Crise italienne : l’Europe s’abstient d’arbitrer

Actualités - Cette semaine, la France et l'Italie penchent vers une résolution de leur crise diplomatique. Dans le contexte électoral des européennes le 26 mai prochain, les tensions s'étaient exacerbées entre europhobes et europhiles.

(Conception : Mathilde Hodouin – Création : Charlotte Thomas)

Rien n’allait plus entre la France et l’Italie. Après sa victoire électorale dans les Abruzzes, Matteo Salvini (La Ligue du Nord, parti populiste) vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur italien, s’était lancé dans une critique virulente de la politique d’Emmanuel Macron. Une prise de position peu appréciée à Paris, qui reste le premier détenteur étranger de dette italienne. Après la rencontre le 5 février dernier entre des « gilets jaunes » et Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien (Mouvement 5 étoiles, parti populiste), la France avait rappelé son ambassadeur à Rome.

Pour tenter d’apaiser les tensions, Emmanuel Macron et Sergio Mattarella, Président italien, se sont entretenus au téléphone ce mardi 12 février. Sergio Mattarella a joué la carte de la sagesse et choisi le drapeau blanc. Les deux chefs d’Etat ont réaffirmé « l’importance pour chacun des deux pays de la relation franco-italienne« . Dans la résolution de cette crise diplomatique, Jean-Claude Junker, Président de la Commission européenne, n’est pas intervenu pour jouer son rôle d’arbitre européen.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef (janvier 2019 - poste actuel)

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