H2O AM rétablit des droits d’entrée sur ses fonds

H2O Asset Management (AM) — filiale de gestion d'actifs de Natixis — annonce ce mardi 20 août le rétablissement des droits d'entrée de 5 % sur certaines parts de ses fonds d'investissement. Cette décision s'appliquera dès le 2 septembre prochain aux véhicules H2O Largo, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O Allegro & H2O MultiBonds et H2O MultiStrategies.

Par ailleurs, la réunion de rentrée de Natixis IM avec H2O AM aura lieu le 19 septembre 2019 au Pavillon Cambon dans le Ier arrondissement de Paris, de 9h00 à 12h30. Après un accueil café, les participants assisteront à une conférence-débat concernant la gamme H2O, suivie d'un cocktail.

Rappel sur les droits d'entrée

H2O prévoit ainsi de remettre en place les frais de 5 % acquis sur les parts R pour les fonds H2O Largo, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O Allegro & H2O MultiBonds. Il n'y aura en revanche pas de changement sur les parts SR pour lesquelles il n’y a jamais eu de frais d’entrée acquis. Pour les parts I et N, les frais d’entrée acquis restent levés jusqu’à nouvel ordre.

En ce qui concerne le fonds H2O MultiStrategies, les frais d’entrée de 5 % acquis seront de nouveau prélevés. Ils seront acquis à la société de gestion. Cela concerne toutes les parts (R, I et N) de ce fonds — pour rappel, ce véhicule ne comporte pas de parts SR.

Vers un retour à la normale

Cette décision marque un retour à la normale pour la société de gestion. En juin dernier, H2O AM avait enregistré d'importantes sorties en capitaux. Cette forte décollecte était liée à l'inquiétude des investisseurs, suite à la publication d'un article polémique du Financial Times remettant en cause la liquidité de certains investissements obligataires.

Au plus fort de la crise, Morningstar avait suspendu la notation du fonds obligataire Allegro, provoquant la plongée de l'action Natixis à la Bourse de Paris. La direction de H2O AM avait alors supprimé ses frais d'entrée, avant de déprécier la valeur de certains fonds et de vendre des actifs jugés peu liquides. De son côté, Natixis avait décidé d'avancer l'audit de sa filiale.

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Brexit, guerres commerciales, tensions géopolitiques… Vers un 2e semestre instable ?

Le Brexit, les guerres commerciales et les tensions géopolitiques actuelles vont-ils se traduire par un second semestre instable ? Les stratégistes marché de Natixis Investment Managers et de ses sociétés de gestion affiliées ont publié le 13 août dernier la première édition du sondage Natixis Midyear Strategist. Les résultats suggèrent que les marchés seront confrontés à un certain nombre de scénarios défavorables, qui devraient entraîner un bilan 2019 plus faible.

Deux scénarios probables se dégagent : un Brexit houleux et une reprise de la croissance tirée par les nouvelles politiques des banques centrales. Les perspectives sont plus optimistes pour les obligations souveraines américaines, les actions émergentes, les titres immobiliers cotés internationaux (REIT) et les obligations émergentes avec la politique accommodante des banques centrales. Les prévisions sont plus pessimistes pour les cryptodevises, les actions britanniques, le high yield américain et les crédits bancaires.

Performances mondiales médiocres

Malgré un premier semestre 2019 globalement positif, les investisseurs mondiaux devront composer avec des performances médiocres au cours des six à douze prochains mois, d’après le sondage de Natixis Midyear Strategist publié par le Natixis Investment Institute. Le rapport présente pour la première fois les conclusions de 17 directeurs généraux, stratégistes marché et économistes de Natixis Investment Managers et de ses sociétés de gestion affiliées, sur les attentes des investisseurs au second semestre.

Le sondage a été achevé en juillet, juste avant la dernière querelle qui a encore agité les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Malgré deux années de confrontation entre ces superpuissances — qui ont à plusieurs reprises perturbé les marchés mondiaux — le scénario noir d’un Brexit houleux arrive en première position des risques pour l’économie mondiale. Les répondants sont moins préoccupés par le risque d’une récession. La majorité désigne « une récession aux États-Unis et/ ou dans le monde » comme étant le scénario pessimiste le moins envisageable.

La crainte d'un Brexit dur

Peu de stratégistes anticipent un dénouement favorable pour le Brexit. Même si certains d’entre eux espèrent que les nouvelles mesures des banques centrales entraîneront une reprise de la croissance, ils sont tout aussi nombreux à penser le contraire. Par ailleurs, les personnes interrogées n’anticipent pas d’accélération de la croissance mondiale ni de bénéfices des actions dans les six à douze prochains mois.

« Nos répondants voient peu de catalyseurs positifs sur les marchés. Ils ne considèrent pas non plus que le scénario noir d’une récession soit probable à court terme. Ces perspectives sont plutôt floues. Après une fin d’année 2018 morose, les actions et les obligations ont regagné du terrain au premier semestre 2019. Les performances des marchés ont jusqu’ici été largement motivées par les espoirs de nouvelles mesures d'assouplissement des banques centrales », commente Esty Dwek, Responsable de la stratégie marché internationale, Dynamic Solutions, Natixis Investment Managers.

Perspectives par classe d’actifs

Tandis qu’une nouvelle baisse des taux de la Fed semble très probable, les stratégistes de Natixis sont surtout optimistes pour les obligations souveraines américaines. Elles sont suivies par les actions émergentes, les titres immobiliers cotés internationaux et les obligations émergentes de tous types — à savoir les obligations libellées dans une devise forte ou locale et les obligations d’entreprises.

Le fil conducteur de ces prévisions haussières serait la politique accommodante des banques centrales, ainsi que l’abondance des liquidités mondiales. Les répondants sont en revanche plus pessimistes pour les cryptodevises, les actions britanniques, le haut rendement américain et les crédits bancaires. Pour chaque classe d’actifs, le sondage révèle les prévisions suivantes :

  • Actions : les stratégistes de Natixis Investment Managers prévoient de faibles rendements pour les actions américaines et de la zone euro au cours des six à douze prochains mois, mais n’anticipent pas non plus d’importantes pertes. Globalement, les perspectives pour les actions sont équilibrées et aucun stratégiste ne projette un marché baissier (-20 %) ni même une correction (-10 %) pour cette période.
  • Titres à revenu fixe : les banques centrales restent au cœur des préoccupations, tandis que les stratégistes de Natixis anticipent une politique plus conciliante de la part de la Réserve fédérale des États-Unis et de la Banque centrale européenne (BCE). En moyenne, ils prévoient que la Fed abaissera ses taux de 50 points de base d’ici la fin de l’année. Quant à l’Europe, les répondants s’accordent sur un nouvel assouplissement de la part de la BCE et anticipent une réduction de 5 à 10 points de base du taux de dépôt au jour le jour. Ces estimations ne font pas l’objet d’un consensus aussi fort : près de la moitié des personnes interrogées (8 sur 17) ne prévoient aucune modification du taux de dépôt au jour le jour. Ce positionnement suggère que la banque centrale européenne pourrait essayer d’activer d’autres leviers avant de réduire ses taux. Il s’agirait, par exemple, de mettre en œuvre des lignes directrices supplémentaires, de relancer le programme d’achats d’actifs à grande échelle (QE), ou d’adopter un système de taux par palier pour les dépôts.
  • Devises : la perspective d’une politique de taux d'intérêt plus souple de la part de la Fed et de la BCE se reflète particulièrement dans l’opinion des stratégistes sur les devises. Le consensus autour de la volatilité des devises est le plus fort : 10 répondants sur 17 anticipent une forte volatilité et aucun ne prévoit de baisse.
  • Matières premières : les stratégistes estiment que l’or reculera légèrement, de 1 à 3 % en moyenne, toutefois les opinions sont partagées à égalité. Ils projettent par ailleurs une baisse d’environ 5 % du cours du Brent brut sur la même période.
  • Volatilité : les prévisions des stratégistes de Natixis en matière de volatilité vont de pair avec leurs perspectives sur les actions. Ils anticipent une légère augmentation de la volatilité, avec une hausse du VIX de 2,1 points par rapport à son niveau de 15,1 en milieu d’année. Cette projection moyenne à 17,2 représente une augmentation modeste mais significative de la volatilité globale. Contrairement aux dernières interprétations des mouvements de marchés, les répondants estiment que les devises connaîtront la plus forte hausse de volatilité, suivies des actions. Les obligations/taux d’intérêt connaîtront probablement la plus faible volatilité.
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Dividendes mondiaux : de nouveaux records, mais la croissance ralentit

La décélération de l’économie mondiale a commencé à se faire sentir sur les dividendes, indique le dernier rapport de l’indice Janus Henderson des dividendes mondiaux, publié ce lundi 19 août. Le total payé aux actionnaires a atteint le nouveau montant historique de 513,8 milliards de dollars US au cours du deuxième trimestre, mais le taux de croissance a été le plus faible en plus de deux ans.

Les dividendes totaux ont augmenté de 1,1 %, freinés par la solidité du dollars US. La croissance sous-jacente, à 4,6 %, a été la plus faible en deux ans mais n’a été que légèrement inférieure à la moyenne à long-terme. Ce ralentissement est conforme aux prévisions de Janus Henderson, qui avait déjà intégré le ralentissement du taux de croissance cette année.

Vers de nouveaux records

Le ralentissement de la croissance signifie que moins de nouveaux records sont atteints. Le Japon, le Canada, la France et l’Indonésie sont les seuls pays qui ont battus leurs records au cours du deuxième trimestre. Les marchés émergents ont enregistré la croissance la plus rapide — poussés à la hausse par la Russie et la Colombie — alors que le Japon est le pays qui a réalisé la meilleure performance parmi les pays développés.

Le reste de l’Asie Pacifique — ainsi que l’Europe hors Royaume-Uni — ont sous-performé la moyenne mondiale, alors que les États-Unis ont obtenu des résultats légèrement inférieurs à ce que Janus Henderson avait prévu. Les dividendes du secteur financier et de l’énergie ont enregistré les augmentations les plus rapides, mais la croissance du secteur de la technologie et des produits de consommation de base a été toutefois inférieure.

Croissance à la traîne en Europe

Les dividendes varient fortement d’un trimestre à l’autre. Les investisseurs reçoivent les sept dixièmes de leurs revenus de dividendes européens pour l’année au cours du deuxième trimestre. La croissance en Europe a été à la traîne par rapport au reste du monde au cours des dernières années, et le deuxième trimestre 2019 n’a pas fait exception à la règle. Les dividendes totaux ont chuté de 5,3 % par rapport au deuxième trimestre 2018, notamment en raison de la faiblesse de l’Euro.

Cette tendance a conduit notre indice pour l’Europe à atteindre 134, son niveau le plus faible en plus d’un an. En termes sous-jacents, les dividendes européens n’ont augmenté que de 2,6 %. Cela signifie que la région est, de loin, celle qui a enregistré la moins bonne performance au cours du deuxième trimestre. Quelques importantes réductions de dividendes ont affecté le résultat total, mais la part des sociétés ayant augmenté leurs distributions est également en baisse.

La France, plus grand payeur de dividendes en Europe

La France — de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe — a vu ses dividendes atteindre 51 milliards de dollars US au cours du deuxième trimestre, un nouveau niveau historique. La croissance sous-jacente a été de 5,1 % sur le pays, ce qui est bien supérieur à la moyenne européenne. Les trois-quarts des sociétés françaises de l’indice ont augmenté leurs dividendes par rapport au deuxième trimestre 2018, et seul EDF l’a réduit.

Les dividendes allemands ont réalisé de moins bons résultats. Les 38,5 milliards de dollars US de dividendes versés correspondent à une augmentation de 2,4 % des dividendes sous-jacents, ce qui est conforme à la moyenne européenne. Seules les trois cinquièmes des sociétés allemandes ont augmenté leurs dividendes — ce qui est relativement faible — et le secteur automobile est celui qui a enregistré la moins bonne performance, en raison des réductions effectuées par BMW et Daimler.

La croissance en Espagne a été de 8 % en termes sous-jacents — la progression la plus rapide parmi les plus importants pays européens — suivie de près par les Pays-Bas. La Suisse a également enregistré une croissance supérieure à la moyenne. Les dividendes belges ont chuté de plus d’un quart en termes sous-jacents, suite à la diminution de moitié du dividende d’Anheuser-Busch InBev.

Hausse de la rentabilité au Japon

L’Asie-Pacifique hors Japon a été légèrement à la traîne derrière le reste du monde au cours du deuxième trimestre. Les 43,2 milliards de dollars US de dividendes totaux distribués correspondent à une croissance sous-jacente de 2,2 %. Pour des raisons saisonnières, les dividendes d’Hong Kong dominent le deuxième trimestre. La croissance sous-jacente n’a été que de 2,5 % et un quart des sociétés d’Hong Kong de notre indice ont réduit leurs dividendes, dont China Mobile.

Ce pourcentage — bien plus important que sur les autres principaux marchés — reflète le ralentissement de l’économie chinoise. Les dividendes historiques versés au Japon — en hausse de 6,8 % en termes sous-jacents — reflètent la hausse de la rentabilité et la croissance des ratios de distribution. Quasiment les trois quarts des sociétés ont augmenté leurs dividendes.

La croissance des dividendes japonais a surperformé le reste de monde au cours des quatre dernières années, inversant la tendance de stagnation relative qui a été de mise pendant de nombreuses années. Les dividendes japonais ont désormais rattrapé l’Asie-Pacifique et l’Amérique du nord — les deux régions qui affichent la croissance la plus rapide au monde — et la croissance des distributions de ces trois régions a avoisiné les 130 % depuis la fin 2009.

Quelles prévisions d'ici fin 2019 ?

Les dividendes américains ont progressé au rythme le plus lent en deux ans, les dividendes sous-jacents augmentant de 5,3 % pour atteindre 121,7 milliards de dollars US. Le rythme de croissance des dividendes s’est ralenti sur tout un éventail de secteurs aux États-Unis, la plupart d’entre eux enregistrant des progressions à un chiffre. Plus des quatre cinquièmes des sociétés ont toutefois augmenté leurs distributions, ce qui permet aux États-Unis de se maintenir aux premiers rangs des classements internationaux.

Les dividendes du secteur bancaire ont continué d’enregistrer une solide croissance. Les fabricants automobiles ont maintenu leurs dividendes au même niveau, reflétant les défis structurels croissants du secteur à l’échelle internationale. Au Royaume-Uni, la croissance sous-jacente a été de 5,3 % — ce qui est similaire à la moyenne mondiale — mais les importants dividendes extraordinaires ont toutefois poussé la croissance totale à la hausse. Le secteur bancaire est celui qui a le plus contribué à la croissance sous-jacente.

Les résultats du deuxième trimestre sont conformes aux attentes de Janus Henderson et nos prévisions restent donc inchangées pour 2019. Les dividendes devraient atteindre 1430 milliards de dollars US, ce qui correspond à une augmentation de 4,2 % des dividendes totaux et de 5,5 % des dividendes sous-jacents.

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Sogenial Immobilier : CD Partenaires référence les 2 SCPI Cœur de Ville et Cœur de Régions

Sogenial Immobilier — spécialiste de l'épargne immobilière — a annoncé le 9 août dernier que ses 2 SCPI Cœur de Ville et Cœur de Régions étaient désormais référencées sur la plateforme CD Partenaires. Cette reconnaissance montre le succès de ce support de placement auprès des professionnels du conseil en gestion de patrimoine.

Sogenial poursuit le développement de ses SCPI Cœur de Ville et Cœur de Régions. Le 2e trimestre 2019 a été très dynamique grâce à l’engouement des investisseurs. Au 2e trimestre, la SCPI Cœur de Régions a vu sa collecte doubler par rapport au 1er trimestre 2019. Quant à Cœur de Ville, elle enregistre une augmentation de + 26 % de la capitalisation.

Focus sur CD Partenaires

CD Partenaires — plateforme patrimoniale en architecture ouverte — propose une large gamme de produits et de services : offre bancaire, assurance vie, produits financiers, immobilier direct, SCPI, OPCI et produits de diversification. La plateforme gère environ 2,8 M€ d'encours.

En mars dernier, CD Partenaires a été rachetée par Finaveo Partenaires. Suite à cette opération, les deux plateformes vont fusionner en septembre 2019. Le référencement des SCPI de Sogenial au sein de cette future « super plateforme » représente donc une étape importante pour le Groupe.

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Patrimonia 2019 : Sogenial Immobilier sera au rendez-vous en septembre

Sogenial Immobilier a annoncé le 9 août dernier sa participation à la convention Patrimonia 2019. Ce rendez-vous incontournable des professionnels du patrimoine se déroulera du 26 au 27 septembre au Centre de Congrès de Lyon, dans le 6e arrondissement de la ville. Sogenial accueillera les visiteurs au stand K35. Dans ce cadre, le Groupe annonce […]

Sogenial Immobilier a annoncé le 9 août dernier sa participation à la convention Patrimonia 2019. Ce rendez-vous incontournable des professionnels du patrimoine se déroulera du 26 au 27 septembre au Centre de Congrès de Lyon, dans le 6e arrondissement de la ville.

Sogenial accueillera les visiteurs au stand K35. Dans ce cadre, le Groupe annonce également la tenue de sa soirée « Before Sogenial ». L'événement se tiendra la veille de la convention, le mercredi 25 septembre 2019, au bistrot des Célestins qui sera privatisé pour l’occasion.

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Immobilier : Sogenial rachète 3 100 m² de bureaux pour son 1er club-deal

Le 5 août dernier, Sogenial Immobilier et Serris Reim ont acquis 3 100 m² de bureaux et d'activité au Bourget, en Seine-Saint-Denis. Cette opération prend place dans le cadre de l'offre club-deal proposée en partenariat par Serris Reim, Izimmo et Sogenial Immobilier. L’ensemble immobilier a été acquis en sale & lease back auprès du Groupe Salini, qui occupe le site depuis près de 25 ans.

Un département en plein développement

Le bail a été signé pour une durée de 9 ans dont 6 années fermes. Ce site représente une importance stratégique pour le Groupe, qui s’appuie sur le bassin d’emploi du département et mise sur son développement.

L'opération s'inscrit ainsi dans le cadre du projet du Grand Paris et l’arrivée des JO 2024, qui dynamisent la zone. Par ailleurs, le site bénéficie d’une bonne desserte, à proximité des autoroutes A1 et A3 ainsi que du RER B.

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Obligations vertes : SNCF Réseau lance le premier Green Bond à 100 ans

SNCF Réseau — gestionnaire du réseau ferroviaire français, noté Aa2 chez Moody’s, AA chez S&P et AA chez Fitch — lance ce mercredi 14 août la première Obligation Verte (Green Bond) de maturité 100 ans jamais émise au niveau mondial, tous émetteurs confondus. Ce nouvel emprunt a été réalisé pour un montant de 100 millions d’euros avec un coupon historiquement bas de 1,425 % compte tenu de la maturité. La banque HSBC a été chef de file de cette transaction.

Suite à la première émission à 100 ans réalisée par SNCF Réseau en 2015, cette opération constitue sa deuxième émission sur cette maturité, et la première en format Green Bond. Le record de l’Obligation Verte la plus longue jamais émise était précédemment détenu par Energias de Portugal (EDP) et Energie Baden-Wuerttemberg (EnBW) sur une maturité de 60 ans.

5,4 milliards d'euros d'encours

Dans le cadre de la réorganisation du Groupe SNCF — prévue par la loi de réforme ferroviaire de juin 2018 — cette opération témoigne de la confiance que les investisseurs portent au groupe SNCF et de leur intérêt pour le programme Green Bond de SNCF Réseau lancé en 2016. Le programme Green Bond de SNCF Réseau affiche un encours de 5,4 Mds€, à la 2e place sur le marché français et à la 7e place au niveau mondial.

Sur la seule année 2019, SNCF Réseau a levé 2,8 Mds€. Ce résultat lui permet de s’élever sur la 3e marche du podium mondial. Les fonds levés seront alloués à des projets éligibles, comprenant : les investissements liés à la maintenance, l’amélioration et l’optimisation énergétique des voies ferroviaires ; et les investissements liés à la réalisation de nouvelles voies ou à l’extension des lignes existantes.

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Immobilier : Christie & Co met en vente un portefeuille de 8 hôtels en Europe

Christie & Co — spécialiste de la transaction hôtelière — annonce ce lundi 12 août avoir été mandaté par Louvre Hotels Group pour la cession d’un portefeuille de 8 hôtels répartis en Europe. Le portefeuille comprend 8 actifs situés dans des agglomérations en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie, dont des villes comme Berlin et Turin.

Les établissements sont tous implantés à proximité des centres-villes ou sur une voie de communication principale. Ils opèrent sous l’une des enseignes de Louvre Hotels Group, avec une facilité d’accès conforme aux attentes des clientèles affaires et loisirs. La majorité des actifs offrent des espaces de réunion et des services de restauration ce qui assure des sources de revenus variés et ouvre des perspectives de développement.

Un hôtel à vendre en Italie

Christie & Co France est chargé de la cession de l’hôtel situé en Italie. L’hôtel Tulip Inn Turin – Moncalieri est un important établissement proposant 100 chambres, un restaurant, un bar et des espaces de réunion. Il assure une gamme de services qui répond aux attentes de la clientèle affaires et de loisirs et génère des flux de revenus diversifiés. Situé sur une voie rapide dans la ville de Moncalieri au sud de Turin, l’hôtel de catégorie 3 étoiles est facilement accessible.

L’environnement de l’hôtel est principalement destiné à une clientèle d’affaires. Il bénéficiera du Plan de Transition Métropolitain de Turin de 2025 qui favorisera la croissance économique du secteur privé. La cession de l’hôtel Tulip Inn Turin – Moncalieri de nature « sale and franchise back » porte sur les murs et le fonds de commerce. L’appel d’offres concerne soit l’actif seul ou tout ou partie du portefeuille.

« Cette opportunité exclusive que propose Christie & Co est une formidable manière de pénétrer le marché hôtelier de Turin, surtout si l’on considère que seules quatre grandes transactions ont été réalisées dans cette ville au cours des huit dernières années », précise Thomas Krynen, Directeur Associé de Christie & Co.

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Fonds obligataire : Pictet Asset Management étend sa gamme « total return »

Pictet Asset Management (Pictet AM) — gestion institutionnelle et gestion de fonds de placement du Groupe — annonce ce jeudi 8 août le lancement de Pictet TR-Sirius. Ce fonds met en œuvre une stratégie global macro de type long/short axée sur les marchés obligataires émergents et liquide. Avec ce lancement, Pictet AM élargit son éventail de stratégies total return gérées activement, qui représentent USD 10 milliards d’actifs sous gestion.

« Ce fonds est le reflet de nos efforts d’innovation constants, de notre intérêt pour les marchés émergents ainsi que de notre volonté de continuer de développer notre offre de stratégies obligataires total return. Il permet aux investisseurs de tirer profit des avantages liés aux marchés émergents par le biais d’une stratégie exposée à une volatilité modérée », souligne Raymond Sagayam, responsable des investissements en obligations.

Objectif, générer de l'alpha

Pictet TR-Sirius vise à générer de l’alpha, quelles que soient les conditions de marché. Le fonds investit dans une grande variété d’obligations d’Etat, de taux d’intérêt et de monnaies de pays émergents. Il cherche à neutraliser le biais directionnel par rapport au bêta ou au portage, tout en se prémunissant contre le risque de baisse.

Pictet TR-Sirius n’est pas contraint par un indice de référence. Le fonds vise à générer une performance supérieure de 6 % à 8 % au taux Liborovernight avant frais et commissions. Son objectif de volatilité annuelle est fixé entre 4 % et 6% sur un horizon 3 à 5 ans.

Un fonds distribué dans 11 pays

Proposée pour la première fois à des investisseurs externes, la stratégie est gérée depuis trois ans au sein de Pictet AM par Ketan Gada, avec l’aide de Thibaut Nocella et de Rav Sing. Ces trois spécialistes basés à Londres possèdent des connaissances et des expériences complémentaires en matière d’investissements sur les marchés émergents.

Le fonds Pictet TR-Sirius est conforme à la directive UCITS IV. Il se caractérise par une liquidité hebdomadaire et une valeur nette d’inventaire calculée quotidiennement. Il est autorisé à la distribution dans 11 pays : en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Norvège, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède.

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KSL Capital Partners achète Les Hôtels d’en Haut

KSL Capital Partners (KSL) annonce ce mardi 6 août l'acquisition du groupe Les Hôtels d'en Haut — filiale du promoteur Perseus, propriétaire et exploitant d’hôtel européen — pour un montant non divulgué. C’est la première acquisition significative de KSL en Europe. Eric Darde assumera les fonctions de Président et de Directeur de l’exploitation de la société, continuant ainsi d’accroître son rôle de dirigeant depuis 2014.

Focus sur Les Hôtels d'en Haut

Les Hôtels d’en Haut exploite cinq « boutique hotels » sur les principaux marchés de loisirs en France. Situés dans les Alpes françaises, l'Hôtel Le Val Thorens, l'Hôtel Le Fitz Roy à Val Thorens et l'Hôtel des 3 Vallées à Courchevel permettent aux clients d'accéder facilement à une station de ski. Le lieu de retraite en montagne de l'Hôtel Alpaga à Megève fait face au Mont-Blanc, offrant aux clients une vue spectaculaire et un accès aux pistes de Megève. L'Hôtel Les Roches Rouges, situé à Saint-Raphaël sur la Côte d'Azur, offre un front de mer privé et un accès direct à la mer.

Avec une gamme de 30 à 80 chambres et suites, le portefeuille comprend un total de 245 chambres d'hôtel. La marque Les Hôtels d’en Haut propose des espaces de restauration et de bar distinctifs, destinés aux clients et aux locaux. Parmi les 8 restaurants du portefeuille, 2 ont été récompensés par une étoile Michelin : La Table de l’Alpaga de l’Hôtel Alpaga et La Terrasse de l’Hôtel Les Roches Rouges. Les équipements de luxe de chaque hôtel incluent également des services de spa, des services de conciergerie et des événements spéciaux.

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L’Institut du Patrimoine signe un partenariat avec Maurel & Prom

L'opérateur pétrolier Maurel & Prom annonce ce mardi 6 août avoir choisi le groupe Institut du Patrimoine — spécialisé en gestion de patrimoine — afin de mettre en place un accompagnement patrimonial au profit de ses collaborateurs. Objectif, leur faire bénéficier d'un accompagnement global dans leur stratégie patrimoniale afin d’optimiser leurs placements.

« Notre réflexion est fondée sur le comportement des collaborateurs en entreprise. Les salariés sont tous confrontés à une problématique patrimoniale. Investis dans leur travail, ils disposent de trop peu de temps pour gérer correctement leur patrimoine et prendre les bonnes décisions. Nous leur proposons un service dédié afin qu’ils soient accompagnés sereinement à chacune des étapes de leur vie patrimoniale », explique Stéphane Peltier, associé du Groupe Institut du Patrimoine.

Une offre 100 % digitale

L’Institut du Patrimoine met à la disposition de l’ensemble des collaborateurs l'assistance d'un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) et un accès hotline pour toutes les questions d’ordre juridiques, fiscales et patrimoniales. Un pack exclusif permet aux salariés de bénéficier :

  • d’un audit de leur situation personnelle, patrimoniale — financier et immobilier — et fiscale dans le but d’identifier une stratégie d’optimisation ;
  • d’un bilan retraite avec reconstitution de carrière afin d’obtenir la traçabilité des cotisations et d’estimer la pension de retraite à l’âge légal et à taux plein ;
  • d’un bilan successoral avec la recherche d’optimisation pour la transmission du patrimoine ;
  • d’une étude sur l’épargne salariale : PEE, intéressement, participation, AGA.

Les salariés pourront à tout moment suivre l’évolution de leur patrimoine grâce à une application 100 % digitale.

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Cours de l’or : l’envolée se poursuit en juillet

Le Comptoir National de l’Or — société française spécialisée dans le marché physique du métal jaune — revient ce mardi 6 août sur les performances du métal jaune au mois de juillet. Au second fixing de Londres — le 31 juillet — les cours de l’or se sont établis à 1281,37 euros et 1427,55 dollars. Soit une importante progression de 3,52 % en euros, et une hausse plus modérée en dollar en raison d’une hausse du billet vert sur le mois.

Avec ce 3e mois consécutif de hausse, la performance du métal jaune depuis le début de l’année frôle les 15 % en euros. Sur un an glissant, la performance de l’or atteint même 22,8 % en euros. Le graphique ci-dessous illustre parfaitement les deux phases de hausse : la première — fin 2018 et début 2019 — est une période de forte correction des marchés action qui a profité au métal jaune. La seconde — amorcée en juin — est largement alimentée par les perspectives de baisse des taux d’intérêt.

Cours de l'or : l’envolée se poursuit en juillet

L’or surperforme les actions

En juillet, le métal jaune a surperformé les actions françaises de près de 4 % (or + 3,52 % et CAC 40 - 0,36 %). Sur 2019, les actions françaises gardent une légère avance à + 16,6 % contre 14,7 % pour l’or. En élargissant le champ à un an glissant, la photo est radicalement différente. L’or bat les actions de 21,7 %, en raison notamment de sa bonne performance relative au dernier trimestre 2018.

Outre la performance, les autres éléments de comparaison avec les actions sont également favorables. La volatilité réalisée à 60 jours est 2 points inférieure à celle des actions. Sur un an glissant, la corrélation entre le métal jaune et le CAC 40 s’établit à - 0,15. Un actif décorrélé aux actions, moins risqué, et offrant un bon rendement, voilà qui devrait inciter les professionnels de la finance à en intégrer davantage à leur portefeuille.

La baisse des taux, c’est parti !

L’or a largement bénéficié ces derniers mois des anticipations de baisse des taux d’intérêt. C’est maintenant chose faite : le 31 juillet, le président de la réserve fédérale américaine Jerome Powell a annoncé une baisse de son taux directeur de 25 points de base, pour le ramener dans une fourchette de 2 % à 2,25 %. Il s’agit de la première baisse de taux depuis 11 ans — la dernière datant de 2008, lorsque la Fed combattait la crise financière. Autre annonce, la Fed arrête son programme de réduction de son bilan avec 2 mois d’avance, afin de maintenir de la liquidité dans le système financier.

En Europe — bien qu’elle ait maintenu ses taux inchangés — la BCE a suggéré lors de sa réunion de juillet qu’elle pourrait les abaisser dans un avenir plus ou moins proche. Les analystes ont immédiatement tablé sur Septembre. Par ailleurs, la banque a indiqué qu’elle réfléchissait à plusieurs options d’assouplissement monétaire, notamment en ce qui concerne la rémunération des réserves ou les achats d’actifs. En clair, la BCE pourrait remettre en route la planche à billet.

Le FMI abaisse ses prévisions de croissance

Le FMI a mis à jour en juillet ses perspectives de l’économie mondiale, à la baisse. Le rapport cite une « croissance languissante », en raison d’une demande finale défaillante et d’un commerce mondial atone. Dans ce contexte, l’institution abaisse ses prévisions de croissance mondiale à 3,2 % pour 2019, soit 0,1 % de moins que sa précédente prévision d’avril.

Le FMI pointe également une hausse des risques de dégradation : « Il s’agit de l’escalade des tensions commerciales et technologiques, de la possibilité d’un épisode prolongé d’aversion au risque mettant au jour les facteurs de vulnérabilité financière qui se sont accumulés pendant des années de taux d’intérêt bas, des tensions géopolitiques et de la montée de tensions désinflationnistes qui rendent les chocs plus persistants ». En clair, le FMI est inquiet.

Produits dérivés sur l’or : plus de contrats que de stocks

Les produits dérivés sur l'or comptent 181 fois plus de contrats ouverts que de stocks. Ce chiffre provient du Comex, la bourse américaine où sont traités les produits dérivés sur l’or (futures et options). Celle-ci ne détient dans ses coffres que 10 tonnes d’or enregistrées au 26 juillet, alors que l’équivalent de 1839 tonnes de contrats sur l’or sont ouverts. Ses entrepôts comptent également 230 tonnes d’or dit « éligibles », mais cela reste tout de même 8 fois moins que les produits dérivés en circulation.

Par ailleurs, ces stocks éligibles n’appartiennent pas à la bourse. Ils ne sont pas tous nécessairement disponibles pour le dénouement physique des contrats dérivés. Cela peut-il poser un problème ? C’est possible. L’immense majorité des dénouements de contrats se fait en cash, et peu d’acteurs de marché demandent la livraison physique. Si les demandes de livraison augmentaient, il pourrait y avoir rapidement un problème, qui conduirait probablement à une prime de l’or physique sur l’or papier.

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