Immobilier résidentiel : PATRIZIA acquiert des actifs à Bruxelles et à Luxembourg

PATRIZIA AG — gestionnaire d'investissement immobilier — annonce ce lundi 10 février avoir réalisé deux importantes acquisitions d’actifs résidentiels au Bénélux. L’immeuble Unival II a été acheté au Luxembourg pour 52 M€, et le complexe résidentiel Green Life a été acquis à Bruxelles (Belgique) pour 23 M€.

Ces opérations portent le volume total de transactions réalisées dans la région à environ 760 M€, dont plus de 40 % dans le secteur résidentiel. Les actifs sous gestion au Bénélux sont passés de 3,1 Mds€ en 2018 à plus de 3,5 Mds€ en 2019. Sur les 760 M€ de transactions en 2019, les deux tiers, soit environ 500 M€, ont été réalisées aux Pays-Bas, suivis de la Belgique avec 210 M€, puis du Luxembourg.

Focus sur les deux acquisitions

Le complexe Green Life — acquis hors-marché à Bruxelles au développeur belge Matexi — se situe à la limite des banlieues résidentielles de Forest et d’Uccle. Il compte 58 logements répartis dans deux immeubles, au cœur d’un parc privé. La résidence comporte des studios et des appartements de deux à quatre pièces, avec 58 places de parking. « Nous sommes parvenus à sécuriser l’achat clé-en-main avec une garantie locative d’un an. L’immobilier résidentiel bruxellois est actuellement en plein boom », indique Sheelam Chadha, responsable des transactions pour PATRIZIA Bruxelles.

L'acquisition récente de l’immeuble Unival II — résidence étudiante située à Belval au Luxembourg — était également une transaction de gré à gré, menée par l’un des fonds pan-européens de PATRIZIA. L’ensemble de 6 900 m², construit en 2017 et répondant aux plus hauts standards, comprend 204 studios meublés — occupation quasi-complète pour l’année scolaire 2019/2020 — ainsi qu'un parking souterrain et près de 1 500 m² de locaux commerciaux en pied d’immeuble. La gestion des appartements étudiants est assurée par l’Université de Luxembourg.

Volume de transactions en hausse

« Au cours des 12 derniers mois, nous avons continué à développer notre portefeuille d’actifs à travers le Bénélux, en renforçant nos positions sur tous nos secteurs clés. Nous sommes fiers que le Bénélux compte désormais parmi les marchés majeurs de PATRIZIA en Europe, après l’Allemagne, en termes d’actifs sous gestion et de volume de transactions », déclare Emile Poort, Directeur des transactions Bénélux PATRIZIA.

Ces trois dernières années, le volume de transactions réalisées par PATRIZIA sur les marchés européens a progressé de 4,9 Mds€ en 2017 à 6,8 Mds€ en 2018 et plus de 8 Mds€ en 2019. Sur ces trois années, PATRIZIA a donc réalisé près de 20 Mds€ de transactions immobilières pour ses clients, dont une majorité d’acquisitions.

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SCPI et OPCI en 2019 : performances en hausse, collecte et investissements records

L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) et l’Institut de l'Epargne Imobilière et Foncière (IEIF) publient ce jeudi 13 février les statistiques annuelles des deux principaux fonds d’investissement immobilier à destination du grand public. Les SCPI et OPCI Grand Public ont collecté 11,4 Mds€ en 2019, soit plus que le record de 2017 à 10,4 Mds€. Le volume d’investissement des SCPI a atteint le niveau historique de 9,2 Mds€. Les deux véhicules affichent des performances globales en hausse à fin 2019.

« L’année 2019 a été particulièrement dynamique pour le marché de l’immobilier non coté grâce à un contexte porteur et des fondamentaux solides. Les OPCI et SCPI s’affirment, année après année, comme des produits performants et stables dans un contexte de baisse du rendement de l’épargne liée à la persistance des taux bas. Ces véhicules devraient trouver toute leur place dans le nouveau Plan Épargne Retraite (PER) introduit par la loi PACTE », explique Véronique Donnadieu, Déléguée générale de l’ASPIM.

Collecte nette et investissement

En 2019 avec un total de 8,6 Mds€, les SCPI ont atteint un nouveau record historique depuis la création de ce véhicule d’investissement il y a une quarantaine d’années. Après avoir marqué une pause l’an dernier (- 19 %), la croissance de la collecte s’établit à + 68 % par rapport à l’exercice 2018 et + 36 % par rapport à l’exercice 2017.

Les SCPI ont réalisé pour 9,2 Mds€ d’acquisitions en 2019 (+48 %), particulièrement actives au dernier trimestre 2019 avec 3,7 Mds€ d’acquisitions soit 40 % du total annuel. Sur l’année, les acquisitions se sont orientées sur les bureaux (63 %), les locaux commerciaux (12 %), la santé, les EPHAD et résidences de service pour seniors (10%), l’hôtellerie (4 %), la logistique et locaux d’activité (6 %). Les autres catégories — dont le résidentiel, les crèches/écoles, les locaux mixtes — complètent les investissements à hauteur de 5 %.

D’un point de vue géographique, les acquisitions ont concerné d’abord l’Ile-de-France (48 %, avec 10 % à Paris), puis l’étranger (28 %) pour moitié à destination de l’Allemagne et un quart du Benelux, et les régions (24 %). Les SCPI ont également arbitré des actifs pour un montant de 1,7 Md€, soit le double de l’exercice précédent. 79 % des cessions ont concerné des bureaux très majoritairement localisés en Ile-de-France hors de Paris. En 2019, les vingt OPCI Grand Public majoritairement distribués par le biais des contrats d’assurance vie, ont collecté un total de 2,8 Mds€, soit une hausse de 30 % par rapport à l’exercice précédent).

Capitalisation et actif net

Au 31 décembre 2019, la capitalisation des SCPI atteignait au total 65,1 Mds€, soit une augmentation de 17 % par rapport à la fin 2018. Au cours du dernier exercice, l’actif net cumulé des OPCI est passé de 15,2 Mds€ fin 2018 à 18,6 Mds€ fin 2019, soit une augmentation de près de 23 %.

Avec un peu plus de 1 Md€ de parts échangées, le marché secondaire des parts de SCPI connaît un léger ralentissement (- 8,4 % par rapport à l’exercice précédent). Le taux de rotation annuel se situe à 1,53 % pour l’ensemble des parts de SCPI, hors résidentiel. Surtout, le marché secondaire des SCPI ne connaît pas de tension sur sa liquidité : le cumul des parts en attente de cessions et des retraits non compensés se limite à 0,21 % de la capitalisation globale.

En 2019, les SCPI Immobilier d’entreprise ont vu leur taux de distribution remonter à 4,4 % (contre 4,34 % en 2018). Le niveau de revenus distribués par les SCPI leur permet de dégager une prime de risque en hausse (480
points de base au-dessus des emprunts d’Etat à 10 ans). En outre, la variation du prix moyen de part (VPM) est également en hausse à + 1,2 % contre + 0,8 % en 2018.

En 2019, la performance globale des OPCI a atteint 5,4 % contre + 0,8 % en 2018. C’est davantage la valorisation du patrimoine (+ 4,3 % contre - 0,4 % l’année précédente) qui a porté cette performance que le rendement courant (+ 1,2 %, comme en 2018). La volatilité des marchés actions explique une forte fluctuation des performances sur les deux dernières années. Depuis le 31 décembre 2017, la performance annuelle moyenne des OCPI s’établit à + 3,1 % — dont 1,2 % de rendement courant et 1,9 % de revalorisation du prix de part.

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EHPAD : Vivalto Vie entre sur le marché espagnol

Vivalto Vie — opérateur d’Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) — annonce ce mardi 11 février son entrée sur le marché espagnol grâce à l’acquisition de Solimar, acteur reconnu dans l’hébergement des personnes âgées en Espagne. Ce rapprochement marque l'accélération de la stratégie paneuropéenne du groupe.

Se développer en Espagne

Fondé en 2015, Vivalto Vie s’est développé ces dernières années en France autour des régions Nouvelle Aquitaine, Pays de Loire, Ile de France et Normandie. Dirigé par Daniel Caille, Président et par Guillaume Raoux, Directeur Général, Vivalto Vie gère 19 établissements (1 272 lits), dont il détient majoritairement l’immobilier.

Cette présence régionale en France, pilier de sa stratégie, s’accompagne d’une volonté de se développer sur des marchés à fort potentiel en Europe. L’acquisition de Solimar, qui a été créé en 2003 et opère 7 établissements (930 lits) dans la région de Valence en Espagne, constitue le socle du projet de croissance de Vivalto Vie dans la péninsule ibérique. Solimar reste dirigé par monsieur Marcos Penades.

Recomposition du capital

Dans cette opération, Vivalto Vie recompose son capital. Amundi Private Equity Funds — désormais premier actionnaire du groupe — et Société Générale Capital Partenaires entrent au capital de Vivalto Vie. Azulis Capital — actionnaire historique — cède sa participation. Le holding Vivalto SAS détiendra un peu plus de 50 % du capital de Vivalto Vie. Il sera appuyé par Arkéa Capital Managers et MACSF. Les autres actionnaires historiques — BNP Paribas Développement et Socadif — accompagnent le projet.

La réorganisation de son capital va permettre à Vivalto Vie d'accélérer la mise en œuvre de sa stratégie. Objectif, développer une présence régionale forte sur les marchés européens aux caractéristiques favorables. Le développement géographique reste sous-tendu par la philosophie de Vivalto Vie : assurer aux résidents et à leurs familles une bonne qualité de soins et de services, et à des conditions financières abordables.

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ODDO BHF nomme deux Managing Directors en Corporate Finance

ODDO BHF — groupe financier franco-allemand — annonce ce mercredi 12 février la nomination de deux Managing Directors au sein de l’activité Corporate Finance du groupe. Le premier, Romain Attard, a bénéficié d'une promotion au sein du pôle Public M&A / ECM en France. Le second, Christophe Bourrilly, a été recruté au sein du pôle Santé. Tous deux auront pour mission de contribuer au développement de ces expertises au sein de la banque d’affaires du groupe.

Focus sur le parcours de Romain Attard

Romain Attard

La promotion de Romain Attard vient confirmer une année 2019 très remplie, où il a notamment originé et exécuté avec succès l’augmentation de capital de Carmat, les offres publiques et les retraits de cote de Michelin sur SIPH et de Publicis sur Soft Computing. Il avait par ailleurs à son actif la réussite du retrait de cote d’Areva par l’Etat français il y a plus de deux ans.

Diplômé de de Centrale Lille, de l’ESSEC et de Thunderbird School of Global Management (Etats-Unis), Romain Attard débute chez PricewaterhouseCoopers (PWC). En 2010, il rejoint les équipes Coporate Finance du groupe ODDO BHF. Depuis quatre ans, il est un des piliers du pôle Public M&A / ECM. En 2017, il participe au retrait de cote de l’Etat sur Areva en 2017. Il origine et exécute les augmentations de capital de Carmat, ou encore les offres et retraits de cote de SPIH et de Publicis sur Soft Comuting en 2019.

Focus sur le parcours de Christophe Bourrilly

ODDO BHF nomme deux Managing Directors en Corporate Finance
Christophe Bourrilly

Le recrutement de Christophe Bourrilly en tant que MD du pôle santé confirme les ambitions de ODDO BHF Corporate Finance. Christophe Bourrilly dispose de 25 années d’expérience en corporate finance dans le domaine des sciences de la vie. Il a notamment été CFO chargé du corporate développement de plusieurs biotechs et sociétés pharmaceutiques en Belgique, en France et en Italie.

Diplômé d’HEC, Christophe Bourrilly a commencé sa carrière en banque d’investissement chez Wasserstein Perella & Co. (1995-1997) où il se spécialise dans le secteur de la santé. Il devient ensuite banquier d’affaires en sciences de la vie chez Lazard Frères & Cie (1997-1999), chez ABM Amro (2006-2009) ou encore chez Kronos Advisors (2009-2019). Il exerce ensuite en tant que Directeur Financier et chargé de corporate développement au sein de plusieurs biotechs et sociétés pharmaceutiques en Belgique, France et Italie, dont TibotecVirco, Newron, Diatos ou encore Biocartis.

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PEA et PEA-PME : le gouvernement fait le point sur la réforme

La loi PACTE, portée par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a renforcé l’attractivité des plans d’épargne en actions (PEA) et des plans d'épargne en actions destinés au financement des PME et ETI (PEA-PME). La publication du décret n°2020-95 du 5 février 2020 relatif au plafonnement des frais de ces plans vient achever cette réforme destinée à favoriser la diversification de l’épargne des Français et un meilleur financement des entreprises.

« Grâce à son cadre fiscal particulièrement attractif et aux améliorations apportées par la loi PACTE, le PEA et le PEA-PME deviennent les outils privilégiés pour diversifier l’épargne individuelle et investir dans les entreprises. Je souhaite ainsi encourager l’investissement en actions, qui offre de meilleures perspectives de rendement sur le long terme tout en soutenant la croissance du tissu productif français », déclare Bruno Le Maire.

225 000 euros de plafond

La loi PACTE a prévu plusieurs mesures visant à renforcer l’attractivité du PEA et du PEA-PME, par un assouplissement des règles de fonctionnement des plans : suppression de la clôture du plan en cas de retrait entre cinq et huit ans ; possibilité de procéder à de nouveaux versements au-delà de cinq ans même si un retrait a été effectué ; création de plusieurs cas de déblocage avant cinq ans sans clôture du plan.

La loi a par ailleurs porté à 225 000 euros le plafond du PEA-PME et élargi l’ensemble des titres pouvant être logés dans un PEA-PME. La loi PACTE a également créé le PEA-jeunes : il est désormais possible pour les jeunes rattachés fiscalement à un foyer d’ouvrir un PEA limité à 20 000 euros de versements, sans que les sommes versées viennent en déduction du plafond du ou des PEA des parents.

Favoriser les petits épargnants

Enfin, le décret n° 2020-95 du 5 février 2020 pris en application de la loi PACTE introduit un plafonnement des frais des PEA et des PEA-PME au titre de leur ouverture, de leur tenue, des transactions qui y sont opérées ou de leur transfert. Ces plafonds permettront de réduire les frais supportés par les épargnants dans la gestion de leurs plans, notamment pour les petits PEA et PEA-PME et lorsqu’ils sont investis sur des titres non cotés. Le décret prévoit des conditions tarifaires favorables pour les transferts de plans.

Ainsi, à compter du 1er juillet 2020, une personne ayant investi 1 000 euros dans des actions d’une société cotée s’acquittera-t-elle au plus de neuf euros de frais annuels, contre 20 euros en moyenne actuellement. Si elle le souhaite, elle pourra transférer son PEA dans un autre établissement proposant une tarification plus intéressante pour un coût forfaitaire de 15 euros au plus, contre environ 100 euros actuellement.

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Participation : Kardham fait entrer Geneo à son capital aux côtés de Bpifrance

Le groupe Kardham — acteur français indépendant de l'immobilier professionnel — annonce ce mardi 11 février l'entrée à son capital de Geneo Capital Entrepreneur, société d'investissement et d'accompagnement des PME-ETI. A cette occasion, Amundi Private Equity — entré au capital du Groupe en 2016 aux côtés de Bpifrance — sort définitivement du capital alors que Bpifrance garde sa participation.

Axel Piriou et Vincent Charles, pour Bpifrance, déclarent : « Bpifrance se réjouit d'accueillir de nouveau le groupe Kardham dans un de ses accélérateurs : l'accélérateur ETI, un programme d'accélération pour soutenir la croissance des ETI et devenir les champions internationaux de demain ».

Focus sur le groupe Kardham

Fondé en 1992, le groupe Kardham s'est diversifié ; à l'origine aménageur d'espaces professionnels, il est devenu — sous l'effet d'initiatives de croissance interne et externe — un opérateur global de la conception et du management de projets immobiliers. En 2014, il entre dans le top 10 des cabinets d'architecture en France. En 2019, il devient la 1ère ESN dédiée à l'industrie immobilière avec plus de 30 collaborateurs dédiés au digital.

Près d'un salarié sur 5 est associé au capital du groupe, qui compte plus de 400 collaborateurs. Ces dernières années, Kardham a renforcé sa stratégie d'internationalisation. Le groupe accompagne désormais en France, en Europe et en Afrique les utilisateurs et les grands professionnels de l'immobilier, depuis la genèse stratégique des projets jusqu'à leur livraison complète. Le groupe a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 80 M€.

Intervenants sur l'opération :

  • Investisseurs : Bpifrance Investissement (Axel Piriou, Vincent Charles), GENEO Capital Entrepreneur (François Picarle, Rodolphe Vernazza) ;
  • Cédant : Amundi Private Equity (Amar Douhane) ;
  • Conseil juridique Dirigeants : Bolze et Associés (Eric Bolze, Tiphaine Hue, Alexandre Carteret) ;
  • Conseil financier Dirigeants : G2 Invest (Guillaume Somekh) ;
  •  Conseil juridique Investisseurs : Joffe & Associés (Romain Soiron, Aymeric Dégremont, Paddy Pascot) ;
  • Due Diligence financière : Advolis (Damien Bourg, Marion Bernadou) .
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ESG : Amundi publie une étude sur l’investissement obligataire

Amundi — premier gestionnaire d'actifs européen et pionnier de l'investissement responsable — publie ce lundi 10 février les conclusions de son étude (en anglais) sur l'impact de la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les portefeuilles obligataires.

« Le marché obligataire est un très bon canal pour avoir un impact sur les entreprises. Le moment est venu d’implémenter les critères ESG dans les processus de sélection des obligations et la construction des portefeuilles obligataires. L'intégration des facteurs ESG est désormais une question de responsabilité fiduciaire pour les gestionnaires d'actifs et les investisseurs », déclare Eric Brard, Directeur du métier Fixed Income chez Amundi.

Surperformance sur le marché européen depuis 2014

Depuis 2014, l'intégration de l'ESG a généré une surperformance dans les portefeuilles obligataires libellés en euros. Pour un portefeuille d'obligations Investment Grade (IG), c’est-à-dire ayant une note Crédit supérieure à BBB-, libellées en euros, l’excès de rendement crédit annualisé d’une stratégie à la fois acheteuse sur les obligations les mieux notées en ESG de leur catégorie (20 % les mieux notées selon les scores ESG) et vendeuse sur les obligations les moins bien notées de leur catégorie (20 % les moins bien notées selon les scores ESG) atteint 37 points de base (pbs).

Ceci est valable non seulement si on considère la note globale ESG de l’émetteur mais également si on ne retient que leurs notes individuelles sur chacun des critères « E », « S » ou « G ». De même, si on limite le risque de tracking error par rapport à l'indice de référence, on observe des tendances similaires : avant 2014, les portefeuilles optimisés sur le plan ESG ont enregistré une sous-performance de 36 points de base, alors que depuis 2014, l'intégration ESG a généré une surperformance de 3 points de base en moyenne par an pour une tracking error de 25 points de base.

Zone géographique et monnaie d'émission

Dans le cas des obligations IG libellées en dollars, les résultats sont plus décevants en valeur absolue, mais la corrélation entre ESG et performance tend à devenir positive. L'investissement ESG a été une source de sous-performance de 2010 à 2019 si l'on considère à la fois les stratégies acheteuse/vendeuse, des meilleures de la catégorie par rapport aux pires de la catégorie et les portefeuilles optimisés contrôlés par des indices de référence.

Néanmoins, l'importante sous-performance au cours de la période 2010-2013 a beaucoup diminué au cours de la période plus récente. Le coût annuel des investissements ESG n’est plus que de 9 pbs par an pour la stratégie benchmarkée depuis 2014 contre 24 pbs de 2010 à 2013. La région de l'émetteur est plus importante que la monnaie d'émission. L'investissement ESG a été une source de surperformance pour les obligations IG des émetteurs européens, mais une source de sous-performance pour leurs homologues américains, quelle que soit la devise.

Facteur gagnant pour les émetteurs

L'étude démontre aussi l'impact positif de l'ESG sur le coût du capital des émetteurs. Par exemple, après analyse de la qualité du crédit, on estime que, dans le cas des obligations d'entreprises IG libellées en euro, la différence théorique du surcoût de financement entre une entreprise de la pire catégorie et une entreprise de la meilleure catégorie est de 31 pbs au cours de la période 2014-2019.

Dans le cas des obligations d'entreprise IG libellées en dollar, la différence est certes plus faible mais néanmoins de 15 pbs. Ces résultats mettent en exergue la corrélation entre l'investissement ESG et le coût de financement ESG et soulignent que, pour faire face aux problèmes environnementaux et sociaux, l'ESG est un facteur avantageux pour les émetteurs.

Intégrer davantage l'analyse ESG

Si l'intégration de filtres ESG est une stratégie naturelle pour les investisseurs actions cherchant à réduire les risques extra-financiers, le tableau est plus complexe lorsqu'il s’agit d’investissements obligataires. Par exemple, l'intégration ESG est moins développée parce que ces filtres peuvent conduire à des exclusions importantes ou à une sous-pondération de certaines obligations — notamment sur le segment des obligations souveraines — ce qui peut réduire la liquidité du portefeuille.

Cela peut aussi être parce que la sélection des obligations dépend déjà de trois facteurs importants : la duration, le niveau des spreads et la liquidité. Néanmoins, compte tenu de l'excès de rendement crédit offert par l'intégration des facteurs ESG dans les portefeuilles obligataires, les gérants doivent aller au-delà d'une simple exposition acheteuse sur les obligations vertes ou sociales dans leurs investissements ou de la mise en œuvre d'une politique d'exclusion.

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SCPI : Cristal Rente acquiert un portefeuille Burger King et Quick

Inter Gestion REIM — spécialiste des fonds immobilier — annonce ce mardi 11 février l'acquisition d'un nouveau portefeuille en restauration rapide pour le compte de Cristal Rente, sa société civile de placement immobilier (SCPI) de rendement pur player commerces. Il compte six restaurants en Ile-de-France, sous enseignes Burger King et Quick, pour près de 35 M€.

TDVM supérieur à 5 %

Avec cette acquisition, Inter Gestion REIM renforce son pilier Restauration et sa présence sur le Grand Paris. La SCPI Cristal Rente offre aux investisseurs une stratégie performante, avec un TDVM supérieur à 5 % chaque année (5,02 % en 2019) et une revalorisation régulière du prix de sa part (encore +3,05 % en juillet dernier).

La société de gestion ne garantit aucun objectif de rentabilité. Les revenus potentiels peuvent varier à la hausse comme à la baisse, ainsi que la valeur de la part. La durée de placement conseillée est de 10 ans minimum. Inter Gestion REIM crée et gère des fonds immobiliers depuis 30 ans. Agrée par l’AMF, elle gère aujourd’hui 16 SCPI et un patrimoine de près de 600 M€, au service de 10 000 associés.

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CGP Entrepreneurs recrute un responsable Middle Office et Conformité 1ère ligne

CGP Entrepreneurs — groupement spécialisé dans les services de gestion de patrimoine — annonce ce lundi 10 février le recrutement d'un responsable Middle Office et Conformité 1ère ligne. Dans ce cadre, Armand Miletich (46 ans) dirige une équipe de 4 personnes. Il vérifie notamment la complétude et la conformité des dossiers transmis par les conseillers en gestion de patrimoine (CGP), tout en identifiant et pilotant les risques inhérents à leur traitement.

Armand Miletich est également responsable du développement des process internes visant à optimiser le travail des équipes commerciales et financières. Il suit aussi les évolutions réglementaires inhérentes à l’activité de CGP, afin de proposer et de développer les outils nécessaires à la mise en conformité des cabinets en gestion de patrimoine.

Focus sur le parcours d'Armand Miletich

Armand Miletich est titulaire d’un diplôme d’Etudes Comptables et Financières (DESCF) et d’un certificat de gestion comptable et financière approfondie (CSCF) à l’ECCIP. Il a également la certification AMF. Il compte plus de 12 ans d’expériences professionnelles dans la gestion d'actifs. Il a travaillé pour le compte de plusieurs asset managers — Ecofigestion, La Cie Financière Edmond De Rothschild, BCV Finance France, Avenir Finance — en tant que contrôleur interne et responsable Middle Office.

Armand Miletich est aussi intervenu en tant que contrôleur en matière de LCB/FT et de la connaissance de la clientèle. Avant de rejoindre CGP Entrepreneurs, Armand Miletich a travaillé pour plusieurs cabinets de conseils avec une double logique organisationnelle et de conformité. Il a notamment effectué le contrôle des adhérents de la CNCIF et a développé une offre d’aide à la mise en conformité des activités de conseillers en gestion de patrimoine et des gestionnaires d’actifs.

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ESG : Neuberger Berman lance le fonds Global High Yield Sustainable Action

Neuberger Berman — société de gestion indépendante détenue par ses salariés — annonce ce lundi 10 février le lancement d'un fonds international High Yield, différencié et géré activement, qui se concentre sur le crédit corporate répondant à des critères d'investissement durable.

« Depuis plusieurs années, Neuberger Berman a fait évoluer son approche ESG dans toutes les classes d'actifs, y compris le High Yield, et cette nouvelle stratégie offre désormais aux investisseurs l'accès à une solution durable dans un espace où les alternatives restent plus limitées », déclare Dik van Lomwel, responsable EMEA et Amérique latine chez Neuberger Berman.

Stratégie et engagement ESG

La stratégie visera les meilleurs émetteurs de leur catégorie grâce à une évaluation systématique des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et des critères d'exclusion discriminants. Elle mettra l'accent sur un engagement actif auprès des émetteurs sur les facteurs ESG. Les objectifs d'engagement de chaque émetteur sont établis et alignés sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD).

Les progrès réalisés pour le portefeuille sont communiqués tous les ans. Le fonds investira dans l'univers des titres obligataires High Yield au niveau mondial, en mettant l'accent sur la génération de rendements. Le portefeuille sera diversifié par secteur et par émetteur. Il comprendra 90 à 150 émetteurs, avec une attention particulière pour la qualité du crédit BB et B.

Identifier les meilleurs émetteurs

Chris Kocinski et Joseph Lind seront responsables de la gestion du fonds. Ils seront soutenus par une équipe de quatre gérants, de spécialistes en investissements ESG et à impact, et par une équipe mondiale de plus de 70 professionnels de l'investissement consacrée aux marchés internationaux du crédit non investment grade. Basés dans les bureaux de Neuberger Berman à Chicago, Chris Kocinski et Joseph Lind affichent 34 ans d'expérience dans l’expertise de l'investissement en obligataire High Yield. 

« Ce fonds tire parti de l'importance de notre plateforme de solutions obligataires et de la rigueur de notre processus ESG propriétaire pour créer une plateforme unique d'engagement avec les émetteurs. Cela nous permettra d’identifier les meilleurs émetteurs de leur catégorie et des opportunités d’investissement de qualité qui contribuent positivement à la durabilité future de la planète », déclarent Chris Kocinski et Joseph Lind, Gérants Seniors chez Neuberger Berman.

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Crowdfunding immobilier : Consultim devient actionnaire majoritaire de la plateforme Finple

Le groupe Consultim — immobilier d'investissement — annonce ce lundi 10 février être devenu l'actionnaire majoritaire de Finple, plateforme de financement participatif créée en 2013. Basé à Nantes, Consultim compte aujourd’hui plus de 200 collaborateurs. Par l’intermédiaire de son réseau de professionnels du patrimoine, le groupe a commercialisé plus de 60 000 logements pour un volume supérieur à 9 Mds€ depuis sa création en 1995.

Nouvelle classe d'actifs immobiliers

Dans l'univers du crowdfunding en France, Finple affiche plus de 30 M€ collectés depuis 5 ans pour plus de 60 financements d’entreprises réussis. La plateforme finance les acteurs de l’immobilier, la croissance des PME et l’innovation en proposant aux épargnants français d’investir en capital et en emprunt obligataire simple ou convertible. Finple est agréée en tant que Conseiller en Investissements Participatifs (CIP) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), et enregistré auprès de l’ORIAS.

Après le rachat d’iPLUS (démembrement) en novembre dernier, cette prise de participation majoritaire, aux côtés des dirigeants Thomas Derosne (Président-Fondateur) et Charles Royer (Directeur Général Associé), permet à Consultim de proposer une nouvelle classe d’actifs immobiliers. Le groupe conforte ainsi sa stratégie de présence sur l’ensemble du spectre de l’investissement.

Aiguiller l'épargne des particuliers

« La désintermédiation du financement de l’économie réelle fait partie de l’ADN du Groupe Consultim qui, dès le milieu des années 1990, s’est illustré en aiguillant directement l’Epargne des particuliers vers le développement des maisons de retraite (...) Intégrer Finple va nous permettre de renforcer notre offre de solutions d’investissements pour les professionnels du patrimoine et leurs clients », explique Benjamin Nicaise, Président-fondateur du Groupe Consultim.

« Les nouvelles réglementations de la loi Pacte, le contexte actuel inédit de taux bas et la demande croissante des Français pour ce type d’investissements, sont autant de signaux positifs qui nous promettent de très belles perspectives de croissance dans les années à venir », ajoute Thomas Derosne, Président de Finple.

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Toulouse : Atream acquiert un immeuble de bureaux à énergie positive

Atream — société d’investissement immobilier de long terme — annonce ce lundi 10 février avoir signé l’acquisition de l'immeuble Positon, pour le compte de sa SCPI Carac Perspectives Immo. Il s'agit d'un ensemble neuf, qui développe 3 259 m² de surfaces locatives à usage de bureaux. Cette acquisition permet à Atream d'investir dans un marché tertiaire dynamique.

« L’acquisition de Position s’inscrit dans la stratégie responsable et durable qu’Atream a défini pour la SCPI Carac Perspectives Immo. Cette nouvelle acquisition renforce également notre positionnement sur le segment des marchés tertiaires dynamiques bénéficiant d’une bonne accessibilité aux transports publicset situé au cœur d’un espace urbain en pleine transformation », explique Pascal Savary, Président de Atream.

Une structure à énergie positive

Positon est le premier bâtiment de l’agglomération toulousaine qui bénéficie du label BEPOS EFFINERGIEL'immeuble produit une énergie renouvelable supérieure à ses besoins — dont le surplus sera revendu — grâce à ses équipements tels que des panneaux photovoltaïques. Il se déploie sur trois étages, organisés autour de deux noyaux avec ascenseurs, permettant la divisibilité des plateaux par lot de 500 m².

Situé au Sud-Est de Toulouse, au sein de la ZAC Le Palays, Positon est un immeuble de bureaux multi-locataires livré fin 2018. La zone bénéficie d’un essor important grâce au développement et à la création d’un nouveau quartier de 56 hectares, situé à proximité du projet « Toulouse Aerospace », lié aux métiers de l’aéronautique.

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