Le Bitcoin, entre crédules et crapules

Asset Management - Une nouvelle est tombée sur les téléscripteurs, 1900 dollars, valeur record du Bitcoin vendredi. La monnaie née d’un nuage de 0 et de 1, inconnue il y a 10 ans, a « fait » 55% de hausse en un mois.

Ce qui est bien avec cette crypto-monnaie, c’est le côté crypto. Il ne faut pas s’attarder sur la technique : elle est aussi sécurisée qu’était increvable le sac de jute dans lequel on transportait autrefois les pièces d’or. En vrai, on s’en moque un peu que la monnaie cryptée soit une monnaie vachement techno avec des algorithmes partout et des mineurs qui doivent résoudre des problèmes hyper-difficiles pour la faire émerger.

Le vrai dans le crypto, c’est « cacher ». Une monnaie cryptée, c’est une monnaie anonyme. Comme l’or. Comme le billet de banque. Rien de plus anonyme qu’un billet de banque ! Les pays qui préfèrent les billets de banque aux chèques (pas du tout anonymes) et même à l’or (franchement mal commode) sont les pays où la fraude est un sport national.

Le billet, les grosses coupures, c’est formidable pour les crapules et pour les fraudeurs. Le bitcoin c’est encore plus formidable : vous l’avez où vous voulez. Ce n’est pas compliqué à faire passer d’un ordinateur à un autre. D’un pays à un autre. Et c’est complètement anonyme. Mais attention ! Les hackers sont à l’affût entre ransomwares et détournements de « Wallets ».

Le bitcoin, bel instrument pour les crapules, peut mal tourner pour les crédules.

 

Lire aussi :  Inde : la politique monétaire à la mode Modi

Mots-clés : - - - -

Pascal Ordonneau

Banquier, polémiste, économiste, humaniste, théoriste, et volontariste.

Voir tous les articles de Pascal