Budget de l’Etat : comment la crise sanitaire pèse-t-elle sur les comptes ?

Le ministère chargé des Comptes Publics publie ce mardi 4 août une note sur la situation budgétaire de l'Etat au 30 juin 2020. Le solde général d''exécution à cette date s’établit à -124,9 Md€ contre -77,3 Md€ à fin juin 2019. Cet écart s’explique principalement par les effets de la crise économique, liée à la pandémie du Covid-19.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Covid-19, dépenses en hausse

Au 30 juin 2020, les dépenses du budget général — hors prélèvements sur recettes — s’établissent à 198,5 Md€ contre 174,2 Md€ à fin juin 2019. Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le Gouvernement pour répondre à la crise économique.

Ces dépenses exceptionnelles représentent +13,5 Md€ au titre du dispositif exceptionnel de chômage partiel et +4,9 Md€ pour financer le fonds de solidarité pour les entreprises. La hausse des dépenses s’explique également par des décalages calendaires.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Impact du recul de la TVA

Au 30 juin 2020, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 125,8 Md€ contre 142,7 Md€ à fin juin 2019. Les recettes fiscales nettes à fin juin 2020 diminuent de 14,4 Md€ par rapport à fin juin 2019.

Cette baisse s’explique principalement par celle des recettes nettes de TVA (-15,5 Mds€) du fait des effets conjoints de la contraction de l’activité économique, de l’accélération des remboursements de crédits de TVA aux entreprises, ainsi que de reversements plus précoces et plus importants à l’ACOSS compensant les exonérations de cotisations sociales.

Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance
Source : ministère de l'Economie des Finances et de la Relance

Recettes fiscales en baisse

Les encaissements de TICPE diminuent de 1,8 Md€ par rapport à fin juin 2019, du fait d’une moindre consommation de carburants. Signe d’une reprise de l’activité, les recettes fiscales nettes du mois de juin 2020 sont néanmoins équivalentes à celles du mois de juin 2019. En revanche, les recettes non fiscales sont en baisse de 2,5 Mds€ par rapport à fin juin 2019.

Cette contraction s’explique principalement par la diminution de 4,2 Md€ des produits des participations, compensée en partie par l’amélioration de 2,1 Md€ des produits notamment du fait de la signature d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) avec l’entreprise Airbus le 29 janvier 2020 et de plusieurs sanctions prononcées par l’autorité de la concurrence.

Comptes spéciaux

Par ailleurs, le solde des comptes spéciaux s’établit à -23,6 Md€ au 30 juin 2020 contre -16,7 Md€ à fin juin 2019.

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France métropolitaine : état des lieux de l’accès du public aux espèces

La filière fiduciaire française publie ce jeudi 30 juillet — sous l’égide du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et de la Banque de France — une note concernant l’accès du public aux espèces sur le territoire français métropolitain. Il s'agit d'une mise à jour d'un précédent état des lieux, publié en juillet 2019. Le groupe de travail à l'origine de ces documents existe depuis 2018.

Maillage du territoire français

Cette actualisation confirme que l’accessibilité aux billets sur le territoire hexagonal se maintient à un très bon niveau. À fin 2019, la France métropolitaine compte ainsi 50 316 distributeurs automatiques de billets (DAB), complétés par plus de 25 500 points de distribution d’espèces situés dans des commerces.

Le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2019 (- 4,1 %) mais celui des points privatifs a quant à lui progressé de 10,1 %. Cette diminution se concentre sur les villes les plus peuplées, et reflète une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées. Au total, le maillage du territoire reste donc globalement inchangé d’une année sur l’autre, avec un niveau de service stable à un haut niveau malgré le nombre élevé des dégradations de distributeurs enregistrées en 2019.

Accès du public aux espèces

L’état des lieux à fin 2019 conforte ainsi le diagnostic de l’an passé, selon lequel près de 99 % de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus réside dans une commune équipée d’au moins un automate — ou dans une commune qui se trouve à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée d'un DAB la plus proche.

Par ailleurs, la robustesse des circuits d’alimentation du territoire en billets a été démontrée tout au long de la crise sanitaire. Grâce à l’action concertée de l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire, le bon approvisionnement des distributeurs de billets a été assuré. Ceci permet à chacun de conserver la liberté de régler ses achats en espèces s’il le souhaite, particulièrement les populations les plus fragiles ou habitant en milieu rural.

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France : crise sanitaire, le PIB chute de – 13,8 % au deuxième trimestre

La crise sanitaire du coronavirus en 2020 a plongé l'Hexagone dans la crise économique. D'après l'Insee, le PIB français recule de - 13,8 % au deuxième trimestre. Comment de temps la récession va-t-elle durer ? Les investisseurs peuvent-ils s'attendre à un rebond au troisième trimestre ? Les explications du Courrier Financier.
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ISR : développement durable, le label s’étend aux fonds immobiliers

Dans un contexte de relance économique post Covid, la France met l'accent sur le développement durable. Le label ISR s'étend désormais aux fonds immobiliers. Quels sont les investissements concernés ? Quel impact pour la Place de Paris sur le marché de l'investissement durable ? Le point avec Le Courrier Financier.
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ESG : les PRI récompensent la stratégie de LFDE

La Financière de l'Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % de Primonial — annonce ce mardi 4 août avoir été distinguée par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations unies. LFDE a reçu la note A+ pour les piliers « Strategy & Governance » et « Listed Equity – Incorporation » de sa stratégie de gestion qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Améliorer la démarche ISR

C'est une première pour LFDE, qui obtient ainsi la plus haute récompense possible. Les trois autres piliers de sa stratégie de gestion reçoivent la note A, soit une récompense au-delà du score médian. Ces résultats viennent récompenser une longue démarche d'investisseur responsable. Après avoir signé les PRI en 2008, LFDE a développé cette initiative jusqu'à réunir plus de 3 400 membres — contre seulement 250 en 2008.

De nouveau cette année, l’évaluation des UN PRI servira de base au travail d’amélioration continue pour l’équipe ISR de LFDE. Dans une optique de transparence, et dans le cadre de sa démarche d’investisseur responsable, la société de gestion met à disposition des investisseurs sur son site internet le Rapport de Transparence et le Rapport d’Evaluation des UN PRI.

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PRI : NN Investment Partners obtient de nouveau la note maximale A+

NN Investment Partners (NN IP) — gestionnaire d'actifs de NN Group N.V., société cotée en bourse sur Euronext Amsterdam — annonce ce mardi 4 août ses résultats à l'évaluation 2019 des Principes pour l'investissement responsable des Nations unies (PRI NU). NN IP obtient la note maximale (A+) pour sa stratégie et sa gouvernance en termes d'investissement responsable et d'intégration environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).

L’initiative PRI — affiliée aux Nations Unies, totalement indépendante — est le principal promoteur de l'investissement responsable à travers le monde. Les PRI étudient les implications de l’intégration des critères ESG et soutiennent le réseau international d'investisseurs signataires dans l’intégration de ces critères au sein de leurs pratiques d'investissement et d’actionnariat actif. Les PRI agissent dans l'intérêt long terme des signataires, des marchés financiers et des économies.

Amélioration du score de NN IP

Ces notes reflètent l’efficacité de l'approche de NN IP en matière d'investissement responsable. NN IP obtient également la note maximale A+ et des points sur toutes les catégories liées aux actions et pour la sélection et le suivi externe de NN IP (Altis). NN IP a amélioré ses scores dans les catégories fixed income, atteignant la note A sur les trois sous catégories.

NN IP est un signataire des PRI des Nations Unies depuis 2008 et actif dans le domaine de l'IR depuis la fin des années 1990. La participation active de NN IP à cette initiative montre l'intérêt de la société de gestion pour l'investissement responsable, l'intégration des critères ESG et la bonne gouvernance d'entreprise dans les décisions d'investissement.

Engagement auprès des entreprises

« Ces scores élevés et les améliorations dans certains domaines sont le résultat d'une attention accrue et des efforts combinés de nos collaborateurs pour faire avancer les choses. En plus de l’élargissement de l'intégration des facteurs ESG à davantage de classes d'actifs, nous cherchons à diffuser l'investissement responsable à l’ensemble du secteur de l'investissement », réagit Valentijn van Nieuwenhuijzen, Chief Investment Officer chez NN IP.

« C’est le résultat de nos efforts pour susciter le changement par l’engagement auprès de nos participations. Et plus particulièrement de notre volonté constante de renforcer la manière dont nous engageons les entreprises des secteurs liés à l'énergie et notre mobilisation dans le cadre d'initiatives de collaboration telles que la Climate Action 100+ », ajoute Jeroen Bos, responsable Specialised Equity & Responsible Investing chez NN IP.

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Aéronautique : un fonds pour soutenir les PME et les ETI de la filière

Le ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance annonce ce mardi 28 juillet la création du fonds d’investissement « Ace Aéro Partenaires ». Ce lancement s'inscrit dans le plan aéronautique, présenté le 9 juin dernier. Le fonds sera géré par Ace Management, filiale de la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital. Il permettra d'accompagner les PME et ETI françaises de la filière aéronautique.

L’Etat confirme sa participation à hauteur de 200 millions d’euros, dont 50 M€ de Bpifrance. Les quatre grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique française contribueront à ce fonds à hauteur de 200 M€ (Airbus 116 M€, Safran 58 M€, Dassault Aviation 13 M€ et Thales 13 M€), Tikehau Capital investissant de son côté, sur ses fonds propres, 230 M€.

Consolider l'aéronautique

« La création de ce fonds va permettre, avec un montant supérieur à nos prévisions, de renforcer les fonds propres des PME et ETI stratégiques pour la filière et d’accompagner la consolidation du secteur. L’Etat est pleinement mobilisé pour soutenir la transformation de la filière, au service de l’emploi et de la décarbonation du transport aérien », déclare Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance.

Le fonds « Ace Aéro Partenaires » disposera dès sa création, de 630 M€ d’encours à investir, un montant supérieur aux attentes initiales (500 M€). Après le succès de cette première levée de fonds — mobilisable dès maintenant au service des PME et ETI de la filière stratégique —, « Ace Aéro Partenaires » vise 1 Md€ d’encours, à travers de nouvelles levées de fonds.

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Crypto-actifs en France : l’AMF et l’ACPR rappellent leurs obligations aux opérateurs de distributeurs automatiques

Les services de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) indiquent ce lundi 27 juillet dans un communiqué avoir observé une accélération du déploiement des distributeurs automatiques d’actifs numériques sur le territoire français. L'AMF et l'ACPR tiennent à rappeler aux opérateurs de ces derniers les obligations qui leur incombent au titre de la réglementation.

Les services des deux autorités relèvent que le fonctionnement de ces distributeurs automatiques permet l’achat ou la vente d’actifs numériques (tels que le bitcoin) en monnaie ayant cours légal. Dans un tel cas, il s’agit d’un service soumis à une obligation d’enregistrement en application des dispositions de l’article L. 54-10-3 du code monétaire et financier.

Enregistrement obligatoire

Avant le démarrage de cette activité, les opérateurs doivent obligatoirement obtenir cet enregistrement auprès de l’AMF après avis conforme de l’ACPR. L’enregistrement implique notamment la mise en place d’une organisation, de procédures et d’un dispositif de contrôle interne propres à assurer le respect des obligations au titre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et le gel des avoirs.

Les personnes qui exerçaient une activité liée à des actifs numériques soumise à enregistrement avant l’entrée en vigueur de la loi Pacte « bénéficient d'un délai de douze mois à compter de la publication des textes d'application pour s'enregistrer auprès de l'Autorité des marchés financiers, dans les conditions définies à l'article L. 54-10-3 du même code ». Les sociétés qui ont commencé leur activité avant le 24 mai 2019 bénéficient d’un délai de 12 mois pour s’enregistrer, soit au plus tard le 18 décembre 2020.

Se rapprocher de l'AMF

À l’exception de ceux bénéficiant du régime transitoire mentionné ci-dessus, les opérateurs de distributeurs automatiques encore non enregistrés doivent cesser toute activité dans les plus brefs délais. Les autorités rappellent que les contrevenants encourent une peine de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende en vertu de l’article L. 54-10-4 et de l’article L. 572-23 du code monétaire et financier.

Les autorités invitent l’ensemble des prestataires fournissant des services liés à des actifs numériques à se mettre en conformité avec les exigences prévues à l’article L. 54-10-3 du code monétaire et financier, ainsi qu’avec tous les textes législatifs et réglementaires relatifs aux prestataires de services en actifs numériques, et à se rapprocher de l’AMF dans les plus brefs délais.

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Assurance, banque et finance : l’Orias publie son rapport annuel 2019

L'Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) annonce ce mercredi 22 juillet la publication de son rapport annuel 2019. L'organisme y présente ses données statistiques arrêtées au 31 décembre 2019, c'est-à-dire avant la crise du coronavirus.

La troisième partie de ce rapport aborde les évolutions règlementaires entrées en vigueur au cours de l’année 2019, notamment les conséquences sur le registre de la Loi PACTE. Sont également abordées les incidences sur le contrôle de la condition de capacité professionnelle des IOBSP issue de la Directive crédit immobilier.

Hausse des immatriculations

Au 31 décembre 2019, l’ORIAS recensait 64 191 intermédiaires immatriculés en assurance, banque et finance représentant 107 321 catégories d’inscriptions, ce qui correspond à une hausse de 5 % du nombre d’intermédiaires et de 4 % toutes catégories confondues.

Cette augmentation s’inscrit dans la continuité des constats des précédents rapports. Cependant, il est à noter une hausse de 31 % du nombre de mandataires d’intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) et de la baisse de 12 % des mandataires non exclusifs en opérations de banque et en services de paiement. Il s’agit dans une majorité des cas d’un changement de catégorie.

Cumuls de catégorie

S’agissant des autres catégories, l'ORIAS observe une hausse généralisée du nombre d’inscriptions. Conséquence de ces augmentations, l’activité du Registre a également augmenté et le traitement des dossiers s’est effectué en moyenne dans un délai inférieur à 5 jours.

Le rapport annuel 2019 s’est enrichi d’une information relative aux cumuls des catégories d’inscriptions pour les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP). Rappelons que le contrôle de ce cumul ne relève pas du périmètre de l’ORIAS.

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France : après le Covid, comment financer le plan de relance européen ?

Cette semaine, l'Union Européenne (UE) a voté son plan de relance de 750 milliards d’euros, pour relancer l'économie de son marché unique après la crise du coronavirus. La France devrait récupérer 40 milliards d'euros, sous forme de subventions. Avec quelles nouvelles recettes fiscales l'UE va-t-elle financer son ambitieux plan de relance ? Le point avec Le Courrier Financier.
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Grandes entreprises : les défaillances doivent-elles inquiéter les TPE-PME ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l'assurance-crédit pour les entreprises — a publié le 16 juillet dernier une note d'analyse (en anglais) sur la situation des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 50 M€) à travers le monde, suite à la crise économique liée au coronavirus. D'après Euler Hermes, le nombre de défaillances de grandes entreprises a très significativement augmenté dans le monde au T2 2020.

Décalages d'un secteur à l'autre

Le spécialiste de l’assurance-crédit relève 147 défaillances de grandes entreprises dans le monde au T2 2020, soit 73 cas de plus qu’au T2 2019 (+ 99 %). Le chiffre d’affaires cumulé des grandes entreprises défaillantes au T2 2020 atteint quant à lui, 106,9 Mds€ à l'échelle mondiale, soit une hausse de + 138 % par rapport au T2 2019. La majeure partie de la vague de défaillances n’arrivera qu’au S2 2020 en France et dans le monde, mais pour les grandes entreprises, elle est visiblement déjà arrivée.

« Certains secteurs sont plus directement exposés à la crise Covid-19, et l’ont donc subi bien plus fortement. Mais plus généralement, le choc d’activité lié à la crise a joué — et continue de jouer — un rôle d’accélérateur des fragilités structurelles de bon nombre de grandes entreprises. Et malheureusement, les mesures temporaires de soutien mises en place par les autorités ne sont pas suffisantes pour empêcher leur défaillance », explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles d’Euler Hermes.

Quels secteurs sont les plus affectés ?

La distribution occupe la première place, avec 37 défaillances relevées au T2 2020 (+28 cas par rapport au T2 2019). Suivent les services (24 cas au T2 2020, +17 par rapport au T2 2019), l’automobile (13 cas, +12) et l’énergie (17 cas, +8). Côté régions, les plus affectées par cette tendance sont l’Amérique du Nord (52 cas, +36) et l’Europe de l’Ouest (64 cas, +33). La tendance observée à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans ces secteurs et régions, a-t-elle de quoi faire trembler les TPE et PME ?

« Derrière cette résurgence des défaillances de grandes entreprises se cache le risque d’effet domino. Les plus petits fournisseurs sont souvent dépendants de quelques gros clients, et ils pourraient rapidement être affectés par les difficultés de leurs principaux partenaires commerciaux. Dans un contexte où la trésorerie de très nombreuses entreprises est sous pression, un seul incident de paiement pourrait fragiliser les plus petites structures. De quoi déclencher un scénario de défaillances en chaine, et un nouveau renforcement du risque d’impayés », précise Maxime Lemerle.

Et la France dans tout ça ?

Sur les 147 défaillances de grandes entreprises relevées à l’échelle mondiale au T2 2020, 20 proviennent de France. Une part conséquente (14 % du total), d’autant qu’il s’agit là aussi d’un chiffre en croissance. Euler Hermes relève 16 défaillances de grandes entreprises de plus au T2 2020 qu’au T2 2019. Le chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises défaillantes au T2 2020 est également en croissance : il atteint 4,4 Mds€, contre moins de 650 M€ au T2 2019.

Au niveau sectoriel, la distribution occupe également la première place en France, avec 8 défaillances de grandes entreprises au T2 2020. Suivent les services (7 cas) puis l’automobile (2 cas) et les équipements ménagers (2 cas). Pour rappel, Euler Hermes estime qu’au global, entre 2019 et 2021, les défaillances d’entreprises devraient croître de + 35 % à l’échelle mondiale et de + 25 % en France.

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Pictet Asset Management lance un fonds en actions mondiales sans biais directionnel

Pictet Asset Management (Pictet AM) — spécialiste de la gestion de fortune et d'actifs — annonce ce mardi 4 août élargir son éventail de stratégies total return gérées activement — qui représentent USD 9 milliards d’actifs sous gestion — avec le lancement de « Pictet TR-Aquila ». Il s'agit d'un fonds d'investissement sans biais directionnel, conforme à la directive UCITS (OPCVM) et qui offre une liquidité hebdomadaire.

Le fonds « Pictet TR-Aquila » vise un accroissement à long terme du capital, en maintenant une faible corrélation avec les marchés actions. Il écarte les entreprises fortement tributaires des paramètres macroéconomiques et privilégie des secteurs comme la santé, les TMT (technologies, médias et télécommunications) et la consommation. Il investit essentiellement dans des sociétés américaines et européennes dont les titres sont liquides.

Diversifier avec la multistratégie

Cette stratégie est proposée pour la première fois à des investisseurs externes. Sa gestion est assurée depuis plusieurs années chez Pictet AM par Asim Nurmohamed, avec l’aide d’Alexandre Diogo et de Bharat Garg. Ces trois spécialistes basés à Londres possèdent une expérience approfondie en recherche et analyse. Ils s’appuient sur les importantes ressources de Pictet AM ainsi que sur son infrastructure mondiale.

« Nous nous réjouissons du lancement du fonds Pictet TR-Aquila, qui fait partie de nos produits multistratégies, compte tenu des résultats obtenus depuis 2018 par l’équipe de gestion responsable de cette stratégie, unique en son genre dans l’univers des fonds UCITS et source de diversification pour les investisseurs », déclare Doc Horn, Head of Total Return Equities.

9,5 milliards d'euros d'actifs

Le fonds est autorisé à la distribution dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. « Pictet TR‑Aquila » est le dixième fonds total return lancé par Pictet Asset Management. Il vient compléter une gamme qui représentait au total 9,5 milliards USD d’actifs sous gestion au 30 juin 2020.

Cette gamme comprend déjà les fonds sans biais directionnel Agora (actions européennes), Akari (actions japonaises) et Diversified Alpha (multistratégies), les fonds long/short en actions Corto (Europe), Mandarin (Chine élargie), Atlas (monde), ainsi que les fonds Distressed and Special Situations (event-driven), Kosmos (global fixed income) et Sirius (long/short axé sur les marchés obligataires émergents).

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AGCS nomme son directeur mondial de la ligne d’activité Alternative Risk Transfer

Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS) — spécialiste mondial en assurance des grands risques industriels — annonce ce jeudi 23 juillet la nomination de son directeur mondial de la ligne Alternative Risk Transfer d’Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS). Dans ce cadre, Grant Maxwell (50 ans) relèvera de Tony Buckle, membre du conseil d’administration et directeur de la souscription des risques industriels.

Depuis février 2019, Grant Maxwell anime l’équipe mondiale Alternative Risk Transfert (ART) à titre intérimaire. La ligne d’activité ART d’AGCS propose des solutions d’assurance et de réassurance structurées, notamment des solutions de fronting adaptées aux besoins spécifiques des entreprises.

Focus sur le parcours de Grant Maxwell

AGCS nomme son directeur mondial de la ligne d’activité Alternative Risk Transfer
Grant Maxwell

Grant Maxwell est diplômé de mathématiques et de statistiques actuarielles de l’université Heriot-Watt d’Édimbourg et membre de l’Institute and Faculty of Actuaries du Royaume-Uni. Au cours de sa carrière, il occupe différents postes de responsabilité dans le secteur de la souscription chez XL Capital, Gerling et St Paul Re.

Avant d'arriver chez AGCS, il travaille comme consultant en actuariat chez Tillinghast, unité de Willis Towers Watson. En mars 2008, Grant Maxwell rejoint AGCS. Il devient responsable régional ART pour l’unité régionale de Londres, puis responsable de la gestion des affaires ART à partir de février 2010. Depuis mai 2019, il exerce en tant que Responsable de la souscription et de la gestion du portefeuille d’ART.

Spécificité de l'Alternative Risk Transfert (ART)

ART est une ligne d'activité autonome d’AGCS créée en novembre 2019. Elle intervient dans le segment du transfert alternatif des risques avec la ligne d’activité Capital Solutions d’AGCS, spécialisée dans les titres assurantiels permettant le transfert de risques d’assurance aux marchés financiers. Les équipes régionales — au service des courtiers et des clients — bénéficient de l’accès à des experts dans le monde entier. En 2019, elle a émis près de 800 millions d’euros de primes brutes, y compris les primes en fronting.

Au-delà des produits classiques d’assurance, les activités ART soutiennent les entreprises à travers l’autofinancement de risques atypiques, le transfert de risques non-traditionnels ou le regroupement de lignes de couverture en un seul contrat pluriannuel. Elles attirent également les entreprises qui subissent une baisse du chiffre d’affaires due à des événements spécifiques sans dommages.

C'est le cas de la carence des fournisseurs, lorsque l’activité est arrêtée pour d’autres causes que l’incendie ou l’inondation. Sur ce marché en pleine expansion, les experts d’AGCS ont identifié cinq tendances principales dans le segment du transfert alternatif des risques. ART est également spécialisée dans les services de fronting mondiaux structurés et/ou la réassurance des programmes de captives (auto-assurance) pour les grandes entreprises, grâce au réseau mondial de sociétés et de partenaires locaux d’Allianz.

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Europe : plan de relance post Covid-19, la « magie du projet européen »

Cette semaine, le plan de relance européen valide sans surprise l'émission de 750 milliards d'euros de dette commune, destinés à relancer l'économie du bloc européen après le coronavirus. Derrière un front uni, comment les pays dits « frugaux » ont-ils tiré leur épingle du jeu ? Quel avenir pour la construction européenne ? Le point avec Le Courrier Financier.
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