PER Zen : l’épargne retraite individuelle arrive chez Ageas et Gaipare Zen

Patrimoine - A partir de novembre 2019, Ageas France et Gaipare Zen lancent leur nouveau contrat d'épargne retraite individuel. Le PER Zen vient remplacer l'ancien PERP Zen, selon les exigences de la loi PACTE. Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau contrat ? Répond-t-il aux attentes des CGP ? Le Courrier Financier apporte son éclairage.

Nouvelle loi, nouveau contrat. Ce mardi 5 novembre à Paris, l’assureur Ageas France et l’association Gaipare Zen présentent leur dernier-né, le Plan d’Epargne Retraite (PER) Zen. « Cela fait 15 ans que nous travaillons ensemble, nous avons su évoluer », souligne Jean Berthon, Président de l’association Gaipare ZEN. Le PER Zen s’inscrit dans la continuité du PERP Zen, lancé en octobre 2004. Dans le cadre de la loi PACTE, ce contrat individuel — souscrit par Gaipare Zen — se décline en 7 sous-compartiments, selon les fiscalités et les modalités de sortie (rente viagère et/ou capital). « Il permet de répondre au mieux aux besoins de la clientèle. En comparaison, le PERP n’avait de populaire que le nom », relève Jean Berthon.

Unités de compte, l’embarras du choix

Le PER Zen inclut une large gamme d’unités de compte (UC) en architecture ouverte. « La diversification des supports répond aux différents besoins des épargnants. C’est aussi la culture d’Ageas de travailler en architecture ouverte, nous allons continuer dans cette voie », indique Alain Régnault. Ces UC sont domiciliées en Europe (France, Irlande, Autriche, Luxembourg et Royaume-Uni). Elles se répartissent notamment entre 293 OPCVM (y compris socialement responsables), 131 actions (SBF120 et Euro Stoxx 50), 39 ETF et 23 fonds immobiliers (OPCI, SCPI, SCI). Portée par une conjoncture favorable, cette dernière catégorie d’UC « est très demandée », note Alain Régnault.

Conformément à la volonté du gouvernement — réorienter l’épargne retraite vers le financement de l’économie — le choix s’étend aux opportunités de capital-investissement. Le PER Zen propose d’investir dans les petites entreprises et le non-coté français avec 13 UC Actions France, en petites et moyennes capitalisations ou à travers un fonds de Private Equity géré par NextStage AM. « C’est notre façon et celle de nos clients d’être de bons citoyens », sourit Jean Berthon. Sans perdre pour autant leur identité, assurent les deux acteurs. « Nous avions déjà une culture UC très élevée dans notre PERP. C’est un PER assurantiel, il ne faut pas oublier ce que nous sommes ! », affirme Alain Régnault.

Simplification et gestion personnalisée

Dans ce nouveau modèle, l’adhérent doit déterminer le mode de gestion qui lui convient le mieux. « C’est une disposition de la loi PACTE », rappelle Alain Régnault, mais aussi « l’occasion pour les conseillers partenaires d’évoquer avec leur client leur projet pour la retraite ». En gestion libre, il garde le choix à tout moment de répartir son épargne retraite entre le fonds en euros et les supports en UC. En gestion déléguée, il donne mandat à son courtier ou son CGP pour effectuer l’arbitrage. Reste une troisième option — adaptée à la durée de vie du produit — la gestion pilotée. Elle permet de sécuriser progressivement son patrimoine financier, par l’arbitrage automatique d’un pourcentage croissant de l’épargne, selon l’appétence au risque de l’adhérent.

La personnalisation de l’épargne se poursuit avec la souplesse des versements. L’épargnant pourra alimenter son PER Zen par versements libres, par versements programmés — à partir de 100€ par mois — ou encore par transferts. Pour rappel, la loi PACTE permet de regrouper les anciens dispositifs d’épargne salariale et d’épargne retraite et salariale au sein d’un même contrat. « Le PER Zen est une opportunité pour conquérir de nouveaux clients et s’inscrire dans la trajectoire de simplification du gouvernement », résume Alain Régnault, Directeur Général d’Agéas France. Ce produit sera commercialisé auprès des partenaires d’Ageas France et de Gaipare Zen à partir du 12 novembre prochain. Les frais d’entrée n’ont pas encore été précisés.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef

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