Des monnaies virtuelles pour les banques centrales ?

Actualités - Les monnaies virtuelles sont sous surveillance. Les déclarations du FMI et les prises de position contre ces monnaies accélèrent la chute du bitcoin.

Cette semaine, les indices boursiers ont poursuivi leur recul sur fond de crise politique au Royaume-Uni et de mauvais résultats pour certaines entreprises technologiques comme le producteur de cartes graphiques « Nvidia », impliqué dans le minage des cryptomonnaies. Après avoir connu un début d’année euphorique, ces dernières sont à la peine.

Les dernières déclarations de la directrice du FMI, Christine Lagarde, suggérant que les banques centrales pourraient créer leur propre cryptomonnaie a accéléré la chute du bitcoin et de ses acolytes.

Benoît Cœuré, membre de la direction de la Banque centrale européenne (BCE), a également pris parti contre les monnaies virtuelles. Il souligne que le bitcoin est une idée extrêmement intelligente, mais que toutes les idées intelligentes ne sont pas des bonnes idées. Les opportunités offertes par la blockchain seraient aussi nombreuses que les problèmes du bitcoin. Produit issu de la crise de 2008, le Bitcoin serait, selon lui, la combinaison d’une bulle, d’un système de Ponzi et d’un désastre environnemental.

Dans ce contexte peu porteur, la valeur du bitcoin est à son plus bas depuis un an. De 19 000 dollars au mois de décembre 2017, il ne valait plus que 5 600 dollars vendredi dernier.

Philippe Crevel

Directeur du Cercle de l'Épargne

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