Impôts des entreprises : Gérald Darmanin adapte le paiement des acomptes

Gérald Darmanin — ministre de l'Action et des Comptes publics — annonce ce vendredi 29 mai l'adaptation des modalités de paiement des acomptes d'impôt sur les sociétés (IS) et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dans le contexte de reprise progressive de l'activité.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'État a mis en place plusieurs mesures de soutien aux entreprises : de nombreux reports d'échéances — tant fiscales que sociales — ont déjà été accordés aux mois de mars et d'avril. S’agissant des impôts, l'ensemble des mesures de soutien représente déjà un effort de 8,1 Mds€ pour l'État.

Moduler ses accomptes

Afin d'accompagner les entreprises dans la reprise progressive de leur activité, les mesures de soutien s’adaptent. L'Etat assouplit notamment les modalités de paiement des acomptes d’IS et de CVAE. Les entreprises peuvent désormais étaler le versement de leurs acomptes d'IS et de CVAE en fonction du résultat prévisionnel de l'exercice. Les marges d'erreur tolérées peuvent aussi être augmentées.

De plus, le paiement des acomptes de juin d'IS et de CVAE, lorsqu'ils sont calculés en fonction des résultats 2019 (dépôt de la liasse fiscale décalé au 30 juin), est reporté du 15 juin au 30 juin, afin que chaque entreprise soit en capacité d'évaluer correctement son acompte. L'ensemble des entreprises qui ont reporté leur acompte d'IS de mars 2020 au 15 juin 2020 bénéficieront d’une dispense de versement de l'acompte de juin et une régularisation sur l'échéance suivante.

Responsabilité des entreprises

Comme c'est déjà le cas pour l'ensemble des mesures de soutien en trésorerie des entreprises, ces nouvelles facultés sont soumises, pour les grandes entreprises — entreprise ou groupe ayant au moins 5 000 salariés ou un chiffre d'affaires supérieur à 1,5 Md€ — au respect de leurs engagements de responsabilité, non-versement de dividendes notamment.

Enfin, le report de 3 mois des échéances de taxe sur les salaires reste possible pour les entreprises en difficulté financière du fait de la crise, jusques et y compris à l'échéance de juin 2020 : pour cela, les entreprises sont invitées à utiliser le formulaire de demande mis en place dans le cadre de la crise sanitaire.

Lire (2 min.)

Irlande : Amundi obtient le statut de Super Management Company

Amundi — gestionnaire d'actifs européen — annonce ce jeudi 28 mai que la Banque Centrale d'Irlande a confirmé son statut de « Super » Management Company (Super ManCo) en Irlande. Cette décision complète une série d'autorisations, notamment en matière de gestion de portefeuilles et de conseil en investissement. Amundi s'appuie désormais sur ses quatre principaux hubs pour les services d'hébergement de fonds répondant aux directives UCITS et AIFM : la France, le Luxembourg, l'Autriche et l'Irlande.

OPCVM et fonds alternatifs

Objectif, accompagner le lancement et la maintenance d'OPCVM et de fonds alternatifs. Avec des implantations significatives au Luxembourg et en Irlande — deux principaux pays de domiciliation de fonds transfrontaliers — ainsi que dans tous les principaux centres d'investissement européens, le gérant dispose d'une gamme qui va de la structuration des fonds au marketing et à la distribution, en passant par le soutien opérationnel.

Amundi prend en charge la gouvernance et l'administration des fonds d’investissement hébergés, des activités essentielles pour assurer une supervision efficace des activités déléguées : plateforme juridique et technologique robuste et évolutive, solutions externalisées modulaires reposant sur une large gamme de véhicules de fonds traditionnels et alternatifs, et une expertise dans la plupart des classes d'actifs.

Développer Amundi Services

Ce statut de « Super » Management Company en Irlande bénéficiera à Amundi Services, l'une des lignes métier d'Amundi. Sa mission consiste à fournir une prise en charge complète en matière de gestion de portefeuilles, de conformité et de gestion des risques aux gestionnaires d'actifs tiers à une clientèle de distributeurs et d'investisseurs institutionnels.

Guillaume Lesage, Directeur du pôle Opérations, Services et Technologie d’Amundi précise : « Avec une équipe de plus de 350 professionnels en Irlande, ce nouveau statut permettra à Amundi d'offrir à ses clients la substance opérationnelle, l'expertise et les niveaux de service dont ils ont besoin pour soutenir leur activité. C'est également une nouvelle étape dans le développement d'Amundi Services qui peut intégrer cette nouvelle capacité de Super ManCo en Irlande, le deuxième plus grand domicile de fonds en Europe, dans sa gamme de services et son offre d’hébergement de fonds. »

Lire (2 min.)

ESG : DWS adopte une nouvelle approche

DWS — gérant d’actifs mondial pour les institutionnels et clients privés —annonce ce mercredi 27 mai renforcer ses pratiques de gestion. La société introduit « Smart Integration » une approche pionnière de l'intégration des facteurs ESG qui va au-delà des normes déjà existantes. Développée avant la crise du Covid-19, elle devrait prendre encore plus d'importance à mesure que les retombées de la pandémie renforcent la nécessité de reconstruire l'économie de manière responsable et durable.

Ce nouveau process s'appliquera dans un premier temps à environ un cinquième de l'ensemble des actifs gérés par DWS, en ciblant plus particulièrement les fonds non axés sur l'ESG. Au cours de l'année, le processus « d'intégration intelligente » sera étendu pour assurer une plus grande intégration des questions ESG dans la plateforme d'investissement plus large de DWS.  

L'ESG, un outil fiduciaire puissant

DWS utilisera son logiciel ESG pour tirer profit des meilleures données de recherche et l'intelligence artificielle afin d'identifier les risques potentiels des portefeuilles — principalement les entreprises présentant des risques élevés de transition climatique et celles qui violent les normes internationales.

L'utilisation de cette analyse permettra à DWS d'agir de manière proactive et d'engager les entreprises les plus exposées au risque, non seulement pour aider les clients à constituer des portefeuilles d'investissement plus responsables, mais aussi pour s'assurer que l'entreprise assume sa responsabilité de contribuer à une économie, une société et un environnement plus durables pour l'avenir.

« Le dialogue avec les entreprises sur leur engagement est l'outil le plus puissant dont nous disposons en tant que gestionnaire d'actifs pour avoir un impact positif sur les pratiques ESG. Je suis fier qu'avec l'introduction de « Smart Integration » DWS ait créé sa taxonomie globale propre pour exercer son influence », déclare Asoka Woehrmann, directeur général de DWS.

Vers une approche plus sophistiquée

L'approche de « Smart Integration » est ambitieuse, avec des normes de durabilité plus élevées dans la gestion des investissements ainsi que dans les entreprises dans lesquelles DWS investit, marquant un progrès significatif par rapport à l'approche descendante des exclusions sectorielles. En pratique, les analystes et les gestionnaires de portefeuille de DWS appliqueront « l’intégration intelligente » via un processus axé sur une recherche solide, une expertise professionnelle et un engagement fort :

  • Utilisation du moteur ESG pour identifier et analyser objectivement les émetteurs dans tous les secteurs présentant des risques élevés pour la transition climatique et/ou violant les normes internationales de durabilité ;
  • Classement des entreprises identifiées en fonction de leur exposition aux risques les plus élevés, au lieu d'exclure des secteurs entiers ;
  • Intégration de cette analyse des risques dans les décisions d'investissement conseillées par des experts internes ;
  • Engagement auprès des entreprises à haut risque, notamment grâce à un dialogue régulier avec la direction générale pour proposer des pistes d'amélioration ;
  • Exclusion des entreprises de l'univers d'investissement de DWS en dernier recours.

Cette « intégration intelligente » sera mise en œuvre pour les FCP gérés dans le cadre de stratégies d'investissement liquides domiciliés dans la région EMEA. Eviter les entreprises présentant un risque excessif pour la transition climatique pourra également jouer sur la décarbonisation des portefeuilles actifs de DWS. De quoi assurer de meilleurs rendements, ajustés aux risques pour les investisseurs. Les entreprises qui ne prennent pas en compte les critères ESG ont plus de chances de s’exposer à des risques financiers ou des risques réputationnels.

Lire (4 min.)

Gestion obligataire : Invesco publie sa troisième étude mondiale

Invesco — société mondiale de gestion d’actifs, basée à Atlanta — a publié le 18 mai dernier les résultats (en anglais) de sa troisième étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire. L'étude a été menée auprès auprès de 159 CIO et détenteurs d'actifs obligataires en Amérique du Nord, dans la région EMEA et dans la région Asie-Pacifique (APAC).

Leurs encours combinés s'élèvent à 20 000 milliards de dollars au 31 décembre 2019. Les répondants exerçaient au sein de fonds de pension, de fonds souverains, de sociétés d’assurance, de banques privées, de sociétés de gestion de fonds diversifiés, de multi-gestionnaires et de concepteurs de modèles.

Dette émergente

L'étude constate une nouvelle année d'intérêt croissant pour la dette émergente (EMD). Un momentum solide, des rendements relativement attractifs et une diversification renforcée ont conduit les investisseurs à augmenter leur exposition au secteur. 72 % des investisseurs ont désormais une allocation en dette émergente contre 49 % dans l'étude de 2018, soit une augmentation de 47 %.

Cette augmentation a été menée par les investisseurs des régions EMEA et APAC : 80 % et 89 % d’entre eux ayant respectivement une allocation en EMD, contre seulement 51 % en Amérique du Nord. De plus, parmi les investisseurs ayant investi en EMD, l'allocation moyenne est beaucoup plus élevée en Asie-Pacifique (APAC) (7,2 %) et dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) (6,5 %) qu'en Amérique du Nord (3,6 %).

Compenser de faibles rendements

La spécialisation est aussi en hausse, notamment chez les investisseurs attirés par les rendements. Il privilégient des allocations ajustées à chaque pays (63 %). 42 % des investisseurs gérant une allocation EMD sont intéressés par la Chine, pour ses avantages en matière de diversification et de moindre obstacles à l'investissement : 62 % des investisseurs estiment que l'accès est moins difficile qu'il y a deux ans.

Les perspectives de rendements relativement élevés sur la dette émergente sont perçues comme particulièrement attrayantes par les assureurs. Les assureurs sont plus susceptibles d'investir sur les marchés obligataires émergents (71 % y sont exposés). C'est le rendement plutôt que la diversification qui les y attirent  (71 % se disent principalement motivés par le rendement, contre 59 % en moyenne).

Comment éviter les risques

Pour de nombreuses compagnies d'assurance devant faire face à des objectifs de rendements et un cadre réglementaire exigeant sur la solvabilité, la dette émergente en devises fortes s'est avérée un choix prisé. La faiblesse des rendements a poussé les assureurs à réviser leur spectre des risques acceptables pour faire face à leurs engagements futurs.

Autre défi, la règlementation Solvency II incite les assureurs à détenir des actifs plus liquides et moins risqués pour bénéficier de charges de capital moindres. Les deux tiers des assureurs s'inquiètent donc de leur capacité à générer les rendements prévus sans augmenter de façon significative le risque d'investissement. 37 % d'entre eux affirment rencontrer des difficultés à se conformer aux exigences réglementaires en fonds propres.

Pour les assureurs, les prêts bancaires et les prêts directs offrent une opportunité de générer des rendements supplémentaires à long terme grâce à une prime d'illiquidité, tout en exerçant un contrôle et en restant dans les limites de solvabilité. Pour les assureurs peu enclins à prendre des risques, la dette immobilière s'est avérée un moyen intéressant d'augmenter les rendements sans prendre trop de risques supplémentaires, grâce à la relative facilité de recouvrement.

L'ESG consolide sa présence

Les investisseurs obligataires ont fortement amplifié leur intégration des critères ESG : 80 % des investisseurs de la région EMEA et 69 % de ceux de la région APAC prennent ainsi en compte les facteurs ESG dans leurs portefeuilles obligataires, contre respectivement 51 % et 38 % en 2018.

Au sein de ces portefeuilles, les investisseurs de la zone EMEA ont la plus forte proportion d'investissements ESG, avec 34 % contre 22 % en Amérique du Nord et 19 % pour la région APAC. Les investisseurs nord-américains ont été les moins enthousiastes à l'égard des critères ESG, avec seulement 56 % d'entre eux les intégrant dans leurs portefeuilles.

Intégration ESG et rendements

L'époque où les investisseurs considéraient l'adoption des principes ESG comme un obstacle à la performance des investissements est révolue. Seuls 3 % des personnes interrogées dans le cadre de notre enquête sont encore de cet avis, alors que la moitié considèrent l'évaluation des risques ESG des émetteurs comme un outil important pour améliorer leurs rendements. 

Les émetteurs qui ne tiennent pas compte des préoccupations environnementales et de gouvernance risquent des coûts d'emprunt et de refinancement plus élevés. 54% des répondants pensent que l'analyse ESG peut libérer de la valeur cachée dans l’obligataire. 50 % des investisseurs soulignent l'amélioration du rendement comme un facteur clé en faveur de l'intégration de l'ESG dans leurs portefeuilles obligataires. Les investisseurs de la région EMEA sont les plus positifs.

52 % déclarent que l'intégration des critères ESG dans leurs portefeuilles obligataires contribue aux rendements. Seuls 2 % y voient un inconvénient. Les investisseurs de la région EMEA sont aussi les plus optimistes sur l'avenir des normes ESG, 34 % d'entre eux estimant que ces considérations auront une « influence beaucoup plus importante » dans trois ans. Seuls 15 % d’entre eux estimant que les questions ESG n’auront pas plus de poids dans trois ans qu'elles n’en ont actuellement, soit la proportion la plus faible.

Paradoxe de la liquidité

A la fin du dernier cycle haussier, les propriétaires d'actifs ont étendu leurs allocations aux catégories d'actifs non liquides. Pourtant, 51% d’entre eux ont exprimé des inquiétudes concernant la liquidité du marché obligataire, incertains de la façon dont les marchés obligataires se comporteraient pendant des périodes plus difficiles, par exemple l'introduction de réglementations telles que la loi Dodd-Frank ou le retrait des teneurs de marché traditionnels qui a suivi la crise financière mondiale.

Ces préoccupations sur la liquidité ont entrainé un intérêt accru pour les stratégies qui peuvent contribuer à améliorer la liquidité et à réduire le risque, telles que la négociation de blocs directement entre clients via les ETF (utilisés par 59 % des investisseurs), la négociation de portefeuilles de crédit (utilisée par 30 % d’entre eux) et une plus large adoption de stratégies à échéance fixe (56 %).

Turbulences de marchés

Les investisseurs obligataires faisaient preuve d’une aversion croissante pour le risque avant même la crise du Covid-19 qui s’est déclarée au premier trimestre 2020. Près de la moitié (43 %) des répondants pensaient au moment de l’enquête que la fin du cycle haussier adviendrait dans un an ou moins, le consensus étant en faveur d'un atterrissage en douceur. 23 % identifiaient alors une bulle sur le marché obligataire, tandis que 29 % seulement craignaient un effondrement majeur des prix des obligations.

Les politiques des banques centrales ont conduit à des rendements faibles voire négatifs, poussant certains investisseurs à prendre des risques supplémentaires pour soutenir les rendements et atteindre leurs objectifs. L’étude montre un marché en proie à la peur : la peur de perdre, mais aussi la peur de louper des opportunités. Malgré un certain regain d’appétit pour le risque en fin de cycle, la confluence des préoccupations concernant la fin du cycle et les craintes de guerre commerciale s’est traduite par des portefeuilles relativement bien protégés contre le choc pandémique actuel.  

Lire (7 min.)

Les A-Notations, par Anacofi Services : Sanso IS

Créée en 2011, SANSO IS est une société de gestion agrée par l’AMF (GP-11000033). Avec des encours collectés de 925 M€ (fin 2019), la marque a été agrée par l’AMF (2011).

Cette SGP propose une gamme de produits règlementés : 9 OPCVM, mandats (arbitrages, dédiés, profilés), fonds dédiés ainsi qu’une offre Epargne Retraite et Epargne Salariale.

Les A-Notations, par Anacofi Services : Sanso IS
Source : Anacofi Services

Hausse du chiffre d'affaires

S’appuyant sur une équipe composée de 22 collaborateurs, la société a réalisé un chiffre d’affaires en forte progression sur la période 2016 à 2018 (+ 130 %). Le résultat net ressort positif sur les trois derniers exercices.

L’équipe de gestion est constituée de professionnels expérimentés et spécialisés. Les grandes fonctions sont assurées en interne (1er degré) et renforcées par l’intervention de prestataires (2nd degré).

Lire (1 min.)

Tikehau Investment Management accueille la nouvelle membre de son Advisory Board

Tikehau Capital — groupe de gestion d’actifs alternatifs et d'investissement — annonce ce jeudi 28 mai la nomination d'une nouvelle membre de l’Advisory Board de sa société de gestion Tikehau Investment Management (Tikehau IM). L’Advisory Board de Tikehau IM se compose de personnalités économiques internationales aux profils variés, qui bénéficient d’une connaissance approfondie du marché de la gestion d'actifs.

Expertise économique et financière

Ce comité — nouvellement créé — a pour mission d’apporter une expertise dans l’analyse des marchés et de l’économie, de contribuer aux réflexions sur les orientations stratégiques et les projets de développement de la société de gestion, et de l’aider à développer son activité en élargissant sa base d’investisseurs et sa gamme de produits.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Natacha Valla apportera au management de Tikehau IM son expertise économique et financière, notamment sur les problématiques d’investissement et d’allocations d’actifs, et l’analyse des politiques monétaires et des enjeux macroéconomiques internationaux.

Focus sur le parcours de Natacha Valla

Tikehau Investment Management accueille la nouvelle membre de son Advisory Board
Natacha Valla

Natacha Valla est diplômée d’un doctorat en économie de l’European University Institute (Florence). De 2008 à 2014, elle travaille en tant que directrice exécutive de la recherche économique internationale chez Goldman Sachs. Elle devient ensuite chef de la division politique et stratégie de la Banque européenne d’investissement.

De 2014 à 2016, elle exerce aussi les fonctions de directrice adjointe du CEPII. Avant de rejoindre Tikehau IM, Natacha Valla était Directrice Générale adjointe pour la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne. Elle a récemment été nommée Doyenne de l’école du management et de l’innovation de Sciences Po.

Lire (2 min.)

Perial AM nomme sa nouvelle directrice du développement

Perial AM — spécialiste de l'investissement immobilier, filiale à 100 % du groupe Perial — annonce ce mercredi 27 mai le renforcement de ses équipes commerciales, avec la nomination de sa nouvelle Directrice du Développement. Forte de 20 ans d'expérience dans l'asset management, Marie-Claire Marques a pris ses nouvelles fonctions le 18 mai 2020.

Dans ce cadre, Marie-Claire Marques devient membre du Comité de Direction. Sa mission consiste notamment à définir et mettre en œuvre la stratégie commerciale de Perial AM, en lien avec les objectifs de l’entreprise. Elle accompagner également ses équipes et les partenaires commerciaux de l'entreprise dans le développement de leurs activités.

Focus sur le parcours de Marie-Claire Marques

Perial AM nomme sa nouvelle directrice du développement
Marie-Claire Marques

Marie-Claire Marques est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce et du DESS de Gestion de Patrimoine de Clermont-Ferrand. En 1996, elle débute sa carrière chez Carmignac Gestion. De 1997 à 2009, elle travaille au développement de la distribution d’Edmond de Rothschild AM. Depuis 2009, Marie-Claire Marques était Directrice du Développement de la Distribution de Mandarine Gestion.

Le groupe Perial « est un acteur solide et historique de l’investissement immobilier qui est en avance sur son temps sur les enjeux Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernances (ESG). Aujourd’hui, PFO2 est la plus importante SCPI du marché qui intègre ces enjeux dans sa gestion depuis plus de 10 ans. Notre objectif est d’offrir à nos partenaires conseillers et institutionnels une offre immobilière solide et performante, qui devrait répondre aux exigences du futur label ISR », déclare Marie-Claire Marques.

Lire (2 min.)

Crédit immobilier : l’accès se durcit, les associations appellent les IOBSP à la vigilance

Les associations professionnelles représentatives des IOBSP — AFIB, ANACOFI-IOBSP, APIC, CNCEF Crédit, CNCGP et Compagnie des IOB — se sont de nouveau réunies le 15 mai 2020. Objectif faire le point sur les tensions constatées avec les partenaires bancaires et sur le resserrement des conditions d'accès au crédit des ménages.

Ce mercredi 27 mai, elles observent de façon unanime que malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités — Gouvernement, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), Comité consultatif du secteur financier (CCSF) — les ouvertures au dialogue sont restées sans réponse.

Appel à la vigilance des IOBSP

« L'augmentation des refus bancaires ainsi que des situations contentieuses entre intermédiaires et prêteurs deviennent inquiétantes, dans un contexte où les synergies devraient au contraire aider à la reprise économique », indiquent les organisations professionnelles dans un communiqué.

Les différentes associations demandent à leurs adhérents de leur transmettre tous les cas avérés, faisant état de dérives manifestes, afin de constituer un dossier étayé qui pourrait être confié aux autorités.

Lire (2 min.)

Immobilier de bureaux : la SCPI Eurovalys acquiert un immeuble à Reutlingen en Allemagne

La SCPI Eurovalys — gérée par la société de gestion Advenis Real Estate Investment Management (Advenis REIM) — annonce ce mercredi 27 mai un nouvel investissement à Reutlingen en Allemagne, pour plus de 23 millions d’euros hors droits. L’actif se situe à environ 40 kilomètres de Stuttgart, capitale du Land de Bade-Wurtemberg et sixième ville plus importante d’Allemagne.

Cette opération s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par la SCPI Eurovalys depuis sa création afin de constituer à ce jour un portefeuille total de 16 actifs, tous situés dans des emplacements « core / core + ». La SCPI continue ainsi d’investir en ciblant des biens immobiliers de bureaux dans les plus grandes villes d’Allemagne.

Localisation et bonne desserte

Stuttgart se trouve au centre d'une région très peuplée. Elle est entourée d'une couronne de petites villes. Cette zone urbaine intérieure appelée « région de Stuttgart » compte 2,7 millions d'habitants, ce qui fait du « Grand Stuttgart » la quatrième plus grande ville-région en Allemagne après la Ruhr, Francfort-sur-le-Main et Berlin. Le bien se situe au cœur d’une zone qui bénéficie d’infrastructures de transport bien développées :

  • La gare de Reutlingen se situe à environ à 2 km de l’actif ;
  • Un arrêt de bus se trouve juste devant l’immeuble et permet de rejoindre la gare de Reutlingen en 5 minutes ;
  • La gare centrale de Stuttgartse situe à environ 20 minutes en voiture ;
  • L’accès à l’autoroute A8 se situe à 15 minutes en voiture ;
  • L’aéroport de Stuttgart peut être rejoint en 25 minutes, par voie routière également.

Un bâti et un locataire de qualité

Il s'agit d'un ensemble immobilier à usage principal de bureaux, construit en 2003. La surface locative totale est de 11 250 m2 et l’actif dispose de 134 places de parkings. Le bâtiment a fait l’objet, juste avant l'acquisition, de lourds travaux d’aménagement : création de nouveaux espaces de bureaux, de locaux de développement et d’un centre de recherche ; de larges baies vitrées sur les façades ouest et nord ont également été installées.

L’immeuble est loué à 100 % par la société Bosch dans le cadre d’un bail commercial ayant débuté en 2016 pour une durée d’engagement ferme de 14 ans, soit une fin de bail prévue pour 2030. Cette multinationale allemande dispose d'un capital social d'environ 1,2 milliard d'euros. En Allemagne, le groupe dispose de 118 800 employés répartis sur 80 sites. En 2018, son chiffre d'affaires mondial s'élevait à 78,5 milliards d'euros

Dynamisme du marché locatif

Le marché de l’investissement à Stuttgart a atteint un volume record de 977 millions d’euros au deuxième trimestre 2019. Il a maintenu d’excellentes performances sur le reste de l’année. Les bureaux restent la classe d’actifs la plus recherchée par les investisseurs. Le marché locatif de bureaux de Reutlingen est dynamique, tourné vers les services et l’industrie.

Il représente l’un des principaux pôles économiques entre Stuttgart et le Lac Constance. Selon une étude de Thomas Daily parue en 2019, le loyer Prime des bureaux est passé de 11,50 € du m2 par mois HT HC en 2001, à 12,50 € du m2 en 2018. Le loyer moyen s’établit à 8,50 € du m2. Le taux de vacance était de 5,1 % en 2018.

Lire (3 min.)

Aviva Investors nomme son directeur des investissements immobiliers pour l’Europe continentale

Aviva Investors — branche mondiale de gestion d'actifs d'Aviva — annonce ce mercredi 27 mai la nomination de son nouveau Directeur des Investissements pour l’Europe continentale. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Grégoire Bailly-Salins vient renforcer les activités immobilières du groupe en Europe continentale. Il sera basé à Paris.

Grégoire Bailly-Salins reportera à Daniel McHugh, Global Head of Real Estate d’Aviva Investors. Il sera en charge de superviser les activités d'acquisitions dans toutes les classes d'actifs immobiliers à travers l’Europe continentale. Conformément à la stratégie d’Aviva Investors — qui vise des emplacements clés en Europe — il ciblera en particulier des actifs situés en France, Allemagne, Benelux, Espagne et dans les pays nordiques.

Focus sur le parcours de Grégoire Bailly-Salins

Aviva Investors nomme son directeur des investissements immobiliers pour l'Europe continentale
Grégoire Bailly-Salins

Grégoire Bailly-Salins est titulaire du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) du barreau de Paris, diplômé de l’ESSEC Business School (MsC) ; et titulaire d’une double maîtrise en droit français et allemand délivrée par les Universités de Cologne et de Paris I Panthéon Sorbonne. Il rejoint Aviva Investors après 6 ans chez Union Investment, où il occupait le poste de Senior Investissement Manager entre Paris et Hambourg.

Cette nomination « fait suite à une année 2019 riche en activités avec près d’1 milliard d’euros investis pour le compte de nos clients (...) Grégoire Bailly-Salins nous permettra d’accroître notre plan d’acquisition d’actifs, notamment grâce à sa connaissance des villes européennes que nous avons identifiées comme étant d’importance stratégique », déclare Daniel McHugh, Global Head of Real Estate at Aviva Investors.

Lire (2 min.)

MIF 2 : l’AMF évalue le rôle des internalisateurs systématiques en France

Dans le cadre de sa mission de surveillance des marchés, et alors que la Commission européenne prépare une réforme du cadre règlementaire de MIF2, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce lundi 25 mai une nouvelle étude au sujet du rôle des internalisateurs systématiques sur le marché français des actions. Leur apport à la transparence sur les intérêts à l’achat et à la vente dans le marché reste limité.  

L’internalisation systématique — possibilité pour les entreprises d’investissement d’exécuter les ordres de leurs clients face à leur compte propre et non sur les plateformes traditionnelles — née de MIF1 a été confirmée avec MIF2. Depuis le 3 janvier 2018, les prestataires de services d’investissement ont l’obligation de négocier les actions sur des marchés réglementés, des systèmes multilatéraux de négociation ou sur des internalisateurs systématiques.

Transparence, quel apport ?

Le régulateur dresse le panorama des internalisateurs systématiques présents sur le marché français — au nombre de 36 — qui peuvent être soit des banques d’investissement soit des apporteurs de liquidité électroniques à haute fréquence. Sur le premier trimestre 2020, selon les mois, ils ont représenté entre 15 % et 20 % des montants échangés sur les actions françaises. 

L’étude se concentre plus particulièrement sur l’apport des internalisateurs systématiques en termes de transparence sur les intérêts à l’achat et à la vente (prix offerts et quantités disponibles à ces prix), ce qui s'appelle la transparence pré-négociation, donc au processus de formation des prix sur le marché. Le document aborde la question de la qualité des prix offerts par les internalisateurs systématiques. 

10 % des volumes globaux

Hors opérations intragroupe, les internalisateurs déclarent leurs transactions comme participant à la formation des prix pour des montants représentant 8 % à 10 % des volumes globaux échangés sur les valeurs françaises. Dans le cadre de son étude, l'AMF a croisé ces mêmes transactions déclarées comme participant à la formation des prix, et les prix et quantités offerts publiquement.

Les transactions qui font l’objet de la transparence pré-négociation représentent 22 % des montants échangés sur les internalisateurs durant la phase des échanges en continu, pour les valeurs françaises liquides. Cette proportion équivaut à 1,4 % des montants globaux échangés sur le marché durant cette phase de la séance sur ces mêmes valeurs. 

Lire (3 min.)

MIF 2 : la CNCEF Patrimoine défend les rétrocessions de commissions

La Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) Patrimoine annonce ce mardi 26 mai avoir répondu à la consultation de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), qui effectue actuellement un bilan de la directive MIF 2 et s’apprête à en proposer une révision.

La CNCEF Patrimoine — présidée par Stéphane Fantuz — défend le principe des rétrocessions de commissions et demande aux pouvoirs publics européens et français d’harmoniser la réglementation. Parmi les questions en débat, l’association professionnelle s'intéresse aux rétrocessions de commissions que le régulateur européen envisage de remettre en cause.

Préserver les rétrocommissions

Dans la distribution des produits d’épargne aux particuliers, « l’ESMA semble vouloir, sans avoir précisé ses motivations, ouvrir la porte à l’interdiction totale des rétrocommissions dans son projet de révision », s'inquiète la société professionnelle dans un communiqué officiel. 

Or, pour la CNCEF Patrimoine, « la transparence des rémunérations ex ante et ex post ne pose pas d’obstacles actuellement ». L’association demande de maintenir le modèle de rétrocessions, afin de préserver le modèle d’architecture ouverte à destination de tous les épargnants, quelle que soit leur enveloppe d’investissement. 

Pour Stéphane Fantuz, « le modèle reposant uniquement sur des honoraires n’apporterait pas la qualité de service rendu au client ». Il limiterait l’accès au conseil patrimonial aux seuls épargnants qui disposent de moyens suffisants pour payer des honoraires. Enfin, il ne protégerait pas davantage le consommateur face aux manquements relatifs au devoir de conseil.

Garantir la simplification

Autres point fort de revendication de la CNCEF Patrimoine : la simplification. L’association constate une trop grande complexité particulièrement, dans le dispositif de la gouvernance produits. C’est pourquoi, elle a émis différentes propositions et demandes :

  • Gouvernance produits à n’appliquer qu’aux produits complexes ;
  • Demande de clarification sur la notion de marché négatif ;
  • Meilleure prise en compte de la pratique habituelle des conseils de proposer à leurs clients, une allocation d’actifs (multiplicité de produits – OPCVM) et la difficulté du respect de la gouvernance produit dans ce cadre ;
  • Élargissement de la notion d’investisseur professionnel sur demande (notamment par l’introduction du critère de l’investisseur accompagné par un professionnel) ;
  • Etudier la simplification sur les coûts et frais.

La CNCEF Patrimoine estime que certaines pistes de révision de MIF 2, proposées par l’ESMA présentent « des orientations positives comme la volonté de simplifier la gouvernance produits, les coûts et frais ». Cependant, d’autres sont plus inquiétantes comme la question des rétrocessions sur laquelle « l’association se montrera extrêmement vigilante et au besoin, combative ». 

Lire (3 min.)