Le devoir de vigilance : une loi efficace et vivante

François Lett
Depuis 2017, la loi sur le devoir de vigilance impose aux entreprises d'être plus regardantes sur toute leur chaîne de production en ce qui concerne le respect des droits humains et environnementaux. Tandis que la finance durable prend son essor en Europe, sommes-nous arrivés à un tournant culturel ? Le point avec François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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GFI : 5 critères pour investir en forêt

Cette semaine, MeilleurGF.com revient sur les caractéristiques d'un groupement forestier d'investissement (GFI). Comment évaluer cet actif tangible qu'est la forêt ? Quels critères l'épargnant doit-il retenir pour investir ? Le point avec Le Courrier Financier.
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Huseyin Seving – Eiffel Investment Group : Nova Europe ISR, pour une « allocation de long terme »

En 2021, Eiffel Investment Group (EIG) reste dans une dynamique de forte croissance en Europe. Comment EIG accompagne-t-il les PME-ETI qu'il détient en portefeuille ? Quelle place l'OPCVM Nova Europe ISR peut-il prendre dans une allocation de long terme ?
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Léa Dunand-Chatellet – DNCA : DNCA Invest Beyond Alterosa, « L’ISR est une gestion de long terme »

En 2021, l'investissement socialement responsable (ISR) devient une thématique incontournable. Dans ce contexte, comment évolue le fonds d'investissement DNCA invest Beyond Alterosa ? Quelles perspectives de développement à long terme pour la gestion ISR ?
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Investissement responsable : Evli publie son rapport annuel

Evli — société de gestion finlandaise — annonce ce lundi 14 juin la publication de son rapport d'investissement responsable annuel. L'occasion de rendre compte des actions mises en œuvre un an après avoir placé la responsabilité au cœur de ses réflexions stratégiques.

En janvier 2020, Evli annonçait donner la priorité à l'investissement responsable dans sa démarche stratégique. Les objectifs visés par ce nouveau positionnement étaient d'améliorer le reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG), d'approfondir l'intégration ESG dans la gestion de portefeuille, de lancer de nouveaux fonds d'investissement responsable et de fixer des objectifs en matière d'impact climatique.

Démarche responsable

« La mise en œuvre d'une démarche responsable au sein d'une société est un travail constant. Il n'en reste pas moins que se fixer des objectifs concrets et les réaliser permet d'avancer dans la bonne direction.  La responsabilité est au cœur de notre stratégie et les récentes évolutions de la réglementation continueront à nous pousser vers plus de transparence et vers une approche toujours plus responsable », explique Outil Helenius, Directrice du développement durable chez Evli — récemment élue au conseil d'administration de la société de gestion.

En 2020, la société de gestion finlandaise a fêté ses 10 ans en tant que signataire des PRI et a renforcé son équipe d'investissement responsable avec la nomination de Noora Lakkonen en tant qu'analyste. Evli a aussi renforcé ses critères d'exclusion pour ses stratégies d'investissement obligataires corporate et mis à jours ses Principes pour l'investissement responsable et de lutte contre le changement climatique.

Objectifs climatiques

La société a également lancé en 2020 son premier fonds Green Corporate Bond et a annoncé en 2021 la mise en place d'un rapport annuel d'allocation et d'impact pour cette stratégie. De plus, Evli a mis à jour ses reportings ESG pour l'ensemble de ses fonds. Ces derniers sont accessibles à tous sur le site internet de la société.

Les fonds d'investissement responsable attirent désormais de plus en plus les investisseurs — et ont tendance à surperformer les stratégies d'investissement traditionnelles. Evli souhaite poursuivre son travail de promotion de l'investissement responsable. Selon la classification Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) de l'Union Européenne (UE),  97 % des fonds de la société sont déjà classés « verts » (article 8 ou 9). Evli travaille actuellement sur ses objectifs en matière d'impact climatique.

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Investissement durable : l’AFFO publie son 7e livre blanc

L’Association Française du Family Office (AFFO) — association à but non lucratif qui promeut lemétier de Family Office en France et en Europe — annonce ce lundi 7 juin la publication de son septième livre blanc, L’Investissement durable, un sujet précurseur des besoins des familles. Avec ce livre blanc, l'AFFO analyse ce sujet essentiel pour les Family Offices avec des professionnels reconnus.

Développement durable en 2021

Ce livre blanc questionne la définition de l’investissement durable, en lien avec le développement durable. Il analyse aussi bien les Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU et les accords de Paris, que la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et les piliers environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ainsi que le cadre réglementaire de l’Investissement Socialement Responsable (ISR), les labels et les enjeux des bilans carbone.

Le livre blanc a été rédigé la commission Investissement durable de l’AFFO, présidée par Florian Boulte. Il se penche sur les raisons de choisir l’investissement durable à travers l’intérêt manifesté par les investisseurs et les professionnels du patrimoine et de la gestion, mais aussi à travers des approches par opportunités et par risques. Il analyse enfin l’intégration de la durabilité dans une allocation d’actifs, selon les classes d’actifs et leurs différents impacts, tout en précisant le rôle du Family Office.

Réagir face à la crise sanitaire

« La crise sanitaire mondiale de 2020, nous a montré combien l’organisation de notre société, nos modes de vie, sont fragiles et peu résilients. Mais elle est aussi une formidable opportunité de faire le point sur les vrais enjeux des 30 prochaines années et d’infléchir notre chemin vers des modes de vie durables et inclusifs, les mieux à même de protéger les familles et leurs patrimoines », explique Florian Boulte.

« Néanmoins, il me semble difficile d’envisager « le monde d’après » sans avoir compris les principales lois physiques qui nous gouvernent, les limites qui s’imposent à nous et les ordres de grandeur des changements à envisager. Ce savoir est à mon sens ce qui permet d’appréhender les formidables opportunités liées au changement, ainsi que les risques importants qui pèsent sur les familles et leurs patrimoines », ajoute-t-il.

Choix d’investissement...

Jusqu’au début des années 1970, les principales monnaies n’étaient pas seulement des outils de transaction mais avaient aussi une contrepartie réelle dans le monde physique. Il existait ainsi une restriction à la création de monnaie, et donc au crédit. Ensuite, le monde physique et le monde monétaire ont été dissociés, mais notre thermomètre économique, le PIB, est resté le même. Le lien avec le monde physique a disparu, et notre perception de la durabilité s’est amoindrie.

Les théories économiques ne prennent en compte que les flux de ressources naturelles, les stocks étant considérés comme gratuits. Pourtant, tel n’est pas le cas, car en réalité, il faut intégrer les notions de dépréciation du stock, en qualité comme en quantité : le constat final est que nous vivons aujourd’hui essentiellement du capital.

...ou vision d’avenir ?

Progressivement, le capitalisme s’est imposé au niveau mondial. Il entraîne généralement dans son sillage paix, amélioration des conditions de vie, prospérité, développement et croissance. Mais chaque médaille a son revers, et celui du capitalisme est une vision à court terme, qui ignore les enjeux à long terme comme les limites physiques dans lesquelles il évolue, son impact sur l’environnement et sur la société. Les jeunes générations sont aujourd’hui conscientes qu’il est indispensable de changer de mode de vie et de modèle économique.

Cet équilibre repose sur un socle environnemental, afin de mettre en place une harmonie nécessaire à un monde économique prospère et pérenne. La durabilité n’est donc pas un choix d’investissement, mais une vision de l’avenir des générations suivantes. « Intégrer la durabilité dans ses choix d’investissement revient en quelque sorte à orienter son argent vers des projets qui auront un impact positif sur l’environnement et sur la société. Elle constitue une manière de se mettre au service de causes que personne ne peut plus se permettre d’ignorer », commente Florian Boulte.

Problématique climatique

Si le sujet de l’investissement durable va au-delà de la problématique climatique, celle-ci doit être traitée — elle en est la colonne vertébrale. Les entreprises familiales et les Family Offices auront un rôle essentiel à jouer dans la mutation qui s’annonce. Leurs visions s’inscrivent, par définition, dans le long terme. Pour ce livre Blanc, l’AFFO a préféré le terme d’investissement durable à celui d’investissement ISR, qui lui a semblé trop réducteur. La notion de durabilité est dynamique et évolue dans le temps. Elle se définit aussi en fonction des événements que nous traversons.

La pandémie du Covid a conduit à une baisse générale et massive de l’activité sur tous les continents, ainsi qu’à une baisse de marché inédite en temps de paix. Elle a aussi montré que les modèles d’affaires les plus résilients, les plus en phase avec nos besoins primaires et les capacités de notre planète, étaient ceux qui avaient le mieux résisté. « Le livre blanc Investissement durable opère un parti-pris qui replace la notion de durabilité dans le contexte actuel des enjeux de développement durable. Il évoque les différentes raisons pour lesquelles le choix de l’investissement durable va vraisemblablement s’imposer et analyse la question de savoir comment placer la durabilité dans une allocation d’actifs », précise Florian Boulte.

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ESG : la plateforme Impact met en avant l’action des entreprises françaises

Cette semaine, Bercy présente la plateforme « Impact » pour permettre aux entreprises de publier leurs indicateurs ESG de performance. Objectif, favoriser l'émergence d'une économie verte et anticiper l'évolution de la législation européenne. Un nouvel outil de travail pour les CGP ?
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Gilles Grenouilleau – France Valley : « Nous lançons deux gammes, investies en France et en Europe »

Après la crise sanitaire, les investisseurs manifestent un intérêt grandissant pour les actifs tangibles. Comment France Valley va-t-elle étendre sa gamme de foncier forestier en Europe ? Comment ses fonds s'inscrivent dans une logique de développement durable ?
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Gestion à impact : notre vision doit être à long terme, nos actions immédiates

Gilles Cutaya
Respect des critères ESG ou performance financière ? Hier peut-être pertinente, la question est aujourd’hui parfaitement caduque. Réconciliant responsabilité et rendement, ambitions collectives et individuelles, la prise en compte de l’impact dans l’investissement marque un tournant. L'éclairage de Gilles Cutaya, Directeur Général Délégué en charge du Développement international, du Marketing et de la Communication CPR AM.
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Stéphane Levy – Chahine Capital : intégration ESG, « nous envisageons une certification ISR »

Au terme d'un an de crise sanitaire, Chahine Capital revient sur sa dynamique de croissance en Europe. Comment la société favorise-t-elle l'intégration des critères ESG dans sa gestion ? Comment les fonds de la gamme Digital Stars adaptent-ils leur allocation en 2021 ?
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Protection des océans : DWS lance le fonds actions Concept ESG Blue Economy

DWS Group (DWS) — gérants d’actif mondial — annonce ce mardi 8 juin le lancement de « DWS Concept ESG Blue Economy », un fonds actions mondiales positionné sur la protection des océans. DWS ainsi élargit sa gamme de produits thématiques ESG. L'objectif du fonds, géré par Paul Buchwitz, est de soutenir « l'économie bleue » et d'avoir un impact positif sur les actions durables des entreprises. L'accent est mis sur les actions d'entreprises liées aux écosystèmes côtiers et marins.

Le choix de l'économie bleue

Le potentiel est gigantesque. « L'économie bleue devrait croître deux fois plus vite que l'économie établie d'ici 2030 », déclare Paul Buchwitz à l’occasion de la Journée des océans du 8 juin 2021. Le World Wide Fund for Nature (WWF) estime la valeur mondiale des actifs liés aux océans à environ 24 000 milliards de dollars. Et le « produit océanique brut » annuel des océans — 2 500 milliards de dollars — place l'économie bleue au huitième rang des économies les plus importantes au monde.

En raison de l'importance considérable des océans — non seulement en tant que ressource économique, mais aussi pour la préservation des écosystèmes et de la biodiversité —, l'Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP FI), en collaboration avec le WWF, a défini des critères pour cinq secteurs liés aux océans, que le DWS Concept ESG Blue Economy a intégrés dans le processus d'investissement.

Santé de l'écosystème marin

Le fonds se concentre, par exemple, sur les entreprises qui contribuent à freiner l'acidification des océans, à réduire la pollution marine et celles qui s'occupent de l'utilisation durable des ressources marines, des écosystèmes ainsi que de la pêche durable. Il s'agit notamment d'entreprises qui contribuent à la santé des océans et se concentrent sur la consommation durable, la réduction des émissions de carbone et la prévention de la pollution de l'eau. L'accent est mis sur les secteurs dépendant des océans : navigation et ports, énergie et ressources, tourisme côtier et aquaculture.

« Nous investissons dans des entreprises qui proposent des solutions susceptibles d'aider l'économie bleue à devenir plus durable. Toutefois, l'accent est également mis sur les entreprises qui utilisent l'océan comme une ressource et qui ont déjà commencé à transformer leurs modèles d'entreprise ou à démontrer leur volonté d'agir de manière plus durable à l'avenirEn outre, nous entamons un dialogue intensif avec certaines entreprises qui ont un impact négatif évident sur l'océan et qui ne se sont pas encore engagées sur la bonne voie », explique Paul Buchwitz.

Coopération avec le WWF

DWS s'appuie sur un partenariat avec le WWF, la plus grande organisation de protection de la nature indépendante au monde. « Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration pour fixer des objectifs de durabilité concrets et mesurables pour les entreprises et pour les documenter, les examiner et les évaluer régulièrement », déclare Paul Buchwitz. Avec ce partenariat, DWS élargit son engagement en faveur de la protection du milieu marin. Depuis 2019, DWS soutient notamment l'organisation Healthy Seas, qui débarrasse les océans du monde des filets fantômes.

« En réorientant les flux de capitaux vers des modèles économiques durables, l'industrie financière dispose d'un formidable levier qui peut être utilisé pour protéger la planète. En appliquant les critères de conservation marine aux entreprises, nous pouvons travailler avec DWS pour favoriser la transition des industries liées à la mer. Le fait que DWS, en tant qu'investisseur, puisse utiliser ses droits de vote ou attirer l'attention sur l'urgence de la transition des modèles commerciaux non durables dans les discussions avec les décideurs est particulièrement pertinent », ajoute Parisa Shahyari, économiste au WWF.

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BFT IM lance son fonds BFT Sélection Rendement 2027 Réduction Carbone

BFT Investment Managers (BFT IM) — gestionnaire d'actifs — annonce ce mercredi 2 juin la création de « BFT Sélection Rendement 2027 Réduction Carbone ». Il s'agit d'un fonds obligataire à échéance avec une stratégie de réduction carbone. Il réduit d’au moins 30 % des émissions carbone par rapport à celles de son univers de référence.

Son lancement s’inscrit dans la stratégie investissement responsable de BFT IM. « Ce fonds innovant vient compléter notre gamme « buy and watch » avec une dimension extra financière forte qui contribue à la lutte contre les changements climatiques et illustre l’ambition de BFT IM d’accompagner ses clients avec des solutions d’investissement responsables », déclare Gilles Guez, Directeur général de BFT IM.

L'expertise ESG d'Amundi

« BFT Sélection Rendement 2027 Réduction Carbone » investit dans des obligations spéculatives à haut rendement (« high yield ») notées entre BB+ et B- avec des maturités inférieures au 15 décembre 2027. Le fonds investit principalement dans des émissions d’entreprises ayant leur siège social dans les pays de l’Union Européenne (UE) ou de l’OCDE et libellées en euro. Il pourra également investir dans des émetteurs émergents (jusqu’à 20 % maximum de son actif), dans le cadre de sa diversification géographique.

Le fonds sera géré par Anh Pham et Félicien Bastide, placés sous la responsabilité d’Olivier Robert, directeur de la gestion Taux de BFT IM. Les deux gérants s’appuient sur l’expertise ESG d’Amundi en matière d’analyse financière et extra financière des émetteurs. La gestion de ce fonds s’inscrit dans une approche « buy-and-watch », dans laquelle chaque émetteur représenté dans le portefeuille fait l’objet d’une surveillance continue.

500 millions d'euros d'encours

Le fonds « BFT Sélection Rendement 2027 Réduction Carbone » est proposé à une large gamme de clientèle : investisseurs institutionnels français, grandes entreprises, banques privées, distributeurs externes et réseaux bancaires partenaires du groupe Amundi.

Après un premier lancement de fonds obligataires en 2016, BFT IM s’est affirmé au fil des années comme l’une des principales sociétés de gestion à proposer une offre aussi complète de fonds obligataire à échéance. BFT IM gère actuellement 500 millions d’euros à travers une gamme de 7 fonds.

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Climat : les nouvelles ambitions

l'équipe Etudes et Stratégie de CPR AM
L’arrivée au pouvoir de Joe Biden a impliqué un virage à 180° dans la politique environnementale des Etats-Unis. Cela s’est notamment matérialisé par l’organisation d’un sommet sur le climat, auquel ont participé les dirigeants des principales puissances, dont la Chine, et lors duquel plusieurs annonces ont été faites ou répétées. Pour s’y retrouver, nous faisons ici le point sur les objectifs climatiques des grandes puissances et sur les stratégies qui y sont associées. Nous nous attardons en particulier sur la possible mise en place d’une taxe carbone aux frontières.
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