Risques géopolitiques : Moyen-Orient, les tensions s’accentuent

Asset Management - Début 2020, les Etats-Unis ont réveillé les tensions avec l'Iran en orchestrant l’attaque qui a tué le général iranien Qasem Soleimani. Quelles seront les conséquences de ce retour des risques géopolitiques sur les marchés financiers ? Vincent Boy, Analyste chez IG France, partage son analyse.

Alors que les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis semblent devenir incontrôlables, le parlement Irakien a voté ce weekend une loi interdisant la présence de troupes militaires étrangères sur son territoire, ce quoi pourrait obliger les soldats américains, entre autres, à quitter le territoire.

Iran/Etats-Unis, le conflit sans fin

De son côté l’Iran a promis des représailles dures contre les Etats-Unis. Ces derniers ont demandé à tous leurs ressortissants dans la zone de quitter immédiatement les pays à risques, tout en menaçant de bombarder 52 sites culturels en Iran. Ces différents conflits ont encouragé l’Iran à annoncer une accélération de l’enrichissement d’uranium, qui avait été fortement bridé par les accords signés en 2015, notamment avec les Etats-Unis.

Cet enrichissement — qui reste loin du niveau nécessaire à la réalisation d’armes nucléaires — avait déjà repris en 2018, lorsque Donald Trump avait décidé de remettre en place des sanctions à l’encontre de l’Iran, alors que celui-ci respectait l’accord de Vienne.

Chine et procédure d’impeachment

Au-delà du conflit au Moyen-Orient, les investisseurs resteront attentifs au développement concernant la signature de l’accord de phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine, prévue à Washington le 15 janvier prochain. La délégation chinoise — accompagnée du vice-Premier ministre — devrait se rendre à Washington du 13 au 15 janvier pour valider cette première phase, et tenter de lancer les discussions pour la phase 2 de l’accord commercial.

Sur un autre sujet, les républicains tentent d’accélérer la procédure d’impeachment suite à la décision de la chambre des représentants d’envoyer la procédure devant le sénat. Lindsey Graham précisait qu’il modifierait les procédures règlementaires au Sénat si Nancy Pelosi traînait trop à envoyer le cas devant le Congrès. En d’autres termes, les républicains semblent vouloir changer les institutions américaines parce qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils demandent.

Brexit, la suite au prochain épisode

Enfin, les investisseurs se tourneront vers l’Union Européenne ce mercredi 8 janvier, avec la venue de Boris Johnson dans le but de démarrer les discussions avec la présidente de l’UE sur les relations futures entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne post Brexit.

Vincent Boy - IG France

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