Covid-19 : les Français retrouvent le confinement dans 16 départements

Actualités - Cette semaine, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un troisième confinement dans 16 départements. Les restrictions doivent durer quatre semaines, afin d'endiguer ce que le chef du Gouvernement qualifie de « troisième vague » du coronavirus. Que faut-il retenir des mesures qui entrent en vigueur dès ce vendredi à minuit ?

Covid-19 : les Français retrouvent le confinement dans 16 départements

(Conception : Mathilde Hodouin – Réalisation : Amandine Victor)

Le couperet est tombé. Ce jeudi 18 mars, Jean Castex a annoncé en conférence de presse que seize départements français — dont l’ensemble de la région parisienne — seraient confinés pendant les quatre prochaines semaines. D’après le Premier ministre, il s’agit d’endiguer la « troisième vague » de la pandémie de Covid-19. La France enregistre plus de 35 000 nouveaux cas ces deux derniers jours, un niveau inédit depuis le deuxième confinement de novembre dernier. Ce troisième confinement entraîne une série de mesures économiques et administrative, en attendant les premiers résultats de la campagne de vaccination.

Retour des commerces essentiels

Ce troisième confinement sera plus drastique que celui qui s’applique le weekend depuis plusieurs semaines à Nice (Alpes-Maritimes) et Dunkerque (Nord). Ils s’étend aux régions d’Ile-de-France et des Hauts-de-France. Il inclut également les départements des Alpes-Maritimes, de l’Eure et de la Seine-Maritime. 21 millions de Français sont concernés, dont les 12 millions de la région parisienne — de loin la plus densément peuplée et le poumon économique du pays, rappelle l’AFP. En fonction de l’évolution du virus, les restrictions pourront s’étendre « à d’autres parties du territoire ». Les nouvelles mesures s’appliqueront dès ce vendredi minuit.

Les commerces « non essentiels » devront fermer mais les écoles resteront ouvertes. Un décret viendra préciser la liste des secteurs concernés, mais il faut s’attendre à ce que la liste corresponde à celle des confinements précédents : alimentation, produits pharmaceutiques & d’hygiène, matériel d’informatique, quincaillerie, matériaux de construction, etc. Les rayons « non essentiels » dans les grandes surfaces seront de nouveau fermés. Par contre, les librairies et les disquaires sont considérés depuis le 26 février comme « de première nécessité ». Les salons de coiffure « pourront rester ouverts » avec un protocole sanitaire particulier.

Le retour des attestations de sortie

Les autres commerçants devront se limiter aux livraisons et retraits de commandes. Devant ces restrictions, l’activité des TPE-PME françaises ne risque pas de repartir de sitôt. Dans toute la France, le début du couvre-feu va être repoussé de 18h00 à 19h00 en raison du passage à l’heure d’été. Près d’un Français sur trois — Gaulois réfractaires ou non — vont renouer avec les attestations de sortie. Elles seront de nouveau obligatoires pour les activités d’extérieur, sans limite de durée et dans un rayon de 10 kilomètres autour du domicile. Les déplacements sont interdits entre les départements confinés et les autres — sauf motifs professionnels ou impérieux.

« Nous avons incontestablement devant nous des jours encore difficiles », reconnaît Jean Castex. Mais « nous avons devant nous désormais une perspective. Cette perspective s’appelle la vaccination et cette perspective change tout puisque si les efforts d’aujourd’hui sont indispensables, plus que jamais, plus que jamais nous savons qu’ils ne seront pas vains » ajoute-t-il, avec un brin de lyrisme. Suite à un avis favorable de l’Agence européenne des médicaments rendu ce jeudi, la France autorise de nouveau l’utilisation du vaccin AstraZeneca — qui était suspendue depuis ce lundi 15 mars par mesure de précaution dans plusieurs pays européens.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef

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