DNCA FINANCE

DNCA Finance est une société de gestion créée par des spécialistes d’une gestion fondamentale, active et patrimoniale et propose une gamme de fonds simple, lisible et performante.

La politique d’investissement est le résultat avant tout d’une analyse macro-économique et de la valorisation des sociétés. Les gérants sélectionnent des valeurs par rapport à leurs qualités fondamentales et recherchent en permanence les meilleures opportunités pour optimiser le couple rendement/risque des fonds.

En complément des fonds ouverts, DNCA Finance propose une offre de gestion sous mandat.

Ces solutions d’investissement sont disponibles au sein d’enveloppes fiscales adaptées aux situations de chacun : contrats d’assurance-vie et de capitalisation de droits français ou luxembourgeois, fonds interne dédié ou collectif, comptes titres, PEA, PEA PME…

Les mandats peuvent être gérés en fonds DNCA Finance ou en architecture ouverte.

Les dernières infos de DNCA FINANCE

Les investisseurs gardent leur sang-froid dans un environnement toujours volatil

Texte achevé de rédiger le 13 avril 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Déjà prisonniers de la guerre commerciale, les marchés se retrouvent maintenant prisonniers de l’escalade guerrière à propos de la Syrie. Les propos sur l’imminence d’une frappe militaire sur des infrastructures du régime en place ont fait flamber le pétrole le faisant dépasser la barre des 71 dollars pour le Brent.

Tout le secteur en a profité et certaines sociétés dans les services pétroliers ont lancé des émissions obligataires pour bénéficier du bon momentum des derniers mois sur le prix du baril et des résultats solides publiés par TGS. Ainsi, Vallourec et CGG ont proposé des émissions obligataires simples sur une maturité 2023 pour des coupons nominaux dépassant 6% pour le premier et 8% pour le second. Les promesses du Président chinois Xi Jinping d’ouvrir son économie notamment en augmentant la limite de détention du capital dans le secteur automobile et dans le secteur financier ont un peu rassuré les investisseurs.

Dans cet environnement toujours volatil, les investisseurs gardent cependant un certain sang-froid. L’indice français CAC 40 dividendes réinvestis est désormais en territoire positif tandis que l’indice transalpin Footsie Mib Index approche les 7%. Sur le plan sectoriel, l’intérêt revient sur les utilities portés par le rebond du prix du CO² (quasiment x2 depuis le début de l’année) et des programmes de réduction des coûts qui améliorent la trajectoire des free cash flows.

Certaines, comme l’italien ENEL, se sont lancées dans d’ambitieuses conquêtes notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de la digitalisation des réseaux, de l’électrification du parc automobile ou de la distribution en bout de ligne. Sur le plan macroéconomique, on ne signale pas de changement majeur par rapport aux dernières semaines. Le tassement des indices pourrait n’être que passager.

Il faut maintenant espérer que la saison des résultats trimestriels démarre correctement car déjà certains grands groupes européens ont déçu ou averti sur leurs objectifs de résultats (Carrefour, Sodexo). Cette thématique sera comme en 2017 le juge de paix pour le parcours des indices boursiers américains comme européens.


EUROSE - L'incontournable de la gestion patrimoniale

COMMENTAIRE DE GESTION

Jean-Charles Mériaux – Philippe Champigneulle – Romain Grandis – Damien Lanternier – Adrien Le Clainche – Baptiste Planchard  Achevé de rédiger le 3 avril 2018
Ce mois-ci marque la poursuite du climat d’incertitude qui a commencé à se manifester début février sur les marchés financiers. Les données d’enquête de sentiment économique, après avoir atteint des niveaux record, fléchissent légèrement, tandis que des sociétés emblématiques du secteur technologique aux États-Unis voient leur cours boursier flancher sérieusement, en proie à des doutes sur la gouvernance (Facebook), les avantages fiscaux (Amazon) voire la liquidité du bilan (Tesla) ou le business model (Twitter). Enfin, malgré l’apaisement des tensions guerrières envers la Corée du Nord, la politique protectionniste de D. Trump est venue amplifier ce climat général d’instabilité, favorisant les actifs refuges, au premier rang desquels les obligations souveraines. En zone euro, les élections en Italie, malgré un résultat pour le moins incertain, n’ont pas apporté de stress supplémentaire, et ont été au contraire « saluées » par les marchés : le taux à 10 ans italien est en baisse de 18bp depuis le 4 mars dernier, à 1,79%. Depuis le début d’année, l’Euro STOXX 50 Net Return perd 3,8% tandis que le FTSE MTS Global progresse de 1,42%….

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DNCA EVOLUTIF - Flexible

COMMENTAIRE DE GESTION

Pierre Pincemaille – Augustin Picquendar – Caroline Slama – Thomas Planell  Achevé de rédiger le 3 avril 2018

En dépit d’indicateurs macroéconomiques mondiaux toujours robustes, le premier trimestre 2018 aura été marqué par un retour de la volatilité sur toutes les classes d’actifs.

Les Etats-Unis ont été l’épicentre des principales secousses boursières avec la résurgence de craintes inflationnistes et donc un risque d’emballement à la hausse sur les taux longs, des incertitudes liées aux mesures protectionnistes pouvant déboucher sur une guerre commerciale entre Les Etats-Unis et la Chine, et enfin, un mouvement de réduction du risque sur les valeurs technologiques suite à un possible durcissement de la réglementation sur les entreprises du secteur après les déboires de Facebook quant à sa politique de confidentialité sur les données personnelles.

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Pékin et Washington soufflent le chaud et le froid sur les marchés

Texte achevé de rédiger le 6 avril 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Les investisseurs réagissent au souffle chaud et au vent froid des négociations en cours entre les Etats-Unis et la Chine. Dans le fond, la communauté financière espère que les 40% de PIB cumulés entre les deux grandes puissances économiques trouveront un terrain d’entente. La rhétorique guerrière sur les tarifs douaniers, même si les impacts se chiffrent en centaine de milliards de dollars, a en réalité plus un impact psychologique sur la confiance des investisseurs que de conséquences matérielles sur la croissance mondiale.

Elle traduit aussi un changement de fonctionnement de l’administration américaine qui estime désormais pouvoir récupérer plus dans des confrontations bilatérales que dans des consensus multilatéraux. Ce contexte survient à un moment où les indicateurs macroéconomiques montrent un léger tassement en mars par rapport au pic de janvier.

C’est compréhensible après la phase d’accélération mais cela ne signifie pas que la croissance économique s’avère évanescente. Elle se maintient à des niveaux élevés mais l’Europe devra trouver les ressources internes (les réformes) pour ne pas trop souffrir des relations sino-américaines. La situation des taux d’intérêt (longs) reflète d’ailleurs peut-être cette crainte sur le rythme de croissance. L’inflation n’est pas jugée suffisante non plus et l’aversion au risque a dominé le mois de mars.

L’issue des négociations entre les Etats-Unis et la Chine n’est pas connue. Elle demeure le fil conducteur des marchés pour l’instant. Ne négligeons pas la réalité des chiffres toutefois. Lorsque les entreprises publieront leurs résultats, il sera temps de se préoccuper de la santé de la micro-économie, reflet de la macro-économie. Pour les investisseurs, 2018 est assurément une année avec un peu plus d’embûches que 2017 et moins d’éléments contextuels favorables.

Mais cela ne veut pas dire que les performances (notamment boursières) ne seront pas au rendez-vous. Elles seront juste plus difficiles à obtenir car les investisseurs disposent de moins de supports. En hindi, on appelle cela le « jugaad » (faire plus avec moins).


L'aversion au risque domine

Texte achevé de rédiger le 29 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

 

Les investisseurs sont de nouveau entrés dans une phase d’aversion au risque. Le début d’éclatement de la bulle de valorisation sur les valeurs technologiques américaines, le discours anti-globalisation et le tassement des indicateurs macro-économiques provoquent des remous sur les marchés actions mondiaux et bien évidemment sur les marchés obligataires.

Les taux longs semblent indiquer d’ailleurs un pessimisme ambiant sur l’évolution de la croissance mondiale. Ou alors, ils sont juste le refuge habituel (« fly to quality ») des investisseurs en cas de turbulences. En bref, les anticipations de début d’année (poursuite du mouvement haussier des taux longs, rebond de l’inflation, accélération de la croissance) ne se sont pas pour l’instant réellement réalisées. Pour le moment, les prévisions de bénéfices tiennent le choc mais 2018 n’a vu qu’un trimestre. La volatilité des changes n’est pas une bonne nouvelle. Le dollar végète autour de 1,23.-1.24 et les futures hausses de taux de la Fed n’y font rien.

Les consensus prédit un dollar qui s’affaiblirait. D’ailleurs, il faut rappeler qu’entre 2004 et 2006, lorsque la Fed avait relevé 17 fois ses taux, le dollar avait baissé. Les mouvements peuvent donc être particulièrement contre-intuitifs et la communication sur les relations commerciales globales (notamment entre la Chine et les Etats-Unis) n’arrangent rien pour apaiser les investisseurs.

Par ailleurs, la poursuite de la hausse du prix du pétrole constitue aussi un élément négatif pour la croissance économique dans les pays importateurs. On conseillera dès alors peut-être de privilégier les thèmes domestiques en zone euro. Le premier semestre n’est pas favorable pour le moment.

Les marchés actions sont suspendus aux lèvres des dirigeants quant à la guerre commerciale. Pourtant, les relations géostratégiques pourraient, elles, apporter un peu de sérénité avec la prochaine réunion entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sous l’égide de la Chine. Les fêtes de Pâques vont marquer une pause dans cette première partie chahutée de l’année mais les sujets de préoccupation vont encore demeurer pendant quelques temps.


De l’importance de répartir les richesses

Texte achevé de rédiger le 23 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

La guerre commerciale est rentrée dans une nouvelle phase plus critique de confrontation entre les Etats-Unis et la Chine. Des tarifs douaniers seraient appliqués sur 1 300 produits chinois pour un montant estimé de 60 Md$. Des restrictions limiteraient également les investissements chinois dans les secteurs technologiques.

Magnanime, Donald Trump a laissé jusqu’en mai aux Européens pour trouver un accord sur les tarifs de l’acier et de l’aluminium. Cette technique du bâton et de la carotte perturbe fortement les marchés financiers et entraîne une volatilité des taux de change et des taux d’intérêt. Tant que cette rhétorique guerrière commerciale se poursuit, il y a de fortes chances pour que les marchés financiers demeurent instables. Pour les Américains, il faudra cependant veiller à ne pas trop irriter ses partenaires commerciaux car ce sont aussi des partenaires financiers gros acheteurs de dette américaine. Le chemin de hausse des taux tracé par Jérôme Powell (trois hausses en 2018, trois hausses en 2019 et deux en 2020) devrait inciter les investisseurs européens à continuer à se porter acquéreurs de la dette.

Cette bataille pour une meilleure répartition des richesses mondiales issues de l’ultra-globalisation des échanges s’avère aussi perceptible au sein même des entreprises. Le sujet de la répartition entre le facteur capital et le facteur travail n’est pas nouveau. Elle hante tous les économistes car c’est la clé de voûte de la cathédrale capitaliste.

Plusieurs grandes entreprises ont récemment infléchi à la hausse leur politique salariale en octroyant des augmentations ou indemnités significatives (Toyota, Skoda, Porsche, JP Morgan, Walmart…). La déviation croissante de l’évolution des revenus de la classe moyenne par rapport à sa tendance moyenne historique constitue un défi pour les dirigeants et les gouvernements. Sans inflation salariale, il n’y aura ni inflation ni saine inflation. La pénurie de main-d’œuvre est déjà une réalité en Europe car le chômage y a baissé de plus de trois points.

Les entreprises vont donc devoir trouver des moyens pour protéger leurs marges dans un environnement volatil. Pour l’heure, l’année est trop peu entamée pour avoir une première vision de la robustesse des perspectives de progression des bénéfices. Les estimations des bénéfices seront encore plus déterminantes que l’année dernière car les vents contraires se sont levés (politique monétaire moins accommodante et discours de guerre commerciale). Et ils ne constituent en aucun cas des éléments susceptibles de rasséréner les marchés financiers.


Focus Fonds

Point sur Eurose

Retrouvez notre point sur le fonds par Jean-Charles Mériaux, Directeur de la Gestion, et Philippe Champigneulle, Gérant.

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Tout ce qui est excessif est-il insignifiant ?

Texte achevé de rédiger le 16 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

« You are fired ». Voilà en substance ce que Donald Trump a dit à son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, un peu à la manière du jeu télévisé The Apprentice que le Président des Etats-Unis animait jadis. L’autorité du Président américain ne se voit pas uniquement à l’aune de sa gestion des ressources humaines.

Ainsi, a-t-il bloqué la fusion envisagée par le singapourien Broadcom sur Qualcomm en invoquant l’argument de la sécurité informatique. Partout dans le monde, les Etats commencent à ériger des barrières contre la fuite de leurs pépites ou de leurs technologies. En zone Euro, les pouvoirs en place essaient de créer des champions nationaux ou transeuropéens (Alstom/Siemens Transport) pour faire face à la concurrence internationale. L’Etat finlandais a pris, par ailleurs, 3,3% de l’équipementier télécom Nokia.

La Chine veille jalousement à son trésor (les terres rares) dont elle possède près de 90% de l’exploitation mondiale. Le Japon conserve, malgré les critiques, encore les structures actionnariales des keiretsu (conglomérats). Les initiatives protectionnistes sont aujourd’hui analysées comme d’éventuels obstacles à la poursuite de la globalisation. Le Président américain n’en est pas à son premier coup d’essai avec les annonces de droits de douane sur l’aluminium et l’acier. Il avait déjà brandi la menace d’une taxe à la frontière (border tax adjustment) sans réel effet par la suite. L’homme d’Etat français, Charles-Maurice de Talleyrand, avait pour habitude de dire que tout ce qui est excessif est insignifiant. Plus les mots sont durs et forts, plus l’action risque, elle, d’être modérée.

Les menaces peuvent parfois suffire à infléchir l’action des concurrents ou des ennemis. Lors de la triple dévaluation du renminbi décidée en août 2015 par les autorités monétaires chinoises, les mêmes peurs de guerre commerciale mondiale sous l’aspect des taux de change avaient resurgi pour finalement disparaître quelques temps après.

L’environnement macro et micro économique est bien différent de 2015. Si la progression des bénéfices devait être confirmée et si la rhétorique guerrière s’estompait peu à peu, il faudra donc peut-être s’attendre au deuxième semestre 2018 à un beau rebond des marchés actions, notamment européens (car le Nasdaq, notamment, est déjà loin devant).


Expertise | Pourquoi investir dans les Mid-Cap Européennes avec DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe ?

– Les « mid-cap européennes », un segment de marché attractif.
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L'Europe à la traîne de Wall Street malgré de bons indicateurs macro-économiques

Texte achevé de rédiger le 5 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Le paradoxal Donald Trump a encore frappé la planète Capitalisme en annonçant la mise en place de tarifs douaniers sur les importations d’acier (25%) et d’aluminium (10%) aux Etats-Unis. Ces mesures protectionnistes (déjà perceptibles dans le programme du président américain) ont envoyé les indices boursiers, notamment européens, au purgatoire en ce début de mois de mars.

Alors qu’ils avaient résisté lors du « flash crash » de février aux Etats-Unis, l’Europe accuse désormais un retard significatif (si on ne prend que la comparaison en monnaie locale) significatif par rapport aux indices américains. Le DAX 30 est même devancé par le CAC 40. Bref, tout est à refaire pour l’Europe et la zone euro alors même que l’horizon politique se dégage (vote du SPD en faveur de l’accord de coalition et résultat assez anticipé quoique toujours bancal issu des élections législatives italiennes). Les données macroéconomiques y sont excellentes sur la composante réelle (volume). En revanche, les prix n’évoluent toujours pas franchement à la hausse et les indices d’inflation sont positionnés toujours assez loin de la cible des 2% (1,3%). L’omniscience du capitalisme ultra-globalisé est désormais remise en cause par de nombreux pays dans le sillage des Etats-Unis.

Les pays émergents ne sont pas en reste puisque l’Inde applique déjà depuis quelques mois des contraintes lourdes aux importateurs. La Chine, qui a toujours bien su défendre ses intérêts économiques sur son sol, change son modèle institutionnel pour donner les pleins pouvoirs à Xi Jinping de manière indéfinie. Ce n’est probablement pas pour répondre de façon molle aux coups de boutoirs de son meilleur ennemi commercial (les Etats-Unis). Le Japon fait figure d’exception en ouvrant petit à petit ses frontières (notamment aux touristes en dérégulant sa politique de visa) dans la perspective des Jeux Olympiques de 2020 (objectif de 40 millions de visiteurs contre 28 millions aujourd’hui). Mais il apparaît bien démuni face aux puissances qui ont contribué à sa fabuleuse capacité exportatrice depuis de nombreuses années. 2018 ne sera pas une année facile pour les gérants car de nombreuses zones de risque sont apparues (volatilité, change, taux d’intérêt).

Il faudra donc être aussi agile que la frêle embarcation qui défie la fameuse vague de l’estampe du grand maître nippon Hokusai.


DES MARCHÉS TECHNIQUES

Texte achevé de rédiger le 23 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Depuis la Grande Correction de février, les marchés sont entrés dans une phase technique, volatile et incertaine. Ils viennent régulièrement tester des niveaux et supports dont les chartistes raffolent : 1,25 pour l’euro/dollar, 70 dollars pour le pétrole et 2,9-3% pour les emprunts d’Etat américains à dix ans. Les données fondamentales restent bonnes également aux Etats-Unis où même la Fed a avoué être surprise par l’ampleur de l’effet de la réforme fiscale.

La construction résidentielle y affiche en janvier une bonne croissance (+9,7% sur les mises en chantier) et les enquêtes sur le climat des affaires enregistrent aussi des niveaux satisfaisants en février sur les deux composantes (industrie et services). Les chiffres d’inflation très (trop?) longuement commentés ne sont pas encore effrayants mais un peu partout dans le monde les thématiques du pricing power et de la pénurie de matières et de main d’œuvre résonnent de plus en plus. La véritable entrée en piste du banquier central américain Powell alimente les doutes et les questions des investisseurs. Powell est d’abord dans l’imaginaire collectif, le nom du général américain qui remporta la victoire dans la première guerre du Golfe. Le banquier central reprendra-t-il à son compte la doctrine de force écrasante chère à son homonyme en se montrant très agressif ?

Sa conférence mercredi prochain pourrait donner une première réponse aux investisseurs sur la vitesse de normalisation et donc des hausses de taux de la Fed : 3 ou 4 sont les chiffres qui circulent actuellement pour 2018. Le premier des risques à contenir pour lui sera celui de la surchauffe potentielle de l’économie américaine. Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait moins peur que les Etats-Unis. Depuis le début de l’année, les flux son nettement en faveur des actions européennes au détriment des actions américaines. En effet, les investisseurs ont retiré 22 Md$ des actions américaines alors qu’ils ont investi 15 Md$ dans les actions européennes. Souhaitons que la date du 4 mars (élections italiennes et vote interne du SPD en Allemagne sur l’accord de coalition) ne vienne pas inverser cette tendance favorable.


EUROSE - L'incontournable de la gestion patrimoniale

COMMENTAIRE DE GESTION

Jean-Charles Mériaux – Philippe Champigneulle – Romain Grandis – Damien Lanternier – Adrien Le Clainche – Baptiste Planchard Achevé de rédiger le 1er février 2018

2018 démarre fort sur les marchés d’actions de la zone euro, avec un indice Euro STOXX 50 Net Return en progression de plus de 3% en janvier. La macro-économie est au beau fixe. Les résultats des entreprises devraient être au rendez-vous, mais les attentes des analystes sont déjà importantes, à en croire la progression des valorisations. Du côté des taux, les anticipations de conditions moins accommodantes commencent à se faire sentir : le taux à 10 ans de l’emprunt d’État allemand, à +0,43% fin décembre, s’affiche déjà un mois plus tard à +0,70%, envoyant en territoire négatif les performances de tous les compartiments des marchés obligataires, hors crédit à haut rendement. L’indice FTSE MTS Global perd 0,40%.

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DNCA EVOLUTIF - Flexible

COMMENTAIRE DE GESTION

Pierre Pincemaille – Augustin Picquendar – Caroline Slama – Thomas Planell Achevé de rédiger le 1er février 2018

Le vendredi 20 janvier à 00:01, pour la 9ème fois depuis la présidence de Carter, le Gouvernement US a subi un shutdown, avant d’ouvrir à nouveau le lundi suivant grâce au vote d’un financement prolongé de 15 jours. A l’image de son budget, le président demeure inconstant en matière de communication mais n’a finalement pas fragilisé la croissance depuis son arrivée : pas de quotas massifs avec la Chine ni de mur au Mexique, renégociation au lieu d’une sortie sèche du NAFTA, démenti d’une guerre des changes à Davos et poursuite de la feuille de route visée : dérégulation et réforme fiscale.

La vigueur économique US, le rapatriement du cash logé dans les filiales à un taux bonifié, les perspectives de hausse des taux FED militaient en faveur d’une hausse du Dollar…

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R é u n i o n A n n u e l l e P a v i l l o n V e n d ô m e 2 4 j a n v i e r 2 0 1 8


Les marchés accueillent calmement le retour de l'inflation aux États-Unis

Igor de Maack
Gérant et porte parole de la Gestion

Les investisseurs ont eu la joie de pouvoir dîner en tête à tête avec la dulcinée Inflation le jour de la Saint-Valentin.

En effet, la publication des chiffres d’inflation aux Etats-Unis le 14 février, traditionnelle fête des amoureux, a ancré encore un peu plus les futures anticipations inflationnistes. L’indice CPI (consumer price index), qui est celui que le commun des mortels observe, s’est affiché à 2,1% (contre 2,5% un an plus tôt). C’est toutefois plutôt l’indice PCE (personal consumer expenditure) qui doit être analysé car c’est lui qui sert de base pour la fixation de l’objectif de 2% de la Fed depuis 2012. Ce dernier est ressorti à 1,8% (contre 2,1% un an plus tôt). C’est donc plutôt un juste retour à la normale qu’une résurgence subite et ou un dérapage incontrôlé de l’inflation mais il faut le reconnaitre dans un contexte de taux d’intérêt très particulier. Le taux dix ans semble lorgner le niveau des 3% désormais. Ce renouveau inflationniste a donné des ailes aux marchés actions (des deux côtés de l’Atlantique) dans le sillage de bons résultats annuels et de discours optimistes pour 2018. Ca a beaucoup plus perturbé le marché des changes.

Ainsi, le dollar contre euro semble avoir franchi la barrière des 1,25 pour rester un peu plus durablement dans la bande de fluctuation 1,25-1,30. Le yen s’est renforcé contre l’euro après avoir enfoncé des niveaux spectaculaires (137). Des doutes subsistent en effet sur l’économie américaine. Le consommateur et l’investisseur immobilier seront sous pression avec la remontée des taux et la faiblesse du dollar. Les programmes de Trump vont mettre du temps à se diffuser dans l’économie et sont porteurs de déséquilibres budgétaires notoires.

A côté, la zone euro fait figure d’élève « presque » modèle : déficits budgétaires en forte réduction, excédent commercial, politique monétaire prévisible et accommodante, baisse généralisée du chômage (même en France!). Même l’euro fort ne semble pas alerter les investisseurs ou les dirigeants, pour l’instant tout au moins. Il se peut donc que le rebond des marchés perdure encore mais les défis sur les prochains mois demeurent les mêmes quand il s’agit d’absorber une hausse d’intérêt trop rapide.

Profitons en toutefois pour souhaiter (une nouvelle fois) bonne année à l’occasion du nouvel an chinois (année du Chien) et rappelons nous avec malice que 1994 (année difficile sur le marché obligataire) était aussi une année du Chien.

Texte achevé de rédiger le 16 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


Retrouvez l'interview de Don Fitzgerald, CFA, gérant de DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe. LIRE LA SUITE

1er décile de sa catégorie Morningstar[1]

+25,62% de performance annualisée depuis création[2]

Quelles sont les principales caractéristiques du fonds ?

La capitalisation moyenne des entreprises en portefeuille est de 4 Mrds d’euros en moyenne. La répartition géographique du fonds est assez large car notre
terrain de chasse s’étend sur toute l’Europe, Royaume-Uni, pays nordiques et Suisse inclus.
Le portefeuille est diversifié avec environ 50 titres tout en ayant une attention particulière à la volatilité du portefeuille.

Comment expliquez-vous la performance de plus de 23% du fonds en 2017 ?

Le fonds a terminé l’année à +23,18%, surperformant largement son indice de référence[3] de +8,76%. Ce résultat n’a pas été obtenu par la bonne performance d’une ou deux valeurs surpondérées mais par le cumul de plusieurs bonnes performances en portefeuille. Notre sélection de titres paneuropéens a démontré sa solidité et nos convictions placées en elle.
Par ailleurs, en 2016 le fonds avait aussi surperformé son indice et surtout ses principaux concurrents notamment ceux avec un style de gestion croissance.

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Gestion de Fortune, Palmarès 2018

Dans le cadre du 25e Palmarès des Fournisseurs établit par Gestion de Fortune, DNCA se classe deuxième dans la catégorie des sociétés de gestion de portefeuille (encours supérieurs à 5 milliards d’euros).

 

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Coup de froid sur les marchés

Texte achevé de rédiger le 9 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion. 

La semaine a été marquée par un coup de froid sur les marchés financiers qui semblent inexorablement épouser les évolutions climatiques de ces dernières semaines.

Les deux fortes corrections journalières du marché américain (supérieures à 4%) constituent une première réponse à ce mouvement rapide de remontée des taux 10 ans (de 2% à 2,8% en quelques mois). Cette normalisation monétaire, engagée d’abord par les banques centrales, ne doit pas être perçue uniquement comme un risque pour les investisseurs bien qu’elle ait poussé l’indice de volatilité (VIX) à un niveau rarement atteint (37 contre 11 en début d’année). En effet, la rentabilité du capital ne correspond plus déjà depuis longtemps à l’évolution des fondamentaux économiques.

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