Erosion du littoral : prévenir les risques

François Lett
Le réchauffement climatique favorise l'érosion côtière. Comment anticiper les conséquences économiques de la submersion maritime ? Quels sont les investissements nécessaires pour réduire la vulnérabilité du bâti et financer la relocalisation ? L'éclairage de François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire chez Ecofi Investissement.
Lire (5 min.)

The Shift Project : empreinte carbone, constituer une force de proposition pour changer de système

François Lett
Libérer l'économie de la contrainte carbone, c'est l'objectif de The Shift Project. Quelles sont les méthodes recommandées par ce think tank ? Comment atteindre la sobriété carbone ? L'éclairage de François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire chez Ecofi Investissements.
Lire (5 min.)

Coronavirus : entraînera-t-il le retour du plastique jetable ?

Holly Turner et Louise Wihlborn
La lutte contre la pollution due au plastique a rapidement pris de l’ampleur ces dernières années. Avec la pandémie de coronavirus, les entreprises devront renouveler leurs engagements. Comment identifier les gagnants et les perdants de la guerre contre le plastique ? L'analyse de Holly Turner et Louise Wihlborn, Analystes investissement durable chez Schroders.
Lire (6 min.)

ISR, Impact & Performance : LFDE revient sur les sources de résilience face à la crise

Face à la crise sanitaire, l'investissement socialement responsable (ISR) préserve ses performances. Pour illustrer le potentiel des critères extra-financiers, la Financière de l'Echiquier (LFDE) publie une mise à jour de son étude « ISR & Performance » et le 2e rapport d'impact d'Echiquier Positive Impact Europe. Comment l'investissement à impact est-il devenu « la nouvelle frontière de l'ISR » ? Plus d'explications avec Le Courrier Financier.
Lire (4 min.)

Climat : OFI AM veut exclure le charbon thermique avant 2030

Le Groupe OFI — société de gestion française — annonce ce mardi 2 juin s’engager à une exclusion totale du charbon thermique dans ses investissements avant 2030, quelle que soit la zone géographique et la classe d’actifs. C’est bien une course contre la montre qui a démarré pour atteindre l’objectif fixé par l’Accord de Paris de réduction du réchauffement climatique sous la barre des 2°C avant 2100.

Nécessité d'exclure le charbon

Si l’échéance paraît encore lointaine, les mesures à prendre relèvent d’un état d’urgence pour préserver l’avenir de la planète et des hommes. Les différents rapports d’experts s’accordent à dire que l’arrêt du financement du charbon thermique est une des conditions à respecter pour contenir le réchauffement climatique. Le charbon thermique reste la principale source de Gaz à Effet de Serre (GES) bien devant le pétrole ou le gaz naturel.

La génération d’électricité issue du charbon thermique est plus de deux fois plus carbo-intensive que celle qui provient du gaz naturel. Investir dans une entreprise liée au charbon thermique génère et alimente de multiples risques pour l’environnement, pour la société, ainsi que des risques financiers pour ceux qui financent cette industrie.

Stratégie d'OFI Asset Management

OFI Asset Management (AM) a ainsi décidé d’appliquer une stratégie de sortie du charbon thermique qui consiste à exclure de ses investissements les entreprises qui ne respecteraient pas les critères définis dans sa politique. Elle concerne les investissements dans les activités liées au charbon thermique, c’est-à-dire l’exploitation de mines de charbon et la production d’électricité à partir du charbon.

« Toute entreprise ne respectant pas les seuils précisés dans la politique d’investissement d’OFI Asset Management, alignés sur la liste de référence GCEL (Global Coal Exit List) établie par l’ONG Urgewald, sera exclue sauf à ce qu’elle puisse justifier d’une démarche d’alignement sur une trajectoire «  Well-below 2°C » validée par l’initiative « Science-based Target » précise Jean-Marie Mercadal, Directeur général Délégué en charge des gestions chez OFI AM.

« Cette politique s’accompagne d’une démarche d’engagement actif des équipes ISR d’OFI Asset Management visant à inciter les entreprises qui développent de nouveaux projets à y renoncer, et celles qui disposent d’actifs charbon thermique à adopter et mettre en œuvre un plan de fermeture progressive de leurs infrastructures liées au charbon thermique  » ajoute Alain Pitous, Directeur de la Finance Responsable chez OFI AM.

Les engagements d'OFI AM

OFI AM n’investit plus, quelle que soit la classe d’actifs ou zone géographique, dans les entreprises :

  • qui développent de nouveaux projets charbon thermique impliquant l’utilisation du charbon thermique quelle que soit la taille du projet.
  • qui réalisent plus de 30 % de leur chiffre d’affaires dans les activités liées au charbon thermique. À compter de 2021 ce seuil sera abaissé à 20 %.
  • dont la production d’électricité à base de charbon thermique, ou à défaut la capacité installée, excède 30 %. À compter de 2021 ce seuil sera abaissé à 20 %.
  • dont la production de charbon thermique dépasse 20 millions de tonnes. À compter de 2021 ce seuil sera abaissé à 10 millions de tonnes.
  • dont la puissance installée des centrales au charbon thermique dépasse 10 GW. À compter de 2021 ce seuil sera abaissé à 5 GW.

En cas d’émission de « Green Bonds » par une des sociétés présentes dans la GCEL, OFI AM pourra y souscrire. L'arrêt total du financement du charbon thermique au plus tard en 2030. Cette politique s’applique à tous les OPC ouverts dont la gestion est assurée par OFI AM, et sera systématiquement proposée aux clients dans le cadre de la gestion sous mandat.

« C’est une conviction, une mission sociale, une responsabilité, un engagement fort pour nous en tant que société de gestion et vis-à-vis de nos clients et de nos partenaires. C’est aussi une évidence compte tenu de notre actionnariat, lui-même fortement engagé, qui nous fait confiance et nous appuie sur cette trajectoire », conclut Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général du Groupe OFI.  

Lire (5 min.)

ESG : RGreen Invest publie son rapport 2019

RGreen Invest — société de gestion, spécialisée dans le financement des infrastructures vertes — annonce ce mardi 2 juin la publication de son dernier rapport ESG. Ce rapport revient sur les travaux réalisés par la société sur l'année 2019, et sur les perspectives 2020 dans le cadre des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance et détaille techniquement la prise en compte du risque ESG dans ses investissements.

« Nous investissons dans des entreprises dont l'objectif principal est d'acquérir, de financer, de construire et d'exploiter des projets d'infrastructures relatifs à la transition énergétique et écologique. C'est la raison pour laquelle nous nous devons d'être très attentifs aux risques ESG liés à nos investissements en assurant qu'ils concourent à l'atteinte des objectifs fixés par l'Accord de Paris et créent de la valeur pour les investisseurs et la communauté », explique Nicolas Rochon, Fondateur et Président de RGreen Invest.

Financer la transition énergétique

RGreen Invest a réalisé 25 investissements en 2019, principalement dans l'espace économique européen, pour un montant total de 349 millions d'euros. Selon RGreen Invest , des opportunités émergent tout particulièrement dans des pays avec un mix énergétique fortement lié au charbon et aux énergies fossiles, comme la Pologne ou encore l'Italie.

L'évolution du mix énergétique européen s'oriente de fait de plus en plus vers les énergies renouvelables et ces pays constituent un terrain propice au développement d'infrastructures vertes. En plus du secteur de la production d'électricité, RGreen Invest recherche également des opportunités dans des domaines porteurs qui présentent un intérêt environnemental tels que le Power-to-Gas et la mobilité.

« Nous investissons dans des secteurs qui agissent activement pour la transition énergétique et pour l'adaptation au changement climatique, et ce positionnement nous oblige d'autant plus à anticiper les risques ESG liés à notre activité, en particulier sur la thématique de l'environnement », souligne Julien Commarieu, Head of Risk, Compliance & ESG chez RGreen Invest.

Perspectives du secteur

« Le rapport ESG est aussi l'occasion de donner quelques perspectives sur notre secteur. Nous présentons un travail d'identification des zones de risque par technologies via une matrice de risques. Nous présentons également un focus sur les risques liés aux métaux rares, une thématique qui fait débat. L'intégration de critères ESG et l'anticipation des risques dans nos décisions d'investissement nous permet d'améliorer l'utilité environnementale de nos financements en ciblant les projets les plus utiles », ajoute-il.

Conformément aux attentes de ses investisseurs, RGreen Invest avait déjà formalisé en 2018 une Politique d'Investissement Responsable et mis en œuvre un Système de Management Environnemental et Social (SMES) en ligne avec les six principes des PRI de l'ONU. Ce processus ESG complet — aligné sur les standards de la Banque Européenne d'Investissement (BEI) — vise à préciser les lignes directrices pour la mise en œuvre opérationnelle des engagements d'investisseur responsable de RGreen Invest.

Lire (3 min.)

Covid-19 : va-t-il transformer le tourisme de masse ?

François Lett
Ces dernières années, de nombreux sites ont connu un phénomène de sur-tourisme. Le confinement lié au Covid-19 est une respiration bienvenue. Quelles conséquences à long terme cet événement aura-t-il sur le secteur ?
Lire (5 min.)

Entreprises : crise sanitaire, tacle sur les rémunérations

François Lett
En raison du confinement, les assemblées générales du printemps 2020 se déroulent en France à huis clos. Quelles conséquences pour le dialogue traditionnel entre actionnaires et entreprises ? L'analyse de François Lett, Directeur du développement éthique et solidaire chez Ecofi Investissements.
Lire (5 min.)

Covid-19 : un tournant pour le changement climatique ?

Andrew Howard
Les décideurs devraient utiliser la crise actuelle pour imprimer un élan d’urgence similaire à leur politique climatique et accélérer la transition vers une économie bas carbone. L'éclairage de Andrew Howard, Directeur de la recherche – Investissement durable chez Schroders.
Lire (7 min.)

ESG : vers un nouveau modèle de croissance après le Covid-19 ?

Marie-Pierre Peillon
Mondialisation des échanges, course effrénée à la productivité, financiarisation de l'économie... Le Covid-19 peut-il remettre en cause le modèle néo-libéral de ces quarante dernières années ? La crise sanitaire permettra-t-elle d'instaurer un nouveau modèle de croissance, plus responsable ? Marie-Pierre Peillon, Directrice de la recherche et de la stratégie ESG de Groupama AM.
Lire (6 min.)

ESG : Amundi lance 8 nouveaux ETF actions

Amundi — gestionnaire d’actifs européen — annonce ce mardi 2 juin le lancement de 8 nouveaux ETF actions. Ces trackers répliquent des indices ESG qui viennent enrichir son offre d’investissement responsable. Ces nouveaux ETF sont offerts à un prix compétitif dès 0,15 % d’OGC (« Ongoing charges » ou en français « frais courants »).

Poids croissant de l'ESG

L’investissement responsable constitue l’un de ses quatre piliers fondateurs d'Amundi. En 2018, à travers son ambitieux plan ESG à 3 ans, le gérant a réaffirmé sa volonté d’aligner ses responsabilités fiduciaires et sociétales et de répondre aux attentes croissantes de ses clients en matière d’investissement responsable.

La ligne métier ETF, Indiciel et Smart beta s’inscrit dans cette logique : l’investissement responsable devient une de ses priorités stratégiques en termes de développement produits. Les offres ESG ont été adaptée pour accompagner la démarche responsable des investisseurs institutionnels.

Accès à la finance responsable

Dans ce contexte, Amundi annonce le lancement de 8 nouveaux ETF actions répliquant différentes familles d’indices responsables. Cette série comprend :

  • Quatre ETF actions (Monde, Zone Euro, Europe, US) répliquant la famille d’indices MSCI ESG Universal Select Index permettant aux investisseursde conserver une exposition large et diversifiée au marché tout en intégrant un premier filtre ESG ;
  • Trois ETF actions (Monde, Europe, US) répliquant la famille d’indices MSCI Leaders Select 5 % Issuer Capped Index qui introduit une approche best in class en sélectionnant les 50 % des émetteurs les mieux notés, en terme d’ESG, dans chaque secteur ;
  • Un ETF répliquant l’indice MSCI EMU SRI 5 % Issuer Capped Index qui vient compléter l’offre déjà existante d’ETF Amundi SRI actions et obligataires.

La gamme responsable d’Amundi ETF a été conçue de manière à rendre l’investissement responsable accessible à tous les investisseurs, quelles que soient leurs exigences en matière d’intégration et d’intensité ESG et leur tolérance en termes d’écart de suivi par rapport aux indices conventionnels.

Rôle de la gestion indicielle

« Nous sommes convaincus que la gestion ETF et indicielle a un rôle central à jouer pour accélérer l’adoption de l’investissement responsable sur l’ensemble des segments de clients. Avec cette nouvelle série de lancements, nous reconnaissons également qu’une approche unique ne peut satisfaire l’ensemble des investisseurs », déclare Fannie Wurtz, Directeur de la ligne métier ETF, Indiciel et Smart Beta d’Amundi.

« Nos clients intègrent des contraintes et poursuivent des objectifs variés. En tant que partenaire et fournisseur de solutions d’investissement, nous nous sommes engagés à proposer des outils simples, prêts à l’emploi qui les aideront à mettre en place facilement leur stratégie ESG en fonction de leurs attentes. Nous comptons poursuivre le développement de notre gamme responsable avec d’autres lancements dans un avenir proche », ajoute-elle.

Lire (3 min.)

ESG : DWS adopte une nouvelle approche

DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés —annonce ce mercredi 27 mai renforcer ses pratiques de gestion. La société introduit « Smart Integration » une approche pionnière de l'intégration des facteurs ESG qui va au-delà des normes déjà existantes. Développée avant la crise du Covid-19, elle devrait prendre encore plus d'importance à mesure que les retombées de la pandémie renforcent la nécessité de reconstruire l'économie de manière responsable et durable.

Ce nouveau process s'appliquera dans un premier temps à environ un cinquième de l'ensemble des actifs gérés par DWS, en ciblant plus particulièrement les fonds non axés sur l'ESG. Au cours de l'année, le processus « d'intégration intelligente » sera étendu pour assurer une plus grande intégration des questions ESG dans la plateforme d'investissement plus large de DWS.  

L'ESG, un outil fiduciaire puissant

DWS utilisera son logiciel ESG pour tirer profit des meilleures données de recherche et l'intelligence artificielle afin d'identifier les risques potentiels des portefeuilles — principalement les entreprises présentant des risques élevés de transition climatique et celles qui violent les normes internationales.

L'utilisation de cette analyse permettra à DWS d'agir de manière proactive et d'engager les entreprises les plus exposées au risque, non seulement pour aider les clients à constituer des portefeuilles d'investissement plus responsables, mais aussi pour s'assurer que l'entreprise assume sa responsabilité de contribuer à une économie, une société et un environnement plus durables pour l'avenir.

« Le dialogue avec les entreprises sur leur engagement est l'outil le plus puissant dont nous disposons en tant que gestionnaire d'actifs pour avoir un impact positif sur les pratiques ESG. Je suis fier qu'avec l'introduction de « Smart Integration » DWS ait créé sa taxonomie globale propre pour exercer son influence », déclare Asoka Woehrmann, directeur général de DWS.

Vers une approche plus sophistiquée

L'approche de « Smart Integration » est ambitieuse, avec des normes de durabilité plus élevées dans la gestion des investissements ainsi que dans les entreprises dans lesquelles DWS investit, marquant un progrès significatif par rapport à l'approche descendante des exclusions sectorielles. En pratique, les analystes et les gestionnaires de portefeuille de DWS appliqueront « l’intégration intelligente » via un processus axé sur une recherche solide, une expertise professionnelle et un engagement fort :

  • Utilisation du moteur ESG pour identifier et analyser objectivement les émetteurs dans tous les secteurs présentant des risques élevés pour la transition climatique et/ou violant les normes internationales de durabilité ;
  • Classement des entreprises identifiées en fonction de leur exposition aux risques les plus élevés, au lieu d'exclure des secteurs entiers ;
  • Intégration de cette analyse des risques dans les décisions d'investissement conseillées par des experts internes ;
  • Engagement auprès des entreprises à haut risque, notamment grâce à un dialogue régulier avec la direction générale pour proposer des pistes d'amélioration ;
  • Exclusion des entreprises de l'univers d'investissement de DWS en dernier recours.

Cette « intégration intelligente » sera mise en œuvre pour les FCP gérés dans le cadre de stratégies d'investissement liquides domiciliés dans la région EMEA. Eviter les entreprises présentant un risque excessif pour la transition climatique pourra également jouer sur la décarbonisation des portefeuilles actifs de DWS. De quoi assurer de meilleurs rendements, ajustés aux risques pour les investisseurs. Les entreprises qui ne prennent pas en compte les critères ESG ont plus de chances de s’exposer à des risques financiers ou des risques réputationnels.

Lire (4 min.)

EXCLUSIF / Financer la sobriété carbone : quels sont les enjeux de la stratégie de relance ?

Guilhem Ventura
En cette période de sortie de crise du Covid-19, les enjeux économiques semblent prendre toute la place. Reprise économique et transition énergétique sont-ils compatibles ? Comment la stratégie de relance peut-elle intégrer le financement de la sobriété carbone ? L'analyse de Guilhem Ventura, consultant senior chez Groupe Square.
Lire (6 min.)