EXCLUSIF / L’Afrique, le nouvel eldorado du paiement mobile ?

Theeban Yogarajah et Alicia Khuon
En 2020, la crise sanitaire du coronavirus a servi d'accélérateur au secteur tech. En Afrique, la conjoncture favorise notamment le segment du paiement mobile. Quelles sont les perspectives de développement de ce marché ? Le point avec Theeban Yogarajah et Alicia Khuon, consultants pour le cabinet Square.
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Août 2020 : le Livret A n’a pas chômé

Philippe Crevel
Dans un contexte de crise sanitaire, l'inquiétude des ménages français les a poussé vers l'épargne de précaution. Au-delà de ces circonstances exceptionnelles, allons-nous vers un ralentissement de la collecte ?
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Coup de pouce sur les donations : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Audrey Texier-Godet et Benjamin Spivac
En plein été, le Gouvernement a souhaité donner un petit coup de pouce à la transmission patrimoniale. Objectif, aider la relance économique pendant la crise du Covid-19. Quelles sont les conditions liées à ce dispositif ? Comment le mettre en œuvre ? Le point avec Audrey Texier-Godet et Benjamin Spivac, ingénieurs patrimoniaux chez Amplegest.
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OneLife : webinaire sur Le Fonds d’Assurance Spécialisé le 17 septembre 2020

La semaine prochaine, l'assureur OneLife organise une conférence en ligne pour présenter son Fonds d’Assurance Spécialisé (FAS) aux professionnels du patrimoine. L'inscription en ligne est gratuite, venez nombreux ! Le point avec Le Courrier Financier.
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CNCEF Crédit : l’association lance un cycle de formation sur le crédit professionnel

La Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) Crédit — association représentative des courtiers IOB et IOBSP — annonce ce mardi 22 septembre lancer un nouveau programme de formation continue. La formation « IOB Pro » s'adresse à tous les courtiers en crédit, qui souhaitent acquérir de nouvelles compétences pour accompagner les entreprises.

La formation fonctionne en dehors de tout lien avec les réseaux de courtiers et leurs partenaires. Objectif, répondre à la mutation du métier suite à la crise sanitaire. 100 % compatible avec le programme officiel de formation des IOBSP défini par l’Arrêté du 20 mars 2019, « IOB Pro » répond aux obligations de formation continue annuelle des IOBSP.

Montée en compétences

Le programme été élaboré par Anthony Vallet, expert du financement aux professionnels, et Laurent Denis, avocat spécialisé en conseil aux Intermédiaires en banque, assurance, finance et gestion de patrimoine. Il décrypte les incontournables du conseil en crédit aux professionnels, afin d'accompagner les IOBSP dans leur montée en compétences.

Etude financière prévisionnelle, montage de business plan, stratégie de détermination des solutions, dossier de financement... La formation « IOB Pro » aborde l’ensemble des aspects réglementaires, juridiques, fiscaux et commerciaux du domaine. Elle constitue également la première étape d'un parcours de formation plus large.

Marché très dynamique

La France compte plus de 3 millions de Très petites entreprises (TPE). Plus d’1,2 million se financent par le crédit, d'après les chiffres publiés par la Fédération Bancaire Française en juillet 2020. Or, seuls 29 % des courtiers déclarent proposer ce type de service, d'après un sondage réalisé en avril 2020 par la CNCEF Crédit auprès de ses membres.

À ce jour, peu de courtiers sont donc spécialisés dans le crédit professionnel. Les clients potentiels sont pourtant très nombreux. Les entreprises constituent notamment une cible de choix pour les banques, qui investissent dans la conquête de nouveaux clients.

Cette stratégie place le courtier en prêts professionnels dans une position de partenaire de premier plan. Il devient également un partenaire privilégié de l’entreprise, qui a plus régulièrement recours au crédit que le particulier pour ses besoins d’investissement et de fonctionnement.

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Prix de la Gestion privée 2020 : l’Agefi distingue Generali France

Generali France — filiale française du groupe international d'assurances et de gestion d'actifs Generali — annonce ce lundi 21 septembre que sa directrice des Solutions Patrimoniales, Alessandra Gaudio, a reçu le Prix de la Gestion Privée 2020 lors du dîner de la Gestion Privée organisé ce jeudi 17 septembre par L'Agence économique et financière (Agefi).

Prix de la Gestion privée

Le Prix de la Gestion privée récompense le dirigeant d’un établissement financier, d’une banque privée, d’un multi-Family Office ou d’un cabinet de conseil en gestion de patrimoine — s'il affiche plus de 500 millions d’euros d’actifs conseillés. Le lauréat doit s'être distingué au cours de l'année écoulée (entre le 1er janvier 2019 et le 29 février 2020) soit : 

  • lors de la conduite d'une opération d'envergure, telle qu'une croissance externe, organique, une décision stratégique majeure, etc. ; 
  • par l'attribution d'une nouvelle fonction importante au sein de son établissement.

Le lauréat est désigné à l’issue d’un vote effectué par la communauté des lecteurs de L’Agefi. Ces derniers choisissent parmi une liste établie par la rédaction de L’Agefi Actifs. Alessandra Gaudio a ainsi été désignée lauréate à l’issue d’un vote effectué par la communauté des lecteurs de L’AGEFI parmi douze personnalités sélectionnées par la rédaction.

Stratégie de Generali France

« En accompagnant la mise en œuvre de notre nouvelle stratégie Epargne, Alessandra a contribué au développement de nos services d’ingénierie patrimoniale et d’ingénierie financière auprès de nos réseaux et partenaires, mettant l’accent sur la diversification des solutions d’investissement et responsabilité sociétale des solutions proposées », indique Hugues Aubry, membre du comité exécutif de Generali France, en charge du marché de l’Epargne et de la Gestion de patrimoine.

« Je suis très fière et honorée de recevoir ce prix prestigieux qui est une belle reconnaissance du travail déjà accompli dans mon parcours professionnel. Cette distinction récompense également le travail et l’engagement de toute mon équipe chez Generali, afin de proposer à l’ensemble de nos réseaux, partenaires et leurs clients des solutions d’investissement innovantes, durables et transparentes », déclare Alessandra Gaudio.

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Assurance vie : Forum de l’investissement OneLife

Cette semaine, la compagnie d'assurance vie luxembourgeoise One-Life organise à Bruxelles l'édition 2020 du Forum de l’investissement. Face à la crise sanitaire, les visiteurs peuvent assister à l'événement en full digital. Venez vous inscrire !
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Stock picking : l’illusion du talent ?

Hugo Bompard
D'après certains économistes, la gestion active obtiendrait de moins bons résultats sur le long terme que la gestion passive. Quels sont les avantages d'une gestion quantitative ? Faut-il écarter la gestion active au profit de la gestion passive ? Hugo Bompard, cofondateur et Directeur Scientifique de Nalo, partage son analyse.
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Etats-Unis : les bonnes pratiques fiscales pour la société, ses fondateurs ou ses directeurs expatriés

Yoann Brugière
Malgré la crise sanitaire, l'économie américaine garde son attractivité. Quels bons réflexes les entreprises doivent-elles adopter en termes de fiscalité, en cas d'expatriation au pays de l'Oncle Sam ? Les explications de Yoann Brugière, co-fondateur et associé d’Orbiss.
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Autorégulation du Courtage : menace ou opportunité ?

Stéphane Fantuz
Les Journées du Courtage, qui se tiendront à Paris les 15 et 16 septembre, vont rassembler les courtiers, mandataires et tous les professionnels de la distribution d’assurance et de crédit. Une occasion pour rappeler à nouveau l’importance de voir aboutir la proposition de loi relative à l’autorégulation. Menace pour les uns ? Opportunité pour les autres ? Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Assurance, présente ce qui nous attend réellement.
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Chômage partiel : renforcement du dispositif de contrôle des fraudes

Face à la propagation du Covid-19, la France a décidé de généraliser l'accès des entreprises — quelle que soit leur taille — au dispositif de chômage partiel. Depuis le 25 mars dernier, la procédure de demande a été simplifiée pour permettre aux employeurs d'en bénéficier rapidement. Ce jeudi 17 septembre, le Gouvernement publie un état des lieux sur la mobilisation des services de l’Etat pour contrôler les fraudes.

Le choix d’une procédure simplifiée

Dans ce contexte exceptionnel, les autorités ont donc pris des mesures dérogatoires pour l’octroi de l’activité partielle. Objectif, indemniser au plus vite les entreprises pour le maintien de l’emploi et l’outil de production. Cela a conduit à mettre en place une procédure d’acceptation tacite dans les 48 heures et une indemnisation en moins de 10 jours. Plus de 1,1 millions de comptes ont été créés en mars contre 100 000 gérés avant la crise.

Face à cet afflux massif de demandes, des moyens ont été mis en œuvre pour effectuer des contrôles tout au long de la chaîne du processus d’indemnisation :

  • contrôle a priori à travers un système embarqué détectant les SIRET inactif ou les demandes multiples ;
  • croisement des données mises en œuvre progressivement (infolegale, DSN) ;
  • contrôle a posteriori sur pièces et places par les équipes du ministère du Travail ;
  • contrôle par l’organisme payeur ASP d’adresses mail frauduleuses ;

Les contrôles se produisent pendant tout le processus d’indemnisation : a priori tout au long du processus et après le paiement de l’indemnisation ; et a posteriori sur pièces ou dans l’entreprise. « Plus de 270 000 contrôles ont été menés depuis la mise en place du dispositif. Nous allons poursuivre ces contrôles et serons intransigeants avec ceux qui fraudent », déclare Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.

50 000 contrôles a posteriori

D'après les chiffres du Gouvernement, plus de 220 000 contrôles à ce jour ont été menés a priori et plus de 50 000 contrôles menés a posteriori — après le versement de l’indemnisation. L’objectif fixé en mai dernier de 50 000 contrôles a posteriori réalisés avant la fin de l’été est donc tenu.

La fraude au total est évaluée à 225 millions d’euros, dont plus de la moitié a déjà été bloquée ou récupérée sur un dispositif global de 30 milliards d'euros. Pour continuer à lutter efficacement contre la fraude, de nouvelles dispositions sont en cours de déploiement :

  • une aide au contrôle via un outil informatique ;
  • un puits de données auprès de l’ASP ;
  • un allongement des délais de contrôle de 2 à 15 jours pour limiter la délinquance astucieuse

Collaboration renforcée

Les outils mis en place ont été accompagnés d’une coopération étroite entre les services, pour lutter contre la fraude au niveau national et local. La coopération étroite entre les services du ministère du Travail et du ministère des Comptes publics (services fiscaux, URSAFF, DGEFP, DGT et Tracfin) sera encore renforcée à l'avenir.

« Notre volonté est que chaque centime dépensé soit une aide apportée aux entreprises pour les soutenir pendant la crise que nous traversons. Grâce à la vigilance et à l’efficacité des services du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, et en collaboration avec ceux du ministère du travail, nous veillons plus que jamais à détecter et sanctionner toutes les tentatives de fraude et nous allons dès les prochains jours renforcer encore la performance de nos outils », précise Olivier Dussopt, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics.

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Assurances : qu’est-ce que le Covid-19 va changer dans le comportement des clients ?

Information Service Group (ISG) — cabinet mondial de conseil et de recherche en technologie — présente ce jeudi 17 septembre les résultats d'une étude menée auprès des compagnies d'assurance européennes, entre mai et juin 2020. Résultat, 86 % des compagnies d'assurance européennes s'attendent à ce que le comportement des clients change de manière permanente à la suite de la crise du Covid-19. La demande de produits et de services numériques, notamment, devrait largement augmenter.

Numérisation croissante

Plus de 95 % des décideurs interrogés dans le cadre de l’enquête sont entièrement ou partiellement d'accord avec l'affirmation selon laquelle leurs clients attendent de plus en plus de produits et de services numériques. Selon ISG, la crise actuelle pousse de nombreux clients à remettre en question les relations commerciales, même établies de longue date, avec leurs assurances. 

Dans le détail, 64 % des décideurs interrogés pensent que les effets du Covid-19 sur les affaires dureront plus d'un an. Par ailleurs, 20 % d'entre eux évaluent à sept à douze mois les délais avant l’instauration d'une nouvelle normalité. « La numérisation croissante de la vie quotidienne (...) bouleverse les attentes des clients de l'assurance de manière significative et durable », note Julien Escribe, Partner ISG Europe du Sud & CEO ISG Italie.

Les assureurs européens sont conscients que leur compétitivité dépend avant tout de l'amélioration et de la simplification de l'expérience client. Environ trois quarts des personnes interrogées jugent cette question particulièrement ou assez importante. Le thème de la « stabilité des opérations » est aussi désigné comme crucial par plus de la moitié des personnes interrogées, précisément en raison de la crise. Seul un quart des personnes interrogées considère la réduction des coûts comme une priorité.

La crise comme catalyseur

La Covid-19 modifie d’autant plus la relation avec les clients, qu’un certain nombre de nouveaux concurrents — comme les startups Fintech — offrent une expérience client supérieure grâce à des approches essentiellement numériques et agiles. « Ces nouveaux prestataires ont construit dès le départ leur modèle d'exploitation sur des processus informatiques tels que l'analyse de données externes. Pour les assureurs établis, il s'agit d'apprendre le plus rapidement possible de ces néo acteurs afin d'ouvrir de nouvelles opportunités de marché », explique Julien Escribe. 

92 % des décideurs interrogés supposent que la crise va accélérer les innovations numériques. Plus de 60 % s'attendent à ce que certains acteurs disparaissent du marché en raison de la crise, tandis que d'autres prendront leur place — qu'il s'agisse de vendeurs, d'assureurs ou de prestataires de services informatiques. Cela peut également signifier que certaines tâches et certains domaines fonctionnels jusqu’alors externalisés seront réintégrés dans les organisations. Environ 41 % des interrogés valident ce scénario, au moins partiellement.

Même avant Covid-19, la simplification des produits d'assurance jouait déjà un rôle important. Dans la perspective de l'après-crise, 79 % des personnes interrogées sont entièrement ou partiellement d'accord pour dire que leurs entreprises vont simplifier davantage leurs portefeuilles de produits respectifs. Ces simplifications reposent en grande partie sur la numérisation et l'automatisation des processus commerciaux.

Commerciaux, vers plus de conseil

« Aujourd’hui on constate que plus les compagnies d'assurance travaillent de manière numérique et automatisée, plus les perturbations causées par le Covid-19 sont faibles », déclare Julien Escribe. La Covid-19 est perçu comme un signal d'alarme à cet égard. 93 % des personnes interrogées supposent que la crise favorisera les investissements dans les solutions numériques et d'automatisation.

Toutefois, cela ne signifie pas que les canaux de distribution traditionnels, tels que les agences locales et régionales, deviendront obsolètes. Actuellement en Europe, plus de la moitié des polices d'assurance sont encore vendues par des agents commerciaux. 84 % des personnes interrogées supposent que leur entreprise continuera à vendre par l'intermédiaire de divers canaux. Seuls 16 % des personnes interrogées s'attendent à une forte progression vers l'assurance directe.

Dans ce contexte, ISG suppose que le rôle des agents commerciaux va se déplacer d’une fonction purement commerciale vers une activité de conseil. Dans le même temps, leurs activités quotidiennes seront largement numérisées et automatisées. ISG observe depuis quelque temps déjà que de nombreux courtiers se positionnent en conséquence et utilisent diverses sources de données externes (analyse des données) pour traiter les risques de leurs clients de manière plus ciblée.

Quid du marché français ?

Le marché français s’insère bien dans cette étude, avec une forte volonté de digitalisation chez les différents acteurs du marché. Les projets de digitalisation sont très nombreux en France et accélérés par les circonstances sanitaires. Les priorités des acteurs de l’assurance en France sont orientées autour de la digitalisation de la relation client et des apports de l’intelligence artificielle dans le traitement des données.

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Juillet 2020 : l’assurance vie, victime de la préférence absolue en la liquidité

Philippe Crevel
En juillet 2020, l'assurance vie a connu une décollecte liée à la crise sanitaire. Les épargnants conservent leur préférence pour la liquidité et les dépôts à vue. Quelles perspectives dans ce contexte économique ? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, partage son analyse.
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