DNCA FINANCE

DNCA Finance est une société de gestion créée par des spécialistes d’une gestion fondamentale, active et patrimoniale et propose une gamme de fonds simple, lisible et performante.

Politique d’Investissement de DNCA Finance

La politique d’investissement est le résultat avant tout d’une analyse macro-économique et de la valorisation des sociétés. Les gérants sélectionnent des valeurs par rapport à leurs qualités fondamentales. Ils recherchent en permanence les meilleures opportunités pour optimiser le couple rendement/risque des fonds.

En complément des fonds ouverts, DNCA Finance propose une offre de gestion sous mandat.

Ces solutions d’investissement sont disponibles au sein d’enveloppes fiscales adaptées aux situations de chacun : contrats d’assurance-vie et de capitalisation de droits français ou luxembourgeois, fonds interne dédié ou collectif, comptes titres, PEA, PEA PME…

La gestion des mandats se fait soit en fonds DNCA Finance ou en architecture ouverte.

Nous partageons tous une même ambition : développer des produits adaptés et gérés avec une approche associant anticipation et pragmatisme.

Notre expertise, la rigueur et le sens des responsabilités ont ainsi permis à DNCA de s’imposer parmiles acteurs de référence du marché de la gestion actions européennes.

Une gestion humaine et engagée

La dimension humaine de notre métier est essentielle. Nous la considérons comme l’atout indispensable d’une collaboration réussie entre toutes les forces vives de l’entreprise. Elle est également indispensable dans les relations avec nos clients et nos partenaires.

Nous proposons au service de nos clients un savoir-faire de haut niveau grâce à la séniorité, la complémentarité et les compétences de nos équipes.

Les dernières infos de DNCA FINANCE

Représailles

Texte achevé de rédiger le 3 janvier 2020 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

L’escalade guerrière entre les Etats-Unis et l’Iran en ce début d’année a ravivé la volatilité sur les marchés.

Première conséquence, elle a porté le prix du baril autour de 70 dollars ce qui ne constitue pas une bonne nouvelle pour les consommateurs des pays développés. Les valeurs pétrolières ont naturellement été particulièrement entourées au cours de ces journées de hausse du pétrole. L’or tangente désormais le niveau des 1 600 dollars (son plus haut niveau depuis 2013) reflétant les inquiétudes sur l’environnement international. L’intérêt pour le métal jaune ne cesse d’ailleurs d’augmenter depuis l’été dernier : les inquiétudes politiques et économiques, le « débasement » des monnaies dans un système monétaire ultra-expansionniste et les risques systémiques climatiques participent également à cette aversion au risque.

Dans ce contexte incertain, les plus courageux seront tentés d’acheter les « creux de marché » après une année à la performance tonitruante. La réaction positive des marchés actions après la riposte iranienne en est le signe. Pour éclairer le propos sur les conséquences des perturbations géopolitiques, une étude des analystes deSunTrust parue récemment dans le Wall Street Journal démontre que si les tensions au Moyen-Orient impliquent toujours des baisses à court terme, leur impact peut rester transitoire. De la crise des otages en Iran (1979) en passant par l’invasion du Koweit (1990) ou la deuxième guerre en Irak (2003), les marchés actions américains (S&P 500) ont toujours monté sur l’année suivante. Il faut toutefois noter que lors de la crise du canal de Suez (1956), les attentats du 11/09 et la crise pétrolière en 1973, ces derniers avaient baissé.

La performance des marchés actions reste avant tout guidée par le « chemin de croissance » macroéconomique (entre 3 et 3,4% selon les instituts de prévision pour 2020) et sa transcription « microéconomique » dans les résultats publiés par les entreprises (croissance attendue entre 8 et 10%). Les niveaux de valorisation s’avèrent exigeants à ce stade (PE 2020 en Europe autour de 15x-16x). Certes, le niveau des taux d’intérêt peut justifier une certaine clémence mais ce raisonnement comporte ses limites. On ne peut pas « tout » expliquer et rationnaliser par les taux surtout s’ils se mettent à « dérailler » à cause d’une mauvaise inflation (hausse du cours des matières premières et hausse des salaires qui viendraient rogner les marges opérationnelles des entreprises). Les perturbations des taux de change peuvent aussi venir contrecarrer les trajectoires des bénéfices même si le dollar affiche une stabilité étonnante.

L’Europe domestique semble un refuge un peu à l’abri des soubresauts de la scène internationale. Pourtant, elle n’attire toujours pas véritablement les flux des investisseurs. L’accouchement difficile d’un fragile gouvernement dirigé par le socialiste Pedro Sanchez en Espagne, les éternelles tergiversations politiques en Italie, la réforme douloureuse des retraites en France et un Brexit qui n’en finit pas agissent toujours comme des « repoussoirs ». Après des années de hausse des marchés entretenu par le « rerating » du multiple de valorisation, ces derniers pourraient se venger des investisseurs trop optimistes sur la poursuite ininterrompue de cette tendance.


Marchés : grève de performance ou grève des flux en 2020 ?

Texte achevé de rédiger le 10 janvier 2020 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

Au 30ème jour de grève contre le projet de réforme des retraites en France, il est intéressant de s’interroger sur la « grève » potentielle de la performance et des flux des deux grandes classes d’actifs en 2020 : 1/ les obligations et 2/ les actions.

Peu d’investisseurs vont aujourd’hui s’avancer à miser leur pécule sur les obligations car le niveau des taux est anormalement bas et les risques d’inflation se propagent (annonce d’une hausse de 6,2% des bas salaires au Royaume-Uni). Quant aux actions, la plupart des indices affichent des performances 2019 gourmandes (parfois supérieures à 30% dividendes réinvestis). Certains investisseurs vont donc légitimement se poser la question de l’opportunité de réinvestir leur plus-values en bourse à ce stade du cycle d’autant que le cours de l’or a rebondi au-dessus de 1525 dollars l’once démontrant un besoin de sécurité.

Les actions européennes et émergentes ont énormément souffert en termes de flux et de performance de l’opération d’isolationnisme financier portée par la politique de Donald Trump. Depuis 11/2016, ce dernier a contribué à assécher les liquidités mondiales au profit des Etats-Unis. Les pays émergents représentent pourtant aujourd’hui presque 40% du PIB nominal mondial alors que leur représentation dans les indices boursiers mondiaux (MSCI EM) représentent moins de 13%. Alors que la proportion croissante des pays émergents dans le PIB mondial et l’augmentation de leur capitalisation boursière dans les indices globaux étaient parfaitement corrélées entre 2002 et 2010, la capitalisation boursière n’a cessé de baisser en proportion dans les indices mondiaux pendant que le poids de ces pays dans l’économie mondiale passait de 5 à presque que 40%.  La maturité des structures de marché et les mouvements de change erratiques peuvent expliquer cette dichotomie.

Cependant, il y aura un phénomène de rattrapage comme pour l’écart de performance entre les actions européennes et américaines. L’horizon de ces rattrapages demeure la question centrale pour les allocataires d’actifs. Peut-être faut-il s’en remettre aux flux cette année. En effet, ceux-ci pourraient s’inverser en faveur des actions et en défaveur des obligations. Depuis janvier 2017, ce sont plus de 700 milliards de dollars qui sont sortis des fonds actions alors que presque 600 milliards de dollars souscrivaient aux fonds obligataires. Cela n’a pas empêché les marchés actions de monter sur la période. Il faut donc aussi se méfier de la dynamique des flux, parfois difficile à lire.

Toute l’équipe DNCA vous présente ses meilleurs vœux.

 


FOCUS FONDS


Hausse des valorisations et des températures

Texte achevé de rédiger le 20 décembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

L’année 2019 a été une année de contrepied pour les investisseurs. La valorisation des marchés actions a progressé sous l’influence de la baisse des taux longs et malgré le ralentissement économique et les révisions en baisse des bénéfices tout au long de l’année. Ainsi, l’indice européen DJ Stoxx 600 est aujourd’hui valorisé 15,3x en PE 2020 pour une croissance des bénéfices attendue à 9%. Cette estimation ressemble à celle qui est classiquement retenue en début de chaque année par le consensus d’analystes. Il n’y a sûrement plus la place pour une expansion des multiples de valorisation sous l’effet de la compression des taux d’intérêt. Il faut donc que les résultats des entreprises soient au rendez-vous ou que des secteurs délaissés et peu chers (télécom, distribution, énergie, media…) surperforment massivement les secteurs stars de la croissance (luxe, aéronautique, technologies…) pour que les indices actions puissent continuer à progresser en 2020.

La dynamique M&A pourrait aussi prendre le relais comme en cette fin d’année : les offres sur des petites et moyennes capitalisations boursières européennes se multiplient (SQLI dont un bloc de contrôle a été cédé à DBay Advisors et Data Respons en Norvège racheté par le français Akka Technologies à travers une OPA). Après des performances supérieures à 20%, il existe en début d’année prochaine un risque de surchauffe sur les marchés actions et un retour de la volatilité qui avait fortement baissé ces derniers temps (VIX autour de 12).

La surchauffe…il en est aussi question sur la planète Terre. En effet, l’Australie a enregistré la semaine dernière la température la plus élevée jamais enregistrée (41,9 degrés) sur une journée. Par ailleurs, certaines données suggèrent que respirer l’air à Pékin en période de pic de pollution équivaudrait à fumer 40 cigarettes. Malheureusement, la COP25 n’a pas accouché de nouvelles mesures/de nouveaux engagements en montrant les dissensions entre pays développés et pays émergents (Inde) ou émergés (Chine). Pourtant, l’enjeu des prochaines années sera probablement bien lié aux problématiques climatiques et écologiques et notamment à la préservation et au négoce des ressources naturelles telles que l’eau qui se raréfie dans certaines régions du monde (sécheresse en Afrique de l’Est). La température et la tension sont montés aussi d’un cran aux Etats-Unis où Donald Trump a été formellement inculpé. Mais il est probable qu’il ne soit pas démis de ses fonctions. La tactique démocrate pourrait même favoriser sa réélection.

Dans ce flux de nouvelles parfois anxiogènes, l’ensemble des équipes de DNCA Finance vous souhaite tout de même de joyeuses fêtes de Noël.


Actualités

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Grand Prix de la Finance
Léa Dunand-Chatellet, Gérante et directrice de l’investissement responsable, est élue « Personnalité ESG de l’année » par H24 Finance.

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Thanos, Boris et la chouette

Texte achevé de rédiger le 16 décembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

Ce titre pourrait être celui d’une fable du grec Esope ou de Jean de la Fontaine mais ce sont en réalité les sobriquets des trois personnes qui vont faire bouger les marchés ces prochains jours et ces prochains mois.

Thanos, c’est le héros « super méchant » des Marvel auquel Donald Trump s’identifie pour mieux faire disparaître la menace démocrate (son impeachment). L’affirmation de sa puissance a aussi trouvé matière dans la quasi-finalisation de l’accord commercial avec les Chinois. Cet accord permet de repousser les taxes prévues mais aussi de donner un chemin vers la poursuite de nouvelles discussions commerciales. Il traduit la volonté de la part des deux grandes puissances économiques de stabiliser le monde, certes avec de nouvelles règles plus contraignantes mais avec un degré de certitude plus important.

Boris, c’est le prénom du nouveau vainqueur par KO des élections britanniques. Majorité absolue des Tories au Parlement et Brexit en route pour fin janvier constituent aussi deux événements qui vont mettre fin à cette incertitude européenne.

La chouette, c’est la nouvelle Présidente de la BCE, Christine Lagarde, qui a donné sa première conférence et s’est décrite « ni faucon ni colombe ». Elle a réitéré le maintien de la politique monétaire accommodante. De manière inédite depuis 2003 et dans la lignée de la Réserve fédérale américaine, elle a lancé une revue stratégique exhaustive de sa politique monétaire en 2020. Son style et ses décisions seront à coup sûr minutieusement observés par les marchés.

Ces trois personnages, chacun confronté à des problématiques diverses mais intimement liés, façonnent le paysage monétaire et financier. Ce sont d’ailleurs les monnaies qui ont réagi le plus rapidement à ces annonces. La devise européenne se renforce face au dollar et face au yen. La livre britannique converge vers 0,8 contre euro. Les actions européennes devraient être tiraillées entre deux forces : 1/ elles devraient bénéficier tout d’abord de l’évanescence des incertitudes 2/ elles devraient pâtir de la force de l’euro. La première force devrait l’emporter dans un premier temps car c’est celle de l’appétit pour le risque. Si les incertitudes diminuent, les actifs « refuge » (dollar, obligations souveraines des pays cœur et immobilier) devaient voir leur valorisation baisser. L’immobilier semble l’actif le plus dangereux dans les années à venir : valorisation élevée, corrélation aux taux longs, illiquidité et base fiscalisable bien identifiée. La bulle est là, elle gonfle, elle enfle. Le Haut Conseil de stabilité financières du Ministère des Finances en France s’est d’ailleurs ému de la progression plus rapide de l’endettement des ménages français par rapport à celle de leur revenu.

Fait anecdotique à signaler, les opérations capitalistiques de retrait de cote sur deux small & midcaps françaises (Le Bélier et Oeneo) pourraient être le prélude à un mouvement plus vaste de revalorisation de ce segment de marché très délaissé par les investisseurs. Aux Etats-Unis on observe d’ailleurs depuis quelques années une diminution constante du nombre d’entreprises cotées et une augmentation de capitalisation moyenne de celles-ci.  Il n’y aura bientôt plus d’entreprises de petite taille en bourse…il faut peut-être se dépêcher d’en acheter.

 


The art of the deal

Texte achevé de rédiger le 6 décembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

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Donald Trump a encore semé la zizanie sur les marchés en défendant publiquement les Ouïghours, cette minorité musulmane habitant le Xinjiang, une région montagneuse du Nord-Ouest de la Chine. Après la défense des manifestants à Hong Kong, c’est la deuxième brèche que le Président américain ouvre dans les affaires intérieures chinoises. Ces passes d’armes sont peut-être le symbole de l’état paroxystique des négociations commerciales entre les deux superpuissances. L’art du « deal » consiste à faire douter sa contrepartie jusqu’à la signature pour maintenir une pression destinée à obtenir des concessions. Les investisseurs envisagent toujours la signature d’un accord mais le chemin pour y parvenir demeure sinueux.

Après cette correction, les marchés actions sont repartis à la hausse. La situation des taux d’intérêts n’a guère évolué et tous les regards commencent à se tourner vers 2020 : risques à la hausse ou à la baisse pour l’économie ? Intervention ou non des banques centrales ? Retour de l’inflation ou non ? Les prévisionnistes écartent pour l’instant l’hypothèse d’une récession, tout au moins, au premier semestre aux Etats-Unis comme ailleurs. Les pessimistes avancent toujours les mêmes arguments et ce, depuis longtemps : la croissance mondiale reste faible (inférieure à 3%), les problèmes politiques persistent (mais il y en a toujours eu), les politiques monétaires accommodantes ont accouché d’un monde sans rendement (mais les dividendes versés par les actions sont élevés).

L’allocation pour 2020 devrait rester assez identique à celle proposée en 2019 et ce, malgré la hausse de plus de 20% des indices actions. Il n’existe pas d’alternative aux actions dans un scénario de relative sérénité économique. Même si les bénéfices ne sont pas forcément au rendez-vous de leurs prévisions, les entreprises parviennent à contourner ce manque de croissance organique par la croissance externe. L’apaisement temporaire des tensions commerciales peut également créer un cadre plus propice à la reprise des échanges mondiaux. Loin d’être des optimistes convaincus, il faut toutefois se rendre à l’évidence. Une fois encore, le monde ne s’est pas écroulé en 2019 et même si la thématique d’urgence écologique doit être entendue, l’humanité n’est pas encore au bout de son existence. Elle doit, elle aussi, « négocier » désormais avec son environnement qui lui rappelle l’importance de son équilibre et de sa saine gestion.

Des talents de négociateur, il en faudra aussi à Emmanuel Macron qui affronte une grève sans précédent (à part peut-être celle de 1995) contre la réforme du régime des retraites. En effet, le Président français dispose de peu de marges de manœuvres après son recul à la suite du mouvement des gilets jaunes fin 2018. Son prédécesseur, et mentor, lors de sa campagne présidentielle avait pourtant décrété que « le changement c’est maintenant ! » Pourtant, le changement semble encore bien difficile à enclencher en France.

 


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LA LETTRE ISR DE DNCA - BEYOND LIVE #3

Nous avons le plaisir de vous adresser le deuxième numéro de Beyond Live, notre lettre d’information entièrement consacrée à l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

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Action de grâce

Texte achevé de rédiger le 29 novembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

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Thanksgiving est une fête anglo-saxonne censée célébrer les bonnes récoltes. En effet, les pèlerins américains rendaient grâce à Dieu pour leur avoir donné la possibilité de se nourrir.

Un parallèle audacieux et plus matérialiste conduit les investisseurs à rendre grâce aujourd’hui à ces marchés actions qui ont délivré des performances oscillantes entre 20 et 30% selon les indices et les pays. L’économie mondiale n’a pas flanché et on devrait l’observer dans la robustesse de la consommation lors des ventes de ce Black Friday, autre célébration mais toujours plus consumériste. Cette opération promotionnelle tous azimuts cache évidemment des mauvaises affaires et des pratiques commerciales frauduleuses. Néanmoins elle traduit ce mouvement déflationniste initié notamment par la vente sur Internet. Pour la première fois pourtant dans l’Histoire, certains mouvements anti-consommation et proches de l’écologie réagissent en lançant un Block Friday. Ce conflit entre surconsommation et respect de l’environnement devient structurant pour les économies tout comme leur digitalisation. La « smart society » et son porte-étendard (le « smart phone ») remplacent progressivement les vieux modèles et la relation des individus à leur cadre de vie. L’opérateur télécom espagnol Telefonica en a d’ailleurs fait récemment la pierre angulaire de sa nouvelle stratégie. Il décrit tous les champs possibles d’intervention de la « smart society » : smart home, smart energy, smart health, smart cities…

Ce n’est pas une nouveauté que de conseiller aux épargnants de s’intéresser aux nouvelles technologies. Les valeurs technologiques sont déjà les mieux valorisées notamment aux Etats-Unis. La correction boursière de ces valeurs constitue d’ailleurs un risque pour le marché actions américain plutôt pour 2020. Car d’ici là, les opérateurs et investisseurs vont laisser filer la fin d’année et engranger leurs bonnes performances.

Seules les élections britanniques peuvent constituer un élément de surprise mais leur résultat ne devrait pas être de nature à bouleverser les équilibres du marché. 2019 sera vraisemblablement une (très) bonne année. Il faut donc rendre grâce car après 2018 beaucoup d’entre nous redoutaient un scénario noir.


Green

Texte achevé de rédiger le 22 novembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

Green sera la couleur de ce siècle. Ce mot inspira même un grand poète français Paul Verlaine qui en fit une ode aux tourments amoureux. Les introductions en bourse se multiplient sur ce thème de la transition énergétique : Hoffman Green Cement (ciment « décarboné »), Holaluz (distributeur alternatif d’énergies renouvelables), Summiq AG (producteur d’énergies renouvelables). Les sociétés Neoen, Voltalia, Albioma, Grenergy, Solaria, Solarpack commencent à apparaître dans les radars des investisseurs. La constitution de parcs éoliens (onshore ou offshore) ainsi que de fermes solaires aiguise l’appétit des investisseurs dans le coté ou dans le non coté.

L’autre thème de ce siècle sera la Chine. Sa croissance vertigineuse a longtemps fasciné les investisseurs du monde entier à l’inverse de l’Europe qui les a dégoûtés plus d’une fois ces dernières années. Néanmoins, ce qui se joue à Hong Kong pourrait subitement renverser cette tendance. La situation hongkongaise n’est pas uniquement une question de libertés fondamentales chères au monde occidental. Hong Kong demeure la porte d’entrée des marchés financiers internationaux vers la Chine. Ni Shenzen, ni Shangaï n’ont réussi à se substituer à l’île-Etat. C’est pourquoi la question politique pour le gouvernement chinois est si complexe à résoudre. L’émergence définitive de la Chine dans le capitalisme moderne et global ne peut se faire sans marchés de capitaux ouverts et libres. Si Hong Kong s’enfonce dans le désordre, les investisseurs internationaux vont se détourner de la Chine et il se pourrait bien qu’ils choisissent de revenir vers des territoires plus « tranquilles » et moins « hostiles ». Les exemples récents d’effondrements boursiers à la bourse de Hong Kong (Art Go, Kasen International et Tibet Water) démontrent aussi l’exubérance des multiples de valorisation et de cette croissance chinoise qui ne fait que ralentir depuis dix ans.

Alors, les Chinois pourraient nous rétorquer que l’herbe n’est peut-être pas plus verte ailleurs, mais elle est sans doute plus grasse et mieux tondue en Europe désormais. Les enquêtes PMI de vendredi dernier ont montré que l’économie européenne est en train de rebondir. Les sujets politiques ne s’aggravent plus (Brexit, élections locales passées). La gouvernance, l’existence de la liberté d’entreprendre, de communiquer et la conscience écologique constituent un cadre et une assurance pour un investisseur soucieux de la qualité de ses placements. L’Europe sera le continent le « plus vert » du monde car les engagements pris par ses dirigeants sont les plus contraignants. Le « green » (vert) s’imposera partout dans nos vies de tous les jours, dans l’économie et dans la finance.

Lors d’une récente rencontre, un dirigeant d’une grande banque évoquait d’ailleurs que « si la finance n’était pas verte dans cinq ans, elle serait morte ». Cette remarque est d’autant plus pertinente que cette institution financière française a longtemps été appelée « la banque verte »…


Marée haute

Texte achevé de rédiger le 15 novembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

IGOR de MAACK - DNCA FINANCE

Pendant que la crue submerge la cité des doges, les investisseurs assistent à une marée montante sur les actions européennes. C’est la quatrième semaine de collecte d’affilée sur les actions européennes avec un montant record (1,5 milliards de dollars).

Aux Etats-Unis, le raz de marée des valeurs technologiques a littéralement recouvert le marché des valeurs traditionnelles. La capitalisation boursière d’Apple (1 170 milliards de dollars) équivaut à l’ensemble de la capitalisation boursière du secteur énergétique. Quant à Disney (268 milliards de dollars, sa capitalisation boursière égale celle des cinq plus grandes banques européennes. Une vague d’endettement record s’est formée chez le particulier américain (13 950 milliards de dollars). Cet indicateur doit être surveillé car le consommateur américain fortement endetté constitue pour l’instant le moteur principal de la croissance étasunienne.

Le CAC 40 a atteint aussi un marnage record (différence entre marée basse et marée haute). Sa performance dividendes réinvestis possède en ligne de mire la barre fatidique des 30%.

L’économie chinoise voit son économie naviguer aussi à travers une houle assez forte. Toutes les statistiques récentes ont montré un score plus faible que les anticipations : ventes au détail (+7,2% vs 7,8% attendu), production industrielle (4,7% vs 5,4% attendu), investissements lourds (5,2% contre 5,4% attendu). Le consommateur de l’Empire du Milieu, quant à lui, affiche sa confiance puisqu’il a dépensé en ligne 1 milliards de dollars en 68 secondes sur le site d’Alibaba lors du « Single Day ». Cet océan consumériste contraste avec les marées humaines déferlant dans les rues de Hong Kong que les autorités ont de plus en plus de mal à contenir. Le point bas du ralentissement de l’économie mondiale a peut-être été dépassé.

Dans ce scénario presque idéal (arrêt de la dégradation globale du momentum économique, politique monétaire toujours accommodante et apaisement des « serpents de mer » politiques), l’investisseur semble avoir compris qu’il n’a plus d’autres alternatives que celui du placement actions et particulièrement en Europe. C’est sans doute ce qu’il a perçu aussi pour l’introduction en bourse de la Française des Jeux (FdJ) puisque la forte demande et l’engouement du particulier français a conduit les responsables de l’opération à relever sensiblement la fourchette de prix.

Il est toujours plus agréable de se baigner à marée montante car les vagues y sont plus vivifiantes. Il faut toutefois prendre ses précautions et diriger ses investissements à bon escient sur des supports sous-valorisés. Car, comme s’amusait à le rappeler Warren Buffet, « c’est quand la marée se retire qu’on découvre celles et ceux qui se baignent en maillot de bain ».


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Démesures

Texte achevé de rédiger le 8 novembre 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

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Les années de taux négatifs sont peut-être en train de se terminer avec le retournement du sentiment des investisseurs depuis quelques semaines sur la classe d’actifs obligataire. En effet, le taux 10 ans français frôle désormais les 0%. Pour autant, ces années vont laisser des traces à la hauteur de la démesure des politiques monétaires engagées pour « sauver le soldat Capitalisme » qui s’était perdu sur le champ de bataille du surendettement et enfoncé dans les tranchées de la finance complexe. Voici quelques exemples de la démesure actuelle : LVMH est devenue la première capitalisation boursière française à dépasser 200 milliards d’euros. Chaque véhicule Ferrari vendue dans le monde représente, à elle seule, une capitalisation boursière unitaire de plus de 3 millions d’euros. ARAMCO, la major saoudienne qui sera prochainement cotée sur le Tawadul, dispose de 227 milliards de barils en réserve.

Les indices boursiers américains volent de record en record. Alors que la période 1979-2009 avaient vu les indices américains et européens réaliser la même performance (S&P 500 +2524% contre 2515% pour le MSCI Europe), depuis 2010, le S&P 500 a gagné 233% contre 92% pour le MSCI Europe. L’économie des Etats-Unis entamera en 2020 sa douzième année de croissance consécutive alors que la zone euro aura connu une double récession depuis 2008 et une fragmentation financière inédite.

Après plus de 85 semaines de décollecte, les actions européennes enchainent leur troisième semaine de collecte d’affilée avec un record en montant (1,7 milliards de dollars), signe d’un appétit retrouvé pour l’Europe. Il est vrai que le risque politique (et notamment le Brexit) semble s’éloigner. En effet, plus les négociations du Brexit durent au grand dam de Boris Johnson, moins le Brexit sera dur (Hard Brexit). Malgré toutes les craintes de récession et les risques de tension commerciale, l’économie mondiale a tenu le choc en 2019.

Les indices PMI se redressent légèrement et certains commencent à sortir leur joker de performance en adhérant désormais au discours de rallye de fin d’année. Il serait temps car la performance du CAC 40 Dividendes Réinvestis a dépassé 27%…

 


LA LETTRE ISR DE DNCA - BEYOND LIVE #2

Nous avons le plaisir de vous adresser le deuxième numéro de Beyond Live, notre lettre d’information entièrement consacrée à l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

DNCA ISR BEYOND LIVE

 

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FOCUS FONDS - DNCA INVEST BEYOND ALTEROSA

DNCA INVEST BEYOND ALTEROSA

DNCA Invest Beyond Alterosa

Présentation de notre fonds mixte patrimonial labellisé Investissement Socialement Responsable (ISR) avec sa Gérante et Directrice du pôle Investissement Responsable, Léa Dunand-Chatellet.

LIRE L’INTERVIEW

 


"Point sur Eurose en ce début d’année 2019"

DNCA jean-charles mériaux

Eurose est un fonds, de la gamme mixte de DNCA Finance, qui cherche à améliorer la rentabilité d’un placement patrimonial par une gestion active de quatre classes d’actifs de la zone euro.
Bilan 2018 et perspectives 2019 avec Jean-Charles Mériaux, Gérant du fonds et Directeur de la Gestion de DNCA Finance.

 

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Réunion annuelle | Stratégie d'investissement 2019


Réunion annuelle | DNCA Invest Alpha Bonds

FOCUS FONDS

Point sur notre fonds obligataire multi-stratégies internationales par François Collet, Gérant.

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Perspectives macroéconomiques et stratégie d'investissement 2019

Par Jean-Charles Mériaux, Directeur de la Gestion, et Pascal Gilbert, Gérant obligataire.

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2019, L’ANNÉE DE LA REDISTRIBUTION ?

  • Un ralentissement synchronisé mais modéré de l’économie mondiale.
  • Le pouvoir d’achat, pilier de la croissance en 2019.
  • Un changement de paradigme ?

 

2018, une désynchronisation de la croissance mondiale

En 2018, les barrières douanières, les hausses des taux d’intérêts américains et du prix du pétrole ont pesé sur l’activité. La croissance mondiale s’est désynchronisée entre les Etats-Unis dopés par la relance budgétaire et le reste du Monde. Le taux de croissance de +3,6% reste néanmoins au dessus du taux potentiel. Le taux de chômage dans le monde s’affiche ainsi au plus bas depuis 40 ans alors que l’écart entre le niveau d’activité réel et le niveau d’activité potentiel apparaît totalement comblé dans de nombreux pays.

2019….

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RAPPORT DE GESTION Novembre 2019

Nos rapports de gestion à fin novembre sont disponibles. Pour les consulter, veuillez cliquer sur les liens ci-dessous. Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire.

Toute l’équipe de DNCA Finance.

Gestion Taux

55c23608-70a9-478e-aa59-497404bdc219.png DNCA Sérénité Plus – Obligations Zone Euro Court Terme

55c23608-70a9-478e-aa59-497404bdc219.png DNCA Invest Alpha Bonds – Obligations Internationales Multi-stratégies

55c23608-70a9-478e-aa59-497404bdc219.png DNCA Invest Flex Inflation – Obligations Flexible Inflation Internationales

e92643fe-b739-4b3c-a76d-b8d3ac0cd10a.png DNCA Invest Convertibles – Obligations Convertibles Européennes

e92643fe-b739-4b3c-a76d-b8d3ac0cd10a.png DNCA Invest Global Convertibles – Obligations Convertibles Internationales

Gestion Performance Absolue

255ff5e9-6747-4342-9cb8-2e4004491d1c.png DNCA Invest Miuri – Actions Long-couvert Europe

4727b076-03a3-40c6-94ae-96b14af76266.png DNCA Invest Venasquo – Actions Long-couvert Europe

Gestion Mixte

da6f6558-bb52-4220-9a08-7414281deaa0.png Eurose – Flexible Patrimonial

da6f6558-bb52-4220-9a08-7414281deaa0.png DNCA Invest Eurose – Mixte Patrimonial

160ab45b-04c6-4825-81ad-b4db4c8edabc.png DNCA Evolutif – Mixte Flexible

160ab45b-04c6-4825-81ad-b4db4c8edabc.png DNCA Invest Evolutif – Mixte Flexible

160ab45b-04c6-4825-81ad-b4db4c8edabc.png DNCA Evolutif PEA – Mixte Flexible

Gestion Actions Françaises

e502bb52-ff7e-43b0-b2df-95ddc7046b9e.png Centifolia – Actions Françaises « value »
Gestion Actions  Européennes

a59fa037-4876-479b-b8b0-5e19b796981f.png DNCA Value Europe – Actions Européennes « Value »

a59fa037-4876-479b-b8b0-5e19b796981f.png DNCA Invest Value Europe – Actions Européennes « Value »

eb2ee91b-ba6f-4d5e-aa54-692c95362c9a.png DNCA Invest Archer Midcap Europe – Actions Européennes Mid-cap

94a49746-c988-4a98-86bd-622736b2be3e.png DNCA Invest Europe Growth – Actions Européennes Croissance

Norden.png DNCA Invest Norden Europe – Actions Europe du Nord

64369f95-3c3d-4a54-a64d-48e4f2e0b2e4.png DNCA Invest South Europe Opportunities  – Actions Europe du Sud

77161ce3-e3b1-47a7-af03-e797aa4cf97e.png DNCA Opportunites Zone Euro – Actions Zone Euro « Value »

Gestion ISR

c5f2a31a-66ec-4850-8096-b0dd2953ce67.png DNCA Invest Beyond Alterosa – Actions Eurozone

c5f2a31a-66ec-4850-8096-b0dd2953ce67.png DNCA Invest Beyond Semperosa – Actions Eurozone

c5f2a31a-66ec-4850-8096-b0dd2953ce67.png DNCA Invest Beyond Infrastructure & Transition – Actions Européennes Infrastructures

3308c64a-f170-40d7-bd0f-e3334edc1f15.png DNCA Invest Beyond Global Leaders – Actions Internationales


EUROSE - L'incontournable de la gestion patrimoniale

COMMENTAIRE DE GESTION

L’incontournable de la gestion patrimoniale

  • Une gestion active, flexible et diversifiée en actions et obligations de la zone euros
  • Une approche patrimoniale au travers d’un portefeuille qui s’adapte aux différentes configurations de marché via un arbitrage constant entre quatre principales classes d’actifs.
  • Un historique de performance de plus de 16 ans.

DNCA EVOLUTIF - Flexible

COMMENTAIRE DE GESTION

Un fonds ‘‘tout temps’’

  • Une gestion flexible, diversifiée investie principalement en actions et obligations au sein de l’OCDE.
  • Une équipe de gestion pluridisciplinaire combinant les expertises de DNCA en gestion actions et en gestion taux.
  • Une gestion opportuniste visant à la préservation du capital en période défavorable.

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