Gilles Grenouilleau - France Valley : « Le visa AMF de notre GFI vient sécuriser la distribution »

Immobilier - En novembre 2019, France Valley lance le premier groupement forestier d'investissement (GFI) agréé par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Quels sont les avantages de ce placement pour les clients investisseurs ? Quels bénéfices pour les partenaires CGP ? Gilles Grenouilleau, Directeur Associé chez France Valley, répond à nos questions.

Promenons-nous dans les bois… pour investir ? C’est le pari qu’a fait France Valley — spécialiste de l’investissement foncier — avec le lancement le 13 novembre dernier de son GFI France Valley Patrimoine. Il s’agit du premier groupement forestier d’investissement (GFI) agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Afin d’en savoir plus, Le Courrier Financier s’est rendu dans les bureaux de la société, dans le VIIIe arrondissement de Paris. « Depuis plus de 6 ans maintenant, France Valley travaille sur le foncier, sur la forêt », nous explique Gilles Grenouilleau, Directeur Associé chez France Valley. Au point d’être « devenu le premier investisseur privé en forêt » dans l’Hexagone. Dans ce contexte, l’agrément de l’AMF représente « une très belle récompense » pour le gérant.

Capital variable et diversification

Du point de vue de la gestion, cette évolution du GFF (groupement foncier forestier) en GFI présente plusieurs avantages. Le GFI France Valley Patrimoine devient « un produit qui fait appel public à l’épargne », déclare Gilles Grenouilleau. Cette transformation implique un conseil de gouvernance renforcé, mais surtout « une diversification beaucoup plus importante sur les véhicules d’investissement ». Pour rappel, un GFF classique reste limité à 150 sollicitations. Résultat, chez France Valley « les GFF faisaient en moyenne 2 à 5 millions d’euros, et ça représentait 3 à 5 forêts », note Gilles Grenouilleau. Le problème ne se pose pas pour le GFI, qui peut accueillir un nombre illimité de souscripteurs.

« Nous sommes donc sur un produit à capital variable qui va prendre de l’essor », se félicite le Directeur Associé. Le GFI France Valley Patrimoine possède déjà 25 forêts — 33 en comptant celles en cours d’acquisition — qui couvrent une surface totale de 5 500 hectares. Les parcelles se répartissent entre 6 régions différentes, ce qui permet de varier la composition des essences (51 % de feuillus et 49 % de résineux). Le plus grand nombre d’emplacements garantit à l’investisseur « une mutualisation du risque forestier ». En tant qu’actif tangible, la forêt reste soumise à des risques naturels : tempêtes, incendies, crises sanitaires, gel ou encore neiges lourdes qui cassent les cimes des arbres.

Fiscalité et transmission

La performance repose sur le rendement des coupes de bois et sur l’évolution de la valeur des parts. Pour le client, l’avantage du GFI reste fiscal avec 18 % de réduction d’impôt sur le revenu (IR). En contrepartie, l’investisseur accepte le blocage de ses parts pour une durée de 5 ans ½ à 7 ans. Passé ce délai, la liquidité des parts repose sur le même mécanisme que les SCPI dans l’immobilier. Chaque nouvelle souscription permet de racheter les parts des associés sortants. La liquidité dépend donc des demandes de souscription. A l’image du temps nécessaire aux forêts pour pousser, c’est un placement à long terme. Il sera exonéré à 100 % d’IFI si le client détient moins de 10 % du capital du GFI.

Face au risque de perte en capital, « la responsabilité des associés dans un GFI aujourd’hui est limitée à leurs apports, alors qu’avant dans un GFF, elle ne l’était pas », pointe Gilles Grenouilleau. Le GFI France Valley Patrimoine inclut 75 % d’abattement sur les droits de transmission — sans limite de montant et de lignée, ni contrainte de détention — sous réserve d’une gestion durable trentenaire des forêts. Ce dernier aspect rattache le GFI à la tendance des placements responsables, à laquelle les épargnants sont de plus en plus sensibles. Dans ce contexte, le visa AMF facilite la distribution par les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) partenaires de France Valley. « C’est une sécurisation de leur process », conclut Gilles Grenouilleau.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef

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