Dette émergente : où rechercher du revenu ?

Jean Boivin
Fin 2019, les banques centrales adoptent des politiques monétaires accommodantes afin de limiter le ralentissement de l'économie mondiale, suite aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Dans ce contexte, où trouver du rendement sur les marchés émergents ? Jean Boivin, Responsable Mondial de la Recherche pour le BlackRock Investment Institute, partage son analyse.
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Blockchain : la tokenisation peut rendre liquides des actifs illiquides

Anne-Sophie Cartray
De nombreuses initiatives économiques reposent désormais sur la blockchain. Cette technologie démontre qu'il est possible de rendre plus accessibles certaines catégories d’actifs illiquides complexes. Quel avantage les investisseurs peuvent-ils tirer de la tokenisation ? Comment cette technologie peut-elle créer de la valeur ? Anne-Sophie Cartray, Executive Director chez ConsenSys Solutions, partage son analyse.
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Marchés financiers : quelles perspectives au 2e trimestre ?

Tomas Hildebrandt
Politique accommodante des banques centrales, hausse des marchés actions, guerre commerciale... Quels perspectives se dessinent pour les investisseurs au 2e trimestre 2019 ? Tomas Hildebrandt, Gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels chez Elvi Fund Management, partage son analyse.
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Momentum - Croissance économique : quelles zones résistent au marasme ?

Alors que l'Europe et la Chine se traînent, l'économie américaine affiche une vigueur insolente. Certains pays émergents ont le vent en poupe, aidés par un dollar qui a cessé de s'apprécier. Notre expert Waldemar Brun-Theremin vous livre son analyse dans ce nouveau Momentum, votre incontournable rendez-vous financier !
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Obligations : Muzinich & Co. lance le fonds Global Short Duration Investment Grade

Muzinich & Co. — société de gestion indépendante, spécialisée dans la dette publique et privée d’entreprises — lance ce mardi 16 juillet le fonds Global Short Duration Investment Grade. Son encours s'élève à 352 millions d’euros en date du 9 juillet 2019, d'après les chiffres publiés par Muzinich. Ce véhicule d'investissement vise à générer une performance tout en limitant les risques de crédit et de taux d’intérêt.

Répondre à la demande des clients

Proposé au sein d'une structure UCITS, le fonds fournit une liquidité quotidienne. Il sera géré avec une duration maximale de 1,5 an et une notation moyenne minimum BBB. Le fonds considère les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une partie intégrante du processus de recherche et respecte la liste d’exclusion de la Norges Bank Investment Management.

« La création de stratégies de crédit sur mesure en ligne avec les besoins de nos clients est la pierre angulaire de notre activité. Nous avons constaté une forte demande pour ce type de fonds de la part de nombreux clients dans différents pays », a déclaré Tom Douie, Global Head of Distribution. « Cela reflète les exigences actuelles des investisseurs européens qui cherchent à contrecarrer le pool croissant d'actifs à rendement négatif d’une grande partie du marché investment grade », ajoute-il.

Objectif de duration courte

Tatjana Greil-Castro dirige l'équipe de gestion, qui gère 13 Mds$ américains — données publiées le 30 juin 2019 — au sein des stratégies investment grade et crossover. Anthony DeMeo et Ian Horn seront co-gérants du fonds. « Nous pensons que le marché mondial des obligations investment grade offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs qui adoptent une approche bottom-up sur le crédit, capables d’identifier des obligations d’entreprises de courte maturité dotées de fondamentaux solides », explique Tatjana Greil-Castro.

La gérante principale du fonds s'appuie sur sa longue expérience en investissement sur le marché des obligations d’entreprise. « Nous avons une longue expérience dans la gestion de portefeuilles de courte duration depuis le lancement de notre stratégie phare crossover en 2003. L’un de nos principaux points différenciants est que nous cherchons à atteindre l’objectif d’investissement du Fonds de duration courte en achetant uniquement des obligations. Nous n'utilisons pas d'instruments dérivés ou synthétiques pour réduire la duration dans nos portefeuilles », précise-t-elle.

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Marc Simoncini rejoint la société de gestion Daphni

Marc Simoncini et Charles-Henry Tranié — Jaïna Capital — annoncent ce jeudi 11 juillet rejoindre Pierre-Eric Leibovici et Pierre-Yves Meerschman —Daphni — pour lancer leur nouveau fonds, dénommé « Daphni Yellow ». Dans la continuité des véhicules gérés historiquement par les équipes, le fonds investira majoritairement en Europe dans des projets numériques, qui accompagneront le développement de nouveaux usages.

Premier closing dans les prochains mois

L’équipe propose aux investisseurs du fonds et aux entrepreneurs un modèle innovant. Il rassemble une équipe d’investisseurs et d'entrepreneurs sur la plate-forme numérique propriétaire existante de Daphni SAS, qui permet la mobilisation d’une communauté qualifiée.

Dans ce contexte, Marc Simoncini et Charles-Henry Tranié rejoindront la société de gestion Daphni SAS dans le cadre du prochain fonds « Daphni Yellow » aux côtés de Pierre-Eric Leibovici et Pierre-Yves Meerschman, fonds dont le premier closing est prévu dans les prochains mois. 

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Politiques monétaires : une situation inédite sur les marchés

Jean-Jacques Friedman
L’environnement macroéconomique et géopolitique reste complexe à interpréter, alors que les marchés poursuivent leur rebond sur fond de baisse des taux. Les incertitudes sur la croissance ne peuvent expliquer à elles seules la volte-face des banques centrales. Faut-il y voir un changement de séquence durable dans laquelle les politiques budgétaires s’apprêtent à prendre le relais des politiques monétaires ? Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management, partage son analyse.
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Economie mondiale : quatre divorces et un enterrement

Igor de Maack
Ces dernières années, l'économie mondiale a connu plusieurs bouleversements majeurs. Les investisseurs restent pourtant confiants sur les marchés actions américains et européens en 2019. Quels sont les mécanismes macroéconomiques à l'œuvre ? Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion chez DNCA Finance, partage son analyse.
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Etats-Unis : une flaiblesse de l’inflation sans doute passagère

Julien-Pierre Nouen
D'après les indicateurs du mois de juin, l'inflation devrait bientôt repartir aux Etats-Unis. Quelles conséquences ce rebond va-t-il avoir sur la politique de la Fed et sur les marchés ? Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion, partage son analyse.
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Etats-Unis : ralentissement du fret ferroviaire

Marcus Poppe
Les volumes de fret ferroviaire aux États-Unis sont en baisse depuis des mois. Ces chiffres montrent la faiblesse générale du secteur industriel, que DWS a décidé de dégrader cette semaine. Quel bilan les investisseurs peuvent-ils tirer de ce secteur ? Marcus Poppe, Gérant Global Equities chez DWS, partage son analyse.
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Gestion d’actifs : renforcer la compétitivité de la Place de Paris

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) a présenté ce mardi 9 juillet son Livre blanc sur la compétitivité dans le cadre de l’International Financial Forum de Paris Europlace. Eric Pinon — Président de l’AFG — avait confié la rédaction de ce document à Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management et membre du Comité stratégique de l’AFG. Objectif, faire émerger des propositions donner un nouvel élan à l’industrie française de la gestion d’actifs.

4 axes de propositions

Jean-Pierre Grimaud, Stéphane Janin — Head of Global Regulatory Development, AXA IM — et Eric Sidot — Directeur des Infrastructures de marché, AFG — ont exposé les propositions issues de ces travaux lors d'une session dédiée « French Competitiveness, Paris, the Place to Be! ». S’appuyant sur les précédentes propositions issues du Rapport FROG et du Livre blanc sur la compétitivité de la Place de Paris de 2016, le Livre blanc préconise 40 mesures réparties selon quatre grands axes :

  • Moderniser les infrastructures de marché afin que l’écosystème entourant les acteurs de la gestion d’actifs soit plus dynamique et inventif ;
  • Revoir le cadre juridique et réglementaire, aux niveaux national, européen et international ;
  • Réformer le cadre fiscal et comptable actuel afin de poursuivre les initiatives déjà entreprises qui permettront d’accroître l’attractivité de la France.

Mise en œuvre rapide

L’AFG souhaite lancer immédiatement une nouvelle dynamique pour la Place de Paris. Elle relève que parmi les propositions avancées, 7 d’entre elles pourraient être mises en œuvre très rapidement :

1. Recommander la création au plus vite d’une réglementation européenne pour encadrer les activités sur actifs numériques assimilables à des instruments financiers ;

2. Promouvoir un modèle de Place standardisé de données d’investisseurs non professionnels (le KYC) utile à l’ensemble des acteurs du secteur financier ;

3. Dans le cadre du développement des services qui reposent sur la Blockchain en France et en Europe, promouvoir l’interopérabilité entre les différents acteurs liés à la collecte des ordres de souscription/rachat de parts d’OPC ;

4. Favoriser le développement de fonds « d'accélération » par la mobilisation des parties prenantes : investisseurs institutionnels et individuels, autorités publiques et normalisateurs comptables ;

5. Modifier les règles de la directive MIF II qui touchent le financement de la recherche, en appliquant pour les PME et les sociétés de gestion de petite taille le principe de proportionnalité au régime des « inducements » ;

6. Améliorer la fiscalité applicable aux revenus perçus par les OPC français ;

7. Moderniser le plan comptable des OPC.

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Fusion-acquisition : sousperformance du marché mondial, faut-il s’alarmer ?

Willis Towers Watson — courtage en assurances et du conseil — publie ce lundi 8 juillet 2019 les derniers résultats de son étude trimestrielle Quarterly Deal Performance Monitor (QDPM), réalisée en partenariat avec Cass Business School. D'après cette enquête, les entreprises qui effectuent des opérations de fusions et acquisitions dans toutes les régions du monde perdent en moyenne de la valeur pour leurs actionnaires (-6,3 %) par rapport à l'indice mondial. Le marché mondial a sousperformé pendant près de sept trimestres consécutifs.

Toutes les régions du Monde ont sousperformé leurs indices régionaux respectifs. Les acquéreurs de la région Asie-Pacifique ont affiché la pire performance avec une sousperformance (-7,9 %). Ils sont talonnés par les acheteurs européens (-4,1 %) et les acquéreurs nord-américains (-3,7 %). L'Europe reste désormais la seule région où les acquéreurs surperforment encore à la fois sur les 12 derniers mois et sur les 3 dernières années.

Un baromètre de la confiance des entreprises

« Si le marché mondial des fusions et acquisitions avait atteint des records en 2015, il est en décroissance continue depuis cette période. Viennent s’ajouter à ce contexte morose des réglementations encore plus strictes, un protectionnisme exacerbé et de l'incertitude politique partout dans le monde, autant de facteurs qui ne sont pas propices à favoriser les deals », explique Jean Cazeneuve, Responsable de l’offre M&A France chez Gras Savoye Willis Towers Watson.

« L’activité de fusions et acquisitions est un baromètre de confiance des entreprises. La chute rapide du volume des transactions au cours des six derniers mois en particulier sur le marché américain démontre une fois de plus que les incertitudes géopolitiques, commerciales et tarifaires, ne sont pas de nature à instaurer un climat de confiance au sein des boards des grandes entreprises. Tant que les marchés mondiaux n’auront pas recouvré   de stabilité, il y a de fortes chances que le nombre de transactions annoncées soit encore faible au second semestre de 2019 », ajoute-il.

Les points importants à retenir

En se basant sur la performance du cours de l'action, l'étude a également révélé les résultats suivants :

  • Le volume des transactions du second trimestre est au plus bas depuis le deuxième trimestre de 2009, avec 144 transactions achevées à ce jour. Ceci est attribué à un volume stable de transactions en Amérique du Nord (plus bas depuis le Q2 2009), en Europe et en Asie-Pacifique (plus bas depuis le T2 2013) ;
  • Pour la première fois en cinq ans, aucune méga transaction — d'une valeur supérieure à 10 milliards de dollars — n'a été conclue au T2 2019 ;
  • La plupart des types d’opérations ont sousperformé l’indice. La plus forte sousperformance du trimestre est celle des  « Slow deals », actuellement à -11,1 %. Les transactions intra-régionales et nationales sont actuellement à -8,7 % et -9,9 % ;
  • Inversement, les transactions importantes (+6,3 %), cross régionales (+6,3 %), transfrontalières (+5,7 %) et les « Quick deals » (+4,9 %) ont surperformé l'indice ;
  • La performance moyenne glissante sur trois ans est actuellement à -0,7 %, tandis que la performance depuis le lancement de l'indice en 2008 reste positive à + 2,6%.

Le Royaume-Uni suit la tendance européenne

Parfaitement en ligne avec la sousperformance des marchés européens, les transactions au Royaume-Uni ont sousperformé au Q2 2019. Sur les 36 derniers mois, les transactions au Royaume Uni ont surperformé malgré l’effet d’annonce du Brexit. Les entreprises étrangères continuent de profiter de la dépréciation de la Livre Sterling pour acheter des entreprises anglaises, surperformant ainsi l’index de +2,7 % sur la même période.

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Le secteur de la chimie annonce-t-il un futur ralentissement économique ?

John Plassard
Le Groupe BASF et la fédération allemande des industries de la chimie (VCI) ont abaissé leurs prévisions pour 2019. Avec les récentes annonces, devons-nous nous attendre à un ralentissement économique ? John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud, partage son analyse.
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