Myriam Vanneste a occupé divers postes stratégiques au sein de Candriam au cours de ces 21 dernières années, notamment en tant que Responsable Monde des relations Groupe, Responsable Monde de la distribution et Responsable Monde de la gestion et de la coordination des produits. Elle est actuellement membre du Conseil d’Administration de Candriam Belgium et siège au Conseil d’Administration de BeAMA, the Belgian Asset Management Association.

Jarkko Syyrilä est Conseiller Exécutif et Responsable des Affaires Publiques chez Nordea Asset and Wealth Management depuis mars 2016. Il est à ce titre responsable de la coordination des relations extérieures de la société de gestion. Jarkko Syyrilä a acquis une vaste expérience en matière de relations publiques d’organisations professionnelles, ayant été Directeur des Relations Internationales de l’IA, the Investment Association, et Directeur Général adjoint de l’EFAMA, avant de rejoindre Nordea en tant que Responsable de la Conformité en 2014.

Un pont entre l'épargne et l'économie réelle

En tant qu'association représentative du secteur européen de la gestion d'actifs, l’EFAMA continuera à se concentrer sur les objectifs suivants :

  • Placer les investisseurs finaux — les épargnants et les retraités européens — aux commandes de leur avenir financier, en leur donnant les informations, le choix et les conseils appropriés en matière d'épargne et de placement ;
  • Continuer à financer l'économie européenne de la manière la plus efficace possible, en établissant un cadre réglementaire solide qui optimise le rôle de gérants d’actifs ;
  • Aider l'économie européenne à rester compétitive au niveau mondial grâce à un environnement réglementaire équilibré, dynamique et cohérent avec les autres marchés.

« Nous devrons faire face à différents défis, notamment les modifications de la réglementation, les nouvelles institutions européennes et le nouveau paysage européen. Notre industrie devra se positionner comme un pont entre l’épargne et l’économie réelle ; la finance durable devrait donc être un formidable levier. Les projets européens sont également une excellente opportunité », déclare Eric Pinon, Président de l'AFG. « Le secteur européen de la gestion d'actifs a un rôle important à jouer pour aider à diminuer les écarts de ressources issues de la retraite et assurer la transition vers un modèle de développement plus durable », ajoute Tanguy van de Werve, Directeur Général de l’EFAMA.

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Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha

Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha
Gilles Dauphiné

Dans le cadre de son développement, Amundi — société française de gestion d’actifs — annonce ce jeudi 20 juin la nomination d'un nouveau Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha. D'après les chiffres publiés le 31 mars 2019, le groupe dispose actuellement de 1 476 Mds€ d'encours sous gestion. Ayant son siège social à Paris, Amundi est cotée en Bourse depuis novembre 2015. L'entreprise compte aujourd'hui près de 4 500 collaborateurs et experts des marchés, basés dans 37 pays différents.

Focus sur le parcours de Gilles Dauphiné

Gilles Dauphiné est diplômé d'un master en ingénierie de l'ENSEIRB, et d'un master de l'ESCP. Il commence sa carrière en 2001 chez AXA IM, en tant que Gérant de produits structurés. Après différents postes au sein du département Structuration & Développement, Gilles Dauphiné devient Responsable des stratégies d'Assurance et des solutions Retraite.

En 2014, Gilles devient Responsable de la Gestion Obligataire des portefeuilles du groupe AXA, puis Responsable mondial Buy & Maintain pour les clients hors groupe. En 2019, il rejoint le groupe Amundi en tant que Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha.

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France : les réserves nettes de change augmentent de 5 720 M€

Le Ministère de l'économie et des finances a publié ce lundi 15 juillet avec la Banque de France une note sur le montant des réserves nettes de change de l'Etat. Bercy rappelle que depuis mai 2000, en conformité avec la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) du FMI — telle qu’appliquée au sein du Système Européen de Banques Centrales — les avoirs mensuels de réserves et les disponibilités en devises sont valorisés en euros, sur la base des cours de change de fin de mois.

Les réserves nettes de change de la France s'élèvent à la fin du mois de juin 2019 à 163 769 M€ (186 368 M$), contre 158 049 M€ (176 241 M$) à la fin du mois de mai 2019. Cela représente une augmentation de 5 720 M€, qui intègre l’incidence des modalités de valorisation aux cours de change de fin de mois. Les réserves nettes de l'Etat se répartissent comme suit :

  • Réserves nettes en devises : 50 514 M€ ;
  • Position de réserve au FMI : 4 611 M€ ;
  • Avoirs en DTS : 10 049 M€ ;
  • Autres avoirs de réserve : 1 298 M€ ;

La différence constatée avec les réserves officielles de change — publiées le 5 juillet 2019 — résulte de la prise en compte de sorties temporaires d’actifs financiers en devises, d’un montant net de 133 M€.

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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Amundi recrute un Responsable de la Recherche crédit, Gestion obligataire

Richard Deutsch

Amundi — société française de gestion d'actifs — annonce ce lundi 13 mai la nomination d'un Responsable de la Recherche Crédit, Gestion Obligataire. Richard Deutsch sera basé à Londres. Amundi se classe premier gestionnaire d'actifs européen, avec 1 476 milliards d’euros d'encours sous gestion et six plateformes de gestion principales. Le Groupe propose une large gamme d'investissements en gestion active, passive et en actifs réels et alternatifs.

Amundi est cotée en Bourse depuis novembre 2015. La société compte aujourd'hui près de 4 500 collaborateurs et experts des marchés, basés dans 37 pays. Amundi propose des gammes d'épargne et d'investissement aux particuliers, ainsi qu'aux clientèles institutionnelles et corporate. Le Groupe personnalise la gestion en fonction des besoins, objectifs de rendement et profils de risque spécifiques de ses clients.

Focus sur le parcours de Richard Deutsch

Richard Deutsch est titulaire d'une Maîtrise d’Histoire du Vassar College et d’un Master de l'Université de Princeton. En 1989, il commence sa carrière à la Bank of America comme Analyste sur les Crédits Structurés à effet de levier. En 1994, Richard Deutsch devient Responsable Europe de la Recherche Obligataire sur les segments High Yield et Investment Grade chez Merrill Lynch. Il rejoint ensuite BNP Paribas CIB à Londres en 1999, en tant que Responsable de la Recherche Crédit et des unités d'analyse du desk de trading credit.

En 2010, Richard Deutsch intègre HSBC Global Asset Management où il est nommé Responsable Mondial de la Recherche Crédit. Il y crée et développe la politique et la méthodologie d'analyse crédit, ainsi que la recherche sectorielle. Il supervise également le développement de la plateforme intranet pour la communication des recommandations de recherche sur le crédit. En 2019, Richard Deutsch rejoint Amundi en tant que Responsable de la Recherche Crédit, Gestion Obligataire.

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Obligations vertes : un rôle crucial sur les marchés émergents, d’après un rapport Amundi et IFC

Amundi — premier gestionnaire d'actifs en Europe — et l’International Finance Corporation (IFC) — affilié à la Banque mondiale — publient ce mardi 30 avril leur rapport sur les obligations vertes au sein des marchés émergents. Ce document s'intitule Amundi-IFC Emerging Market Green Bond Report 2018 (en anglais). C'est le premier rapport consacré aux investissements en obligations vertes des marchés émergents. Il présente des informations sur le marché, et des prévisions basées sur des données publiques, toutes deux essentielles pour les émetteurs et les investisseurs.

Changement climatique et opportunités d'investissements

Les marchés émergents sont les régions les plus exposées aux risques liés au changement climatique, mais ils sont confrontés à un défi sans précédent pour décarboner leurs économies tout en maintenant une trajectoire de développement économique durable. Répondre aux besoins de financement nécessaires à la construction de nouvelles infrastructures compatibles avec ces défis nécessite des capitaux venant aussi bien du secteur public que du secteur privé.

Le capital des investisseurs institutionnels privés disponibles aujourd'hui dans les marchés développés est estimé à 147 400 milliards de dollars. Toutefois, le transfert de ces capitaux par le biais d'opportunités d'investissement appropriées dans les marchés émergents reste difficile. Dans les seuls grands centres urbains, les opportunités d'investissement inexploitées sont estimées à 29 000 milliards de dollars d’ici 2030, réparties entre six secteurs clés : déchets, énergies renouvelables, transports publics, eau, véhicules électriques et bâtiments écologiques.

Les obligations vertes restent le meilleur moyen pour les marchés émergents de financer leur croissance durable. Entre 2012 et 2018, les émissions cumulatives d'obligations vertes ont atteint 140 milliards de dollars sur 28 marchés. L’IFC estime que ce chiffre pourrait atteindre entre 210 et 250 milliards de dollars en 2021. Les institutions financières représentent plus de 50 % des émissions d'obligations vertes sur les marchés émergents. Diversifier l'éventail d’émetteurs permettrait d'ouvrir l'usage des obligations vertes aux sociétés non financières privées.

Les obligations vertes dans les économies émergentes

Les premières émissions d'obligations vertes des marchés émergents ont eu lieu en 2012 en Afrique du Sud, mais la croissance mondiale de ce genre d'obligations est tirée par la Chine, la région Asie de l'Est et Pacifique représentant 81 % du marché. Malgré un ralentissement des émissions obligataires mondiales en 2018, l’émission d’obligations vertes dans les marchés émergents a continué à un rythme soutenu — 43 milliards de dollars d'obligations vertes ont été émises, avec des primo-émetteurs enregistrés dans six pays.

Les institutions financières des marchés développés ont représenté 18 % du total des émissions d'obligations vertes. Elles constituent cependant le secteur d'émission le plus important dans les marchés émergents, avec 57 % des émissions cumulées d'obligations vertes, suivies des sociétés non financières (25 %), des agences gouvernementales (14 %), des souverains (2 %) et des municipalités (1 %). Les énergies renouvelables représentent le premier secteur dans les marchés émergents, suivis par les transports à faible émission de carbone, l'eau, les bâtiments écologiques et les déchets.

La taille des émissions d'obligations vertes des marchés émergents varie entre 1,5 million et 4,4 milliards de dollars, avec une taille moyenne de 385 millions. Environ 34 % sont en devise forte et, si l’on exclut la Chine, les émissions obligataires en devise locale représentent 6 % des émissions cumulées d'obligations vertes des pays émergents. Environ la moitié des obligations ont une notation, et parmi celles-ci environ 90 % sont notées « investment grade ».

Quel avenir sur les marchés émergents ?

Alors que le marché des obligations vertes dans les pays émergents a d'abord progressé à un rythme plus lent que dans les pays développés, les marchés émergents ont connu un « rattrapage » notable en termes de part d'émission. Les émissions d'obligations vertes ont représenté environ 2,4 % du total des émissions dans les marchés développés en 2018, alors qu’elles représentent 3 % des émissions d'obligations totales des pays émergents.

Paulo de Bolle, Directeur mondial des Institutions financières de l’IFC, déclare : « Le marché des obligations vertes s'est rapidement développé ces dernières années et les marchés émergents devraient contribuer de plus en plus à cette trajectoire de croissance dans le futur. Dans ce contexte, il est essentiel que les émetteurs et les investisseurs disposent des informations indispensables pour continuer à investir dans les obligations vertes, en particulier dans les économies de marché émergents en pleine croissance ».

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Le Groupe Amundi finalise l’intégration de Pioneer Investments

Amundi a annoncé ce vendredi 5 avril l'étape finale de l’intégration de Pioneer Investments avec la fusion de ses trois véhicules phare de droit luxembourgeois : Amundi Funds, Amundi Funds II (ex Pioneer Funds) et Amundi Sicav II (ex Sicav nourricière de Pioneer Funds). Cette dernière phase suit la réduction des effectifs, les migrations informatiques et les fusions juridiques des entités. Commencée le 3 juillet 2017, l’intégration de Pioneer Investments touche à son terme.

Cette dernière rationalisation va simplifier l’offre en fonds de droit luxembourgeois à destination de la clientèle Retail et institutionnelle. Objectif, retenir les meilleurs fonds en fonction de leurs performances, tailles et caractéristiques. L'opération tient aussi compte de la demande clients et du potentiel de développement. D'ici fin juin 2019, elle donnera naissance à une seule Sicav, Amundi Funds.

Répondre à l'ensemble des besoins des investisseurs

Amundi Funds comportera près de 90 compartiments — contre plus de 150 initialement — pour environ 90 milliards d’euros sous gestion. Elle offrira la totalité des expertises du groupe, afin de répondre à l'ensemble des besoins des investisseurs. Plus de la moitié des compartiments afficheront un encours moyen supérieur à 500 millions d’euros et un tiers à plus de 1 milliard d’euros. 84 % devraient également disposer d’un rating Morningstar d’au moins 3 étoiles.

« Cette fusion des Sicav luxembourgeoises d’Amundi et Pioneer vient finaliser l’intégration, dans un délai record, de Pioneer Investments. Elle mettra à disposition de nos clients une gamme complète de fonds réunissant le meilleur des expertises du groupe que l’acquisition de Pioneer a permis de renforcer », conclut Fathi Jerfel, Directeur de la Division Clients Particuliers d'Amundi.

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Vincent Roynel - Le Comptoir Amundi - CPR AM : « Aider tous les Français à préparer leur retraite »

SCPI, fonds actions, assurance-vie... Comment aider les Français à passer d'une retraite par répartition à un système par capitalisation ? D'ici fin 2019, l'arrivée de la loi Pacte va encourager chez CPR AM les stratégies de gestion à horizon, avec des systèmes de protection du capital.
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La SCPI Pierval Santé acquiert 2 EHPADs en Irlande

Euryale Asset Management (AM) — filiale du Groupe Elience, spécialisée dans la gestion des SCPI — a confirmé le 11 juillet dernier l’ancrage européen de sa stratégie d’investissement. Sa SCPI Pierval Santé — déjà présente en France et en Allemagne — annonce l’acquisition de 2 nouveaux EHPADs situés à Dublin, en Irlande. Cette opération porte à 14 le nombre de ces établissements dans le patrimoine de Pierval Santé en Irlande.

Une stratégie européenne

Dernières acquisitions en dates, ces deux nouveaux établissements sont exploités par le Groupe Virtue selon un bail d’une durée ferme de 25 ans. Ils proposent des prestations haut de gamme — tant en qualité de l’exploitation qu’en qualité du bâti — et ont été acquis pour un prix de revient global de 66,6 M€. L’un des deux actifs ne sera livré qu’après la fin des travaux, d’ici novembre prochain.

Le volet irlandais de la stratégie d’acquisition de la SCPI Pierval Santé a permis — depuis son lancement en mai 2018 — d’investir un montant global frais inclus de près de 151 M€. Au 30 juin 2019, le patrimoine de Pierval Santé est détenu à près de 41 % en France, 34 % en Allemagne et 25 % en Irlande. La Société de Gestion démontre ainsi sa capacité à générer un deal flow qualitatif au niveau européen.

Immobilier neuf de santé

Euryale AM mise sur des baux sécurisés à très long terme avec ses locataires-exploitants d’établissements de santé, dans la perspective d’aligner le plus possible les intérêts du bailleur et des preneurs. Cette stratégie d’accompagnement des exploitants — par le portage de l’immobilier de santé — permet à la fois des perspectives de croissance du patrimoine sous gestion à la SCPI, mais également une plus grande maîtrise de la qualité de son parc immobilier.

Euryale AM renforce cette stratégie avec des opérations de construction d’établissement neufs, qui garantissent une meilleure adéquation des actifs aux pratiques des utilisateurs de cet immobilier spécifique. Euryale AM gère pour la compte de Pierval Santé 32 EHPADs en Europe. La société compte aujourd'hui un total de 79 actifs sous gestion. Les EHPADs représentent pour elle un axe majeur de développement.

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Natixis Wealth Management annonce deux nominations

Natixis Wealth Management — banque privée filiale de Natixis — annonce ce lundi 15 juillet la mise en place d'une nouvelle organisation pour favoriser un fonctionnement plus intégré entre la France, le Luxembourg et la Belgique. Le Groupe nomme Audrey Koenig (45 ans) Directrice générale déléguée de Natixis Wealth Management et Philippe Guénet (50 ans) Directeur général des implantations de la banque au Luxembourg et en Belgique.

Focus sur les enjeux de ces nominations

Audrey Koenig sera en charge de la nouvelle direction Développement Wealth, qui regroupe la direction commerciale, les expertises métier ainsi qu’un département business management permettant d’assurer une qualité de service optimale aux clients. Elle sera responsable de la filière Développement Wealth sur le périmètre France, Luxembourg et Belgique.

Philippe Guénet aura notamment pour mission de contribuer au renforcement de la transversalité des activités Wealth au Luxembourg et en Belgique et d’accompagner le développement de l’activité à l’international, en lien étroit avec les instances de Place locales.

Focus sur le parcours d'Audrey Koenig

Audrey Koenig est titulaire d’un DESS, ingénierie juridique et financière (IGR – IAE de Rennes). Elle débute sa carrière en 1997, en tant que conseillère en gestion de patrimoine à la Banque Populaire, puis comme banquier privé au CIC (2000-2001). En 2001, Audrey Koenig intègre la Banque Privée Saint Dominique, devenue Banque Privée 1818 puis Natixis Wealth Management en 2017.

Elle y exerce successivement les postes de banquier privé – Gestion de Fortune (de 2001 à 2011), Directrice du développement – gestion de Fortune (de 2011 à 2013) et Directrice de la gestion de fortune (de 2014 à ce jour). 

Focus sur le parcours de Philippe Guénet

Philippe Guénet est diplômé de l’EM Lyon et titulaire d’un DECF. Il commence sa carrière en 1994 comme auditeur au département inspection de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Il rejoint en 1997 le Groupe IONIS, en tant que responsable de l’audit interne, puis responsable de la valorisation des OPC et des portefeuilles institutionnels.

A partir de 2001, il exerce successivement différentes fonctions dans plusieurs entités de Natixis : Responsable des risques et de la compliance puis directeur administratif chez VEGA Finance (de 2001 à 2005), directeur de la production bancaire à La Compagnie 1818 (de 2006 à 2008), secrétaire général chez Sélection 1818 (de 2008 à 2012) puis COO chez Natixis Wealth Management (de 2012 à ce jour).

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Epargne salariale : Amundi lance un FCPE dédié aux actions d’entreprises françaises

Amundi — spécialiste en France de l’épargne salariale et retraite avec 54,2 milliards d’euros d’encours gérés et 43% de part de marché — annonce ce lundi 1er avril le lancement d'un nouveau FCPE dédié aux actions d’entreprises françaises avec une forte implantation régionale.

Le véhicule d'investissement BFT France Futur ESR s'inscrit pleinement dans l’esprit de la Loi Pacte. Il permet aux épargnants salariés de financer les sociétés présentes sur le territoire et ainsi de favoriser l’économie, l’emploi et la croissance en France au travers de leur plan d’épargne entreprise (PEE) et de leur dispositif d’épargne retraite (PERCO).

4 axes pour structurer une gestion de conviction

La gestion de BFT France Futur est confiée à une équipe expérimentée dédiée de 3 personnes, dirigée par Fabrice Masson, Directeur de la Gestion Actions chez BFT IM? « L’univers attractif et diversifié du marché hexagonal, qui compte plus de 300 entreprises cotées présentes sur l’ensemble des secteurs d’activité, est un atout essentiel pour nos choix d’investissement. Nous sélectionnons des entreprises françaises à fort potentiel », explique-t-il.

Nourricier de BFT France Futur — 637 millions d’euros d’encours sous gestion — ce fonds bénéficie de l’expertise de BFT Investment Managers, filiale d’Amundi. Il repose sur une politique d’investissement qui s’articule autour de 4 axes structurants :

  • Investir sur les valeurs françaises qui constituent le tissu économique national. Les sociétés dans lesquelles BFT France futur investit sont implantées sur l’ensemble du territoire. A travers ses investissements, le fonds constitue un véritable instrument de financement de leur croissance.
  • Choisir une approche « multi-capitalisation » qui permet aux épargnants de tirer le meilleur parti de l’ensemble des opportunités du marché des actions françaises. Grâce à la complémentarité des petites, moyennes et larges capitalisations, BFT France Futur ESR bénéficie d’un univers d’investissement attractif, puisque ces différents segments de capitalisation ont des comportements boursiers complémentaires. Les entreprises de petite capitalisation (33 % du portefeuille) disposent d’un fort potentiel de croissance sur des métiers de niche, et celles de moyenne capitalisation (51 % du portefeuille) ont souvent déjà acquis une place prépondérante sur leur marché. Elles cherchent à développer leur expertise à l’international ou sur des marchés connexes. Quant aux grandes capitalisations (16 % du portefeuille), elles évoluent sur des activités matures et bénéficient de fortes barrières à l’entrée.
  • Accorder une importance particulière à l’analyse de la valorisation boursière des entreprises. L’équipe de gestion identifie les entreprises dont la qualité des fondamentaux n’est pas pleinement reflétée par le marché et qui présentent ainsi une décote jugée attractive au regard de leurs perspectives.
  • Développer une démarche de dialogue avec les entreprises afin d’évaluer progressivement leur impact sur l’emploi et les investissements qu’ils réalisent en France et notamment en région.  
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Estelle Ménard revient sur la gestion thématique de CPR AM

A l'occasion de la Convention ANACOFI 2019, Estelle Menard, Responsable Adjointe de la Gestion Thématique chez Le Comptoir Amundi CPR AM, nous présente l'actualité de sa structure.

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