Marchés et risques : l’AMF publie sa cartographie 2020

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 2 juillet sa cartographie 2020 des marchés et des risques. D'après ce document, les marchés et les infrastructures ont bien fonctionné durant la crise sanitaire du coronavirus. Toutefois, les déséquilibres initialement présents se sont accentués et les tensions géopolitiques demeurent.

Au-delà des nombreux défis que présente le financement de la relance économique post-Covid 19, une nouvelle vulnérabilité en soi, la cartographie met en avant une montée des risques pour la stabilité financière avec une possible nouvelle correction des marchés et la solvabilité dégradée de nombreuses entreprises.

Résistance de la gestion

Malgré les tensions extrêmes en mars, et grâce aux interventions des autorités, le bon fonctionnement des marchés européens a mis en évidence la résistance du secteur financier : dans un contexte de volatilité élevée et de volumes de transactions importants, les infrastructures de marché et les services de post-marché ont pleinement joué leur rôle.

Cette situation inédite a également démontré la résistance de la gestion d’actifs : les fonds monétaires français ont, par exemple, su faire face à des mouvements de rachats records ainsi qu’au gel de certains marchés sous-jacents avec des difficultés de valorisation correspondantes pour certaines classes d’actifs.

Quelles perspectives ?

La crise sanitaire avait fortement dégradé les perspectives économiques, d’où la brutale correction boursière entamée en mars. Les autorités nationales et européennes ont pris des mesures ambitieuses pour préserver la liquidité et limiter l’impact de la crise. Néanmoins, l’AMF identifie des risque croissants pour la stabilité financière.

Dans un contexte d’incertitude liée à l’évolution de la situation sanitaire et à l’impact réel de la crise sur les acteurs économiques, la stabilisation des marchés demeure fragile et leur rebond apparaît déconnecté des perspectives d’activité. Il est encore trop tôt pour évaluer pleinement certains effets de la crise, néanmoins les valorisations boursières apparaissent élevées au regard des prévisions de bénéfices.

Dette des entreprises

L’endettement des entreprises du secteur non financier est aussi préoccupant : il s’accroît du fait de la chute de leurs revenus et des mesures de soutien passant d’abord par des prêts. Au niveau mondial, le risque d’insolvabilité constitue une vulnérabilité générale avec la menace de vagues de dégradations de notation et la crainte de mouvements de grande ampleur sur les marchés obligataires. L’endettement public n’est pas épargné, avec l’Italie comme risque emblématique pour la zone euro.

Le risque pesant sur le financement de l’économie fait donc son retour en 2020 et devrait encore se renforcer en 2021. Le recours important à la dette, bancaire ou de marché représente une vulnérabilité importante à moyen terme, qui appelle une transition vers un modèle de financement reposant davantage sur les fonds propres. Cette recapitalisation de l’économie devrait également prendre en compte la transition verte, ce qui pose un défi supplémentaire.

Du côté de l'épargne

Concernant les épargnants, la situation inédite du confinement a engendré un regain d’intérêt pour la bourse. Néanmoins, les placements sans risque des ménages connaissent de nouveaux records : ils pourraient atteindre un montant supplémentaire de 100 milliards d’euros en 2020 à la suite de l’épargne supplémentaire induite par la gestion de la crise sanitaire.

Le financement en fonds propres nécessaire à la relance devra passer par une réorientation progressive de cette épargne avec un nouveau défi à la clé : celui de l’information fournie aux investisseurs par les émetteurs, dans un contexte où valoriser des actifs est compliqué compte tenu du manque de visibilité sur l’avenir.

La crise Covid-19 ne doit pas faire oublier les vulnérabilités antérieures qui perdurent telles que celles liées à la cyber-sécurité ou au Brexit.

Lire (5 min.)

Régulation : l’ACPR et l’AMF nomment la nouvelle coordonnatrice de leur Pôle commun

Dominique Laboureix, secrétaire général de l’ACPR, et Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF, annoncent ce mercredi 1er juillet la nomination de la nouvelle coordonnatrice du Pôle commun aux deux autorités en matière de veille et de contrôle des pratiques commerciales dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de l’épargne.

Claire Castanet, directrice des relations avec les épargnants et de leur protection à l’Autorité des marchés financiers, succède à Nathalie Beaudemoulin Mouratille, directrice du contrôle des pratiques commerciales à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Elle exercera cette fonction du 1er juillet 2020 au 30 juin 2022.

Dix ans d'existence

L'ACPR et l'AMF exercent à tour de rôle la coordination du Pôle commun pendant 2 ans. C'est un mécanisme de coordination des missions de veille et de contrôle des pratiques commerciales. Objectif, identifier en amont les risques auxquels les clients pourraient être exposés et veiller à ce que leurs intérêts soient pris en compte. C'est aussi un point d’entrée commun unique pour les clients des secteurs bancaire, assurantiel et financier.

Alors que le Pôle commun célèbre son dixième anniversaire, Claire Castanet assurera la coordination à un moment clé pour le secteur financier, dans un contexte de profondes mutations du paysage de l’épargne et d’incertitudes nées de la crise sanitaire du Covid-19.

Focus sur le parcours de Claire Castanet

Claire Castanet est diplômée de l’ESCP Europe et titulaire d’un DEA en sciences de gestion de l’université Paris-Saclay. En 2002, elle rejoint la Commission des Opérations de Bourse (COB), qui devient l’Autorité des marchés financiers en 2003. Nommée directrice des ressources humaines en 2008, elle prend la tête de la Direction des relations avec les épargnants et de leur protection (Drep) en octobre 2015.

« La crise sanitaire a mis l’accent sur l’importance pour les clients du secteur financier et assurantiel d’un sujet déjà bien identifié : la prévention des arnaques financières, dans un contexte de généralisation accélérée des usages numériques. Par ailleurs, il nous faudra répondre à l’aspiration à une société et à une économie plus vertes et durables, en veillant à consolider la confiance des épargnants dans les produits d’investissement responsable », note-elle.

Lire (2 min.)

Crypto-actifs : L’AMF et l’ACPR mettent en garde contre de nouvelles plateformes

Avec l’objectif de protéger les épargnants, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent à jour ce lundi 29 juin leurs listes noires. Les deux institutions mettent en garde contre plusieurs sites, qui proposent des investissements sur le marché des changes non régulé (Forex) et sur des produits dérivés dont le sous-jacent est constitué de crypto-actifs, sans y être autorisés. Voici la liste des sites d’acteurs Forex non autorisés récemment identifiés : 

  • www.bitworldfx.com ;
  • www.brightfinance.co ;
  • www.daxbase.com/fr ;
  • www.daxioma.com/fr ;
  • www.fortiscapitalmanagers.com ;
  • https://fr.uptos.com ;
  • www.investisafe.com ;
  • www.lvmexchange.com/fr/ ;
  • www.wavetomarkets.com.

Voici la liste des sites d’acteurs non autorisés récemment identifiés :

  • bitcoin-storm.com/fr ;
  • cryptolegacypro.com/fr.

Produits dérivés sur crypto-actifs :

Les listes de l’ensemble des sites non autorisés à proposer des investissements sur le Forex ou sur les produits dérivés sur crypto-actifs sont disponibles sur le site de l’AMF, sur l’application AMF Protect Epargne, ainsi que sur le site Assurance Banque Épargne Info Service – ABE IS. Ces listes sont mises à jour régulièrement, mais restent non exhaustives. De nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement.

Pour vous assurer que l'intermédiaire qui vous propose des produits ou services financiers est autorisé à opérer en France, vous pouvez consulter la liste des prestataires de services d'investissement habilités, ou la liste des intermédiaires autorisés dans la catégorie conseiller en investissement financier (CIF) ou conseiller en investissements participatifs (CIP).

Si la personne ne figure sur aucune de ces deux dernières listes, l'AMF et l'ACPR incitent fortement les épargnants à ne pas répondre à ses sollicitations. Celle-ci est en effet en infraction avec la législation applicable et n’est pas tenue de respecter les règles élémentaires de protection des investisseurs, de bonne information ou de traitement des réclamations.

Lire (3 min.)

L’AMF désigne la présidente du Haut conseil certificateur de Place

L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce vendredi 26 juin la désignation de la nouvelle présidente du Haut conseil certificateur de Place (HCCP). Membre du Collège de l’AMF depuis janvier 2019, Jacqueline Eli-Namer succédera le 1er juillet à Bernard Coupez à la présidence du HCCP. Le Haut conseil est chargé de rendre des avis sur le dispositif de certification professionnelle AMF et ses évolutions. 

Institué en 2009, le Haut conseil certificateur de Place est composé d’au moins sept membres désignés par l’AMF, dont deux personnalités indépendantes, compétentes dans les domaines de l'enseignement ou de la formation professionnelle en matière financière. Ses membres sont nommés pour un mandat de trois ans renouvelable. Le président du HCCP est membre du Collège de l’AMF.

Le rôle du HCCP

Créé en juillet 2010 et placé sous l’autorité du HCCP, le dispositif de vérification du niveau de connaissances minimales des collaborateurs ou futurs professionnels des prestataires en services d'investissement (PSI) a été étendu en 2017 aux conseillers en investissements financiers (CIF). Du 1er juillet 2010 et le 31 décembre 2019, plus de 84 000 personnes ont passé avec succès les épreuves de l'examen de certification professionnelle auprès d'un des 15 organismes de formation certifiés par l'AMF.

A la suite de travaux réalisés sous l’égide du HCCP, l’AMF a revu en octobre 2019 sa doctrine en matière de certification professionnelle et créé deux bases communes de questions pour l’examen, l’une en français, l’autre en anglais. Parmi les chantiers à venir, le HCCP travaillera sur la création d’un module de vérification des connaissances en matière de finance durable.

Focus sur le parcours de Jacqueline Eli-Namer

L’AMF désigne la présidente du Haut conseil certificateur de Place
Jacqueline Eli-Namer

Jacqueline Eli-Namer est présidente du conseil de surveillance de la société financière Oudart SA et présidente-directrice générale d’Oudart Gestion. Elle est diplômée de l’université Paris II-Panthéon Assas et de Paris IX-Dauphine ainsi que de la Société française des analystes financiers (Sfaf). Jacqueline Eli-Namer entame sa carrière professionnelle en tant qu’analyste financier en 1978 chez Cheuvreux de Virieu, avant de devenir gérante de portefeuille, puis directrice des gestions.

De 1994 à 2003, elle exerce la fonction d’administratrice-directrice générale au Crédit Agricole Indosuez-Cheuvreux Gestion. Elle est membre du conseil de perfectionnement du Master 203 de Dauphine, qui réfléchit à l’adéquation des programmes aux besoins de qualifications des entreprises financières et à l’évolution des activités de marché. Elle est aussi administratrice de l’Association française des sociétés financières (ASF) et vice-président du Club de gestion privée de l’Association française de la gestion financière (AFG). 

Composition du HCCP

  • Christophe Couturier (Ecofi Investissements) ;
  • Elizabeth Decaudin (CNCEF) ;
  • Catherine Fauquet (Université de Nantes) ;
  • Vincent Fleurquin (Crédit Agricole) ;
  • Xavier de La Maisonneuve (Exane) ;
  • Yann Lejolivet (Crédit Mutuel Arkéa) ;
  • Florian Marsaud (BPCE) ;
  • Bertrand Merveille (La Financière de l’Echiquier) ;
  • Myriam Roussille (Université du Mans).
Lire (4 min.)

Sunny Asset Management recrute deux collaborateurs

Sunny Asset Management (Sunny AM) — société indépendante spécialisée dans la gestion obligataire — annonce ce jeudi 7 juillet le recrutement de deux nouveaux collaborateurs. Alain-Pierre Belchior rejoint la société en qualité de Directeur du marketing et de la communication ; et Sébastien Ta, en qualité d’Ingénieur Middle office.

Tous deux ont pris leurs fonctions le 1er juin 2020. Dans un contexte marqué par un très net ralentissement de l’activité économique, Sunny AM choisit ainsi de poursuivre son développement. Ces nominations « illustrent la volonté de Sunny Asset Management de poursuivre et d’accélérer son développement engagé au cours des dernières années », résume Christophe Tapia, Associé-fondateur et Directeur du développement de Sunny AM.

Focus sur le parcours Alain-Pierre Belchior

Alain-Pierre Belchior est détenteur d’un DEA d’économie appliquée et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble. Il débute sa carrière en 2001 en tant que Chef de marché clients chez W Finance (membre du groupe AGF), société spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine. En 2005, il rejoint ensuite AGF Asset Management (AGF AM) en tant que Chargé de communication externe et de l’information financière.

Alain-Pierre Belchior intègre ensuite Meeschaert Gestion Privée, où il prend en charge le marketing et la communication de l’activité de gestion d’actifs. En 2008, il poursuit sa carrière au sein du groupe Aviva au sein duquel il crée le département marketing unités de compte, chargé de développer la commercialisation des unités de compte auprès des réseaux salariés et des Agents généraux du groupe, ainsi que de ses partenaires CGP/Courtiers.

En 2014, il est promu au sein de l’Union Financière de France — banque conseil en gestion de patrimoine — où il prend successivement la responsabilité du développement de l’offre financière puis, en 2018, du département marketing. En 2020, Alain-Pierre Belchior rejoint Sunny AM en 2020 pour participer à l’évolution de l’offre, accompagner la stratégie de croissance et renforcer la notoriété de la société de gestion.

Focus sur le parcours de Sébastien Ta

Sébastien TA est Ingénieur Middle Office Diplômé de Sup Galilée (Université Paris 13) et titulaire d’un Master en mathématiques appliquées
de l’Universitad de Madrid. Il rejoint Sunny AM après une expérience réussie au sein de CIC Market Solutions, où il exerçait les fonctions de Développeur / Support aux traders Buy Side.

Lire (2 min.)

OPCI professionnel : Euryale AM lance Euryale Santé 1

Euryale Asset Management (Euryale AM) — société de gestion de portefeuille — annonce ce mardi 7 juillet le lancement d'un OPCI professionnel (OPPCI). « Euryale Santé 1 » est spécifiquement dédié aux résidences d’hébergement santé en France et en Allemagne. Il s'agit du premier OPPCI à fonds de partage.

« Nous sommes convaincus que les objectifs et les caractéristiques de rendement, de résilience et d’innovation sociale qui sont au cœur de la stratégie d’Euryale Santé 1, seront appréciés par les investisseurs institutionnels », déclare Jean-Jacques Olivié, Président d’Euryale AM.

Institutionnels et Family Offices

Dans le secteur de l'hébergement santé, Euryale AM gère déjà la SCPI Pierval Santé — qui représente plus d’1 Md€ de capitalisation. Avec ce nouvel OPPCI, Euryale AM met au service des institutionnels son expertise en matière d’acquisition et de gestion d’actifs immobiliers de santé. La société de gestion répond aussi à un besoin croissant en matière d’infrastructures de santé, lié au vieillissement de la population.

Cette offre d'Euryale AM s'adresse aux institutionnels et aux grands « Family Offices ». Euryale Santé 1 s’inscrit dans une démarche sociétale d’innovation, par sa thématique qui répond à des besoins de santé publique, et par la création d’un fonds de partage des bénéfices. Ceci permet le reversement annuel d’une quote-part du résultat de l’OPPCI au profit de la recherche médicale menée par l’Institut du Cerveau (ICM).  

Lire (1 min.)

Trading : l’AMF met en garde contre les formations à structures pyramidales

Ces trois derniers mois, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a reçu près d’une centaine de signalements de particuliers au sujet des pratiques agressives de sociétés de marketing de réseau (Multi-Level Marketing ou MLM) qui proposent des formations au trading sur le Forex ou les crypto-actifs, selon un mode de recrutement et de rémunération pyramidal. 

Le confinement a été propice au développement du réseau de ces plateformes, qui jouent sur un sentiment d’urgence et d'opportunité à saisir. Elles vendent un pack de formation au trading sur le marché des changes (Forex) ou sur les crypto-actifs (tels que le bitcoin), pour quelques centaines d’euros, parfois assorti d’un abonnement mensuel. Les acheteurs doivent ensuite le promouvoir auprès de personnes à recruter.

Pratiques commerciales agressives

Déployés sur les messageries et réseaux sociaux, souvent par le biais de vidéos attrayantes, leurs arguments font miroiter des « bons plans », de « l’argent facile » et des « revenus passifs ». Ils n’ont pas manqué d’attirer l’attention de nombreux internautes bloqués chez eux, en particulier des étudiants. Parmi les slogans utilisés, « la richesse c’est maintenant ! Construisez votre business mondial », « devenez un trader FX professionnel », « confinés rentables » ou encore « copier, coller, encaisser ».

« Ma fille âgée tout juste de 18 ans m'interroge sur une société dénommée XXX (dont le siège serait à Dubaï) ; un de ses amis a délaissé ses études pour se consacrer à du ''parrainage'' et tente de convaincre nombre de leurs connaissances du caractère lucratif de l'opération », confie ainsi une mère de famille de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Une amie est harcelée pour rejoindre cette plateforme. On lui promet de ''faire fortune sans rien faire'' », témoigne une autre personne auprès des services de l’AMF. « Ma fille est souvent sollicitée par un ami à elle (qui lui aussi a été sollicité par une autre connaissance) pour adhérer au programme. Ils font du forcing auprès des jeunes », explique un autre parent.

Les 4 règles de vigilance

Face à la recrudescence de ces demandes et des sollicitations multiples faites aux particuliers parfois très jeunes, l’AMF recommande la plus grande prudence : il n'est pas possible de devenir trader en quelques heures, l’argent facile n’existe pas, ces produits sont très risqués.

Compte tenu de la complexité et de la dangerosité de ces produits, des mesures de protection des investisseurs ont été prises au niveau européen. Les acteurs qui opérent en Europe ont l’obligation d’afficher, sur leur plateforme de trading, le pourcentage de clients perdants pour la souscription de CFD. Selon les acteurs, il varie d’environ 70 % à plus de 80 %.

D’une manière plus générale, l’AMF rappelle au public les règles de vigilance avant tout investissement : 

  • Méfiez-vous des promesses irréalistes de sites de trading garantissant des gains rapide ;
  • Ayez conscience qu’on ne devient pas un trader expert en quelques heures de formation en ligne ;
  • Evitez le Forex, le marché des devises non régulé, où les risques de perte en capital supérieure à la somme investie sont élevés (si vous n’êtes pas un investisseur expérimenté) ;
Lire (4 min.)

Parkings : l’AMF appelle à la vigilance face aux propositions d’investissement

A la suite de nombreux signalements d’épargnants, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mardi 16 juin une mise en garde publique à l’encontre des propositions d’investissement dans les parkings, issues généralement de sites internet usurpant les noms d’acteurs financiers ou de groupes cotés en bourse du secteur de la construction. 

L’AMF recommande aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations des personnes les incitant à investir dans les places de parking en général et celles de parking d’aéroports européens en particulier (Portugal, Espagne, Italie, Allemagne, etc.) sans avoir vérifié que ces personnes disposaient des garanties ou des autorisations nécessaires.

Placements frauduleux

Le schéma utilisé par les escrocs est le suivant : les victimes sont contactées par téléphone ou par mail par un démarcheur qui leur propose des offres de placement dans des places de parking et les invite à consulter une plateforme en ligne puis à signer un faux contrat de location (ou un livret avec versement mensuel des intérêts). Le placement est présenté comme hautement rentable et sans risque.

Il n’y a en réalité aucune acquisition ni location de parkings derrière ces offres frauduleuses. Un retraité a ainsi expliqué aux services de l’AMF avoir été contacté « suite à une publicité sur Internet au sujet d'un placement intéressant » par une personne se présentant comme le directeur d’une société immobilière ayant son siège en Allemagne.

« Après plusieurs tractations téléphoniques, je suis intéressé pour un contrat à terme capital disponible de 50 000 euros en 1 an à 4,25 %, avec virement mensuel des intérêts acquis » a confié cet épargnant. Il lui a ensuite été proposé un rendement de 7,8 % s’il plaçait 100 000 euros sur une « formule livret park ». Une fois le virement transmis, il a procédé à des vérifications et compris qu’il s’agissait d’une arnaque, sans parvenir à stopper le versement. Il s’agissait de « [ses] économies pour la retraite ».

7 recommandations de l'AMF

L'AMF recommande une extrême prudence face à de telles propositions. Le public doit garder à l’esprit les recommandations suivantes :

  • Méfiez-vous des promesses de gains rapides sans contreparties ; il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé ;
  • Ne cédez pas à l’urgence ou aux pressions de votre interlocuteur, prenez le temps de la réflexion ;
  • Méfiez-vous des demandes de transfert d’argent vers des pays sans aucun rapport avec la société ni avec l’Etat de résidence de l’investisseur ;
  • Ne prenez pas pour argent comptant les informations données par les sociétés que cela soit à l’oral ou à l’écrit, les usurpations sont fréquentes, nombreuses et faciles à réaliser ;
  • Ne communiquez pas à des sites dont vous ne pouvez attester la fiabilité vos coordonnées personnelles (Téléphone, mail, pièces d’identité, RIB, IBAN, justificatifs de domicile, etc.) ;
  • Attention aux publicités que vous voyez sur internet et particulièrement sur les réseaux sociaux, ce sont les terrains de prédilection des escrocs pour hameçonner leurs futures victimes ;
Lire (4 min.)

Lutte contre les arnaques financières : l’ACPR et l’AMF publient leur rapport 2019

Le Pôle commun « Assurance Banque Épargne » de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 12 juin son rapport annuel 2019. Dans la continuité du travail accompli, les deux institutions ont intensifié leurs actions dans le contexte de la crise sanitaire, notamment en matière de lutte contre les arnaques financières.

Développement du site internet

En 2019, le Pôle commun a mené à bien ses missions de surveillance des campagnes publicitaires et de coordination des actions de contrôle, un exercice d’autant plus nécessaire qu’il s’inscrivait dans un environnement prolongé de taux bas. L’information des clients du secteur financier s’est inscrite au cœur des préoccupations du Pôle commun : son site internet Assurance Banque Épargne Info Service a vu son audience augmenter et dépasser l’an dernier avec un an d’avance son objectif du million de visites.

La plateforme a enregistré 1,15 million de consultations sur l’année 2019, soit une progression de 45 % par rapport à 2018. Des travaux thématiques visant à anticiper et accompagner les évolutions de pratiques commerciales ont été réalisés sur des sujets variés, tels que la digitalisation de la commercialisation de produits financiers, ou les défis liés au recueil du consentement des populations âgées et vulnérables.

Lutte contre les arnaques financières

Depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, les équipes de l’ACPR et de l’AMF ont intensifié la lutte contre les arnaques financières. Cette situation inédite constitue un terreau favorable à leur développement. Ce sont ainsi plus de 200 nouveaux noms d’acteurs non autorisés qui ont été ajoutés au cours des quatre premiers mois de 2020 aux 1 200 déjà recensés sur les listes noires des deux autorités à la fin de 2019. Près de 500 nouvelles inscriptions avaient déjà été réalisées en 2019.

Durant le confinement, les deux autorités ont appelé le public à se montrer très vigilant face à des offres de placements présentés comme des valeurs refuges, d'investissements dans des entreprises supposées tirer profit de l’épidémie, ou encore de faux produits bancaires ou d’assurance soi-disant attractifs (rendement élevé sans risque, rapidité de souscription et absence de vérification du profil de l’emprunteur, etc.). Elles ont renforcé leur coopération avec d’autres autorités, dont la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Mieux informer les clients

Les autorités ont en outre rappelé aux professionnels du secteur financier — en particulier à ceux qui pratiquent le démarchage téléphonique —, la nécessité de délivrer un conseil approprié aux clients, de se garder de méthodes de vente hâtives, jouant sur un sentiment d’urgence et une situation sanitaire anxiogène. L’ACPR et l’AMF attirent l’attention des clients sur la nécessité de prendre le temps de la réflexion afin de former leur consentement éclairé avant toute décision de souscription, d’investissement ou d’arbitrage, malgré le contexte sanitaire et les turbulences des marchés.

Pour la suite de l’année 2020, le Pôle commun poursuivra ses actions de fond, afin de prévenir les pratiques commerciales inadéquates en particulier dans le contexte de taux bas et face à un usage de plus en plus généralisé des outils numériques. Il approfondira ses travaux thématiques, notamment dans le cadre du groupe de travail de place en matière de commercialisation de produits financiers auprès de personnes âgées et vulnérables.

Lire (4 min.)

Indices financier : l’AMF publie une étude sur les opportunités et les risques

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 11 juin une étude sur les opportunités et les risques du marché des indices financiers. Cette étude dresse un panorama du marché des indices financiers, dont l’influence est profonde sur le fonctionnement des marchés. Elle analyse le fonctionnement d’une industrie qui continue de croître avec près de 3 millions d’indices dans le monde.

Typologie des risques

Répondant à une demande croissante, l’industrie des indices est très concentrée. Trois acteurs mondiaux cumulent 71 % de part de marché et présentent une capacité d’innovation importante. A travers cette étude, l’AMF évalue deux principaux types de risques : des risques pour le fonctionnement des marchés, et le cas échéant la stabilité financière, et des risques liés à un défaut de concurrence et à ses impacts sur la protection des investisseurs.

Concernant les risques pour le fonctionnement des marchés, l’étude démontre que le développement des fonds indiciels et contrats à termes sur indices transforme l’écosystème et la structure des marchés, à commencer par ceux des actions et des dérivés cotés. Les processus de formation des prix et de la liquidité de marché sont profondément changés. L’étude signale notamment l’effet croissant des rééquilibrages — changements de composition — des indices, les risques opérationnels comme la cybercriminalité, et ceux d’amplification des chocs sur les marchés à terme.

Problématiques de transparence

L’étude souligne en particulier les problématiques de manque de transparence suivantes :

  • Traduisant un défaut de concurrence, l’offre est souvent groupée avec des services de fourniture de données, ce qui limite la capacité de comparaison tarifaire ;
  • La frontière entre indice et gestion d’actifs s’amenuise, les indices concernés intégrant de plus en plus de règles de gestion et de marges de discrétion. Ceci accroît aussi les risques de conflit d’intérêts ;
  • Dans un contexte d’innovation accélérée, il devient difficile pour les investisseurs d’évaluer ce que représentent les indices et de comprendre leurs méthodologies. C’est le cas en particulier des indices de stratégie, smart beta, ESG et obligataires qui peuvent cumuler plusieurs stratégies de gestion.

L’étude formule plusieurs recommandations pour faciliter l’identification et les comparaisons d’indices, et les rendre plus intelligibles. En particulier, un recensement des indices commercialisés serait utile. Par ailleurs, l’AMF souligne les impacts sur les marchés des changements méthodologiques et rééquilibrages des indices.

Dans le contexte de la crise sanitaire, certains producteurs d’indices ont reporté la recomposition d'indices, afin de ne pas perturber davantage les marchés. Cela soutient l’hypothèse de l'influence de ces recompositions sur les marchés, alors qu’un point de vigilance à l'avenir concerne par exemple l’investissement indiciel en obligations en cas de dégradation de notations des entreprises. 

Lire (3 min.)

PME/ETI françaises : Amiral Gestion lève 100 millions d’euros supplémentaires dans le fonds NOVA2

Amiral Gestion — spécialiste de l’investissement et du financement des PME/ETI — annonce ce mardi 7 juillet déployer plus de 100 M€ supplémentaires dans le fonds NOVA2. Dernier-né de la gamme NOV, ce véhicule d'investissement dispose désormais de 250 M€ pour soutenir les PME/ETI françaises dans le contexte de la crise sanitaire.

Le fonds reste ouvert et pourrait continuer à fédérer de nouveaux investisseurs dans les prochains mois et accroître sa capacité d’intervention. Depuis 2012, la société de gestion indépendante gère le fonds NOVA2 pour le compte de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et d’un groupe d’assureurs et de mutualistes français.

Soutien à l’économie réelle

Cette nouvelle souscription dans NOVA2 vise à favoriser la reprise d'activité des PME/ETI suite à la période de confinement. NOVA2 sera très attentif à toutes les émissions primaires, introductions en bourse et augmentations de capital. Objectif, aider les entreprises à continuer leur développement grâce à de nouvelles sources de financement.

Par ailleurs, le fonds veillera à favoriser les entreprises créatrices d’emplois et orientées vers l’investissement, paramètres essentiels pour la croissance économique. Amiral Gestion contribue ainsi à la création d'emplois en France et au dynamisme des régions. 50 % des PME cotées ont leur siège en région et les PME/ETI ont créé 7 fois plus d'emplois au cours de la dernière décennie que les grandes entreprises.

Montée en puissance de l’ESG

Cette nouvelle phase permet de renforcer l’engagement du fonds NOVA2 en matière d’ESG. Il s'inscrit dans la lignée des fonds de Gestion Responsable gérés pour le compte notamment des grands établissements de retraites : Etablissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique, Fonds de Réserve pour les Retraites.

Ces fonds — également dédiés au segment des PME/ETI françaises — respectent des critères de sélection ESG rigoureux et une politique d’engagement à ce sujet. « Nous nous engageons à inciter fortement les PME/ETI financées à adopter une démarche de progrès permanent en matière d’ESG (...) Enfin, la performance restera une priorité et nous espérons bien profiter des niveaux de valorisation actuellement très faibles sur le segment », déclare Nicolas Komilikis, Directeur Général d’Amiral Gestion.

Lire (3 min.)

Les A-Notations, par Anacofi Services : Erasmus Gestion

Cette société de gestion de portefeuille propose au marché une offre de 6 OPCVM (exposition risque comprise entre 3 et 6) et des mandats de gestion destinés à une clientèle diversifiée. ERASMUS Gestion s’est spécialisée dans la gestion de valeurs à petite et moyenne capitalisation.

328 millions d'euros d'encours

La société de gestion, agréée par l’AMF en 2013, détenait un encours sous gestion de 328 M€ fin 2019 malgré 2 exercices en décollecte nette (2018 et 2019). L’actionnariat est intégralement privé, réparti entre les salariés et une holding (84 %).

La société s’appuie sur une équipe composée de 12 collaborateurs dont les dirigeants. Cette équipe se constitue de professionnels avérés, dont les gestionnaires sont également analystes.

Mandats et gestion privée

L’offre commercialisée (6 OPCVM) s’adresse à une clientèle diversifiée et comporte notamment une gamme de mandats pour les CGP ainsi que de la gestion privée. L’équipe commerciale est placée sous la responsabilité d’un Directeur du Développement.

ERASMUS Gestion dispose en interne d’un service juridique, d’un service de compliance et d’un service de suivi des risques. Ces lignes de métiers sont renforcées par l’intervention de prestataires.

Rappel : Ces quelques mots ne constituent pas le rapport d’analyse d’A.NOTATIONS. Pour plus d’informations, veuillez consulter le rapport d’appréciations www.anacofiservices.fr ou joindre Pierre CASSAGNES (p.cassagnes@anacofi.asso.fr).

Lire (2 min.)

AMF : des propositions pour des marchés plus efficients et compétitifs

L’Autorité des marchés financiers (AMF) répond ce mercredi 10 juin à la consultation de la Commission européenne sur la réforme de MIF2, en application depuis le 3 janvier 2018. Dans un document publié sur son site, le régulateur revient sur certains des changements ciblés qu’il promeut.

Plan stratégique pour 2022

Promouvoir des marchés financiers européens efficients et compétitifs constitue une priorité pour l’AMF, affirmée dans son plan stratégique #Supervision2022. Après plus de deux ans d’expérience de supervision de MIF2, le régulateur prend ainsi part à la consultation publique lancée par la Commission européenne, qui s’est achevée le 18 mai dernier.

https://www.youtube.com/watch?v=wr4ITY3EHi8&feature=youtu.be

Le cadre règlementaire applicable aux marchés d’instruments financiers a contribué à renforcer la protection des investisseurs et les règles de conduite des entreprises d’investissement. Mais certains objectifs fixés par le législateur européen ne sont toujours pas atteints. C’est notamment le cas de la transparence sur les marchés et de la contribution des échanges au processus de formation des prix.

Cinq axes de modification de MIF2

Pour l’AMF, des modifications ciblées de MIF2 sont nécessaires. Les propositions ciblées du régulateur portent essentiellement sur cinq axes :

  • compte tenu de la fragmentation des échanges sur différents lieux d’exécution, offrir une vision la plus complète possible de la réalité du marché : selon une étude publiée en février 2020 par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais), 60 % des volumes échangés sur les actions depuis l’entrée en application de MIF2 n’ont pas été soumis à la transparence sur les intérêts à l’achat et à la vente dans le marché. Pour l’AMF, l’objectif de transparence pré-négociation, visant à assurer une bonne formation des prix sur le marché, implique de limiter les possibilités de dérogation à cette transparence. Le régulateur appelle également de ses vœux un meilleur calibrage et une harmonisation des exigences de transparence post-négociation sur les obligations. Enfin, afin de faciliter l’accès aux données financières, l’AMF soutient l’émergence d’un système consolidé de publication des données de transactions, qui pourrait couvrir dans un premier temps le marché des actions, puis être étendu aux obligations ;
  • ajuster le périmètre des obligations de négociation sur plateformes applicable aux actions et aux dérivés : en se concentrant sur les critères pertinents pour l’Union européenne (code ISIN de l’UE, devise de l’UE) afin de permettre d’assurer la souveraineté de l’Union et permettre à l’ensemble des acteurs d’être sur un pied d’égalité en termes de compétitivité ;
  • adapter la réglementation du marché européen des dérivés sur matières premières ;
  • relever le défi du financement de l’analyse financière : en assurant sa juste tarification, en proposant un cadre juridique plus clair concernant l’analyse sponsorisée par les émetteurs et en introduisant plus de proportionnalité dans le régime existant ;​
  • rendre les règles de protection des investisseurs plus pertinentes et proportionnées : s’agissant par exemple des règles de gouvernance produits et de transparence sur les coûts et les frais, et rendre plus efficaces les mesures d’intervention pouvant être prises par l’ESMA pour protéger les investisseurs de certains produits financiers nocifs.
Lire (4 min.)

Epargne salariale : les Français veulent plus d’accompagnement

Les salariés français ont une perception positive des dispositifs d’épargne salariale. C'est ce que révèle une récente étude OpinionWay publiée ce mardi 2 juin. L'enquête a été réalisée pour l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Association de la gestion financière (AFG), le Trésor, la Direction générale du Travail et La Finance pour tous.

Les bénéficiaires souhaitent toutefois davantage d’accompagnement, par exemple dans le choix des supports d’investissement. Cette enquête a été réalisée auprès de 1 002 salariés en février 2020 pour les partenaires de la Semaine de l’épargne salariale. Sa quatrième édition — qui devait se tenir du 23 au 27 mars derniers — a dû être annulée dans le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19 et des mesures de confinement.

Succès de l'épargne salariale

Un peu plus de quatre salariés sur dix (43 %) déclarent détenir au moins un dispositif d’épargne salariale. Le plan d’épargne entreprise (PEE) est le plus connu et le plus répandu, devant le plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO) et les actions ou stock-options de son entreprise.

L’épargne salariale demeure plus développée dans les grandes entreprises : 58 % des salariés de structures de plus de 500 personnes affirment détenir au moins un de ces dispositifs, à comparer à 25 % dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Plus de la moitié des salariés (51 %) ont reçu une prime de participation ou d’intéressement ou ont bénéficié d’un abondement, au cours des douze derniers mois. Cette proportion grimpe à 70 % dans les groupes de plus de 500 employés, contre 32 % pour les sociétés de 10 à 49 salariés.

Davantage de simplicité et de clarté

L’intéressement et la participation sont perçus par 86 % des salariés sondés comme « très » ou « plutôt intéressants ». Les bénéficiaires de dispositifs d’épargne salariale sont 78 % à s’en déclarer « plutôt » ou « très satisfaits ». Ils sont 72 % à les considérer « faciles à gérer » et 64 % à les juger « rentables ». Parmi leurs attentes : des démarches simplifiées, davantage de clarté, d’information et d’accompagnement.

Les primes sont le plus souvent placées : si 20 % des salariés bénéficiaires préfèrent les percevoir immédiatement, 60 % les placent intégralement sur leur plan d’épargne entreprise ou retraite, 11 % en placent une partie et les autres varient selon les années. Ils sont 30 % à effectuer en plus des versements volontaires sur leur plan d’épargne salariale.

Concernant les nouveautés instaurées par la loi Pacte, 41 % des salariés interrogés sont au courant de la création du Plan d’épargne retraite (PER), commercialisé depuis le 1er octobre 2019, et 36 % de la possibilité de déblocage anticipé du PER pour l’achat de la résidence principale.

Lire (3 min.)