ISR immobilier : une SCPI de rendement sur quatre souhaite obtenir le label

MeilleureSCPI.com — spécialiste de l'épargne immobilière en SCPI — publie ce vendredi 31 juillet les résultats d'une étude menée auprès des gérants de SCPI, afin de connaître la dynamique ISR et environnementale des fonds immobiliers qu’ils gèrent. Il en ressort que 24 SCPI de rendement sont dans une dynamique ISR et/ou environnementale. Elles représentent plus d’un tiers de la capitalisation des SCPI Immobilier d’entreprise (rendement).

Plus de 1 800 milliards d'euros

Le label investissement socialement responsable (ISR) vient enfin d’être étendu aux fonds d'investissement immobiliers. Créé depuis 2016 pour les valeurs mobilières, les gérants de fonds immobiliers étaient en attente, depuis de nombreux mois, de l’arrêté qui a été publié le 8 juillet 2020 modifiant le référentiel du label ISR.

Source : MeilleureSCPI.com

Les valeurs mobilières de l’investissement responsable représentent plus de
1 800 Mds€ de capitalisation, d'après une source AFG. Au 31 décembre 2019, l’investissement responsable en France représente un encours de 1 861 Mds€ pour les valeurs mobilières (hors fonds immobiliers). Ce volume est réparti en 546 Mds€ d’encours ISR et 1 315 Mds€ d’encours avec une approche ESG et thématiques.

SCPI Immobilier d’entreprise

20 SCPI déclarent être dans la dynamique ISR, totalisant 19,18 Mds € de capitalisation au 31 décembre 2019, et 4 SCPI gérées dans une dynamique environnementale ont aussi été identifiées. Les SCPI de rendement avec une dynamique ISR représentent ainsi un tiers de la capitalisation totale du marché des SCPI, avec une capitalisation moyenne par véhicule de 932 M€.

Source : MeilleureSCPI.com
Source : MeilleureSCPI.com

Ces SCPI disposent d’un patrimoine d’une surface globale de 5,3 M m2. En plus d'offrir des performances extra-financières, les SCPI identifiées dans une dynamique ISR offrent des performances au dessus de la performance moyenne du marché : en 2019 le TDVM a été supérieur de 24 points de base au TDVM moyen du marché entier.

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Acquisition : Franklin Templeton fusionne avec Legg Mason

Franklin Templeton — société de placement en valeurs mobilières, fondée à New York en 1947 — annonce ce vendredi 31 juillet avoir finalisé sa fusion avec Legg Mason, entreprise américaine de gestion d'actifs fondée en 1899 et basée à Baltimore. « Les nouvelles équipes de gestion spécialisées complémentent les compétences des équipes de Franklin Templeton, pour offrir à nos clients une gamme plus diversifiée de stratégies et répondre à leurs besoins spécifiques », déclare Jenny Johnson, CEO & President.

Innovation et technologie

Le nouveau groupe conserve le nom de Franklin Templeton. Ce rapprochement lui permet de renforcer ses activités :

  • actifs sous gestion de USD 1 400 milliards ;
  • plus de 1300 professionnels de l’investissement ;
  • produits disponibles dans plus de 150 pays ;
  • large palette de stratégies spécialisées, à travers 10 marques et des équipes de gestion autonomes.

Les équipes de gestion restent indépendantes, comme annoncé précédemment. Elles bénéficieront de l’accès aux ressources d’une plateforme commune, notamment pour l’innovation et la technologie. « Nos investissements conjoints dans les nouvelles technologies nous maintiennent à la pointe des innovations qui peuvent transformer notre industrie », conclut Jenny Johnson, CEO & President.

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Assurance vie : Hedios lance H Performance 32

Hedios Patrimoine — spécialiste des placements structurés — annonce ce vendredi 31 juillet le lancement de H Performance 32. Dans le cadre du contrat d’assurance vie Hedios Life Suravenir, ce placement en gestion passive vise une rémunération de 14 % par an — hors frais liés au cadre d’investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité.

Jusqu'au 30 septembre 2020

Le produit inclut une possibilité de remboursement anticipé automatique tous les ans, dès lors que l'indice de référence « S&P Euro 50 Equal Weight Synthetic 5 % Price » affiche une hausse de 5 % minimum par rapport à son niveau initial. Les rendements des fonds en euros devraient continuer leur baisse en 2020. Une meilleure rémunération passe par une prise de risque.

En l'absence de remboursement anticipé, le capital est protégé au terme de la durée maximale de 12 ans, jusqu'à 30 % de baisse de l'indice de référence. Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au mercredi 30 septembre 2020, avec un montant minimal de 1 000 euros. Les enveloppes étant limitées, la commercialisation peut cesser à tout moment et sans préavis.

Focus sur les Gammes H

En 2009, Hedios créée les Gammes H. Au 31 juillet 2020, le gérant a déjà remboursé 51 supports sur 87. La moyenne de rémunération atteint 8,71 % par an — hors frais liés au cadre d'investissement, avant prélèvements sociaux et fiscalité — pour une durée moyenne de 2 ans. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les supports Gammes H non encore remboursés conservent un risque de
perte en capital en cours de vie et à leur échéance, tout en bénéficiant d'un remboursement du capital à l'échéance en cas de baisse limitée de leur indice de référence. H Performance 32 n’est donc garanti ni en capital ni en cours de vie ni à l’échéance.

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Partenariat : Société générale et Amundi signent un nouvel accord

La banque Société Générale et Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annoncent ce jeudi 30 juillet avoir signé un nouvel accord de partenariat pour cinq ans. Objectif, poursuivre le développement de leurs relations dans la distribution de produits d’investissement et les activités de Securities Services. Cet accord entrera en vigueur en novembre 2020.

« Nous nous félicitons du renouvellement des accords avec Société Générale, partenaire historique d’Amundi depuis sa création. Le renouvellement de ce partenariat dans ses différentes composantes nous permettra de continuer à contribuer favorablement au développement de l’offre et des services pour la clientèle des réseaux de la Société Générale. Il conforte la position d’Amundi comme partenaire de référence des réseaux Retail en Europe », commente Yves Perrier, Directeur général d'Amundi.

Plus de 10 ans de partenariat

Pour rappel, Société Générale et Amundi ont noué de premiers accords commerciaux relatifs à la distribution en 2009. Ceux-ci ont été renouvelés en 2015, à l'occasion de l’introduction en bourse (en anglais Initial Public Offering, ou IPO) d’Amundi. Lors de cette opération, Société Générale avait cédé la totalité de sa participation dans le groupe.

Amundi demeure le premier partenaire du Groupe Société Générale pour la fourniture de produits d'épargne et d'investissement, à destination de ses réseaux de banque de détail et d'assurances. L’architecture du dispositif sera ouverte à d’autres sociétés de gestion. Dans la continuité de cette relation entre les deux groupes, Société Générale demeurera également l’un des premiers fournisseurs d’Amundi pour les services Titres.

Développer l'activité Retail

« La gestion de l’épargne est un enjeu majeur pour nos clients et le développement durable de nos économies. Ce partenariat constitue ainsi une nouvelle étape dans notre stratégie d’offre de solutions de placement, qui vise à ce que nos réseaux de détail offrent à nos clients une gamme en architecture ouverte, leur permettant d’accéder aux meilleures expertises de gestion en France et à l’international et de répondre à leur demande croissante d’investissement socialement responsable », indique Frédéric Oudéa, Directeur général (DG) de Société Générale.

« Apporter des solutions financières responsables et innovantes est au cœur de notre raison d’être. Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen, et dont Société Générale a contribué à la création, sera un partenaire essentiel de cette proposition de valeur que nous mettrons en œuvre pour nos clients. Par ailleurs, nous continuerons d’accompagner Amundi dans son développement à l’international, via notre gamme complète et modulable de solutions de Securities Services », conclut le DG de Société Générale.

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Mission Tibi : LFDE va contribuer au financement d’entreprises technologiques

La Financière de l’Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale, filiale à 100 % du groupe Primonial — annonce ce vendredi 31 juillet avoir été sélectionnée par le comité d’investisseurs institutionnels partenaires du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, afin de participer à la Mission Tibi. Il s'agit de favoriser l’investissement dans les technologies de rupture et le développement de fonds global tech en France.

Focus sur la mission Tibi

Actuellement, 22 investisseurs institutionnels et plus de 6 milliards d’euros sont engagés sur deux classes d’actifs, cotés et non cotés. Le comité des investisseurs institutionnels partenaires, présidé par Philippe Tibi, s'est réuni le 6 juillet 2020. Ses membres ont retenu 7 fonds cotés, dont « Echiquier Artificial Intelligence » géré par LFDE.

Parmi les critères d’éligibilité figuraient l’expertise de la société de gestion, la compétence des équipes de gestion, la diversification des investissements en termes de capitalisation boursière, la liquidité du portefeuille, une forte connaissance des entreprises et la prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Echiquier Artificial Intelligence

LFDE avait été la première société de gestion française à proposer une solution de stock-picking dédiée à l’intelligence artificielle, en juin 2018. « Echiquier Artificial Intelligence » est un fonds Global Tech à la dynamique prometteuse : le fonds a dépassé les 440 millions d’euros d’encours, avec une performance depuis le début de l’année de 45,0 % — contre - 5,3 % pour son indice de référence, le MSCI World NR EUR — et une performance cumulée depuis sa création de 74,8 % contre 11,9 % pour son indice.

« Le développement de fonds global tech domiciliés en France est un enjeu de Place auquel LFDE entend contribuer activement. Nous sommes très heureux de la reconnaissance de l’expertise de LFDE que constitue cette sélection ainsi que de la confiance que les investisseurs institutionnels nous renouvellent », déclare Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué en charge de la Gestion d’Actifs de LFDE.

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Tourisme : Bruno Le Maire lance les « PGE saison » à partir du 5 août 2020

Le Prêt garanti par l’Etat (PGE) « saison » — composante centrale du Plan tourisme annoncé par le Gouvernement le 14 mai dernier — sera disponible auprès des réseaux bancaires dès le 5 août prochain. Ce PGE saison capitalise sur toutes les forces du PGE classique : une distribution simple, de proximité, et donc massive.

S'adapter à l'activité saisonnière

Objectif, offrir aux professionnels des conditions plus favorables afin de répondre aux besoins d'une activité saisonnière. Le PGE saison est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée aux mesures sanitaires.

Dans le cas général, le plafond d'un PGE est fixé à 25 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos — ou 2 ans de masse salariale lorsqu’il s’agit d’une entreprise innovante ou de moins d’un an. Le PGE saison permet, pour une même entreprise, de lui substituer un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos. 

Besoins de trésorerie pris en charge

A titre d’exemple, le plafond maximum de PGE pour une entreprise très saisonnière appartenant au secteur de l’hôtellerie — telle qu’un camping, qui réalise 80 % de son chiffre d’affaires sur 3 mois — passera de 25 % à 80 % de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Les entreprises concernées et leurs banques pourront ainsi ajuster l’apport de financement, afin de faire face aux besoins de trésorerie liés au recul d’activité.

« Le PGE saison vient renforcer le prêt garanti par l’Etat pour les entreprises et professionnels dont l’activité est saisonnière, notamment dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie ou du tourisme. Ces secteurs durement touchés par la crise bénéficieront d’un appui en trésorerie renforcé, adapté à leurs besoins. L’Etat a répondu présent dès le premier jour de la crise ; il continuera d’accompagner les secteurs en difficulté », déclare Bruno Le Maire.

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SCPI : Alderan annonce la cinquième acquisition d’Activimmo

Alderan — société de gestion, spécialiste de l’investissement immobilier tertiaire, notamment les locaux d’activités et la logistique — annonce ce jeudi 30 juillet l’acquisition du cinquième actif de la SCPI ActivImmo, un bâtiment d’activités restructuré en 2007 et situé en Seine-et-Marne, à Noisiel (Seine-et-Marne). Pour cette transaction, BNP Paribas Real Estate accompagnait le Vendeur.

6 % de rendement pour la SCPI

L’ensemble représente une surface locative totale de 4 792 m2 et dispose de bons fondamentaux techniques. Le site est entièrement loué par une société spécialisée dans le traitement et l’hébergement de données, et activités connexes. Dans la stratégie de la SCPI ActivImmo, cet actif permet d’atteindre les objectifs de rendement du véhicule à hauteur de 6 %, ce qui est très intéressant compte tenu de la localisation en Ile-de-France.

Une réserve foncière à l'arrière du bâtiment permet d'envisager une extension de la partie activités, un réel levier de création de valeur du bien. L’ensemble est localisé au sein du bassin économique de Marne-la-Vallée. Il bénéficie d’une bonne accessibilité routière et par transport en commun, avec les autoroutes A104 et A4 ainsi que la Gare RER de Noisiel. Il s'agit d'une situation stratégique au sud-est de Paris dans une zone établie.

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Changement climatique : Invesco publie son premier rapport

Invesco — société de gestion d’actifs mondiale — publie ce lundi 27 juillet son rapport sur le changement climatique (en anglais), première évaluation complète des stratégies de gestion ESG de l’entreprise. Ce document est conforme au cadre de la Task force on climate disclosure (TFCD).

La TFCD est un groupe de travail mis en place fin 2015 par le Conseil de stabilité financière du G20, lors de la COP21. Il vise à mettre en avant la transparence financière liée aux risques climat afin de rendre les marchés plus efficaces, les économies plus stables et résistantes. Invesco anticipe que ce type de rapport devienne un standard de référence.

Feuille de route pour Invesco

Avec la publication de ce rapport, Invesco concrétise son engagement en matière d’action climatique. La société de gestion y évalue une partie importante de ses portefeuilles, en ce qui concerne leur impact en matière de volume d’émissions de gaz à effet de serre, de courbe de température, et d’analyse des scénarios climatiques.

« Ce rapport inaugural décrit notre approche de l'évaluation et de la gestion des risques climatiques dans l'ensemble de notre processus d'investissement et de nos activités commerciales (...) Ce premier rapport d'Invesco sur le changement climatique définit la période mars 2019-mars 2020 comme notre année de référence, et fixe nos ambitions pour l'avenir », déclare Martin L. Flanagan, président et directeur général d'Invesco.

« Les investisseurs font partie de la solution au changement climatique, par leur soutien et leur influence auprès des entreprises qui s'adaptent, opèrent leur transition et allouent des capitaux en vue d'assurer l'avenir de notre planète. En tant qu'entreprise, nous sommes passionnés et motivés par notre engagement à apporter un changement durable. C'est important pour nos clients », ajoute Cathrine De Coninck-Lopez, responsable mondiale des questions ESG chez Invesco.

ESG, une approche en trois étapes

Le premier rapport ESG est divisé en trois grandes sections :

  • l'approche d'Invesco en matière de gouvernance et de stratégie, y compris la manière dont les principes environnementaux, sociaux et gouvernance (ESG) sont intégrés dans l'ensemble de l'entreprise, l'engagement auprès des clients, l'approche de la défense des intérêts et les solutions d'investissement ;
  • une analyse de l'interaction entre le changement climatique et la gamme d'investissements en actions et en obligations d'Invesco dans le cadre de plusieurs scénarios d'émissions et d'augmentation de la température. Invesco fait partie des gestionnaires d'actifs à inclure une analyse quantitative des scénarios climatiques ;
  • une évaluation du changement climatique au niveau opérationnel, comprenant des mesures couvrant le risque opérationnel, d'investissement et réglementaire, et conclue par des objectifs spécifiques pour l'avenir.

Leadership et action collective

Dans le cadre de son engagement, Invesco s'est associé à des organisations qui se consacrent à la lutte contre le changement climatique. Invesco co-dirige une entreprise dans le cadre du programme Climate Action 100+ (CA100+) et soutient cinq autres engagements CA100. Objectif, impulser des changements significatifs et réels dans les comportements des entreprises.

Invesco est un partenaire de la Climate Bond Initiative, qui aide à développer un marché d'obligations vertes et climatiques, à travers des projets de sensibilisation et d'éducation — axés sur la croissance de marchés d'obligations vertes solides et durables, qui contribuent à l'action climatique et à l'investissement à faible intensité de carbone. Invesco Indexing propose désormais un indice obligataire Green Horizons, qui s'appuie sur cet ensemble de données.

En tant que gestionnaire d'investissement, Invesco conduit l'initiative de gestion d'actifs One Planet Asset Management Initiative. Objectif, faire progresser la compréhension des risques et des opportunités liés au climat dans les portefeuilles d'investissement à long terme, en partageant ses pratiques d'investissement avec les fonds souverains membres de One Planet et en publiant des recherches pertinentes. Grâce à ses engagements, Invesco a également rejoint l'IIGCC (Institutional Investor Group for Climate Change), et la CCRI (Coalition for Climate Resilient Infrastructures).

Importance des scénarios climatiques

La compréhension des implications du risque climatique, parallèlement à l'alignement actuel des investissements sur l'intensité des émissions et la courbe de température, est un élément essentiel de ce rapport. Le projet pilote d'analyse de scénario alimente la réflexion d'Invesco, qui cherche à élaborer une stratégie climatique plus complète pour l'avenir.

Ce travail aidera les équipes chargées des investissements et des risques à mettre au point des outils d'analyse climatique prospectives, dont Invesco espère qu'ils permettront d'intégrer les questions ESG, en particulier les préoccupations climatiques, dans tous les produits et solutions d'investissement d'ici à 2023.

« Notre exercice d'analyse de scénarios a fourni des preuves et des orientations claires pour aborder les risques et les opportunités liés au changement climatique pour nos clients et leurs investissements », déclare Maria Lombardo, responsable des stratégies climatiques ESG d'Invesco pour la région EMEA.

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Courtage en crédit : crise sanitaire, le monde d’après

Plus de deux mois après le déconfinement, Eloa — plateforme collaborative de distribution de crédits et assurances B2B2C — a souhaité comprendre comment les courtiers IOBSP et MIOBSP ont géré la crise sanitaire. La plateforme publie ce jeudi 30 juillet les résultats de sa dernière étude.

Eloa s’est intéressée aux problématiques rencontrées ainsi qu’à leurs conséquences réelles et effectives. L’objectif de cette étude consiste à identifier les nouveaux besoins des courtiers IOBSP et MIOBSP pour appréhender l’évolution future du courtage en crédit.

Métier de courtier, une activité aux multiples services

Une clientèle exigeante, un contexte économique incertain, les courtiers IOBSP et MIOBSP doivent diversifier leur activité. Désormais le cœur de métier des sondés ne repose plus sur un seul et unique service.

Si le crédit immobilier apparaît comme le produit incontournable pour 100 % des sondés, 32 % s’orientent aussi vers le rachat de crédits et 36 % vers la renégociation de crédits.

Mais ce n’est pas tout, parmi les courtiers ayant répondu à l'enquête 72 % proposent des services additionnels, dans 97 % des cas il s’agit de l’assurance emprunteur et dans 35 % des cas du crédit consommation.

Courtiers, comment acquérir de nouveaux prospects

Pour pérenniser et développer leur activité, l’objectif principal des professionnels est d’accroître leur portefeuille clients. Les courtiers n’échappent pas à cette règle et sont 98 % à bénéficier des recommandations de leurs clients pour acquérir de nouveaux prospects.

Mais ils ne s’arrêtent pas là et multiplient les stratégies pour obtenir des leads : 4 % des répondants utilisent la prospection téléphonique, 30 % la prospection terrain, 38 % leur site internet, 9 % l’emailing et 83 % ont recours à un réseau d’apporteurs d’affaires.

Si la taille et la notoriété de la structure auront un impact sur le nombre de dossiers traités, la mise en place de ces différentes actions commerciales influencera le développement de l’entreprise. De ce fait, la quantité moyenne de projets réalisés est assez hétérogène selon les courtiers. Chaque mois, 21 % des sondés traitent en moyenne entre une et cinq demandes, 40 % entre cinq et dix, et 38 % plus de dix.

Baisse d’activité pendant le confinement

Comme on pouvait l’imaginer pendant le confinement la majorité des courtiers (60 %) ont vu leur activité ralentir ou même parfois s’arrêter (30 %). Non sans conséquence puisque 43 % ont connu le chômage partiel et 62 % estiment devoir faire face à des problèmes de trésorerie dans les mois à venir.

Seulement 10 % des répondants sortent du lot et considèrent ne pas avoir été impactés par la crise sanitaire. Cela leur a été bénéfique puisque 74 % d’entre eux ont eu l’opportunité de traiter de nouveaux dossiers. Pendant ces deux mois de confinement, les Français ont eu le temps de se consacrer à leurs projets personnels et ont commencé à entreprendre des démarches.

Relation client et manque d’outils digitaux

Les mesures de distanciation sociale ont obligé les courtiers poursuivant leur activité à repenser leurs interactions. Pour entretenir la relation client, ils n’ont pas eu le choix de renouer avec la relation à distance et mobiliser différents canaux de communication. L’ensemble des sondés affirment avoir eu recours aux emails, 87 % aux rendez-vous téléphoniques, 52 % aux conversations en visio et 19 % aux dossiers papiers.

Nous nous apercevons que seulement 13 % ont pu proposer une véritable expérience digitale à leurs clients, par le biais d’une plateforme intégrée. La transformation digitale des services financiers est en marche, mais il reste encore un long chemin à parcourir. D’ailleurs, le manque d’outils digitaux s’est faire ressentir, puisque 29 % des courtiers ont rencontré des problèmes pour collecter les pièces justificatives et 40 % pour signer ces documents.

Seule la moitié des sondés a eu recours à la signature électronique, un outil qu’ils considèrent aujourd’hui comme indispensable pour gagner en productivité et réactivité. Cependant, ce ne sont pas les seuls freins auxquels ils ont dû faire face pour poursuivre les projets de leurs clients. 36 % des répondants ont eu du mal à accompagner leurs clients et apporter des conseils personnalisés.

Relation entravée entre courtiers et partenaires

Pendant le confinement, cette problématique fut accentuée pour 39 % des courtiers, pour qui la relation avec l’ensemble des partenaires nécessaires au projet de leurs clients (notaires, agents immobiliers, banquiers, etc.) n’a pu être maintenue.

Parmi les 61 % qui ont pu rester en contact avec leurs partenaires, 95 % ont décidé de privilégier les mails et les rendez-vous téléphoniques tandis que 35 % se sont tournés vers la conversation vidéo. Toutefois, 25 % d’entre eux jugent que la relation avec les établissements bancaires n’a pas été efficace. Ils estiment que le manque de réactivité et de disponibilité pour signer des documents a porté préjudice à la poursuite de leur activité.

Cependant, les difficultés connues par les courtiers IOBSP et MIOBSP n’émanent pas seulement des établissements bancaires. 62 % ont rencontré des complications suite à l’arrêt des visites immobilières, 46 % ont ressenti des difficultés pour transmettre les informations liées au dossier d’un client commun, 77 % pour suivre l’évolution de leurs dossiers et 85 % pour signer les actes authentiques.

Arrêt brutal de l’activité pour certains professionnels

Si certains courtiers ont pu continuer à exercer, on peut se demander pourquoi d’autres ont connu un ralentissement de leur activité ou ont été contraints de s’arrêter. Les raisons sont diverses et variées :

  • 57 % de leurs clients ont décidé de stopper ou reporter leur projet ;
  • 14 % des courtiers ont préféré préserver la trésorerie de l’entreprise.

Les sondés ont alors décidé d’optimiser leur temps. 79 % d’entre eux se sont concentrés sur la formation IOB obligatoire et se sont mis à jour dans leurs documents administratifs. Par ailleurs, 14 % ont anticipé la reprise de leur activité en effectuant de la prospection téléphonique.

Crise sanitaire, quel impact sur l’activité des courtiers ?

Face à la crise sanitaire, nombreux sont les courtiers à avoir été confrontés à d’importantes difficultés pour exercer leur activité et prévoient d’utiliser davantage d’outils digitaux. Pour optimiser leur activité, plus de la moitié des répondants estiment devoir se concentrer sur trois éléments clés :

  • La digitalisation de leurs parcours : dépôt de pièces, signature électronique, etc. ;
  • L’amélioration de la collaboration avec leurs réseaux d’apporteurs d’affaires et leurs partenaires bancaires ;
  • La diversification du chiffre d’affaires : assurance habitation, assurance emprunteur, crédit consommation, etc. ;

Face à ce constat, ils sont prêts à modifier leur façon de travailler. Dans les mois à venir, 74 % des répondants envisagent d’utiliser des outils digitaux pour entretenir leur relation client à distance, 83 % pour simplifier le traitement de leurs dossiers et 70 % pour collaborer avec leurs partenaires métiers. Toutefois, le présentiel reste un élément important pour 66 % des courtiers, puisqu’ils n’envisagent pas de réduire les rendez-vous physiques.

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Assurances : Ardian acquiert le courtier Finaxy

Ardian — spécialiste mondial de l'investissement privé — annonce ce jeudi 30 juillet l’acquisition d’une participation majoritaire dans Finaxy, un courtier d'assurance français multi-spécialiste B2B et B2C. L'opération a été réalisée auprès d'Equistone Partners, un acteur majeur du capital-investissement en Europe sur le segment mid-market.

« Sur un secteur que nous connaissons bien, nous avons été convaincus par le positionnement de multi-spécialiste de Finaxy et par son potentiel de croissance organique à travers ses trois métiers. Sous le leadership d’Erick Berville, Finaxy a, en outre, participé avec succès à la consolidation d’un marché encore fragmenté et nous continuerons de soutenir et d’accélérer cette politique de croissances externes à ses côtés », déclare Alexis Lavaillote, Managing Director au sein de l'équipe Ardian Expansion.

Finaxy, stratégie de croissance

Fondé en 2009 sous la direction d’Erick Berville, Finaxy s’est hissé parmi les 10 premiers courtiers d'assurance en France à la suite de l’acquisition d’une participation majoritaire par Equistone en 2014. Positionné sur des produits de niche B2C et sur des expertises métier B2B, le groupe propose une troisième offre dédiée aux assureurs et aux bancassureurs.

Depuis sa création, le groupe connaît une forte croissance organique. Il mène également une stratégie active de croissances externes en France avec 27 acquisitions, dont deux en 2020. Actuellement, Ardian Expansion se concentre sur les entreprises en forte croissance, à la fois organique et par build-ups. Avec le soutien d’Ardian, Finaxy prévoit d’accélérer sa stratégie d’acquisitions et de renforcer sa position de courtier multi-spécialiste. 

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Océans : Lombard Odier s’associe à Plastic Bank pour réduire la pollution plastique

Le groupe Lombard Odier — gestionnaire de fortune et d'actifs mondial — annonce ce jeudi 30 juillet le lancement d'un partenariat avec Plastic Bank. Objectif, éviter la pollution plastique dans les océans — l'un des plus grands fléaux pour nos océans — tout en créant de la valeur à long terme pour les communautés locales se chargeant de la collecte.

Ce projet est le deuxième du genre chez Lombard Odier ; il fait suite à l'aide apportée l'an dernier à ReforestAction, qui avait permis de planter 20 000 arbres en Tanzanie et au Pérou. « En soutenant la collecte de déchets plastiques au sein des communautés défavorisées, [Lombard Odier] ouvrent de nouvelles voies à l'impact environnemental et social dans le secteur bancaire mondial », réagit David Katz, fondateur et CEO de Plastic Bank.

Agir en amont contre la pollution

Chaque année, 8 millions de tonnes d'emballage plastique finissent dans les mer. Ces déchets s'ajoutent aux 150 millions de tonnes qui polluent déjà l'environnement marin. Plastic Bank cherche à résoudre ce problème en collectant les déchets plastiques avant qu'ils ne pénètrent dans l'océan afin de les recycler. En échange, les collecteurs locaux obtiennent accès à des biens et produits de première nécessité.

Dans son premier projet avec Plastic Bank, Lombard Odier financera la collecte de plus de 795 tonnes de plastique qui allaient souiller les eaux en Haïti (l'équivalent de 39 millions de bouteilles en plastique). Cette action aura un impact significatif sur la vie de plus de 6 000 collecteurs locaux et de leurs familles. Il s'agit de la première étape d'un vaste programme pour créer un impact positif en Haïti, mais aussi en Egypte.

Favoriser l'économie circulaire

« Nous sommes fiers de nous associer avec Plastic Bank, un pionnier dans la soutenabilité et un acteur clé de l'économie circulaire, et contribuer à la réduction de la pollution plastique des océans tout en améliorant la vie des ramasseurs locaux et de leurs familles », déclare Stéphane Monier, CIO de la Banque Lombard Odier. Plastic Bank opère actuellement en Haïti, au Brésil, en Indonésie, aux Philippines et en Egypte.

Les collecteurs de Plastic Bank reçoivent une prime pour le plastique qu'ils amassent, afin couvrir les besoins de première nécessité de leur famille : produits alimentaires, combustible de cuisson, frais de scolarité et assurance maladie. La plateforme blockchain propriétaire à Plastic Bank garantit l'ensemble de la transaction et offre une visualisation des données en temps réel, gage de transparence, traçabilité et évolutivité rapide.

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ESG : Mazars publie une étude sur les pratiques des banques responsables

Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), et les pratiques responsables deviennent essentielles pour le secteur bancaire. Dans ce contexte, le cabinet Mazars — spécialiste de l'audit, l'expertise comptable, la fiscalité et le conseil aux entreprises — publie ce mercredi 29 juillet les résultats de son étude (en anglais) sur l'intégration de la durabilité dans les pratiques commerciales des 30 plus grandes banques mondiales.

Lente intégration de l'ESG

Bien que de nombreuses banques déclarent s'efforcer d'intégrer la durabilité, l’étude montre que cela ne se reflète pas toujours dans leur stratégie, leur gouvernance et leurs politiques d'entreprise. Il reste encore beaucoup à accomplir pour que les facteurs ESG soient pleinement intégrés dans le cadre de la gestion des risques des banques. Plus précisément :

  • Seules trois des 30 banques évaluées ont été identifiées comme faisant preuve de meilleures pratiques pour un large éventail de facteurs de durabilité (Leaders). 10 banques sont identifiées comme faisant preuve d'une approche durable pour certains facteurs (partisans) et elles sont 17 à faire preuve d'une approche durable limitée pour la plupart des facteurs (suiveurs) ;
  • La plupart des banques mettent en œuvre des normes de reporting ESG mais elles sont 57 % à n’avoir pas encore pleinement intégré les facteurs ESG dans le cadre de leur gestion des risques ;
  • Si toutes les banques évaluées proposent des produits respectueux de l'environnement, seules 43 % d'entre elles ont mis au point une offre de produits répondant pleinement aux questions socio-économiques ;
  • Elles ne sont que 13 % à avoir mis en place des incitations financières liées à la durabilité pour le conseil d'administration et la direction générale. Parallèlement, seulement 27 % ont fixé des objectifs socio-économiques spécifiques et mesurables, conformes aux cadres de durabilité ;
  • Les banques mondiales ont engagé des milliards de dollars dans des mesures durables et introduisent des plans d'action ESG pour leurs clients qui ne respectent pas les normes.

L'impact du Covid sur l'ESG

« La crise du Covid-19 a réaffirmé le rôle positif que le secteur bancaire peut jouer en travaillant avec les gouvernements et les régulateurs pour maintenir l'économie en marche. Les conclusions de notre rapport devraient rappeler aux banques que la crise est l'occasion de regarder au-delà des priorités immédiates », souligne Leila Kamdem-Fotso, Associée Financial  Services chez Mazars.

C'est aussi l'occasion pour le secteur bancaire « de réévaluer leur objectif et leurs valeurs et d'utiliser certaines des meilleures pratiques décrites pour véritablement intégrer les facteurs ESG dans leurs décisions d'investissement pour le bien de l'entreprise, de leurs clients et de la société », conclut-elle.

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