Assurance vie : faut-il investir dans un contexte de marché volatil ?

Philippe Lauzeral
Il n'est pas évident pour les épargnants de savoir vers quels placements financiers ils peuvent se tourner. La crise sanitaire a rebattu les cartes, et l’avenir incertain n’aide pas à se faire des convictions. Pourquoi le contexte est-il propice à l’ouverture d’un contrat d’assurance vie ou au reversement d’un contrat existant ? Eléments de réponse avec Philippe Lauzeral, Directeur Général Délégué de Stellium.
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EXCLUSIF / Contrôles fiscaux aux Etats-Unis : les causes et la stratégie à adopter

Marc Trost
Quelles sont les principales causes des contrôles fiscaux aux Etats-Unis ? A quelle fréquence se produisent-ils, et comment anticiper leur déroulement ? Les explications de Marc Trost, co-fondateur et associé d’Orbiss — cabinet d'experts-comptables spécialisés dans la croissance des entreprises aux USA — en exclusivité pour Le Courrier Financier.
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Assurance vie : les Français ne cherchent pas que des placements sécurisés

Guillaume Piard
Le recul du fonds euros n'indique pas la fin de l'enveloppe fiscale assurance vie. Avec les unités de compte (UC), les Français se tournent vers des placements moins sécurisés mais plus rémunérateurs. Dans ce nouveau contexte, comment adapter ses portefeuilles d'investissement ? Suite à la publication du Baromètre Fact & Figures de juillet 2020, Guillaume Piard, CEO et co-fondateur de Nalo, partage son analyse.
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EXCLUSIF / Risque de crédit : la gestion du Covid-19, un paramètre de plus

Coralie Nicollet
La crise sanitaire du coronavirus a ébranlé l'économie mondiale. Quel impact pour le risque de crédit ? Comment les banques doivent-elles adapter leur gestion ? Les explications de Coralie Nicollet, Project Manager pour le cabinet Square.
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Assurance vie : Hedios lance H Performance 32

Hedios Patrimoine — spécialiste des placements structurés — annonce ce vendredi 31 juillet le lancement de H Performance 32. Dans le cadre du contrat d’assurance vie Hedios Life Suravenir, ce placement en gestion passive vise une rémunération de 14 % par an — hors frais liés au cadre d’investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité.

Jusqu'au 30 septembre 2020

Le produit inclut une possibilité de remboursement anticipé automatique tous les ans, dès lors que l'indice de référence « S&P Euro 50 Equal Weight Synthetic 5 % Price » affiche une hausse de 5 % minimum par rapport à son niveau initial. Les rendements des fonds en euros devraient continuer leur baisse en 2020. Une meilleure rémunération passe par une prise de risque.

En l'absence de remboursement anticipé, le capital est protégé au terme de la durée maximale de 12 ans, jusqu'à 30 % de baisse de l'indice de référence. Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au mercredi 30 septembre 2020, avec un montant minimal de 1 000 euros. Les enveloppes étant limitées, la commercialisation peut cesser à tout moment et sans préavis.

Focus sur les Gammes H

En 2009, Hedios créée les Gammes H. Au 31 juillet 2020, le gérant a déjà remboursé 51 supports sur 87. La moyenne de rémunération atteint 8,71 % par an — hors frais liés au cadre d'investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité — pour une durée moyenne de 2 ans. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les supports Gammes H non encore remboursés conservent un risque de
perte en capital en cours de vie et à leur échéance, tout en bénéficiant d'un remboursement du capital à l'échéance en cas de baisse limitée de leur indice de référence. H Performance 32 n’est donc garanti ni en capital ni en cours de vie ni à l’échéance.

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Tourisme : Bruno Le Maire lance les « PGE saison » à partir du 5 août 2020

Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) « saison » — composante centrale du Plan tourisme annoncé par le Gouvernement le 14 mai dernier — sera disponible auprès des réseaux bancaires dès le 5 août prochain. Ce PGE saison capitalise sur toutes les forces du PGE classique : une distribution simple, de proximité, et donc massive.

S'adapter à l'activité saisonnière

Objectif, offrir aux professionnels des conditions plus favorables afin de répondre aux besoins d'une activité saisonnière. Le PGE saison est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée aux mesures sanitaires.

Dans le cas général, le plafond d'un PGE est fixé à 25 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos — ou 2 ans de masse salariale lorsqu’il s’agit d’une entreprise innovante ou de moins d’un an. Le PGE saison permet, pour une même entreprise, de lui substituer un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos. 

Besoins de trésorerie pris en charge

A titre d’exemple, le plafond maximum de PGE pour une entreprise très saisonnière appartenant au secteur de l’hôtellerie — telle qu’un camping, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur 3 mois — passera de 25 % à 80 % de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Les entreprises concernées et leurs banques pourront ainsi ajuster l’apport de financement, afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au recul d’activité.

« Le PGE saison vient renforcer le prêt garanti par l’Etat pour les entreprises et professionnels dont l’activité est saisonnière, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie ou du tourisme. Ces secteurs durement touchés par la crise bénéficieront d’un appui en trésorerie renforcé, adapté à leurs besoins. L’Etat a répondu présent dès le premier jour de la crise ; il continuera d’accompagner les secteurs en difficulté », déclare Bruno Le Maire.

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Juin 2020 : assurance vie, un retour progressif à la normale

Philippe Crevel
En 2020, la crise sanitaire a entraîné une forte décollecte pour l'assurance vie en France. Plus qu'un réflexe de défiance envers ce produit, les ménages ont tout simplement puisé dans leur épargne. Quelles perspectives pour ce produit après le déconfinement ? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l'Epargne, partage son analyse.
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Juin 2020 : Livret A, le dégonflement attendra

Philippe Crevel
Pendant le confinement, les Français ont épargné faute de consommer. Quel impact à moyen et long terme la crise sanitaire aura-t-elle sur la collecte du Livret A ? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l'Epargne, partage son analyse.
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Crise du Covid : permettre aux épargnants de redonner « de la réalité » à leurs investissements

Mirela Agache Durand
Le choc du coronavirus a rendu encore plus urgente, la nécessité de réorienter une part de l’épargne vers l’investissement productif, c’est-à-dire un investissement engagé à long terme, en soutien du tissu économique, loin des pratiques court-termistes qui ont trop souvent caractérisé le capitalisme financier ces quarante dernières années. L’utilité de ces capitaux est flagrante à l’heure d’un plan de relance économique en Europe : participer à la sauvegarde du tissu économique, de l’emploi créé par les entreprises et accompagner durablement celles-ci dans leur transformation.
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Olivier Rozenfeld – Fidroit : conseil patrimonial, « nous allons privilégier le collaboratif »

Après le confinement et la crise du Covid-19, les entreprises doivent se réinventer. Dans un contexte de reprise économique, comment repenser le conseil patrimonial ? Quelles nouvelles relations les professionnels du patrimoine (CGP, CGPI, apporteurs d'affaires, etc.) vont-ils développer ?
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Courtage en crédit : crise sanitaire, le monde d’après

Plus de deux mois après le déconfinement, Eloa — plateforme collaborative de distribution de crédits et assurances B2B2C — a souhaité comprendre comment les courtiers IOBSP et MIOBSP ont géré la crise sanitaire. La plateforme publie ce jeudi 30 juillet les résultats de sa dernière étude.

Eloa s’est intéressée aux problématiques rencontrées ainsi qu’à leurs conséquences réelles et effectives. L’objectif de cette étude consiste à identifier les nouveaux besoins des courtiers IOBSP et MIOBSP pour appréhender l’évolution future du courtage en crédit.

Métier de courtier, une activité aux multiples services

Une clientèle exigeante, un contexte économique incertain, les courtiers IOBSP et MIOBSP doivent diversifier leur activité. Désormais le cœur de métier des sondés ne repose plus sur un seul et unique service.

Si le crédit immobilier apparaît comme le produit incontournable pour 100 % des sondés, 32 % s’orientent aussi vers le rachat de crédits et 36 % vers la renégociation de crédits.

Mais ce n’est pas tout, parmi les courtiers ayant répondu à l'enquête 72 % proposent des services additionnels, dans 97 % des cas il s’agit de l’assurance emprunteur et dans 35 % des cas du crédit consommation.

Courtiers, comment acquérir de nouveaux prospects

Pour pérenniser et développer leur activité, l’objectif principal des professionnels est d’accroître leur portefeuille clients. Les courtiers n’échappent pas à cette règle et sont 98 % à bénéficier des recommandations de leurs clients pour acquérir de nouveaux prospects.

Mais ils ne s’arrêtent pas là et multiplient les stratégies pour obtenir des leads : 4 % des répondants utilisent la prospection téléphonique, 30 % la prospection terrain, 38 % leur site internet, 9 % l’emailing et 83 % ont recours à un réseau d’apporteurs d’affaires.

Si la taille et la notoriété de la structure auront un impact sur le nombre de dossiers traités, la mise en place de ces différentes actions commerciales influencera le développement de l’entreprise. De ce fait, la quantité moyenne de projets réalisés est assez hétérogène selon les courtiers. Chaque mois, 21 % des sondés traitent en moyenne entre une et cinq demandes, 40 % entre cinq et dix, et 38 % plus de dix.

Baisse d’activité pendant le confinement

Comme on pouvait l’imaginer pendant le confinement la majorité des courtiers (60 %) ont vu leur activité ralentir ou même parfois s’arrêter (30 %). Non sans conséquence puisque 43 % ont connu le chômage partiel et 62 % estiment devoir faire face à des problèmes de trésorerie dans les mois à venir.

Seulement 10 % des répondants sortent du lot et considèrent ne pas avoir été impactés par la crise sanitaire. Cela leur a été bénéfique puisque 74 % d’entre eux ont eu l’opportunité de traiter de nouveaux dossiers. Pendant ces deux mois de confinement, les Français ont eu le temps de se consacrer à leurs projets personnels et ont commencé à entreprendre des démarches.

Relation client et manque d’outils digitaux

Les mesures de distanciation sociale ont obligé les courtiers poursuivant leur activité à repenser leurs interactions. Pour entretenir la relation client, ils n’ont pas eu le choix de renouer avec la relation à distance et mobiliser différents canaux de communication. L’ensemble des sondés affirment avoir eu recours aux emails, 87 % aux rendez-vous téléphoniques, 52 % aux conversations en visio et 19 % aux dossiers papiers.

Nous nous apercevons que seulement 13 % ont pu proposer une véritable expérience digitale à leurs clients, par le biais d’une plateforme intégrée. La transformation digitale des services financiers est en marche, mais il reste encore un long chemin à parcourir. D’ailleurs, le manque d’outils digitaux s’est faire ressentir, puisque 29 % des courtiers ont rencontré des problèmes pour collecter les pièces justificatives et 40 % pour signer ces documents.

Seule la moitié des sondés a eu recours à la signature électronique, un outil qu’ils considèrent aujourd’hui comme indispensable pour gagner en productivité et réactivité. Cependant, ce ne sont pas les seuls freins auxquels ils ont dû faire face pour poursuivre les projets de leurs clients. 36 % des répondants ont eu du mal à accompagner leurs clients et apporter des conseils personnalisés.

Relation entravée entre courtiers et partenaires

Pendant le confinement, cette problématique fut accentuée pour 39 % des courtiers, pour qui la relation avec l’ensemble des partenaires nécessaires au projet de leurs clients (notaires, agents immobiliers, banquiers, etc.) n’a pu être maintenue.

Parmi les 61 % qui ont pu rester en contact avec leurs partenaires, 95 % ont décidé de privilégier les mails et les rendez-vous téléphoniques tandis que 35 % se sont tournés vers la conversation vidéo. Toutefois, 25 % d’entre eux jugent que la relation avec les établissements bancaires n’a pas été efficace. Ils estiment que le manque de réactivité et de disponibilité pour signer des documents a porté préjudice à la poursuite de leur activité.

Cependant, les difficultés connues par les courtiers IOBSP et MIOBSP n’émanent pas seulement des établissements bancaires. 62 % ont rencontré des complications suite à l’arrêt des visites immobilières, 46 % ont ressenti des difficultés pour transmettre les informations liées au dossier d’un client commun, 77 % pour suivre l’évolution de leurs dossiers et 85 % pour signer les actes authentiques.

Arrêt brutal de l’activité pour certains professionnels

Si certains courtiers ont pu continuer à exercer, on peut se demander pourquoi d’autres ont connu un ralentissement de leur activité ou ont été contraints de s’arrêter. Les raisons sont diverses et variées :

  • 57 % de leurs clients ont décidé de stopper ou reporter leur projet ;
  • 14 % des courtiers ont préféré préserver la trésorerie de l’entreprise.

Les sondés ont alors décidé d’optimiser leur temps. 79 % d’entre eux se sont concentrés sur la formation IOB obligatoire et se sont mis à jour dans leurs documents administratifs. Par ailleurs, 14 % ont anticipé la reprise de leur activité en effectuant de la prospection téléphonique.

Crise sanitaire, quel impact sur l’activité des courtiers ?

Face à la crise sanitaire, nombreux sont les courtiers à avoir été confrontés à d’importantes difficultés pour exercer leur activité et prévoient d’utiliser davantage d’outils digitaux. Pour optimiser leur activité, plus de la moitié des répondants estiment devoir se concentrer sur trois éléments clés :

  • La digitalisation de leurs parcours : dépôt de pièces, signature électronique, etc. ;
  • L’amélioration de la collaboration avec leurs réseaux d’apporteurs d’affaires et leurs partenaires bancaires ;
  • La diversification du chiffre d’affaires : assurance habitation, assurance emprunteur, crédit consommation, etc. ;

Face à ce constat, ils sont prêts à modifier leur façon de travailler. Dans les mois à venir, 74 % des répondants envisagent d’utiliser des outils digitaux pour entretenir leur relation client à distance, 83 % pour simplifier le traitement de leurs dossiers et 70 % pour collaborer avec leurs partenaires métiers. Toutefois, le présentiel reste un élément important pour 66 % des courtiers, puisqu’ils n’envisagent pas de réduire les rendez-vous physiques.

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Trésorerie d’entreprises : Covid-19, quel impact sur les délais de paiement ?

Euler Hermes — spécialiste mondial de l’assurance-crédit — publie ce lundi 27 juillet sa dernière étude sur les délais de paiement, les besoins en fonds de roulement (BFR) et les stocks des entreprises. La filiale du groupe Allianz y présente ses prévisions pour la France et à l’échelle mondiale. Le document (en anglais) établit l’impact de l’épidémie Covid-19 sur les trois indicateurs cités ci-dessus, et dresse la liste des secteurs les plus à risque.

Hausse des délais de paiement

L’épidémie Covid-19 met la trésorerie des entreprises sous pression. A l’échelle mondiale, le besoin en financement des entreprises, mesuré par le BFR (Besoin en Fonds de Roulement), augmentera de cinq jours en 2020 pour s’établit à 74 jours. En valeur, cela représente un BFR de 8 000 Mds USD, soit une hausse de +140 Mds USD par rapport à 2019. Côté français, le BFR des entreprises croîtra en 2020 de trois jours, pour s’établir à 69 jours.

Les délais de paiement, mesurés par l’indicateur Days Sales Outstanding (DSO), augmenteront de deux jours à l’échelle mondiale en 2020, pour s’établir à 66 jours. Ils augmenteront à nouveau de deux jours en 2021, pour s’établir à 68 jours. Une hausse qui intervient alors que les délais de paiement s’étaient assouplis en 2018 et 2019.

D’ici fin 2021, les délais de paiement auront augmenté deux fois plus que lors de la crise financière de 2008, principalement du fait de l’épidémie Covid-19. En France, les délais de paiement croîtront aussi en 2020, de deux jours, et atteindront 72 jours. En France comme dans le monde, le risque d’impayés est élevé.

Quels secteurs en tension ?

Les stocks des entreprises, mesurés par l’indicateur Days Inventory Outstanding (DIO), augmenteront de trois jours à l’échelle mondiale en 2020, après une augmentation déjà constatée en 2019 de un jour. Les stocks des entreprises françaises, quant à eux, augmenteront également cette année d'un jour supplémentaire.

Les transports, l’automobile, le textile et la distribution non-alimentaire demeurent les secteurs les plus à risque sur l’année en cours à l’échelle mondiale. Ils subiront les tensions les plus fortes sur leurs niveaux de liquidités en 2020, avec une rentabilité en recul.

Faute du soutien des banques ou des investisseurs dans les mois à venir, les entreprises de ces secteurs pourraient se retrouver vite démunies. La métallurgie et la construction apparaissent également fragilisées au regard de leur situation de trésorerie déjà serrée. En revanche, les secteurs pharmaceutique et agroalimentaire apparaissent comme les moins exposés.

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Assurance vie : les « vieux » contrats poussés vers la sortie

Benoît Berchebru
Le législateur a décidé d’accélérer la fin programmée des « vieux » contrats d’assurance-vie, souscrits avant 1983, en supprimant leur avantage fiscal. Un changement des règles du jeu en cours de partie qui concerne tout de même 30 % de l’encours total en assurance-vie. Une mesure rétroactive qui interroge également sur la volonté des pouvoirs publics d’offrir aux épargnants français un cadre fiscal stable et rassurant.
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