Global Macro : le rebond des cours pétroliers dope les stratégies

L'équipe Lyxor Cross Asset Research
En mai 2020, les actifs risqués ont continué de se redresser et les actions mondiales ont bénéficié d’un élan soutenu pour le deuxième mois consécutif. Comment expliquer cette évolution ? Les équipes Lyxor Cross Asset Research partagent leur analyse hebdomadaire, le Lyxor Weekly Brief.
Lire (4 min.)

Momentum – La rivalité Chine/Etats-Unis

Au cœur de la crise sanitaire, Pékin est particulièrement agressif sur les plans diplomatique et militaire. Les stratèges chinois considèrent que la démocratie libérale est morte. Quel visage va prendre l'affrontement avec les Etats-Unis à l'avenir ? Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
Voir (<1 min.)

Marchés financiers : la remontada

Igor de Maack
Après le confinement, la reprise de l'activité favorise l'optimisme sur les marchés financiers. Dans un contexte de taux bas, cette dynamique dirige les investisseurs vers les actifs risqués. Cette « remontada » va-t-elle s'inscrire dans la durée ? Les explications d'Igor de Maack Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA.
Lire (3 min.)

Marchés financiers : toute première fois

Olivier de Berranger
Aux grands maux les grands remèdes. Face à la crise économique liée au coronavirus, les autorités monétaires et politiques ont recours à des outils inédits. L'Europe ira-t-elle jusqu'au bout du processus de mutualisation de la dette des Etats membres ? Quel sera l'impact de son plan de relance ? Le point avec Olivier de Berranger, Directeur de la gestion d'actifs et Directeur Général Délégué chez LFDE.
Lire (4 min.)

Pictet AM lance un fonds axé sur les entreprises familiales

Pictet Asset Management — société de gestion d'actifs britannique — annonce ce mercredi 3 juin le lancement du fonds « Pictet-Family », domicilié au Luxembourg et conforme à la directive UCITS (OPCVM). Issu du repositionnement du fonds « Pictet-Small Cap Europe », le fonds « Pictet-Family » se concentre sur les entreprises familiales à l’échelle mondiale.

Le fonds « Pictet-Small Cap Europe » investissait déjà dans ce type de sociétés — qui représentaient environ 25 % du portefeuille au 31 décembre 2019 — mais le fonds « Pictet-Family » leur accorde une place accrue, en ne se limitant plus à une seule zone géographique ou à un seul niveau de capitalisation boursière.

Entreprises familiales

Le fonds « Pictet Family investit » dans des entreprises familiales. Ces dernières ont tendance à surperformer le marché actions mondial dans son ensemble. Elles se distinguent par des styles de gestion intéressants pour les investisseurs, avec un horizon de placement éloigné : valeurs fortes, actionnariat actif, vision à très long terme et planification successorale.

D’après diverses études, les entreprises familiales sont généralement plus rentables et plus performantes que les entreprises dotées d’une organisation différente. Au sein de cet univers, les sociétés prospères ont en commun quatre caractéristiques principales :

  • un esprit d’entreprise, souvent synonyme d’esprit d’innovation ou de rupture ;
  • un capital socio-émotionnel : conscients que l’entreprise familiale est le reflet de leur personnalité et de leur réputation, les propriétaires prennent une part active dans sa gestion, ce que traduit leur engagement financier ;
  • une optique à long terme : une grande partie de leur patrimoine étant souvent étroitement liée à l’entreprise familiale, les propriétaires se différencient des dirigeants d’entreprises aux mains d’actionnaires externes à la fois par leur comportement et par leur conception de l’investissement ; ils recherchent la croissance en veillant à une rigueur financière stricte.

Combler un manque

L’équipe de gestion est basée à Genève et codirigée par Alain Caffort et Cyril Benier. Une entreprise familiale se définit comme une société cotée en Bourse dans laquelle une personne, souvent le fondateur, ou une famille détient au moins 30 % des droits de vote. L’univers d’investissement correspondant comprend quelque 500 entreprises à l’échelle mondiale.

« Il existe une forte adéquation entre la culture de Pictet et la stratégie mise en œuvre. Outre le fait que Pictet soit une société familiale, sa culture d’entreprise présente un grand nombre des caractéristiques recherchées dans les entreprises dans lesquelles nous envisageons d’investir », explique Alain Caffort, gérant senior du fonds Pictet-Family.

« Bien que les sociétés contrôlées par leur fondateur ou par une famille représentent presque 20 % de l’indice MSCI ACWI, nous avons constaté qu’il n’y avait pas beaucoup de stratégies d’investissement qui permettaient aux investisseurs de tirer parti de l’importance et des atouts des entreprises familiales, notamment dans le cadre d’une stratégie en actions mondiales. Le fonds Pictet-Family vise à combler ce manque », conclut-il.

Lire (4 min.)

Actifs alternatifs : Janus Henderson Investors lance le fonds Diversified Alternatives Global Multi-strategy fund

Janus Henderson Investors — gestionnaire d'actifs international — annonce ce mercredi 3 juin le lancement d’un nouveau fonds global multi-stratégies, qui investit dans les actifs alternatifs. La stratégie est actuellement gérée comme un hedge fund domicilié dans les îles Caïmans. Ce lancement rend la stratégie plus accessible aux investisseurs du monde entier. Le véhicule a été dénommé « Janus Henderson Global Multi-Strategy Fund ».

David Elms et Stephen Cain — basés à Londres et à Denver — assureront la gestion du fonds, qui bénéficiera de l’expérience de Janus Henderson en gestion multi-stratégies. Son équipe dédiée gère plus de 11,6 milliards de dollars d’actifs dans le monde. Disponible en format UCITS, le fonds sera essentiellement distribué en Europe, en Asie-Pacifique et en Amérique latine à des investisseurs wholesale, particuliers et institutionnels.

L'attrait des actifs alternatifs

Le fonds « Janus Henderson Global Multi-Strategy Fund » offre une exposition diversifiée à des actifs alternatifs. Il cherche à minimiser le risque grâce à des stratégies spécifiques de protection du portefeuille. Très peu corrélé aux performances des grandes classes d'actifs, il offre aux investisseurs une protection diversifiée dans un portefeuille équilibré.

« Les catégories diversifiées d’actifs alternatifs constituent un univers d'investissement très intéressant qui suscite un intérêt grandissant auprès des clients (...) Le fonds pourra investir via tout un éventail de stratégies qui donneront à notre équipe de gestion la flexibilité et les moyens nécessaires pour saisir les opportunités d’investissement dans tous les cycles de marché, tout en réduisant notre exposition au risque pendant les phases de volatilité », explique Ignacio de la Maza, responsable clientèle Intermédiaire zone EMEA et de l’Amérique latine.

Les 6 stratégies du fonds

Le fonds investira dans diverses classes d’actifs — actions et obligations et les dérivés associés ou encore matières premières — à travers un éventail complémentaire de stratégies d'investissement. Les gérants auront aussi recours à des stratégies de protection, afin de générer des performances positives décorrélées pendant les périodes de tensions sur les marchés et de permettre aux autres stratégies de mieux résister aux perturbations à court terme. Les 6 stratégies d’investissement sont :

  • Arbitrage de convertibles : exploitation des anomalies de valorisation des obligations convertibles ;
  • Event driven : exploitation des inefficiences de prix identifiées lors des opérations capitalistiques ou de l’évolution des structures de capital ;
  • Equity market neutral : génération d’alpha en prenant des positions courtes et longues sur les actions paneuropéennes ;
  • Pressions sur les prix : génération de performance en allouant du capital pour profiter des tensions en matière de liquidité ;
  • Transfert de risque : mettre à profit les déséquilibres entre l’offre et la demande sur le marché des produits dérivés ;
  • Protection des portefeuilles : atténuer les risques extrêmes via une stratégie de protections multi-facettes.

Performances absolues positives

Le fonds vise à générer des performances absolues positives, quelles que soient les conditions de marché, sur des périodes de 12 mois et vise une surperformance du monétaire de plus de 7 % par an, avant déduction des frais, sur toute période de 3 ans, avec une volatilité entre 4 et 8 %.

« La diversification porte ses fruits sur des marchés haussiers mais elle est moins efficace sur des marchés baissiers, comme en mars 2020, lorsque les investisseurs, paniqués, ont liquidé leurs positions, entraînant une re-corrélation et une baisse synchronisée de tous actifs risqués. Pour faire face à ce problème, nous avons mis en place tout un ensemble de stratégies de protection diversifiées, qui correspondent à l'exact opposé de nos stratégies diversifiées utilisées pour générer des performances dans des conditions de marché normales, et qui auront pour objectif de produire des performances positives pendant les phases baissières des marchés », déclare David Elms.

Lire (5 min.)

Coronavirus : l’industrie, moteur du rebond

Emmanuel Auboyneau
Nous vivons un paradoxe entre d’une part, la réalité douloureuse des chiffres économiques, et d’autre part, un sentiment plus optimiste. Après la crise sanitaire, comment assurer le rebond économique ? Quel sera le rôle du secteur de l'industrie ? L'éclairage d'Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé chez Amplegest.
Lire (4 min.)

EXCLUSIF / Dettes souveraines : avons-nous tiré les leçons de la crise ?

Arnaud Frémont
La crise de 2008 puis celle des dettes souveraines en Europe a permis une certaine résilience du système financier européen (Bâle III, mécanisme de supervision et de sauvetage) mais est-il suffisamment abouti pour affronter la crise sanitaire et ses conséquences ? Arnaud Frémont, consultant senior chez Square, partage son analyse.
Lire (5 min.)

Zone euro : rebond des PMI en mai

Julien-Pierre Nouen
La sortie du confinement commence à se refléter dans les indices PMI de la zone euro. Le secteur manufacturier a connu une volatilité plus forte que celui des services. Comment s'annonce le retour à la normale dans les prochains mois ? Les explications de Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazare Frères Gestion.
Lire (2 min.)

Marchés actions : les titres chers de plus en plus chers, les titres bon marché restent bon marché

David Bianco
Le Covid-19 n'a pas mis fin aux déséquilibres structurels des actions. Les favoris de fin de cycle restent populaires. Il est clair qu'il ne s'agit pas d’un mouvement haussier normal. Cette tendance peut-elle durer ? David Bianco, Chief Investment Officer Americas chez DWS, partage son analyse.
Lire (4 min.)

Irlande : Amundi obtient le statut de Super Management Company

Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annonce ce jeudi 28 mai que la Banque Centrale d'Irlande a confirmé son statut de « Super » Management Company (Super ManCo) en Irlande. Cette décision complète une série d'autorisations, notamment en matière de gestion de portefeuilles et de conseil en investissement. Amundi s'appuie désormais sur ses quatre principaux hubs pour les services d'hébergement de fonds répondant aux directives UCITS et AIFM : la France, le Luxembourg, l'Autriche et l'Irlande.

OPCVM et fonds alternatifs

Objectif, accompagner le lancement et la maintenance d'OPCVM et de fonds alternatifs. Avec des implantations significatives au Luxembourg et en Irlande — deux principaux pays de domiciliation de fonds transfrontaliers — ainsi que dans tous les principaux centres d'investissement européens, le gérant dispose d'une gamme qui va de la structuration des fonds au marketing et à la distribution, en passant par le soutien opérationnel.

Amundi prend en charge la gouvernance et l'administration des fonds d’investissement hébergés, des activités essentielles pour assurer une supervision efficace des activités déléguées : plateforme juridique et technologique robuste et évolutive, solutions externalisées modulaires reposant sur une large gamme de véhicules de fonds traditionnels et alternatifs, et une expertise dans la plupart des classes d'actifs.

Développer Amundi Services

Ce statut de « Super » Management Company en Irlande bénéficiera à Amundi Services, l'une des lignes métier d'Amundi. Sa mission consiste à fournir une prise en charge complète en matière de gestion de portefeuilles, de conformité et de gestion des risques aux gestionnaires d'actifs tiers à une clientèle de distributeurs et d'investisseurs institutionnels.

Guillaume Lesage, Directeur du pôle Opérations, Services et Technologie d’Amundi précise : « Avec une équipe de plus de 350 professionnels en Irlande, ce nouveau statut permettra à Amundi d'offrir à ses clients la substance opérationnelle, l'expertise et les niveaux de service dont ils ont besoin pour soutenir leur activité. C'est également une nouvelle étape dans le développement d'Amundi Services qui peut intégrer cette nouvelle capacité de Super ManCo en Irlande, le deuxième plus grand domicile de fonds en Europe, dans sa gamme de services et son offre d’hébergement de fonds. »

Lire (2 min.)

Gestion obligataire : Invesco publie sa troisième étude mondiale

Invesco — société mondiale de gestion d’actifs, basée à Atlanta — a publié le 18 mai dernier les résultats (en anglais) de sa troisième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire. L'étude a été menée auprès auprès de 159 CIO et détenteurs d'actifs obligataires en Amérique du Nord, dans la région EMEA et dans la région Asie-Pacifique (APAC).

Leurs encours combinés s'élèvent à 20 000 milliards de dollars au 31 décembre 2019. Les répondants exerçaient au sein de fonds de pension, de fonds souverains, de sociétés d’assurance, de banques privées, de sociétés de gestion de fonds diversifiés, de multi-gestionnaires et de concepteurs de modèles.

Dette émergente

L'étude constate une nouvelle année d'intérêt croissant pour la dette émergente (EMD). Un momentum solide, des rendements relativement attractifs et une diversification renforcée ont conduit les investisseurs à augmenter leur exposition au secteur. 72 % des investisseurs ont désormais une allocation en dette émergente contre 49 % dans l'étude de 2018, soit une augmentation de 47 %.

Cette augmentation a été menée par les investisseurs des régions EMEA et APAC : 80 % et 89 % d’entre eux ayant respectivement une allocation en EMD, contre seulement 51 % en Amérique du Nord. De plus, parmi les investisseurs ayant investi en EMD, l'allocation moyenne est beaucoup plus élevée en Asie-Pacifique (APAC) (7,2 %) et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) (6,5 %) qu'en Amérique du Nord (3,6 %).

Compenser de faibles rendements

La spécialisation est aussi en hausse, notamment chez les investisseurs attirés par les rendements. Il privilégient des allocations ajustées à chaque pays (63 %). 42 % des investisseurs gérant une allocation EMD sont intéressés par la Chine, pour ses avantages en matière de diversification et de moindre obstacles à l'investissement : 62 % des investisseurs estiment que l'accès est moins difficile qu'il y a deux ans.

Les perspectives de rendements relativement élevés sur la dette émergente sont perçues comme particulièrement attrayantes par les assureurs. Les assureurs sont plus susceptibles d'investir sur les marchés obligataires émergents (71 % y sont exposés). C'est le rendement plutôt que la diversification qui les y attirent  (71 % se disent principalement motivés par le rendement, contre 59 % en moyenne).

Comment éviter les risques

Pour de nombreuses compagnies d'assurance devant faire face à des objectifs de rendements et un cadre réglementaire exigeant sur la solvabilité, la dette émergente en devises fortes s'est avérée un choix prisé. La faiblesse des rendements a poussé les assureurs à réviser leur spectre des risques acceptables pour faire face à leurs engagements futurs.

Autre défi, la règlementation Solvency II incite les assureurs à détenir des actifs plus liquides et moins risqués pour bénéficier de charges de capital moindres. Les deux tiers des assureurs s'inquiètent donc de leur capacité à générer les rendements prévus sans augmenter de façon significative le risque d'investissement. 37 % d'entre eux affirment rencontrer des difficultés à se conformer aux exigences réglementaires en fonds propres.

Pour les assureurs, les prêts bancaires et les prêts directs offrent une opportunité de générer des rendements supplémentaires à long terme grâce à une prime d'illiquidité, tout en exerçant un contrôle et en restant dans les limites de solvabilité. Pour les assureurs peu enclins à prendre des risques, la dette immobilière s'est avérée un moyen intéressant d'augmenter les rendements sans prendre trop de risques supplémentaires, grâce à la relative facilité de recouvrement.

L'ESG consolide sa présence

Les investisseurs obligataires ont fortement amplifié leur intégration des critères ESG : 80 % des investisseurs de la région EMEA et 69 % de ceux de la région APAC prennent ainsi en compte les facteurs ESG dans leurs portefeuilles obligataires, contre respectivement 51 % et 38 % en 2018.

Au sein de ces portefeuilles, les investisseurs de la zone EMEA ont la plus forte proportion d'investissements ESG, avec 34 % contre 22 % en Amérique du Nord et 19 % pour la région APAC. Les investisseurs nord-américains ont été les moins enthousiastes à l'égard des critères ESG, avec seulement 56 % d'entre eux les intégrant dans leurs portefeuilles.

Intégration ESG et rendements

L'époque où les investisseurs considéraient l'adoption des principes ESG comme un obstacle à la performance des investissements est révolue. Seuls 3 % des personnes interrogées dans le cadre de notre enquête sont encore de cet avis, alors que la moitié considèrent l'évaluation des risques ESG des émetteurs comme un outil important pour améliorer leurs rendements. 

Les émetteurs qui ne tiennent pas compte des préoccupations environnementales et de gouvernance risquent des coûts d'emprunt et de refinancement plus élevés. 54% des répondants pensent que l'analyse ESG peut libérer de la valeur cachée dans l’obligataire. 50 % des investisseurs soulignent l'amélioration du rendement comme un facteur clé en faveur de l'intégration de l'ESG dans leurs portefeuilles obligataires. Les investisseurs de la région EMEA sont les plus positifs.

52 % déclarent que l'intégration des critères ESG dans leurs portefeuilles obligataires contribue aux rendements. Seuls 2 % y voient un inconvénient. Les investisseurs de la région EMEA sont aussi les plus optimistes sur l'avenir des normes ESG, 34 % d'entre eux estimant que ces considérations auront une « influence beaucoup plus importante » dans trois ans. Seuls 15 % d’entre eux estimant que les questions ESG n’auront pas plus de poids dans trois ans qu'elles n’en ont actuellement, soit la proportion la plus faible.

Paradoxe de la liquidité

A la fin du dernier cycle haussier, les propriétaires d'actifs ont étendu leurs allocations aux catégories d'actifs non liquides. Pourtant, 51% d’entre eux ont exprimé des inquiétudes concernant la liquidité du marché obligataire, incertains de la façon dont les marchés obligataires se comporteraient pendant des périodes plus difficiles, par exemple l'introduction de réglementations telles que la loi Dodd-Frank ou le retrait des teneurs de marché traditionnels qui a suivi la crise financière mondiale.

Ces préoccupations sur la liquidité ont entrainé un intérêt accru pour les stratégies qui peuvent contribuer à améliorer la liquidité et à réduire le risque, telles que la négociation de blocs directement entre clients via les ETF (utilisés par 59 % des investisseurs), la négociation de portefeuilles de crédit (utilisée par 30 % d’entre eux) et une plus large adoption de stratégies à échéance fixe (56 %).

Turbulences de marchés

Les investisseurs obligataires faisaient preuve d’une aversion croissante pour le risque avant même la crise du Covid-19 qui s’est déclarée au premier trimestre 2020. Près de la moitié (43 %) des répondants pensaient au moment de l’enquête que la fin du cycle haussier adviendrait dans un an ou moins, le consensus étant en faveur d'un atterrissage en douceur. 23 % identifiaient alors une bulle sur le marché obligataire, tandis que 29 % seulement craignaient un effondrement majeur des prix des obligations.

Les politiques des banques centrales ont conduit à des rendements faibles voire négatifs, poussant certains investisseurs à prendre des risques supplémentaires pour soutenir les rendements et atteindre leurs objectifs. L’étude montre un marché en proie à la peur : la peur de perdre, mais aussi la peur de louper des opportunités. Malgré un certain regain d’appétit pour le risque en fin de cycle, la confluence des préoccupations concernant la fin du cycle et les craintes de guerre commerciale s’est traduite par des portefeuilles relativement bien protégés contre le choc pandémique actuel.  

Lire (7 min.)

Le Tchat du Cofi – François Manenti, Extendam : hôtellerie d’affaires, « il y a des opportunités de marché »

Pendant la crise sanitaire, retrouvez notre format vidéo « Le Tchat du Cofi ». En plein déconfinement, la reprise du secteur de l'hôtellerie se mesure aux taux d'occupation. Comment Extendam accompagne-t-elle ses distributeurs ? Quelles opportunités de marché pour ses fonds en 2020 ?
Voir (<1 min.)