LA FINANCIÈRE DE L’ECHIQUIER

Créée en 1991, La Financière de l’Échiquier (LFDE) est l’une des principales sociétés de gestion entrepreneuriales en France. Son métier : l’investissement en entreprises cotées en Europe et dans le monde.

La Financière de l’Échiquier s’appuie sur son savoir-faire de gestion de conviction pour offrir à ses clients institutionnels, distributeurs et privés, les produits et solutions responsables dont ils ont besoin pour valoriser leur investissements.

La Financière de l’Échiquier gère aujourd’hui environ 9 milliards d’euros, compte plus de 130 salariés et est implantée commercialement en Allemagne, Espagne, Italie, Suisse, ainsi qu’au Benelux.

La Financière de l’Échiquier fait partie du groupe Primonial, leader indépendant, en France, de la conception, de la gestion et du conseil en solutions de placement.

Les dernières infos de LA FINANCIÈRE DE L’ECHIQUIER

La Financière de l'Echiquier sélectionnée pour contribuer au financement d’entreprises technologiques dans le cadre de la mission Tibi

Paris, le 31.07.2020 – La Financière de l’Echiquier (LFDE) est officiellement sélectionnée par le comité d’investisseurs institutionnels partenaires du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance dans le cadre d’une initiative engagée pour favoriser l’investissement dans les technologies de rupture et le développement de fonds global tech en France. A ce jour 22 investisseurs institutionnels et plus de 6 milliards d’euros sont engagés sur deux classes d’actifs, cotés et non cotés.

Présidé par Philippe Tibi, le comité des investisseurs institutionnels partenaires, réuni le 6 juillet 2020 a retenu 7 fonds cotés, dont Echiquier Artificial Intelligence, géré par La Financière de l’Echiquier. Parmi les critères d’éligibilité figuraient l’expertise de la société de gestion, la compétence des équipes de gestion, la diversification des investissements en termes de capitalisation boursière, la liquidité du portefeuille, une forte connaissance des entreprises et la prise en compte des enjeux ESG.

La Financière de l’Echiquier avait été la première société de gestion française à proposer une solution de stock-picking dédiée à l’intelligence artificielle, en juin 2018, Echiquier Artificial Intelligence[1], un fonds Global Tech dont la dynamique est prometteuse : le fonds a dépassé les 440 millions d’euros d’encours, avec une performance depuis le début de l’année de 45.0% vs -5.3% pour son indice de référence, le MSCI World NR EUR, et une performance cumulée depuis sa création de 74.8% vs 11.9% pour son indice[2].

Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’Actifs de La Financière de l’Echiquier, déclare :  » Le développement de fonds global tech domiciliés en France est un enjeu de Place auquel LFDE entend contribuer activement. Nous sommes très heureux de la reconnaissance de l’expertise de LFDE que constitue cette sélection ainsi que de la confiance que les investisseurs institutionnels nous renouvellent. « 

 

Pour en savoir plus sur les caractéristiques et les risques d’Echiquier Artificial Intelligence, cliquez ici[3]

 

1] Ce compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois Echiquier Fund a été lancé le 20 juin 2018. Données au 28/7/2020. Action K LU1819479939

2 Les performances passées ne préjugent pas des performances à venir

3  Il comporte des risques, notamment de risque en perte de capital et risque actions


"Rien n'est jamais acquis à l'homme"

LFDE

« Et quand il veut serrer son bonheur il le broie », ajoutait Louis Aragon. Bien malgré lui, les vers du poète communiste décrivent bien le sentiment actuel des investisseurs – même si eux non plus ne confondent pas bonheur et cours de Bourse !

En effet, 24 heures après que le Nasdaq a atteint son cours le plus élevé de son histoire, et le S&P compensé toutes ses pertes depuis le début de l’année, la journée du 11 juin a signé la pire performance des grands indices actions depuis les pires jours du mois de mars ! Selon les zones, ils ont brusquement perdu entre 3 et 6%. Pourtant, aucune nouvelle économique d’importance n’a été annoncée. De quoi le marché a-t-il pris peur ?

En premier lieu, …

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Valse à trois temps

LFDE

« Une valse à trois temps […] comme c’est charmant » chantait Jacques Brel au rythme endiablé de l’accordéon. Dansés sur le rythme tout aussi effréné de la hausse des marchés, les trois temps de la valse européenne ont indubitablement charmé les investisseurs.

Premier temps, mi-mai, avec l’ambitieuse proposition franco-allemande de relance, qui a ouvert la voie à la mutualisation de la dette au niveau européen, ainsi qu’au renforcement des mécanismes de solidarité. Deuxième temps,…

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L'Europe enfin ?

LFDE

« Nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant. » Cette célèbre maladresse rhétorique attribuée au défunt Président ivoirien Félix Houphouët-Boigny aurait longtemps pu servir de maxime à l’Union européenne, tant celle-ci a traîné, comme autant de boulets, son absence de cohésion, ses errements et ses erreurs. Il semblerait toutefois que l’Europe s’apprête à présent à faire un pas qui la porterait sur l’autre rive de la brèche ouverte par la crise du Covid-19.

L’initiative en revient au couple franco-allemand. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont en effet annoncé…

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Les marronniers fleurissent au printemps

LFDE

Depuis mars dernier, un seul et unique sujet monopolisait la une des médias : la pandémie de coronavirus et ses conséquences sanitaires, sociales ou économiques. Nous assistons cependant depuis quelques jours au retour de marronniers sans doute trop rapidement mis de côté : la rivalité sino-américaine et le divorce du Brexit.
Après l’accord « phase one » qui a mis un terme à plusieurs mois de conflits commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine, un certain apaisement était perceptible depuis janvier. C’était oublier trop vite le tempérament explosif du président américain. Adepte du concept de réalité alternative et friand de thèses complotistes, il n’a pas attendu longtemps pour…

La zone euro, de nouveau à la traîne ?

LFDE

12,4%. C’est le différentiel de performance entre l’indice phare de la Bourse américaine, le S&P 500, et son homologue européen, l’EuroStoxx 50, depuis le point bas du marché américain le 23 mars. Depuis le début de l’année, l’écart est à peu près le même : le marché américain surperforme le marché européen de 12% (-11,3% pour le S&P 500 et -23,3% pour l’EuroStoxx 50). Certes, ce différentiel est en partie en trompe l’œil, car la performance du S&P 500 est principalement tirée par quelques-uns de ses plus gros poids, les géants de la tech (les fameux GAFAM ) en particulier, qui représentent plus de 21% de l’indice. Depuis début 2020, l’indice GAFAM affiche en effet une hausse de 13,4% ! Evidemment, l’Europe est loin de posséder des mastodontes comparables.

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Le thème de la semaine : Derrick et Harry

LFDE

La semaine passée a vu se réunir coup sur coup deux des principales banques centrales mondiales, la Fed puis la BCE. Quelle différence ! Les marchés ne s’y sont pas trompé. Le soir de l’intervention de la Fed, les marchés clôturaient en nette hausse. Le soir de l’intervention de la BCE, en forte baisse… surtout les indices européens justement.

Et pourtant, la Fed n’a rien annoncé de neuf, à l’inverse de la BCE ! Mais la Fed avait déjà annoncé des innovations majeures le 9 avril, en particulier l’achat d’obligations spéculatives et de larges prêts à différents types d’institutions (entreprises, Etats non fédéraux, collectivités locales…). Le marché actions avait fortement monté sur ces annonces. On n’attendait donc rien de nouveau de sa part, à part….

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Le thème de la semaine : après la pluie, le beau temps ?

LFDE

Rédaction achevée le 24.04.20
Auteurs 
: Olivier de Berranger, CIO ; Clément Inbona, Fund Manager

 

Depuis le creux de mars dernier, les marchés actions ont nettement rebondi : autour de 28%, du plus bas au plus haut, pour le S&P 500, et jusqu’à 22% pour son homologue l’Euro Stoxx 50. Si les performances de ces deux indices depuis le début de l’année sont encore négatives, cette hausse marquée a de quoi interpeller dans la tempête que nous traversons.

Consommation au ralenti, investissement au point mort, explosion du chômage, cours du pétrole parfois négatifs, commerce international en berne, bénéfices des entreprises en net recul… sur le front économique, nous affrontons l’ouragan parfait. Pourtant, contre vents et marées, le baromètre boursier annonce des éclaircies. De prime abord, cela peut sembler paradoxal.

La photographie instantanée de l’économie n’a en réalité que peu d’impact sur la valorisation des actifs. Ce sont les perspectives futures qui influencent en premier lieu leur cours. Sans quoi les indices boursiers seraient au plus bas, car une nouvelle fois cette semaine, les indicateurs avancés d’activité économique – PMI, IFO, confiance des consommateurs pour ne citer qu’eux – ont touché des plus bas historiques, surprenant à la baisse des attentes déjà faibles. Par conséquent, l’amplitude de la récession mondiale a de nouveau été revue à la hausse par les principaux organismes supranationaux. L’économie mondiale est dans l’œil du cyclone à cause de la pandémie de Covid-19.

Alors pourquoi les indices actions semblent-ils protégés par un anticyclone ?

D’abord, parce qu’ils bénéficient d’une vague sans précédent de soutiens monétaires. En quelques semaines, ce ne sont pas des milliards mais des trillions (10^12 !) d’euros ou de dollars que la Fed et la BCE ont annoncé injecter. Autant et aussi vite : du jamais vu ! Les liquidités seront abondantes et pour longtemps. Face à une menace inflationniste quasi-inexistante, elles pourraient être encore s’amplifier fortement, au risque toutefois de faire entrer les marchés dans une économie de bulles.

Ensuite, parce que les gouvernements ont eux aussi agi massivement et rapidement, en déployant des mesures de soutien pour l’emploi, donc pour la consommation, ainsi que pour soulager la trésorerie des entreprises et éviter des faillites en cascade. De plus, les Etats se sont engagés à accélérer, la reprise, une fois l’horizon éclairci, avec de nouveaux plans de dépenses. La faiblesse des taux, administrés par les banques centrales, rend d’ailleurs ce surcroît d’endettement peu onéreux. Au niveau budgétaire également, les soutiens seront amples et durables et feront l’objet d’ajustements à la hausse.

Enfin, l’expansion de la pandémie commence à être circonscrite grâce à un confinement de plusieurs semaines, permettant d’envisager un déconfinement progressif. Sur le plan sanitaire et social, un ciel plus clément se dessine peu à peu à l’horizon.

Parce qu’ils sont des lieux de confrontation d’anticipations et que, sur de nombreux plans, les nuages se dissipent peu à peu, les marchés financiers anticipent déjà l’arrivée d’un été radieux après un hiver glacial.

 

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Les informations communiquées sont le résultat de recherches internes fondées sur la base des meilleures sources en notre possession et issues d’informations publiques. Elles sont réalisées par l’équipe de gestion dans le cadre de son activité de gestion d’OPC et non d’une activité d’analyse financière au sens de la réglementation. Elles ne sont pas constitutives d’un conseil en investissement.

La Financière de l’Échiquier décline toute responsabilité quant à la pertinence ou à la réalisation de ses prévisions.

 


L’Intelligence Artificielle sur le front du coronavirus

Rolando Grandi, CFA, gérant actions internationales, La Financière de l’Echiquier.

Rédigé le 25 mars 2020

« Nous sommes en guerre » a déclaré le Président français le 16 mars 2020. Nous combattons un ennemi « invisible » mais non invincible. Cette guerre ne fait que commencer et le secours apporté par l’Intelligence Artificielle (IA) pourrait peut-être contribuer à enrayer la prolifération du virus.

La recherche bénéficie aujourd’hui des progrès qui ont favorisé l’émergence de l’IA, le cloud computing et les cartes graphiques (GPU). Grâce au cloud computing, les ressources de calcul sont aujourd’hui accessibles à distance, sans que les chercheurs aient besoin de gigantesques data centers pour faire fonctionner leurs modélisations moléculaires et ainsi étudier le coronavirus. Pour celà, ils peuvent faire appel à des fournisseurs comme AWS (AMAZON), Azure (MICROSOFT) ou AliCloud (ALIBABA). Grâce à FOLDING AT HOME, société de recherche biomédicale collaborative, et à NVIDIA, leader mondial des cartes graphiques, un système de mutualisation de cartes graphiques permet à la recherche de passer à la vitesse supérieure. Ces cartes graphiques permettent d’accélérer les algorithmes d’IA, ainsi que les logiciels de simulation biologique utilisés par la recherche pour comprendre le virus et élaborer médicaments et vaccins. Le « don » de puissance de calcul est ainsi possible, et son succès est conséquent, avec plus de 470 pétaflops de puissance de calcul, soit davantage que les 7 superordinateurs les plus puissants du monde.

Les initiatives se multiplient. L’Institut de l’Intelligence Artificielle Allen de Seattle a lui développé un algorithme d’analyse sémantique pour synthétiser les publications de la recherche mondiale sur le virus. Cette initiative a retenu l’attention du gouvernement américain, qui a invité plusieurs groupes de recherche à s’y joindre1 . Le canadien BLUEDOT a quant à lui identifié la pandémie en décembre 2019, en observant le nombre grandissant de pneumonie en Chine. Neuf jours plus tard, l’OMS signalait l’apparition du COVID-19. D’autres entreprises, telles que HEALTHMAP à Boston ou METABIOTA à San Francisco ont alerté de l’imminente propagation du virus. Si ces alertes n’ont pas généré de réponses immédiates, elles ont révélé les capacités prédictives de l’IA. Couplées à des actions concrètes, elles pourraient à l’avenir renforcer la résilience de nos sociétés et de l’économie.

La puissance de calcul partagée et collaborative fait progresser la recherche, et l’IA permet d’optimiser les efforts scientifiques déployés à l’échelle mondiale, en classant notamment les quelque 24 000 publications scientifiques parues2 à ce jour sur le coronavirus. L’IA n’en est qu’au stade de l’enfance et ses premiers pas sont prometteurs. Echiquier Artificial Intelligence3 maintient le cap pour détecter et investir dans les meilleures entreprises, à nos yeux, qui développent ou qui bénéficient de cette technologie révolutionnaire.

 

1 www.geekwire.com

2 www.technologyreview.com

3 Les principaux risques auxquels est exposé ce compartiment de SICAV sont le risque actions avec une exposition de 60% minimum, le risque de perte en capital et le risque de change. La performance depuis création, en juin 2018, est de 9,9 %, vs -6,9% pour son indice de référence le MSCI WORLD NET TOTAL RETURN (en EUR), et de 1,5% sur un an vs -8,8% pour l’indice.

Données au 25/03/2020.


Flash Marchés

Olivier de Berranger, Directeur de la Gestion d’actifs et Alexis Bienvenu, gérant

Rédaction achevée le 23.03.2020

 

Les marchés d’actifs risqués sont restés sous pression la semaine dernière, avec une volatilité toujours très élevée. Plus résistants jusque-là, les marchés américains ont rattrapé à la baisse leurs homologues européens en connaissant leur pire semaine depuis 2008. Dans le même temps, les obligations d’entreprises souffrent du manque de liquidité.

Comment la situation évolue-t-elle ?

Des mesures de confinement sont en place dans de nombreux pays et il faudra attendre encore au moins une à deux semaines pour en voir les premiers résultats tangibles sur la progression de la pandémie. Pendant ce temps, Etats et banques centrales s’activent pour tenter de soutenir une économie mondiale qui va souffrir très fortement de cet arrêt brusque et massif de l’activité. La BCE a ainsi annoncé un gigantesque programme d’achats d’obligations, pour plus de 1 000 milliards d’euros sur 2020. Fait nouveau, la dette grecque sera cette fois incluse dans le programme de rachats. Ce lundi, c’est la Fed qui pour sa part annonce un quantitative easing illimité sur les obligations d’entreprises.

Du côté des Etats, les promesses de soutien aux entreprises menacées de faillite se multiplient et des nationalisations sont même évoquées, notamment pour les compagnies aériennes. Bruxelles enterre la doctrine européenne sur la rigueur budgétaire, les Etats-Unis préparent un plan de soutien à hauteur d’au moins 2 000 milliards de dollars, des distributions directes de chèques aux ménages sont évoquées… Bref, les « bazookas» monétaires et budgétaires sont de sortie. Si ces mesures vont drastiquement creuser la dette des Etats, celle-ci sera achetée par les banques centrales et le service de la dette ne sera que peu douloureux grâce au faible niveau des taux.

Néanmoins, des incertitudes demeurent, en particulier concernant les Etats-Unis. Si certains Etats sont en confinement (Californie, Etat de New-York), beaucoup ne l’appliquent pas, ce qui laisse craindre un emballement de l’épidémie, d’autant plus inquiétant que le système de santé américain paraît difficilement capable de faire face. Par ailleurs, les tentatives de chiffrage de l’impact de la crise actuelle sur la croissance du PIB du deuxième trimestre donnent des résultats inédits : -12% comme estimé par JP Morgan ou -24% selon Goldman Sachs (en rythme annualisé). Ilest certain dans tous les cas que le PIB américain connaîtra un coup de frein très violent dans les mois qui viennent.

Dans ce contexte, difficile de trouver beaucoup d’arguments qui permettraient de justifier un retour de l’appétit pour le risque à court terme.

Quel scénario pour la suite et comment nous y adaptons-nous ?

Du côté des banques centrales comme des Etats, tous les leviers sont activés pour arracher l’économie à la dépression qui vient. On ne l’évitera probablement pas pour autant, mais ses dommages seront moindres. Même si la coordination entre Etats est parfois imparfaite, on constate qu’elle finit par apparaître. Les mécanismes mis en place en 2008 ont été poussés bien plus loin qu’auparavant. Il faut s’en féliciter au nom de la préservation du système économique. Mais nous basculons dans un monde où la dette d’Etat sera encore bien plus élevée.

A court terme, nous demeurons convaincus qu’il sera difficile d’envisager un quelconque rebond durable des marchés sans amélioration sur le front de la pandémie. Ceci pourrait prendre encore plusieurs semaines, avec des situations variables d’un pays à l’autre. Par ailleurs, la dépression qui se profile provoquera nécessairement des effets de second tour qui contribueront à maintenir une volatilité importante sur les marchés. Dans ce contexte, nous réitérons donc notre positionnement prudent, qui se traduit par des expositions actions faibles sur les fonds d’allocation et multi-actifs et par des niveaux de liquidités plus importants dans bon nombre de nos stratégies actions.

 

« Cette analyse résulte des convictions de l’équipe de gestion de La Financière de l’Échiquier »


Vous avez dit réduction ?

Coline Pavot LFDE

Par Coline Pavot, Responsable de la recherche ESG, La Financière de l’Echiquier

L’urgence climatique ne fait plus débat, le compte à rebours est lancé. Le sujet n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment. Cette question, nous nous la posons tous à notre échelle, individus, entreprises, Etats… mais la réponse n’est pas toujours évidente. Alors que 86% des Français disent vouloir contribuer à la protection de l’environnement  et que les leviers d’action se multiplient, quelle trajectoire choisir pour maximiser son impact positif ?

L’innovation technologique au service de l’impact

La première réponse de notre époque est l’innovation technologique. Le progrès apporte des solutions à de nombreuses problématiques environnementales, en mettant à notre disposition des alternatives à nos modes de vie : remplacer nos voitures thermiques par des voitures électriques, ou encore nos centrales à charbon par des parcs éoliens et photovoltaïques. Des alternatives plutôt confortables qui n’impliquent pas de transformation profonde de nos usages et habitudes de consommation. Elles sont cependant régulièrement décriées par manque de recul sur leur véritable impact. On leur reproche leurs coûts écologiques cachés et leurs effets rebonds . Une étude d’un think-tank américain a démontré qu’à l’échelle de la société « à chaque fois que nous progressons de deux pas du point de vue de l’efficacité énergétique, l’effet rebond signifie un recul d’un pas ou plus, allant jusqu’à ruiner les gains réalisés au départ » . Pour être des alternatives environnementales viables, il est donc essentiel que ces technologies progressent en questionnant l’ensemble de leurs impacts.

L’option compensation

Au risque de faire des choix contre-productifs sur le plan environnemental, de plus en plus d’acteurs décident de compenser leurs émissions de CO2. L’une des options la plus commune est la reforestation. Quand on sait que les puits de carbone naturels – océans, végétation, sols – absorbent en moyenne la moitié des émissions annuelles de CO2 , ce choix semble pertinent. Cependant, malgré les annonces de certaines compagnies pétrolières et aériennes, il ne suffit pas de planter des arbres pour être neutre en carbone, encore moins pour se dédouaner de ses activités polluantes. Toute démarche de compensation doit s’accompagner de mesures de réduction significatives de son impact environnemental. Qui plus est, la reforestation joue un rôle efficace de capture du CO2 dans certaines conditions bien précises, rarement réunies. La forêt doit être gérée de manière responsable, de façon à maintenir ou restaurer la biodiversité, et une fois arrivé à maturité, le bois devra être utilisé dans la fabrication de biens durables, et non laissé en décomposition, relâchant alors dans l’atmosphère le carbone capturé tout au long de sa vie.

La première des solutions : la réduction

Face à ces constats en demi-teinte, une solution semble mettre tout le monde d’accord : la réduction. Elle est même au cœur du scénario du GIEC d’augmentation moyenne de la température de 2°C. La bonne nouvelle, c’est que l’impact potentiel est énorme et que nous avons tous à notre échelle la possibilité d’agir. Les particuliers, soucieux de réduire leur volume de déchets, se tournent par exemple de plus en plus vers les produits en vrac, un marché qui a crû de 41% en 2019 en France et devrait atteindre 3,2 milliards d’euros en 2022  ! Les entreprises ne sont pas en reste. Que ce soit par l’optimisation de leur processus de production ou par les produits et services qu’elles proposent, elles ont un rôle clef à jouer. La société de blanchisserie ELIS l’a bien compris, en s’emparant du sujet de la réduction de son empreinte environnementale il y a déjà plusieurs années. Ainsi, grâce aux efforts déployés, elle permet à ses clients, optant pour le lavage collectif au détriment du lavage individuel, d’avoir un impact jusqu’à 10 fois moins fort sur l’environnement !

A La Financière de l’Echiquier, les entreprises que nous privilégions sont celles qui ont compris qu’innover, compenser et avant tout réduire, fait partie d’une chaîne de solutions qui leur permettra d’améliorer significativement leur impact environnemental.

 

 

 


Adhésion au Global Impact Investing Network

Paris, le 28 février 2020 ǀ La Financière de l’Échiquier (LFDE) annonce son adhésion au Global Impact Investing Network (GIIN), première initiative mondiale consacrée à l’investissement à impact.

Les missions du GIIN visent le renforcement de la transparence, des méthodologies et de l’échelle de l’investissement à impact dans le monde de l’investissement. Chaque année, le GIIN Investor Forum réunit des investisseurs du monde entier et les personnalités de l’écosystème de la finance de l’impact positif afin de développer ce marché et d’échanger les bonnes pratiques.

LFDE avait été l’une des premières sociétés de gestion françaises à lancer, en 2017, une solution d’impact, Echiquier Positive Impact Europe, dont le processus de sélection des entreprises cotées est adossé aux Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU. LFDE publie chaque année le rapport d’impact de cette SICAV labellisée ISR, une démarche qui permet d’évaluer en toute transparence l’impact réel de l’investissement sur les Hommes et la planète.

« L’impact est à nos yeux la nouvelle frontière de l’ISR. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé un fonds d’impact, qui démontre qu’investir de façon intentionnelle dans des entreprises ayant un impact social et/ou environnemental mesurable, génère aussi une performance financière » a déclaré Sonia Fasolo, gérante ISR.

« L’adhésion de LFDE au GIIN est naturelle. Elle marque notre volonté de partager nos réflexions et de nourrir nos pratiques d’investissement à impact pour faire progresser l’impact positif des marchés cotés sur l’économie réelle » a commenté Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’actifs. Pour consulter le rapport d’impact d’Echiquier Positive Impact Europe, cliquez ici.


La Financière de l’Échiquier intensifie son engagement en faveur du climat

Paris, le 5 février 2020 – La Financière de l’Échiquier (LFDE) rejoint l’initiative Climate Action 100+, première coalition d’investisseurs mondiaux à l’origine d’engagements collaboratifs avec les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde.  Le but de cette initiative est d’inciter ces entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris, à améliorer leur gouvernance climatique et accroître la transparence de leur reporting climatique.

Cette initiative réunit à ce jour 410 investisseurs (41 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion) engagés dans un dialogue direct avec 160 entreprises représentant 80% des émissions industrielles mondiales. Climate Action+ a notamment été lancée avec le soutien des Principes pour l’Investissement Responsable (UN PRI), auxquels LFDE adhère depuis 2008.

« Le changement climatique est une source de risques pour les entreprises, notamment pour les plus émettrices. Les inciter à s’engager en faveur du climat est au cœur de notre responsabilité d’investisseurs » a déclaré Sonia Fasolo, gérante ISR.

« La gestion d’actifs a un rôle essentiel à jouer en orientant les capitaux vers les entreprises qui préparent le monde de demain. En anticipant les risques de transition et les risques physiques liés au changement climatique auxquelles elles pourraient être exposées, les entreprises assurent leur pérennité et leurs performances futures. » a commenté Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’actifs.

Pour en savoir plus sur l’initiative internationale Climate Action 100+, cliquez ici.


SMART SPEAKERS / LA VOIX DE SON MAÎTRE

Par Rolando Grandi, Gérant d’Echiquier Artificial Intelligence

Parmi les objets les plus populaires de ces dernières fêtes de Noël, les enceintes connectées révèlent les tendances d’un marché en plein essor. Un nouvel eldorado ?

Les smart speakers, qui hébergent des assistants intelligents virtuels, s’immiscent à grands pas dans notre société et nos foyers. Ils se positionnent comme le produit électronique le plus en vogue de l’édition 2020 du CES de Las Vegas, le salon tech de l’innovation mondiale1. Ces petites enceintes conçues par les géants technologiques comme AMAZON, pionnier en 2015 avec son enceinte Écho, ou BAIDU en Chine, deviennent les piliers du marché en pleine croissance de la maison connectée mais pas seulement…

Si ces petites enceintes se vendent autant, c’est surtout parce que ces assistants virtuels capables de comprendre le langage humain sont profondément ancrés dans notre vie quotidienne. Ils n’ont qu’un seul but : vous simplifier la vie. Un simple ordre vocal permet de demander à son réfrigérateur s’il reste assez d’œufs pour préparer le dessert du soir,
de régler la température de sa chambre ou de déclencher le robot aspirateur.

 

L’art du dialogue
La voix se positionne ainsi comme la prochaine interface d’interaction avec la technologie.
Un changement de paradigme qui préfigure une nouvelle ère.

Lors de notre rencontre fin 2019 avec iFLYTEK, spécialiste chinois du traitement et de la compréhension vocale du langage humain, et dont l’assistant virtuel, Lingxi, est déjà capable de commander des billets de train sur simple ordre vocal, le management a évoqué les complexités de l’IA vocale, rendue possible grâce aux réseaux neuronaux artificiels : les gigantesques bases de données disponibles permettent à de puissants algorithmes d’apprendre et de s’améliorer pour comprendre la voix humaine et le sens des propos.
La valeur ajoutée de cette connectivité accrue devrait constituer un vecteur de croissance significatif pour le secteur, comme pour le « voice shopping », un marché qui a atteint en 2019 40 milliards de dollars.

 

L’IA vocale, en plein essor

La prolifération de ces petits robots digitaux ouvre d’immenses opportunités pour repenser, à l’ère de l’IA, la façon dont nous communiquons avec la technologie. L’IA encapsulée dans ces enceintes ouvre de nouvelles portes non seulement sur le marché de la domotique intelligente mais aussi du shopping… Les interfaces vont se développer dans tous les domaines et révolutionner la consommation. En 2021, il devrait y avoir plus d’assistants virtuels que de personnes sur la planète2! Et très vite viendra le temps où l’on se demandera comment était la vie avant…ǀ

 

1 Du 7 au 10 janvier 2020 (350 exposants français, 3e pays le plus représenté)
2 OVUM, Key trends in the smart home market: April 2019

 


Cybersanté, la nouvelle frontière de l’Intelligence Artificielle

Par Rolando Grandi, Gérant d’Echiquier Artificial Intelligence – La Financière de l’Echiquier

Dans les années 2060, la présidente française de Transparence, une société numérique, s’apprête à commercialiser Endless, projet qui consiste à transplanter l’âme humaine – les données personnelles d’un individu – dans une enveloppe corporelle artificielle. Si l’on est encore loin de ce monde brillamment imaginé par Marc Dugain [1], l’intelligence artificielle (IA) a commencé à faire muter la médecine. Avec l’augmentation des dépenses mondiales en soins qui devraient atteindre plus de 10 000 milliards de dollars en 2022[2], les services de santé tendent à se digitaliser partout dans le monde. Et pour ce secteur tout particulièrement, l’IA est porteuse d’espoir.

L’apport de l’IA infuse toutes les disciplines : biotechnologie, e-thérapie, épidémiologie, robotique chirurgicale, prothèses intelligentes, pharmacovigilance, etc. Sur tous les fronts, les avancées se multiplient.
L’IA améliore la recherche médicale, dont elle réduit drastiquement les coûts. Le coût de séquençage de l’ADN est ainsi passé par exemple pour la medtech américaine ILLUMINA de 1 million de dollars en 2007 à 1 000 dollars en 2019. Il devrait baisser jusqu’à 100 dollars au cours de la prochaine décennie. La génération inédite de données permettra de développer grâce à l’IA des médicaments et des thérapies personnalisées pour chaque patient.

Le lancement en septembre 2019 par MICROSOFT et ASTRAZENECA, groupe pharmaceutique anglo-suédois, de la AI Factory for Health, accélérateur européen de start-ups de l’IA, renferme de belles promesses. Il
accompagne notamment des start-ups spécialisées en oncologie, comme Owkin. Fondée par un mathématicien et un oncologue, spécialisée dans le machine learning appliqué à la recherche médicale, cette jeune pousse basée à Paris et à New York utilise l’IA et le big data pour accélérer la découverte de médicaments
contre le cancer, dans le respect « total » des données des patients grâce au transfert learning. Une approche révolutionnaire de l’IA qui porte ses fruits : Owkin est à l’origine d’une découverte majeure, en octobre dernier,
dans le traitement de la biologie tumorale.
Une e-santé en pleine forme

En Chine, qui compte 12 millions de professionnels de santé pour 1,4 milliard d’habitants, des assistants virtuels révolutionnent l’accès à la médecine. Les plateformes de santé connectée WeChat de TENCENT ou Good Doctor de PING AN HEALTHCARE AND TECHNOLOGY – qui a doublé son chiffre d’affaires au premier semestre 2019 – sont en grande forme. Si la France n’a pas encore sauté le pas, les applications de santé commencent à y fleurir. Qare vous donne ainsi accès à des téléconsultations remboursées par la Sécurité Sociale, depuis votre portable… Un remède simple aux déserts médicaux ?
Des robots aux petits soins

Autre terrain d’exploration et d’opportunités, la robotique, dont le marché médical mondial représentait en 2018 6,5 milliards de dollars. Grâce à elle, les machines se dotent de capacités perceptuelles, décisionnelles et d’action améliorées et l’éclosion des robots transforme le secteur de la santé : des robots animateurs stimulent les pensionnaires de maisons de retraite sur le plan cognitif ; des prothèses intelligentes réparent ou augmentent le corps humain ; des robots médicaux améliorent la dextérité des chirurgiens. C’est le cas
de Da Vinci d’INTUITIVE SURGICAL, qui a déjà à son actif plus de cinq millions d’opérations dans le monde.
Autre exemple ? Un bras robotique piloté grâce à la 5G a permis à un chirurgien chinois de réaliser, en 2019, la première intervention chirurgicale cérébrale… à 3 000 km de distance.

Les champs d’application de l’IA sont vastes dans un marché en pleine effervescence. En 2035, la valeur ajoutée brute du secteur de la santé de 12 pays développés est estimée à 2 260 milliards de dollars, et en ajoutant l’apport de l’IA, à 2 721 milliards de dollars [3], soit plus que le PIB de la France.

 

[1] Transparence, M. Dugain, Gallimard, 2019
[2] Global Healthcare sector issues in 2019, Deloitte
[3] How AI boosts Profits and Innovation, Accenture & Frontier Economics, 2017

 


700 millions d’algorithmes et moi, et moi, et moi

Par Rolando Grandi, Gérant d’Echiquier Artificial Intelligence

Aujourd’hui, 30% des ventes sur le site d’AMAZON sont générées par les algorithmes de recommandation qui
proposent des produits susceptibles de convenir à vos besoins… ou d’en créer de nouveaux. Du côté de la
concurrence, le changement d’algorithme de recommandation du géant ALIBABA a permis d’accélérer
significativement la croissance des ventes sur la plateforme numéro 1 du e-commerce en Chine.
D’un bout à l’autre de la planète, la règle est la même : grâce à la puissance de l’Intelligence Artificielle (IA), les
données que les utilisateurs génèrent sur ces plateformes nourrissent de puissants algorithmes, leur permettant de
mieux vous connaître afin de vous proposer des produits susceptibles de déclencher l’envie de les acheter.
Forte des données dont AMAZON dispose grâce aux 2,65 milliards de visites mensuelles sur son site web1

, la société
s’aventure… sur les terres du commerce physique. Un secteur que le géant américain avait significativement
bouleversé, provoquant des baisses de cours de Bourse des entreprises de commerce traditionnel. L’avantage
d’AMAZON ? Son IA anticipe nos besoins et nos désirs. Un tour à l’Amazon 4-stars store ou à l’Amazon book store de
New York suffit pour s’en convaincre. Ces magasins d’un genre nouveau sont spectaculaires par leur capacité à
disposer d’un nombre réduit d’articles, et par leurs ventes, bien supérieures à celles de la concurrence, grâce aux
algorithmes d’IA qui permettent de s’ajuster aux goûts des New Yorkais. L’Amazon 4-stars store ne propose que des
produits bénéficiant des meilleures notes de clients d’Amazon.com (4 ou 5 étoiles au minimum), quand la librairie
Amazon book propose une sélection très pointue permettant d’optimiser les ventes.
Des miroirs de nous-mêmes
Avec l’explosion des données et la capacité des entreprises à les capter via Internet, la prolifération des smartphones
et la myriade d’applications disponibles, les algorithmes d’IA sont devenus des miroirs de nous-mêmes. NETFLIX me
comprend et sait ce que j’ai envie de regarder… Je n’ai plus besoin de chercher un programme, NETFLIX le fait à ma
place…
Serait-ce la fin du libre arbitre ? La supériorité de l’algorithme va-t-elle annihiler la capacité de l’être humain à faire
des choix ? Est-il rationnel d’obéir à la machine ? De faire une confiance aveugle sur la route des vacances à WAZE
par exemple ? Pour certains, seul un fou contredirait cet algorithme agissant tel un super cerveau capable de
collecter en temps réel les milliards de données fournies par les utilisateurs de la plateforme.
Une chose est certaine, l’IA va nous permettre de passer d’une économie de masse à l’économie de l’individu, grâce
aux données que nous générons et grâce aux progrès constants de la vitesse de calcul. Pour certains, l’IA
personnalisera les expériences marquantes de la vie des humains. Le taxi autonome dans lequel vous embarquerez
vous reconnaîtra et jouera votre playlist SPOTIFY préférée. Faire du shopping en ligne deviendra un jeu d’enfant
grâce aux algorithmes qui sélectionneront des objets appropriés à vos envies. Tout le monde aura droit à son
personal shopper ! Et lorsque viendra l’heure de partir en voyage, l’IA vous proposera des destinations en fonction
de vos voyages passés, de vos recherches sur Internet, de livres achetés ou de photos likées sur Instagram. L’IA
concevra aussi un itinéraire adapté à vos habitudes, aventure, musées ou night life, et deviendra votre agence de
voyages préférée… Une bien singulière révolution que celle de l’IA, qui métamorphosera, qu’on le veuille ou non,
nos vies !